L'Albanie ou le joyau le mieux caché de l'Adriatique ? En parcourant ce pays aujourd'hui, on imagine aisément que le secret le mieux gardé d'Europe sera bientôt dévoilé au plus grand nombre. C'est logique et inévitable. Tant mieux pour nous. Tant mieux pour les Albanais. Espérons juste que cette transition d'un tourisme confidentiel vers un tourisme à grande échelle ne se fera pas trop brutalement. En attendant, plongée au coeur d'une des destinations à la mode de cet été 2019.

 

Situé sur une des routes reliant l'Occident et l'Orient, le pays a, depuis l'Antiquité, attisé la convoitise des différentes puissances méditerranéennes. Née et reconnue officiellement en tant qu'État indépendant au XXe siècle seulement, l'Albanie est pourtant une nation ancienne, qui a une langue, une culture propre et plus de 2 000 ans d'histoire.

Si de nombreux édifices religieux ont été détruits durant la période communiste, l'Albanie conserve une kyrielle de monuments hérités des Grecs, Romains, Byzantins et Ottomans. Églises byzantines et mosquées s'y côtoient. Hors saison, la visite des plus grands sites (Butrint, Gjirokastra et Berat) peut même procurer la sensation d'être l'un de ces voyageurs précurseurs du XIXe siècle.

 

Un riche patrimoine

On trouve donc en Albanie un patrimoine riche et varié. Direction d'abord Butrint, la cité antique, et l'un des plus beaux sites archéologiques des Balkans. Placé au coeur du parc national de Butrint, c'est un véritable enchantement où la nature luxuriante se mêle aux riches vestiges grecs, romains, byzantins et vénitiens. Il s'agit pour l'Unesco " d'un microcosme de l'histoire de la Méditerranée ". Le site est constitué d'une péninsule dominée par une colline boisée qui s'élève à 17 m d'altitude. De là, on profite d'un panorama imprenable sur le lac de Butrint et le canal de Vivari qui se jette dans la mer Ionienne à 1 km à l'ouest.

Puis, place à Berat la merveille ottomane. Surnommé " la ville aux mille fenêtres " par allusion aux façades de ses maisons ottomanes collées les unes aux autres, le centre historique de Berat, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008, est absolument incontournable pour qui visite le pays. Dominée par trois collines et deux forteresses, la ville moderne s'étend désormais sur 15 km le long de l'Osum, l'une des deux grandes rivières du pays où l'on pratique le rafting (avec la Vjosa passant à Përmet). Enfin, place à Gjirokastra la fascinante ville de pierre d'Ismail Kadaré, mais aussi aux citadelles perchées et aux mosquées et aux églises bâties côte à côte. Les édifices nés de la douloureuse histoire récente ne sont eux pas masqués, mais détournés. Les bunkers qui ont poussé jadis comme des champignons sont ainsi transformés en grange ou en musée. Les blocs d'habitation de Tirana, cité qui s'occidentalise à vitesse grand V, se parent de mille et une couleurs. Et la jeunesse de la capitale s'amuse sans retenue autour de l'ancienne villa d'Enver Hoxha.

 

