Guide de Namibie : Comment partir ? 2

Partir en voyage organisé

On ne le répétera jamais assez, la Namibie est une destination sûre en termes sanitaire et sécuritaire. Il est très facile de la parcourir seul avec son propre véhicule. Le secteur touristique fait preuve d'un professionnalisme exemplaire, et tous les types de voyageurs trouveront leur bonheur  : du camping sauvage au lodge de luxe en passant par le séjour en village traditionnel ou en guestfarm  ! Si le billet d'avion reste onéreux, il est possible de visiter la Namibie avec un budget limité, contrairement à son voisin botswanais. Pour les petits budgets, deux options également intéressantes  : participer à un tour organisé pour backpackers ou louer à plusieurs un véhicule et privilégier le camping (le transport en commun n'est absolument pas adéquat pour découvrir la Namibie à moins d'y séjourner plusieurs mois et encore  !). Pour les budgets un peu plus grands, voire très grands, la Namibie peut offrir une infinité d'expériences.
Survient alors l'inévitable question...


Partir seul ou faire appel à un tour-opérateur  ?
A cette importante question, la Namibie offre trois réponses. Il est effectivement possible d'organiser et de réaliser son voyage sans faire appel à un tour-opérateur (méthode 1), il est également possible de confier l'organisation et la réalisation de son voyage à un tour-opérateur qui prendra tout en charge du départ au retour chez soi, sur place, il suffit de se laisser transporter et guider (méthode 3). Entre ces deux méthodes, une solution intermédiaire  : confier l'organisation de son voyage à un spécialiste de la destination qui s'occupera de toutes les réservations et établira la feuille de route jour après jour selon les envies du voyageur (méthode 2). Les méthodes 2 et 3 font donc appel à des tour-opérateurs, nombreux sont ceux qui proposent les deux formules à leurs clients.
Pour choisir entre ces trois méthodes, un petit descriptif de chacune d'elle  :

Méthode 1  : tout organiser soi-même et voyager sans guide permanent avec son propre véhicule (il n'est pas exclu, bien entendu, de participer localement à des excursions guidées). Il est nécessaire de parler l'anglais. Cette méthode est la moins onéreuse puisqu'elle ne fait pas appel à des services extérieurs. Mais elle requiert un certain temps de préparation. Il est en effet fortement conseillé de préparer son voyage longtemps à l'avance et d'effectuer les réservations en amont. Conseils futés  : évaluez bien les distances pour créer un parcours réalisable, inscrivez-vous sur des forums et demandez conseils à des gens qui ont déjà visité le pays auparavant.

Méthode 2  : cette solution intermédiaire conviendra parfaitement à ceux qui veulent voyager sans guide avec leur propre véhicule mais qui ont moins de temps pour préparer leur voyage (il est également nécessaire de se débrouiller en anglais). Il s'agit de faire appel à des organisateurs de voyage qui traceront la feuille de route et effectueront toutes les réservations à votre place. Il suffira donc à ces voyageurs d'avoir une vision globale de la destination et quelques bons conseils pour pouvoir exprimer leurs désirs (préférences géographiques, choix d'hébergement, types d'activités, thèmes de périple...) auprès de l'organisateur de leur choix. Ce dernier proposera également des itinéraires préétablis laissant la souplesse nécessaire pour correspondre à la volonté de chacun. Concrètement, en arrivant en Namibie, l'organisateur remet au voyageur son dossier de route avec l'ensemble de ces réservations et la clé de la voiture de location... prêt à partir sur les pistes.

Méthode 3  : elle consiste à faire appel à un professionnel pour organiser son voyage et être guidé sur place. Toutes choses étant égales par ailleurs (même moyen de transport, même type d'hébergement, même parcours...). Cette méthode est plus onéreuse, mais il y a plusieurs bonnes raisons pour sérieusement considérer cette option. Tout d'abord si les langues (anglais et allemand) posent problème, cette méthode semble inévitable. De plus, en voyageant avec un guide, le voyageur bénéficie d'une information experte qui dépasse largement le niveau de cet ouvrage.

