Guide de Saint-Malo : La région/le département gourmand

La région constituée de la Côte d'Emeraude et de la Vallée de la Rance possède bien des richesses, que l'on porte le regard vers l'intérieur des terres comme vers la mer, tout aussi nourricière ! Les cultures sont essentiellement concentrées sur les artichauts, les choux-fleurs, et les céréales parmi lesquelles le maïs et le fameux blé noir emblématique de la Bretagne. Le blé noir, aussi appelé sarrasin, est très en vogue. Sa farine est l'ingrédient principal de la pâte à galette, mais elle s'utilise dans de nombreuses autres recettes, remplaçant avantageusement tout ou partie des farines plus classiques.

Les vergers sont assez nombreux, et donnent notamment les pommes qui servent à produire le cidre. La région voit aussi des initiatives locales plus inattendues, comme le riz cultivé dans les environs de Dinan.

Côté mer, poissons, algues, huîtres, coquillages et autres crustacés vous régaleront au fil des saisons. Comme les restaurateurs, de plus en plus nombreux à privilégier les produits locaux et de saison, apprenez vous aussi à attendre la bonne saison pour savourer des produits locaux plus savoureux, et plus respectueux de l'environnement. Réjouissez-vous, la nature est bien faite : les moules de Bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel seront au rendez-vous en pleine saison touristique, dès le mois de juin.

Spécialités locales
Moules marinières

Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 4 kg de moules de bouchots

- 30 g de beurre salé

- 2 échalotes

- 20 cl de vin blanc sec

- persil

- thym

- laurier

- sel et poivre.

Préparation : 5 minutes. Cuisson : 10 minutes. Laver les moules en prenant soin de retirer celles qui sont abîmées et celles qui flottent dans l'eau. Dans une cocotte, faire revenir les échalotes avec le beurre, y ajouter les moules et bien les remuer jusqu'à ce qu'elles s'ouvrent. Ajouter ensuite le vin blanc, le thym, le laurier, le sel et le poivre. Cuire à feu doux pendant quelques minutes. Ajouter le persil au moment de servir.

La crêpe de froment

Ingrédients pour 15 crêpes

- 250 gr de farine de froment

- 1 cuillère à soupe de farine de sarrasin

- 115 gr de sucre

- 10 cl d'eau

- 2 oeufs

- 1 pincée de sel

- 20 gr de beurre fondu

- 1/2 litre de lait demi-écrémé

Préparation : Dans un saladier mettre tous les ingrédients secs (farines, sucre, sel) puis rajoutez-y les oeufs et le beurre fondu et la moitié de l'eau. Battez le tout avec un fouet et rajoutez petit à petit le reste de l'eau et le lait jusqu'à ce que vous obteniez une pâte lisse. Laissez reposer une petite demi-heure puis sur une galetière bien chaude, étalez votre pâte après l'avoir graissée (le faire entre chaque crêpe). Garnissez selon vos goûts : sucre, confiture, chocolat, caramel...)

La galette de blé noir

Ingrédients pour 15 galettes

- 250 gr de farine de sarrasin

- 50 gr de farine de froment

- 1 cuillère à café de gros sel

- 1 gros oeuf

- 25 cl d'eau

- 38 cl de lait demi-écrémé

Préparation : Dans un saladier mettre tous les ingrédients secs (farines et sel) puis rajoutez-y l'oeuf et la moitié de l'eau. Battez le tout avec un fouet et rajoutez petit à petit le reste de l'eau et le lait jusqu'à ce que vous obteniez une pâte lisse. Ne laissez pas reposer la pâte ! Sur une galetière bien chaude, étalez votre pâte après l'avoir graissée (le faire entre chaque galette). Garnissez selon vos goûts : emmental, jambon, andouille, oeuf, saucisse...)

Crêpes et galettes

Stars des spécialités locales, les galettes et les crêpes arrivent en haut de l'affiche, et font la part belle en saison aux moules marinières ou à la crème, aujourd'hui déclinées en recettes inventives. Le far breton, genre de flan agrémenté de pruneaux, est un dessert far, avec l'incontournable kouing aman. Goûtez aussi à l'occasion au craquelin, petit pain échaudé qui trouve son origine au Moyen Age où il constituait une gourmandise, et la fameuse " patate de Saint-Malo ". Vous ne pourrez pas échappé non plus au beurre salé... Amateur de beurre doux, vous ne serez pas à la fête, mais vous succomberez vous aussi aux caramels au beurre salé ! Dans vos verres, vous retrouverez le cidre, ou encore le lait ribot, petit-lait issu de la fabrication du beurre. c'est un lait fermenté à la saveur aigre rafraîchissante !

