Surnommée " l'île aux parfums ", Nosy Be est la destination phare du tourisme à Madagascar (même si, statistiquement, davantage de touristes prennent la Route du sud vers Tuléar). Par conséquent, l'infrastructure touristique y est plus dense et de plus haut niveau que partout ailleurs dans le pays. L'île accueille ainsi le plus grand nombre de vazahas (étrangers) au mètre carré.

Malgré tous les stéréotypes et les critiques à l'emporte-pièce (certaines émissions ou reportages sensationnalistes), Nosy Be est une île agréable et la plupart des voyageurs en reviennent ravis.

Les prix y sont cependant supérieurs à ceux pratiqués sur la Grande Ile. Toutefois, ce n'est pas encore La Réunion ou Maurice ! Alors, essayons de garder la tête froide : ce serait certes faire un léger affront à Madagascar que de limiter son voyage à cette île où les effets pervers du tourisme commencent à se faire sentir (une visite dans l'intérieur des terres - chaudement recommandée - vous assurera que tout n'est pas bleu comme la mer ou vert comme les cocotiers) ; mais il est faux de prétendre qu'elle est pervertie, frivole, insolente, et pire encore, dangereuse. En cinq ans, une seule agression est à relever sur la route du Mont Passot : en comparaison aux violences quasi quotidiennes qui sévissent dans la capitale française, on est plutôt bien logé ici, même si comme partout, le risque zéro n'existe pas. Il convient simplement de respecter les gens et les lieux, ce qui va de soi en fait.

Par ailleurs, on ne peut pas vraiment dire que Nosy Be ressemble aux Baléares, à Cancun ou aux Canaries : la majorité des hôtels sont en fait constitués de bungalows plutôt bien intégrés à la nature environnante. Bien sûr, au plus fort de la saison touristique (mois d'août), il peut être difficile de se loger dans certains établissements (à Ambatoloaka surtout), mais il y aura en fait toujours de la place quelque part. Et c'est à se demander s'il n'y a pas plus de visiteurs au gouffre de Padirac en un jour que de touristes à Nosy Be en une année !

L'île doit son succès à ses forêts de palmiers, à ses plantations de canne à sucre et d'ylang-ylang, à ses bambouseraies et à tout un univers végétal envoûtant. Autour de sa côte s'étendent de belles plages, parfois difficiles d'accès. Au large, une kyrielle de petites îles paradisiaques exhibent leur paysage de carte postale ; elles sont aussi propices à la plongée. De plus, il y fait toujours chaud : l'ensoleillement est constant et l'eau agréable à longueur d'année.

Histoire.Convoitée depuis toujours à cause de sa position stratégique, Nosy Be a vu s'affronter des flottes de guerre et, à l'aube du XVIe siècle, accoster les navires portugais. Avec Zanzibar, l'île est ensuite devenue une plaque tournante de la traite des esclaves et une base pour les pirates de tout poil, en même temps qu'un centre commercial important. Au XVIIe siècle, l'Angleterre, désireuse d'exercer son influence dans la région, y dépêcha le commandant Hunt.

Puis la dynastie des Sakalava de la lignée d'Andriandahifotsy et d'Andriamandisoarivo s'y implanta, disputant l'île aux rois Antakarana et résistant aux armées Merina.

Andriantsoly fut le dernier souverain à régner sur le royaume Sakalava septentrional. Défait par l'armée Hova, il s'exila aux Comores. Lui succédant, la reine Tsiomieko leva de nouvelles armées, qui furent battues par l'armée Hova. La reine demanda alors pour son île le statut de protectorat français et se replia successivement à Nosy Komba, à Andoany et, enfin, à Mahabo, où se trouve son Doany. En 1840, Louis-Philippe Ier, roi de France, dépêcha à Andoany le gouverneur de l'île Bourbon, l'amiral Hell. Celui-ci, accompagné du capitaine Passot, négocia avec la reine Tsiomieko. Un accord fut conclu et, le 5 mars 1841, Nosy Be devint protectorat français pour plus d'un siècle. Le 30 mars 1957, un référendum y mit un terme : l'île fut rattachée à la République malgache, une et indivisible.

Pendant la guerre russo-japonaise de 1904-1905, une flotte imposante de l'armée russe (environ vingt-quatre cuirassés, croiseurs, contre-torpilleurs...) fut contrainte de patienter quatre mois à Nosy Be en raison d'un blocus des Anglais qui empêchait le ravitaillement en charbon. Elle finit par se réunir contre l'autre partie de l'armada en mars 1905, avant d'attaquer son ennemi (le Japon)... et de se faire écraser dans la baie vietnamienne de Cam Ranh, ainsi que dans les autres confrontations entre les deux pays. Un monument sur l'esplanade d'Andoany et une baie dite " des Russes " rappellent cet épisode, qui mit en émoi toute l'île (on imagine ce qu'autant de marins en guerre pouvaient bien faire pour occuper leur temps).

Les lieux incontournables de Nosy Be

Photos de Nosy Be

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

MADAGASCAR

Guide MADAGASCAR

MADAGASCAR 2018/2019

13.95 €
2018-01-24
648 pages

Reportages & actualités de Nosy Be

Ailleurs sur le web
xiti
Avis