Cela est particulièrement vrai pour les voyages thématiques (faune, flore, désert, géologie, cultures autochtones, sport nature...). Il est important de noter qu'il y a en Namibie d'excellents guides francophones ou anglophones. En optant pour cette méthode, la clé de la réussite réside donc dans le choix de l'organisateur.

À noter qu'il est possible de combiner ces méthodes. Pourquoi ne pas visiter le sud de la Namibie en self drive et découvrir le Damaraland et le Kaokoland avec un guide  ? Pourquoi ne pas intégrer quelques jours de safari en avion-taxi (fly-in safari) dans son séjour en voiture pour accéder à des contrées reculées  ?

Voyagistes
Réceptifs
Sites comparateurs et enchères

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Agences de voyage
Partir seul
En avion

Il est possible de trouver des vols Paris-Windhoek pour environ 600 €. Mais à ce tarif, il ne faut pas être pressé. On trouve des trajets de moins de 24h à partir de 800 €. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais surtout du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Séjourner
Se loger

Le pays propose un grand choix en matière d'hébergement. Quelques campings et établissements communautaires de taille modeste se sont ouverts dans les zones reculées, visant à y développer un écotourisme qui favorise la protection de la nature et permette d'engendrer des bénéfices pour les communautés rurales. Outre les hôtels situés dans les villes ou à leur proximité, des lieux d'accueil, souvent plus chaleureux et plus authentiques, sont disséminés dans le pays. Le camping sauvage est interdit dans les parcs naturels et sur les domaines des fermes privées, mais il est possible sur les territoires communaux (anciens homelands). Dans certaines zones, en raison des véritables dangers que représentent la faune et les prédateurs, il est indispensable, pour pouvoir camper, de prendre toutes les précautions nécessaires et d'être pourvu d'un matériel approprié (tentes closes ou camping-cars...).

Hôtels

Windhoek est dotée d'une excellente infrastructure hôtelière. En dehors de la capitale, tous les centres urbains (Rundu, Grootfontein, Tsumeb, Outjo, Otjiwarongo, Keetmanshoop, Lüderitz, Swakopmund, Walvis Bay...) sont pourvus d'au moins un hôtel où vous n'aurez en principe aucun mal à trouver une chambre (sauf à Swakopmund, notamment en décembre et à Pâques). Les hôtels dans les petites villes ne sont en effet guère fréquentés  : ils offrent pourtant généralement un hébergement et un service corrects à des prix raisonnables, mais n'ont pour la plupart aucun charme ni cachet. La Namibie présente quelques très grands hôtels de chaînes prestigieuses notamment à Windhoek et Swakopmund.

Les guesthouses. Généralement en ville, ces petits hôtels dont certains ont beaucoup de charme offrent une variété difficile à saisir  : grande variété de prix, de qualité de service, de charme. Ont été sélectionnées dans ce guide des adresses de bonne qualité où l'accueil est chaleureux et le service très correct. A découvrir au cas par cas.

Lodges. En bordure des parcs nationaux ou sur de vastes étendues de terres sauvages, les hôtels font place aux lodges, dignes héritiers des maisons de brousse traditionnelles qui se fondent à merveille dans le paysage grâce à leur utilisation de matériaux naturels. Situés en plein coeur d'une végétation luxuriante ou de déserts arides, les lodges ont tous un cachet particulier, jouant la carte de l'authenticité tout en gardant un souci permanent de confort. Selon la région, ils font appel au chaume, au bois, à la pierre ou au bambou pour la construction de petits bungalows ou chalets, de terrasses privatives et de bâtiments communs (salons, bars, restaurants) offrant des vues grandioses sur le paysage ou surplombant des points d'eau qu'affectionne la faune.