Produits du terroir

Si la Côte d'Émeraude est une destination prisée pour ses plages paradisiaques, ses centres nautiques, ses golfs, son patrimoine et ses festivals, elle l'est tout autant pour son terroir et sa gastronomie. On vous propose une semaine type en terres émeraude pour vous mettre en appétit, suivez le guide ! Samedi on se rendra à l'incontournable marché de Dinard pour acheter une galette saucisse et une crêpe à emporter et la déguster sur la plage de l'Écluse. Dimanche, après une balade sur le port de Cancale, on se laissera tenter par une douzaine d'huîtres (13 à la douzaine), un demi-citron et avec un peu de pain bio du Chateau Richeux. Pour le beurre demi-sel, on se rendra dans l'une des 3 boutiques Bordier à Saint-Malo. Mangeons plus léger le dimanche soir avec une poêlée de légumes de saison achetés aux Fermiers de la Baie et en dessert les fraises de Saint-Méloir-des-Ondes plongées dans le fromage frais Malo. Lundi au marché de Saint-Malo Rocabey, on trouvera tout ce qu'il faut pour un barbecue de la mer avec thon, crevettes, lotte, saint-jacques, seiche et calmars. Mardi, on s'autorisera les fameuses moules de bouchot avec du pain (on laisse les frites aux Belges). Mercredi, le marché de Matignon nous donnera de nouvelles idées de menus : et pourquoi pas un agneau de pré-salé de la baie du Mont Saint-Michel ? Jeudi matin, les craquelins de Saint-Malo égayeront notre petit-déjeuner et les gavottes de Dinan notre pause goûter, à moins que la brioche de chez Moreau à Dinard nous fasse de l'oeil. Vendredi c'est poisson, au choix : sardines, bar ou maquereaux accompagnés d'épices de chez Roellinger. Samedi, on fera cette fois-ci des galettes maison et on accompagnera le tout d'un verre (ou d'une bolée) de cidre de la Ferme des Landes.

Vous l'avez compris, ici on aime les produits de la mer et le local ! Laissez-vous donc porter par cette douce vague et prenez le temps d'apprécier toutes ces bonnes choses...

Les huîtres de Cancale, bientôt au patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO ?

2019 sera peut être l'année de la consécration pour la célèbre huître de Cancale ! Portée par l'association des Sites remarquables du goût, l'Office de Tourisme Saint-Malo Baie du Mont Saint-Michel et la mairie de Cancale, la culture ostréicole espère obtenir les grâces du ministère de la culture et de l'UNESCO face au Saint-Nectaire et au vignoble de Châteauneuf-du-Pape. L'occasion unique de préserver les savoir-faire historiques des éleveurs et faire connaitre l'huître de Cancale à l'international. Il est certain que UNESCO ou pas, nous continuerons à nous fournir en plates ou en creuses au petit marché de Cancale sur le port (le seul marché aux huîtres de France).

Viandes, volailles et gibiers

L'agneau de Prés-Salés. L'agneau de Prés-Salés du Mont-Saint-Michel a son AOP depuis 2012 ; elle garantit un savoir-faire des éleveurs, une qualité de la viande mais également des conditions d'élevage particulières et adaptées au bien-être des agneaux, dans cet environnement particulier qu'est la baie du Mont-Saint-Michel. Il doit son nom au fait qu'il broute l'herbe des prés envahis par la mer à marée haute, ce qui confère à sa viande un moelleux dont on se souvient longtemps.

Poissons, fruits de mer et crustacés

La Côte d'Émeraude est réputée pour ses produits de la mer avec notamment la fameuse huître (de Cancale ou de Fréhel), les moules de bouchot de la baie du Mont Saint-Michel ou la Saint-Jacques d'Erquy. Le port de Saint-Malo est connu pour avoir été un grand port de terre-neuviers. Les pêcheurs partaient 8 mois vers les bancs de Terre-Neuve et ramenaient essentiellement de la morue. Aujourd'hui, il est le 3e port de Bretagne en termes de marchandises. Croyez-nous, vous ne passerez pas à côté d'un plateau de fruits de mer lors de votre séjour dans la région !