Une terre d'aventure

L'Albanie est encore aujourd'hui une terre d'aventure. En effet, elle ne s'est ouverte réellement au tourisme que dans les années 1990. Par manque de développement économique et politique, elle souffre de quatre maux principaux : routes en mauvais état, patrimoine mal mis en valeur, conditions d'hébergement aléatoires, absence de gestion environnementale. Dans certaines zones, l'activité touristique est aujourd'hui très forte, mais reste tournée vers le low-cost attirant des visiteurs des Balkans (du Kosovo essentiellement) et d'Europe occidentale profitant de tarifs de groupe. La région la plus fréquentée, la " Riviera albanaise ", cumule à elle seule la plupart de ces écueils : bétonnage des côtes, rejet des eaux usées dans la mer, routes dangereuses, hôtels sans charme, etc. Cela étant dit, le pays conserve une réelle authenticité et quelques beaux atouts. Alors, venez balayer vos préjugés. Après le long isolement qu'a connu la population, chaque visiteur est " remercié " pour sa démarche. Et ce peuple habitué des migrations économiques forcées est beaucoup plus ouvert sur l'extérieur qu'on ne le croit généralement. Vous l'aurez compris, ce pays, pourtant à peine plus grand que la Bretagne, est un véritable concentré de richesses. Il possède une mosaïque de peuples et de langues, des montagnes, des lacs et deux mers, de grandes villes et des régions très reculées, des religions qui cohabitent harmonieusement, de beaux décors méditerranéens. Les paysages albanais sont formidables. Ici, où que vous soyez, la mer et/ou les montagnes occupent l'horizon. Avant que les photos des belles plages ioniennes n'envahissent les catalogues, venez goûter au plaisir de vous sentir presque seul sur un rivage méditerranéen.

 

Des paysages grandioses

L'Albanie est donc aussi un pays de montagnes (les trois quarts du territoire), de lacs et de rivières. Sa faune et sa flore sont d'une grande richesse. On y trouve encore loups, ours et aigles. Les treks même sérieux et les sports en eaux vives y sont facilement envisageables. Le pays possède des parcs naturels préservés où il est possible de se promener sans rencontrer âme qui vive. Le littoral (472 km) offre quant à lui des paysages très diversifiés : longues plages et zones humides sur la côte ionienne (au nord), petites criques et montagnes plongeant dans la mer sur la côte adriatique (au sud). Le climat, enfin, est marqué par des étés toujours chauds et ensoleillés.

 

Un pays hospitalier et une destination bon marché

Convivialité, solidarité, générosité : ce sont les vrais plus de l'Albanie. La tradition balkanique de l'hospitalité envers les étrangers a ici bien résisté, au prix, certes, de certains archaïsmes (machisme, homophobie, sens de l'honneur poussé à l'extrême...). Il existe encore une sincère curiosité envers le touriste, pourvu que celui-ci se montre un minimum respectueux des coutumes locales. Enfin, la pratique des langues étrangères est très répandue, l'italien, le grec et l'anglais notamment. D'une manière générale, on arrive toujours à se faire comprendre.

Enfin, comme l'Albanie est l'un des pays les plus pauvres d'Europe, les vacances ne reviennent pas très cher, même pour toute la famille. Pour un budget occidental, la vie quotidienne locale est tout à fait bon marché, même si les prix des carburants et de l'hébergement à Tirana et sur la Riviera albanaise ont tendance à s'aligner sur les niveaux européens.

 

Infos futées

 

Quand ? Les meilleures périodes pour visiter l'Albanie sont la fin du printemps (mai-juin) pour la beauté des paysages et le début de l'automne (septembre-octobre) quand la mer est encore chaude et les températures supportables. Mieux vaut éviter les mois de juillet et août, généralement les plus chauds. De novembre à avril, le pays connaît le froid et la pluie, avec des précipitations abondantes en novembre. Dans les montagnes, la neige tombe généralement de novembre à mars et, si les principales liaisons routières sont dégagées rapidement, certaines routes secondaires peuvent être fermées plusieurs mois.

 

S'y rendre. On trouve désormais des vols directs réguliers pour Tirana au départ de Paris-Orly (Transavia, 2-3/semaine en avril-octobre) et de Bruxelles (TUI fly Belgium, 2-3/semaine toute l'année). Vols quotidiens avec escale en passant par l'Autriche (Austrian Airlines), l'Italie (Alitalia et nombreuses compagnies low cost) ou la Slovénie (Adria/Lufthansa). L'aéroport de Tirana est également bien desservi au départ d'Athènes, Istanbul et plusieurs villes d'Allemagne et de Scandinavie. Pour les vols directs, pensez à acheter vos billets plusieurs mois avant le départ.

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Utile. Pour préparer au mieux son voyage en Albanie.

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