Les intérieurs sont décorés d'objets de l'artisanat local (vanneries, tissus peints à la main ou brodés, sculptures sur bois...). De grandes ouvertures protégées de moustiquaires favorisent une symbiose avec la nuit africaine. Un grand dépouillement accompagné d'un confort surprenant  : la formule a tout pour séduire. Vous y trouverez donc une climatisation, devenue de plus en plus fréquente, une literie de qualité, une salle de bains, avec baignoire ou douche chaude (au moins en fin d'après-midi).
Mettant à la portée de leurs clients une authentique découverte africaine, les camps de luxe proposent un hébergement dans des tentes spacieuses (avec salle de bains), généralement montées sur petits pilotis... et une intimité fort agréable.
La convivialité règne à bord où des pauses lunch, thé et petits biscuits ou "  apéritifs  " ponctuent agréablement la journée, entre différentes activités prévues. Outre les bains de soleil au bord des piscines, on y propose des game drives (safari en 4X4 de quelques heures sur les vastes étendues de la propriété ou du parc national adjacent pour y observer la faune et la flore) ou des nature drives  (même principe, mais la balade vise plus à une observation des paysages et de la flore, bien que l'on croise généralement des animaux). Ces sorties sont accompagnées par un guide qui fournit une multitude d'informations naturalistes, ainsi que sur les modes d'utilisation des ressources naturelles par certains peuples namibiens. D'autres activités encore sont proposées selon les lodges  : randonnées pédestres, montgolfière, bateau, etc.
Enfin, l'accent est également mis sur la restauration, généralement de qualité (le gibier est délicieux) et toujours abondante. Les formules d'hébergement sont en B&B, demi-pension ou pension complète (activités incluses ou non), selon les établissements.

Game farm ou game ranch. Cette forme d'accueil à la ferme est très développée en Namibie. Elle se justifie par des critères économiques (à partir de 1992, de terribles années de sécheresse ont contraint de nombreux fermiers à diversifier leur activité d'élevage devenue très peu rentable  ; parallèlement, le développement du tourisme en Namibie nécessitait une croissance des infrastructures d'accueil) et sociaux (les très grandes propriétés condamnent les fermiers à vivre isolés et l'ouverture de fermes d'hôtes permet aux familles d'agriculteurs d'avoir plus de rapports avec le monde extérieur et d'exercer une hospitalité qui leur est naturelle).

Toutes les fermes garantissent un confort agréable et parfois même luxueux, en pleine nature, sur des terres dont la surface varie de 4 000 ha à plus de 15 000 ha. Le concept des guestfarms repose sur une ambiance familiale (les repas sont généralement pris en commun) dans laquelle les invités sont conviés à s'intéresser au mode de vie des fermiers  : observation et visite de la ferme (bétail et animaux sauvages qui habitent la propriété) en véhicule tout-terrain, brefs exposés sur les techniques d'élevage... Un débat est aujourd'hui lancé en Namibie, où quelques rares guestfarms ont accru leur capacité d'accueil en délaissant leur activité agricole, au risque d'y perdre leur âme selon certains...
Ces fermes offrent généralement des forfaits en demi-pension ou pension complète et parfois des forfaits B&B (hébergement et petit déjeuner). Il est indispensable de réserver à l'avance, pour des raisons d'approvisionnement et de disponibilité (car les fermes ne disposent souvent que de quelques chambres doubles), notamment pendant la haute saison touristique (d'août à novembre). Les paiements par carte bancaire sont généralement acceptés, mais parfois on vous fera payer un supplément de 2,5 % ou 5 %, en B&B.
Une récente évolution de ce type d'hébergement est cependant à noter et rend leur identification peu aisée. En effet, si un bon nombre d'adresses correspondent toujours à la description ci-dessus, d'autres se rapprochent de l'expérience offerte par les lodges avec des activités similaires et un confort similaire. Le prix a évolué en conséquence. La réintroduction artificielle d'animaux sauvages sur la propriété est une caractéristique que l'on pourrait proposer distinguant lodge et game farm. On remarque donc que cette caractéristique donne peu d'indices sur l'hébergement  !