Poissons

Sur les étals des marchés et sur les bonnes tables de la côte, on vous proposera divers poissons issus des pêches journalières : sole, lieu jaune, turbot ou limande. Selon les périodes, le bar de ligne sera aussi de la partie ! Les chalutiers malouins partant pêcher dans le Grand Nord, reviendront avec du cabillaud ou de l'églefin. En papillote, au barbecue, au bouillon ou à la poêle, vous accompagnerez le tout par une crème au beurre citronné et un verre de Muscadet.

Fruits de mer et crustacés

La dégustation des fruits de mer s'est développée avec l'avènement du tourisme balnéaire à la fin du XIXe siècle. Rares étaient ceux qui en mangeaient avant cette période sinon dans les cours des rois et des empereurs. On se méfiait d'ailleurs des coquillages accusés d'empoisonnement. Il faut dire aussi qu'il était compliqué de transporter les produits de la mer sans en altérer la fraîcheur à plus de 400 km du littoral. Peu à peu, le fruit de mer s'est démocratisé avec notamment l'arrivée des congés payés en 1936 et le développement des voies de communication. Les Anglais ont d'ailleurs contribué au succès du homard qui était délaissé par les pêcheurs bretons. Langoustines, homards, araignées, tourteaux, bigorneaux, praires, palourdes, bouquets bretons, crevettes grises, huîtres plates et creuses, coques croiseront votre route. Sachez tout de même que la meilleure période pour manger un plateau de fruits de mer demeure entre septembre et avril. Les saveurs y sont optimales !

Les huîtres

SI vous n'avez jamais goûté aux huîtres, c'est l'occasion ou jamais ! Cancale et les producteurs du petit marché aux huîtres vous feront découvrir ce délicieux goût iodé en bouche. Plates ou creuses, petites ou grandes, il y en a pour tous les goûts ! On peut en manger désormais toute l'année avec les triploïdes qui ne présentent pas de laitance. On s'abstiendra entre avril et août si elles ne le sont pas. Le savoir-faire des ostréiculteurs se transmet généralement de père en fils, et chaque production possède ses qualités propres. La creuse, élevée à la côte est moins salée que la plate qui se cultive au large. Comme le vin, la saveur des huîtres dépend de leur terroir. En règle générale, l'huître plate, l'huître bretonne par excellence, est d'une exquise finesse, ses thuriféraires la parent de toutes les vertus et beaucoup lui trouvent un délicat goût de noisette. Bien entendu, on la déguste nature ou avec une pointe de citron avec du pain de seigle, du beurre salé et un verre de muscadet. On trouvera également les huîtres de Fréhel, plus charnues. Pour débuter on vous conseille des n°3 !

Les coquilles Saint-Jacques

Connues et appréciées depuis la plus haute Antiquité, les Grecs et les Romains en faisaient leurs délices, les coquilles Saint-Jacques sont toujours un mets d'exception. Il en existerait plus de 400 espèces de par le monde ! On les déguste de mi-octobre à mi-avril jusqu'à la Fête de la coquille qui se tient tous les ans en alternance à Erquy, Paimpol, Saint-Quay Portrieux et Loguivy où les dernières pêches sont célébrées dans une ambiance festive. Pour la cuisson, 3 minutes chaque face dans une poêle avec du beurre suffisent !

Les moules de bouchot

Elles se fixent de préférence près des estuaires, là où se mêlent eaux douces et eaux salées. Bouchot est un mot du vieux breton qui signifie clôture de bois... L'origine de ces moules se fixant sur les pieux de bois remonterait au XIIIe siècle. Elles auraient été découvertes alors qu'un naufragé répondant au nom de Patrick Walton et irlandais d'origine se forçait à survivre après son naufrage. Cela se passait en 1235 dans la baie de l'Aiguillon non loin des côtes charentaises. Quant à la mytiliculture moderne, elle vit le jour en 1954 dans la baie du Mont-Saint-Michel. La moule s'apprécie à la marinière, évidemment, mais aussi au curry, à la crème... Quelques restaurants sont spécialisés dans les différentes recettes de moules !

Homard... à l'armoricaine ou à l'américaine  ?

Tout en évitant de ranimer un débat qui ne demanderait qu'à l'être, regardons ce qui peut être tenu pour certain dans cette controverse. Fraysse, grand chef du siècle passé, va bien inventer ce homard de la discorde et nonobstant à l'américaine, mais il va plus que s'inspirer de la façon dont les autochtones des côtes atlantiques et bretonnes préparaient ce plaisant compagnon de table. Ayant, dit-on, affiné la recette, il la proposa à des clients américains. Ces derniers apprécièrent la préparation du maître et le homard devint... à l'américaine ! Alors qu'il est de base à l'armoricaine. Finalement, on préférera peut-être déguster le homard à la bretonne (flambé au lambig, relevé au curry, adouci à la crème fraîche) ou le homard grillé, allez savoir... Ici, on a une préférence pour le homard mayonnaise maison !

L'araignée de mer

Sans vouloir passer en revue tous les délices offerts par la Manche, on ne peut faire l'impasse sur l'araignée à la chaire si délicate qui est en fait le crabe le plus réputé de Bretagne. Elle affectionne les fonds sableux ou vaseux, très sensible à la salinité de l'eau, elle fuit les embouchures, là où se mélangent les eaux douces et salées. Elle se pêche aux casiers et est débusquée jusqu'à 50 mètres de profondeur. Une cuisson au court-bouillon pendant 25 minutes est l'idéale puis on la savoure simplement à la mayonnaise relevée d'une pointe d'ail.

Fromages, produits laitiers

Le beurre salé. Ici le beurre c'est Bordier ! Avec trois boutiques à Saint-Malo, Jean-Yves Bordier, fils et petit-fils de beurrier fromager, mène sa barque et a fait connaître son beurre à l'international. Il est présent sur presque toutes les bonnes tables de la région. Déclinés en plusieurs goûts : au blé noir, aux algues, au citron ou encore au chocolat. On a tout de même une préférence pour le demi-sel, "le plus simple est le meilleur". Vous pouvez aussi sortir des sentiers battus et goûter au beurre de petits producteurs locaux comme celui de la ferme de la Renaudais à Plouer-sur-Rance. Quant à Olivier et Hugo Roellinger, ils se sont associés à Thierry Lemarchand, un producteur de Pacé près de Rennes et servent le Beurre Madame au Coquillage (un délice).

Le fromage. Première région laitière française, la Bretagne n'est pas une terre de fromages. Quel paradoxe ! Il faudra alors se laisser porter par la Normandie sur ce coup-là. Trois fromages de la région à servir tout de même : le crémeux du Mont Saint-Michel, le Bleu d'Émeraude de la fromagerie Darley à Ruca près de Matignon et le reblochon au lait de vache de Benoît Chauvin à Gevezé près de Rennes. Beaucoup de fermes proposent tout de même des fromages de chèvre.

Yaourts. MALO ? Effectivement le bonheur est dans ses pots en carton et font la joie des enfants et des plus grands. Depuis 60 ans, l'entreprise malouine produit ses petits suisses et ses emprésurés au chocolat et au caramel. On trouve les yaourts Malo dans tous les supermarchés de la région. Une gamme bio a fait aussi son apparition.

Fruits et légumes

Les légumes. Deux légumes font la fierté de leurs producteurs sur la côte d'Émeraude : le choux-fleur et la pomme de terre. On peut d'ailleurs sentir le premier lors de nos escapades vers Saint-Coulomb et Cancale à la fin de l'été. Pour l'anecdote, dans la première moitié du XXe siècle, les charrettes de pommes de terre étaient recouvertes de goémon pendant l'été pour les protéger de la chaleur avant d'être vendues au Marché aux pommes de terre de Rocabey à Saint-Malo. Les femmes des terre-neuves parties en mer se chargeaient de la récolte de mai à août.

Le blé noir. Originaire d'Asie, le blé noir, également appelé sarrasin, est cultivé en Bretagne depuis le XVIe siècle. Il est alors l'aliment de base du paysan breton qui le consomme sous différentes formes  : crêpes, pain, far... Au XXe siècle, on remplace sa culture par celles du maïs, du colza et 80  % du marché français est alors issu de l'import. Il faut attendre les années 1970 pour le voir réapparaître, un peu confidentiellement il est vrai, dans la région. Il est naturellement "  bio  ", car cette plante de pays pauvres se contente de très peu, ne nécessitant ni engrais, ni pesticide, ni conservateur et pas d'insecticide de stockage contrairement à son cousin chinois. Digeste, contenant sels minéraux et vitamines B, cet aliment reste assez pauvre en calories. Le blé noir breton a décidément de sacrés atouts... De nombreux moulins ont été réhabilités et de nouvelles farines de sarrasin artisanales ont fait leur apparition en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d'Armor.