Chambres d'hôtes

Egalement en milieu urbain, souvent dans les petites villes, les maisons d'hôtes sont, comme leur nom l'indique, des chambres louées par des particuliers qui ont transformé une partie de leur propriété en hôtel. La formule est souvent en Bed & Breakfast, bien que certaines proposent la demi-pension. Celles mentionnées dans ce guide sont de très bonne qualité, elles offrent notamment une occasion de connaître les Namibiens et leur mode de vie, dans une atmosphère intime et paisible.

Auberges de jeunesse

Le réseau des backpackers (auberges de jeunesse) commence seulement à s'établir en Namibie. Dans toutes les grandes et moyennes villes, on trouve au moins un établissement de ce type (il y en a plusieurs à Windhoek et Swakop). L'auberge de jeunesse fait partie de la culture anglo-saxonne et les backpackers sont particulièrement bien développés en Afrique australe. L'hébergement y est peu onéreux et l'ambiance est toujours active. Si la moyenne d'âge se situe dans la vingtaine, des voyageurs "  sac à dos  " de tous âges s'y retrouvent. Les activités sont nombreuses, le petit déjeuner est en général compris dans la nuitée et il est possible de se faire à manger. Ces adresses sont généralement bien intégrées à leur environnement urbain et on y a vent de tous les bons plans. Penser à prendre l'excellent guide Coast to Coast distribué gratuitement.

Campings

Attention  ! Il faut réserver à l'avance son entrée et surtout son hébergement dans les parcs nationaux.
Spécialement aménagés pour les visiteurs dans la plupart des parcs naturels, les restcamps offrent un hébergement à un prix nettement inférieur à celui des lieux privés (le service n'y est pas le même non plus). La qualité de l'hébergement est variable, souvent très correcte et on y trouve parfois un confort remarquable. La plupart sont situés à proximité d'un restaurant, d'une épicerie et d'une pompe à essence (voir, pour les détails, les parcs des différentes régions).
Pour tous ces camps, il est conseillé de réserver longtemps à l'avance (plusieurs mois pour Sesriem ou Etosha, de mars à novembre) au bureau du tourisme de Windhoek.
On trouve des aires de camping de qualité (sanitaires propres et bien entretenus, espaces de barbecues, eau courante) situées aux abords de quelques villes et dans les parcs naturels. Des fermes d'hôtes ont également ouvert des espaces réservés aux campeurs (emplacements souvent charmants et ombragés, et qui n'accueillent qu'un petit nombre de touristes). Il est toutefois nécessaire de prévoir son propre matériel de camping (aucune location n'est proposée).
Des camps gérés par les communautés locales se sont développés avec succès dans certaines régions, notamment dans le Damaraland, Kaokoland et Bushmanland et en Caprivi. Ils affichent le charme et l'authenticité de l'Afrique, tout en offrant un confort appréciable  : eau courante, douches, toilettes, bois à disposition en camping ou petit chalet. L'utilisation de ces camps communaux permet de distribuer directement une partie des revenus du tourisme aux autochtones et surtout d'avoir une vraie rencontre avec les peuples namibiens. Les coûts sont d'ailleurs étonnamment bas. On encourage tous les voyageurs à passer au moins une nuit dans ces camps

Se déplacer
Avion

L'avion, et notamment l'avion-taxi, est un moyen très pratique, quoiqu'un peu onéreux, de parcourir ce vaste pays. Si Air Namibia relie les grandes villes du pays, les petits avions-taxis ne demandent que quelques heures pour rejoindre absolument tous les coins reculés de la Namibie. Les fly-in safaris permettent de faire le tour du pays en une semaine.
L'aéroport domestique de Windhoek, Eros (ERS) se trouve à 5 km du centre-ville. Les compagnies privées basées soit à Eros, soit à Swakopmund pour la plupart assurent des charters dans l'ensemble du pays (parcs nationaux, lodges ou guestfarms...).

KLM
Bateau

On ne se déplace pas vraiment en bateau en Namibie, mais il est possible sur la côte et en Caprivi de flotter sur les eaux namibiennes. Se reporter aux sections correspondantes pour découvrir les safaris marins de la côte et les balades en mokoro sur les rivières Okavango et Kwando (un must pour la région). En Caprivi et Kavango, des lodges proposent également des excursions en petits bateaux à moteur, idéales pour découvrir la faune aquatique et les oiseaux.

Bus

A moins de voyager en tour organisé, se déplacer en transport en commun est une mission assez pénible, inenvisageable si le temps est compté. En revanche, il est possible de louer des minibus, solution idéale pour les groupes. De nombreux loueurs de voitures les proposent.
Pour ceux qui voudront utiliser les transports en commun, Intercape Mainliner (www.intercape.co.za) est la compagnie la plus adéquate pour les voyageurs internationaux (reliant les principales villes touristiques et allant même jusqu'aux chutes Victoria). Il existe aussi des shuttles quotidiens entre Windhoek et Swakopmund. Enfin il n'est pas vraiment conseillé d'utiliser les combis locaux, souvent bondés et peu fiables. La station de bus de Windhoek sur Independence Avenue est la plus grande du pays.

Train

Le chemin de fer n'est pas non plus très adapté aux attentes des touristes. Et à part le Desert Express, la plupart des voyageurs éviteront ce mode de voyage lent et inadapté.

Le Desert Express. Ce train de luxe a été mis en place entre Windhoek et Swakopmund. Une première en Namibie et en Afrique australe  : la traversée du plus vieux désert du monde dans le luxe et le confort du Desert Express. Ce train, qui a fait déjà beaucoup parler de lui en Namibie et à l'étranger, se veut être une expérience unique et inoubliable  : wagons climatisés spacieux et très clairs, design subtil alliant authenticité et fonctionnalité, service haut de gamme et agréablement personnalisé. Le salon Spitzkoppe reste ouvert toute la nuit pour les passagers du wagon-couchette.

Le restaurant Welwitschia propose une cuisine raffinée, agrémentée de grands vins sud-africains. De vastes fenêtres s'ouvrent sur le plus vieux désert du monde... des écrans de télévision font défiler des images féeriques de la vie sauvage africaine. Les wagon-couchettes sont climatisés et décorés avec goût et authenticité. Equipées de douche, toilettes, lavabos et radio, les cabines offrent trois lits, convertibles en sièges durant la journée. Un service de chambre est disponible 24h/24. Et l'on a aussi pensé à des espaces pour vos bagages  ! Au Stardune Bistro-Bar, boissons chaudes, snacks et salades y sont disponibles à toute heure du jour ou de la nuit, ainsi que des rafraîchissements (bière namibienne, jus de fruits...). Le Starview Coach est un confortable wagon destiné aux passagers des places assises, pourvu de larges fenêtres et d'un magnifique plafond en verre qui permet d'admirer à loisir le ciel étoilé du désert. Des coffres-forts sont prévus pour vos objets de valeur et un service personnalisé vous est offert tout le long du voyage.

Le voyage est ponctué d'activités exclusives : visite du mont Spitzkoppe, sur le trajet Swakopmund-Windhoek, ou de la Moon Valley, sur celui de Windhoek-Swakopmund. Sur chaque trajet, le train propose également une étape dans un game ranch de luxe surplombant les montagnes au nord de Windhoek. Des transferts jusqu'à l'aéroport peuvent être organisés par le personnel de Desert Express, ainsi que des réservations à l'hôtel pour la journée à Windhoek (Windhoek Country Club, Safari Court Hotel...), avant le départ. Un minibus viendra chercher les passagers à leur hôtel pour les transférer à la gare. Un transfert du Swakopmund Hotel à la gare est également prévu pour les passagers du train.