La pomme. La pomme fait partie intégrante de la culture culinaire en Bretagne. A couteau ou à cidre, le fruit est bien défendu par ses promoteurs locaux et joue régulièrement le rôle de pomme de discorde entre Bretons et Normands qui ont pourtant de nombreuses recettes communes. A commencer par le cidre, jus de pomme fermenté, que l'on peut également fabriquer à partir de poire (on parle alors de poiré). Distillé, le cidre donne de l'eau-de-vie (calva en Normandie, lambig ou goutte en Bretagne). Cette dernière peut se déguster pure ou en mélange. On peut également y faire macérer des fruits avec un peu de sucre. Dans le nord de l'Ille-et-Vilaine, on mélange pomme et jus de pomme dans une grande bassine et on " ramaoge " toute la nuit, à l'occasion de veillées. Le lendemain, on obtient du pommé, à mi-chemin de la confiture et de la compote, brune et délicieuse. Lors de vos escapades en voiture vous apercevrez de nombreux vergers qui fournissent en pommes la cidrerie coopérative de Pleudihen-sur-Rance : Val de Rance.

Blé Noir Tradition Bretagne

En 2010, l'association Blé noir Tradition Bretagne obtenait l'IGP pour le blé noir de Bretagne®. Depuis 1987, elle fédère tous les acteurs du blé noir et veille au respect des méthodes traditionnelles de culture, de stockage et de transformation en farine pour une qualité sans faille. Elle recense sur son site des recettes, des informations passionnantes sur le blé noir et des crêperies, boulangeries, biscuiteries et restaurants partenaires, utilisant pour leurs recettes la farine de blé noir de Bretagne® IGP.

En savoir plus : www.blenoir-bretagne.com

Huiles, épices, condiments

Les épices ont leur maître dans la région avec la Maison Roellinger. Cancalais de naissance, Olivier Roellinger est resté fidèle à sa région où il est une personnalité très appréciée de tous. Outre ses tables renommées, il a créé une remarquable sélection d'épices du monde entier. Aujourd'hui, son fils Hugo lui a succédé à la Maison de Bricourt, et à la tête des boutiques Roellinger où vous pourrez dénicher des trésors aux saveurs insoupçonnées, pourvu que vous soyez prêt à bourse délier.... il y a notamment une belle boutique dans Saint-Malo intra-muros, près de la porte Saint-Vincent.

Douceurs
Kouign-amann.
Kouign-amann.

Gavottes. Parmi les douceurs que réserve ce coin de Bretagne, impossible de ne pas évoquer les nombreuses biscuiteries que vous croiserez sur votre chemin. Elles revendiquent toutes leur implantation locale et leur côté artisanal... renseignez-vous et faites confiance au bouche-à-oreille et à l'avis des locaux. Pour vous aider, vous retrouverez au fil de ce guide les adresses que nous aimons. Vous découvrirez immanquablement parmi les biscuits phares de la région les célèbres Gavottes. Cette fine crêpe dentelle savamment roulée sur elle-même est née par " accident " en 1920. Elle existe en version " pur beurre ", mais est également proposée enrobée de chocolat (noir ou au lait). Cette spécialité a donné son nom à une biscuiterie toujours installée aux portes de Dinan, Gavottes, qui dispose d'une boutique usine entièrement rénovée et agrandie en 2018. Les produits de la biscuiterie Gavottes sont très présents dans les Côtes d'Armor et en Ille-et-Vilaine, dans les boutiques et dans les restaurants... Tous les produits de la célèbre biscuiterie voyagent même dans le monde entier.

Biscuiteries artisanales. Dans un tout autre style, Les biscuits Joyeux, dont l'atelier de fabrication est implanté à Dinard depuis 1963, proposent dans leurs 2 boutiques de Dinard et Saint-Malo, ainsi que sur de nombreux marchés de la région, leur large gamme de biscuits artisanaux : palets, sablés au sarrasin, palmiers, rochers coco, cookies, sablés au beurre, kouing amann, Pommard (généreux gâteau breton aux pommes), far breton...