Il est à signaler que plusieurs lecteurs ont été récemment déçus par cette expérience  ; il est donc conseillé de passer par un tour-opérateur pour effectuer sa réservation et se renseigner sur la qualité du service.

Voiture

La voiture reste le meilleur moyen pour visiter la Namibie et louer un véhicule est une affaire sérieuse dans la préparation de son voyage. Chacune des sous-parties suivantes aide à ne pas se tromper dans le choix de son véhicule pour rouler en toute tranquillité.

Voiture standard ou tout-terrain  ? Le réseau routier namibien est majoritairement sur piste, mais ces pistes sont de très bonne qualité et les voitures standard y circulent très bien. Néanmoins, les petites pistes ne sont pas accessibles aux véhicules classiques, il est nécessaire d'avoir un haut châssis et éventuellement un 4X4 pour y passer. Pour information, les routes de type "  B  " sont goudronnées, les routes de type "  C  " sont en piste ou goudronnées et sont très larges, les pistes de type "  D  " restent accessibles à tous les véhicules. En dessous, les pistes sont généralement accessibles aux 4X4. La plupart des voyageurs ne sortiront que très rarement des trois premières catégories de routes.

En effet, il est important de savoir que la plupart des voyageurs n'iront pas seuls sur les petites pistes difficiles et que, si la décision est prise d'y aller "  en solitaire  ", la maîtrise de ce type de conduite est requise. En d'autres termes, on conseille davantage l'utilisation de la voiture classique (beaucoup moins cher) que du 4X4 (qui exige la maîtrise de la conduite tout-terrain et qui est singulièrement plus cher à la location quotidienne et à la consommation d'essence). Pour les game drives ou scenic drives en milieux difficiles, les professionnels des lodges, camps et parcs nationaux accueillent les voyageurs dans leur véhicule.
Noter cependant que ce choix peut dépendre de la saison du voyage et du type d'hébergement adopté car, en effet, le véritable avantage du 4X4 est de pouvoir traverser les petites rivières en eau pendant la saison des pluies et camper (faire notamment du camping sauvage). Cela est particulièrement vrai dans les régions comme le Damaraland, le Kaokoland ou le Bushmanland. L'option 4X4 permet de composer un itinéraire plus original et de parcourir des endroits magnifiques et moins visités. L'économie réalisée sur l'hébergement pourra alors combler le surplus dépensé sur le véhicule. Une tendance actuelle est de prendre une tente sur le toit de son 4X4. Il faut reconnaître que cette technique est ingénieuse, même si on peut toujours planter la tente et rouler en voiture standard  !). Un 4X4 offre de plus une meilleure hauteur d'assise (pour la vue) et plus d'espace.
La question du choix se pose donc, les arguments ci-dessus permettent d'y répondre en toute connaissance de cause.

Le conseil futé  : hors de la saison des pluies (de décembre à mars), pour un voyage en hôtel ou lodge avec beaucoup de kilomètres, préférer une voiture standard, pour un voyage plus régional en camping, préférer un 4X4. Pendant la saison des pluies, à moins d'être adepte du camping mouillé, préférer un haut châssis et l'hébergement en dur.

Louer une voiture en toute sécurité. Prendre le temps de décider quel type de véhicule choisir et comparer les offres sur Internet.

Se renseigner auprès de son loueur s'il y a un âge minimum et une expérience requis, et s'il y a un supplément à payer par conducteur supplémentaire.
Surtout bien choisir sa formule d'assurance en prenant le temps de comprendre le système namibien (quelque peu déroutant). Il est préférable de régler ce point avant le départ, sur le moment on se sent un peu le dos au mur. En quelques mots (mais nous vous conseillons d'étudier en détail la question), le système d'assurance revient à diminuer la franchise en cas d'accident. Ainsi si vous ne prenez pas d'assurance vous devrez verser une franchise variant suivant le type de véhicule (15 000 N$ pour une berline par exemple). En cas d'accident, la compagnie prélèvera la partie de la franchise nécessaire à la réparation des dégâts. Si vous prenez une assurance (forfait journalier), vous baissez le montant de cette franchise et votre loueur de voiture ne pourra pas prélever plus que ce dernier. Ainsi si vous avez fait descendre votre franchise à 1 000 N$ en payant 80 N$ par jour (il s'agit toujours d'un exemple), vous perdez les 80 N$ par jour, mais en cas d'accident majeur vous ne payez que 1 000 N$ au lieu des 15 000 N$. Il faut savoir que malheureusement dans la plupart des cas d'accident, faute ou pas, les dommages sont à la charge du conducteur  ! Cela est particulièrement vrai en cas d'accident avec la faune sauvage. Il faut donc prendre son temps et calculer la formule qui vous convient sachant que le système est sensiblement le même pour tous les loueurs. Attention, ces assurances ne couvrent généralement pas les pneus et le pare-brise (il est possible de prendre une assurance supplémentaire pour ceux-ci, vivement conseillée). L'assurance ne couvre également pas les dommages corporels qu'il faut assurer via une assurance maladie et rapatriement.
Toujours bien vérifier l'état de la voiture avec le loueur, les petites rayures, les bosses... car on ne vous loupera pas au retour  ! Etre rigoureux est la seule solution et il faut accepter la règle du jeu selon laquelle si quelqu'un raye la voiture sur un parking, l'addition est pour vous.
Demander deux roues de secours si vous prévoyez d'aller sur des routes difficiles (parler de votre feuille de route avec votre loueur de voiture).
Se rassurer... Dans la plupart des cas, le voyage s'effectue sans souci majeur si vous respectez les consignes de sécurité.

Une pratique courante consiste à poser des trackeurs sur la voiture, permettant de contrôler si besoin est la vitesse du véhicule (un peu à la manière des poids lourds chez nous). Sachez que, si un accident vous arrive et qu'il s'avère que vous rouliez au-delà des limitations de vitesse, l'assurance ne fonctionnera pas et vous devrez payer la totalité des frais. Cette pratique est courante et le recours inexistant. Un conducteur averti en vaut deux...

Circulation routière. Un permis de conduire international est nécessaire. La conduite, héritée du code britannique, se fait à gauche. La vitesse est limitée dans les villes à 60 km/h, sur les routes goudronnées à 120 km/h, et sur les pistes de gravier à 80 km/h. Les panneaux de signalisation au bord des pistes sont précis.

Les dangers qui y sont signalés, notamment les risques de passage d'animaux sauvages et la traversée des limites des fermes (grille au sol et rétrécissement de la piste) méritent un vrai ralentissement. Dans la mesure où près de la moitié du parc automobile namibien se concentre à Windhoek, le trafic routier reste dépendant de l'axe principal nord-sud (B1) et de l'axe Windhoek-Swakopmund (B2). Une fois sorti de ces axes goudronnés, il arrive fréquemment de ne croiser aucun véhicule pendant plus d'une heure (sauf peut-être en août) sur les pistes secondaires qui sillonnent tout le pays, vous serez parfois comme en plein désert. Si les routes et pistes principales B, C et D sont praticables avec tous les types de véhicules, les petites pistes, notamment dans les régions éloignées, nécessitent un véhicule 4X4.
De nombreuses aires de stationnement aménagées (tables et poubelles) le long des pistes et signalées par un panneau (à l'allure bien européenne) en bordure de route permettent aux automobilistes de s'arrêter en toute sécurité (attention néanmoins au risque de vol sur ces aires proches des villages, assez rares cependant  !).
Bien que les infrastructures destinées à l'approvisionnement en carburant se soient considérablement améliorées ces dernières années, vos réserves en essence ne doivent jamais être négligées, car les distances entre les villes sont grandes, et dès que l'on s'éloigne de la région centrale les villages ou les hameaux se raréfient (il n'est pas rare de trouver une station-service sans essence sans plomb, carburant de la plupart des voitures de location). Dans certains parcs naturels, les restcamps disposent d'une pompe à essence (nous l'indiquons généralement dans la partie concernant chaque parc). Le prix de l'essence est d'environ 10  N$ le litre.
Des ateliers de mécanique sont disponibles dans plus de 40 villes, et les pièces de rechange sont généralement en stock dans les villes principales. La réparation des pneus est fréquente dans les stations-service (même dans les coins reculés). En cas de problème majeur contacter votre loueur de voiture aussi vite que possible. Ce dernier pourra vous indiquer la marche à suivre.