Craquelin. Son histoire remonterait au XVIe siècle. Là-dessus, tout le monde semble s'accorder. Par contre, sur son origine, ça se gâte... Malouin  ? Dinannais  ? Ou de Plumaudan  ? Telle est la question qui fait débat... D'autres disent que le craquelin serait arrivé en Bretagne dans les flancs des navires hollandais. En ces temps, on le conservait au sec dans des taies d'oreillers. Côté fabrication, pas de secret, elle ne tient qu'à quelques ingrédients : eau bouillante, farine, oeufs, lait pour faire bonne mesure et une espèce de meule de bois nommée le bris. Sans lui pas de craquelin possible. Bien entendu, il faut les bonnes proportions de ces ingrédients, sans quoi pas de craquelins ! Et voilà la recette d'un petit biscuit léger, sans sucre, que l'on apprécie tartiné de beurre salé ou de confiture pour accompagner un thé, un café ou un chocolat.

Kouign-amann. En breton, ce mot signifie gâteau au beurre... Rien de moins et lorsque l'on dit "  au beurre  " en Bretagne, la vue de l'esprit est assez éloignée  ! En clair, il s'agit d'une pâte levée à laquelle on va incorporer du beurre, du beurre et encore du beurre salé et si possible fermier (celui-ci étant très important, il ne faut pas rigoler sur ses origines). Le kouign-amann trouve sa genèse à Douarnenez, dans les cuisines familiales. Aujourd'hui, ce sont les boulangers qui exploitent la recette. Pour se lancer dans l'aventure de ce succulent gâteau, compter 300 g de farine, de la levure de boulanger, 220 g de beurre salé, 200 g de sucre en poudre et une pincée de sel... Pour le reste, rien de tel qu'un bon savoir-faire. Le kouign-amann fait à la maison ne ressemble pas toujours à celui du commerce, mais il n'est pas moins bon pour autant. À déguster tiède, il est excellent.

Le riz au lait. Il se vendait chez le boulanger à la louche et on l'appréciait particulièrement les jours de kermesse où il trouvait sa place près des crêpes et du cidre. La coutume voulait qu'il soit rose comme le ruban des jeunes filles. Prenez note de la recette bretonne pour 20 ou 30 personnes  : mettre dans une grande jatte en terre 9 litres de lait entier, 1 livre de riz rond, 1 livre de sucre, puis le placer dans le four du boulanger après la cuisson du pain jusqu'à complet refroidissement du four. Le riz est alors tendre, le lait transformé en une crème onctueuse et rosée et une belle croûte dorée recouvre le tout.

Les caramels au beurre salé breton. En Bretagne, le caramel au beurre salé est une star à part entière, comme le prouve celui de Quiberon et de Guérande particulièrement réputés. Si chaque artisan possède sa propre méthode et ses secrets, la fabrication du caramel reste toujours la même : beaucoup de sucre mélangé à de l'eau et cuit à feu fort pour obtenir la caramélisation. On peut également rajouter de la crème fraîche et du sel. Le produit se retrouve sous des formes diverses dont celle, classique, de carrés durcis ou de bonbons. Sinon, on peut aussi le retrouver en crème à tartiner.

Eaux minérales, boissons locales

Plancoët, l'eau minérale bretonne zéro nitrate. En Bretagne, l'eau est partout : rus, ruisseaux, rivières, fleuves... Reconnue eau minérale naturelle par le ministère de la Santé depuis 1928, l'eau minérale de Plancoët est la seule eau minérale de Bretagne. 34 millions de bouteilles sortent chaque année de la source d'eau minérale Plancoët, qui tient son nom de sa commune située dans le département des Côtes-d'Armor. Sur la péninsule armoricaine, on la trouve partout (restaurants, distributeurs automatiques, magasins d'alimentation...). Depuis 1995, l'eau de Plancoët est membre de l'association Produit en Bretagne et partenaire de nombreux festivals de musique... En 2013, sa version gazeuse Fines Bulles a reçu le prix de la meilleure nouveauté en restauration par l'association Produit en Bretagne. Vous en boirez forcément pendant votre séjour ! Notez que les habitants de Plancoët peuvent se servir librement à la fontaine de la source Sassey près de l'usine.

Alcools et spiritueux
Vins

Oui, vous ne rêvez pas, on peut aussi évoquer le vin en Côte d'Emeraude... Certes, de façon anecdotique, mais il existe un minuscule vignoble, Le Clos de Garo à Saint-Suliac, charmante et paisible commune des bords de Rance. Si elle est aujourd'hui une région cidricole et de plus en plus brassicole également, historiquement, la Bretagne était aussi une région viticole !