Quelques conseils futés sur la route. Procurez-vous une couverture pour protéger vos bagages de la poussière. Transportez des jerrycans pour vos déplacements en 4X4 dans des régions reculées. Si votre véhicule est loué, renseignez-vous sur les pannes les plus fréquentes (crevaison) et les outils adaptés (souvent fournis par le loueur). Pour les 4X4, modifiez la pression des pneus selon l'état des routes (les roues doivent être sous gonflées sur piste). Ne laissez rien en vue dans les véhicules garés lorsque vous êtes en ville (Windhoek, Otjiwarongo, Okahandja...), enfin, last but not least, la conduite tout terrain s'apprend et mieux vaut éviter de l'apprendre à ses dépens (si apprendre ce type de conduite vous tente, suivre une formation de quelques jours avec des professionnels).

La sécurité avant tout. On ne le répétera jamais assez, le plus grand danger en Namibie est sur la route, les excès de vitesse en sont la cause. Penser à conduire à gauche. Attention au réflexe (français) de se rabattre sur la droite lorsqu'un véhicule arrivant en face vous surprend.

Renseignez-vous auprès des autochtones sur l'état des pistes, notamment en saison des pluies.
Attention aux cols étroits et aux petites collines sur pistes  : tenez votre gauche en les franchissant.
Evitez de rouler à la tombée de la nuit et la nuit à cause des koudous et autres animaux (éléphants dans la Bande de Caprivi) qui traversent les voies et peuvent occasionner des accidents très graves s'ils entrent en collision avec un véhicule.
Ne cherchez pas à éviter un petit animal (oiseau surtout) traversant devant votre véhicule sur une piste, si vous roulez vite. Un écart sur gravier peut être fatal  ; c'est bien triste, mais il est souvent préférable d'écraser l'imprudent.

Deux-roues

Bien que l'on croise parfois sur les routes quelques motards passionnés, lancés à la découverte du pays et insensibles, semble-t-il, à la poussière, la moto n'est pas un type de véhicule très adapté en Namibie, car la traversée des parcs leur est généralement interdite  ! On le comprend dans les réserves animalières, mais y a-t-il une raison valable à l'interdiction d'entrée des parcs naturels qui n'abritent pas de faune dangereuse  ? Cette restriction est progressivement levée. Au même titre que les motards, on croise très peu de cyclistes sur les routes et pistes namibiennes. Il est en revanche possible de faire du mountain bike dans les guestfarms et les lodges qui les louent ou les prêtent sur place.

Auto-stop

L'auto-stop n'est pas un très bon moyen de visiter la Namibie  : certaines zones sont complètement inhabitées et, lorsqu'on rencontre un véhicule, il s'agit souvent de touristes en groupe qui n'ont pas nécessairement d'espace libre dans leur voiture pour un auto-stoppeur. Quant aux autochtones, charmants et accueillants, ils seront sûrement ravis d'aider un auto-stoppeur, mais vous risquez alors de voyager à l'arrière des camionnettes découvertes (pick-up), secoués et couverts de poussière. Non décidément, la Namibie ne se visite pas en stop.

Adresses Futées de Namibie

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