Bières, cidres

Les micro-brasseries

A Saint-Malo, depuis deux ans est organisé le Saint-Malo Craft Beer Expo, le salon régional des bières artisanales et qui fait la part belle aux artisans brasseurs bretons. La région est très dynamique dans le domaine et les recettes houblonnées de plus en plus originales. Sur la côte d'Émeraude, trois brasseurs existent et de nombreuses boutiques et caves à bières ont vu le jour sur la côte, preuve que la bière est en train de surpasser le cidre en termes de notoriété ? Les brassins de Saint-Malo proposent deux bières fabriquées à Intra-muros : la Malo et la Port-Malo. On y va surtout pourtant l'ambiance. Bosco à Saint-Méloir-des-Ondes propose des bières bio et de l'autre côté du barrage, la brasserie d'Émeraude propose notamment une bière rousse, la Pylône et une blanche très agréable et rafraîchissante, la Delta. Idéale pour débuter dans l'univers de la bière artisanale.

 

Le cidre

En Bretagne, jusqu'à la moitié du XVIIIe, le cidre n'avait pas bonne presse. On lui préférait le vin. Création à l'origine des Basques, le cidre est arrivé en Bretagne par la Normandie voisine. La Haute-Bretagne a son lot de producteurs qui composent chacun leur cidres artisanaux : on pense notamment à la Ferme des Landes à Saint-Cast ou encore à la cidredrie Sorre à Plerguer. On vous proposera également le Val de Rance qui trône sur toutes les tables de la région et qui est produit par la coopérative les Celliers Associés à Pleudihen-sur-Rance. Brut, demi-sec ou doux  ? Tout est question d'assemblage et de mariage de pommes. On peut également le choisir champagnisé ou non. Ici encore, c'est une affaire de goût. Cependant, les puristes ne jurent que par un cidre sec et pas nécessairement ultra-pétillant. Mais le boit-on à la bolée ou au verre ? Figurez-vous que le cidre se déguste au verre et même à la flûte comme le champagne. C'est ainsi que toutes les bulles prennent leur sens. Cependant, si vous souhaitez la jouer authentique comme dans les fermes d'autrefois, vous le boirez dans une bolée en terre cuite. Le verre coûtait cher à l'époque !

Pommeau de Bretagne

L'histoire du Pommeau de Bretagne est intimement liée au savoir-vivre et au savoir-faire breton. Au début était la pomme, le pommier étant indissociable du paysage breton. À la saison des récoltes, les jus de pommes à cidre les plus fruités étaient mêlés à l'eau-de-vie de cidre, le fameux lambig breton, une opération nommée mutage. Le mutage, qui permettait de conserver tout au long de l'année les saveurs des jus de pomme, était un secret bien gardé au sein des fermes familiales, une recette ignorée de la réglementation. En 1973, la divine boisson est autorisée à la vente  ! Elle obtient même en 1997 la suprême récompense de l'AOC. Seulement, il ne s'agit pas d'élaborer le Pommeau de Bretagne à partir de la première pomme venue. Sur les 325 variétés de pommes recensées depuis le XIXe siècle, seuls quelques fleurons issus de vergers sélectionnés peuvent prétendre aux épousailles avec le Lambig  ! Vieilli en fût de chêne pendant au moins 14 mois, le Pommeau développe une palette aromatique très riche, variant selon le terroir, les tanins, ou encore son âge. Brillant, limpide, de belle couleur ambrée, cet apéritif régional par excellence se sert entre 8 °C à 10 °C, laissant alors apprécier sa rondeur, son authenticité et ses arômes subtils. S'il accompagne à merveille les desserts, il a toute sa place auprès du foie gras, ou encore d'huîtres. Sans compter qu'il se prête parfaitement à de nombreuses recettes.

Alcools, eaux de vie et liqueurs

Le chouchen, la boisson des Dieux

On dit que les anciens Celtes s'en gobergeaient, et la buvaient dans le crâne de leurs ennemis... Aujourd'hui, on le prend surtout en apéritif, mais beaucoup le dégustent à toute heure. Avec modération bien entendu... Pour information, le chouchen est une fermentation de miel en présence d'eau et de levure de pomme ou de vin. Cette fermentation dure en général de 2 à 6 mois.

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