A l'image des autres métropoles d'Afrique centrale, la croissance de Bangui s'est accélérée après la Seconde Guerre mondiale. Son développement a suivi la géographie, limitée au nord par la colline Gbazaganzi et au sud par le fleuve Oubangui. Fondée en aval des rapides de l'Oubangui, la ville s'est développée vers l'ouest de façon triangulaire, vers la plaine de la Mpoko.
Aujourd'hui, son extension a enjambé au nord-ouest le nouvel aéroport et continue son urbanisation sur la route de Damara au nord, en amont des rapides vers la Landja au sud-est, et vient grossir la commune de Bimbo, au sud-ouest. Si bien que Bimbo, banlieue de Bangui, est la deuxième ville du pays, avec plus de 100 000 habitants. Attention, il ne s'agit pas là d'une urbanisation galopante, loin s'en faut. Bangui est le type même d'une ville rurale, et se fait même appeler la " ville-jardin " : seule capitale où des parcelles de maïs envahissent la cour de l'université et où de petits carrés de manioc sont cultivés en bord de route. La plupart de ses habitants conservent des petits champs dans la périphérie banguissoise, qu'ils cultivent un ou deux jours par semaine pour maintenir leur niveau de vie. A ce titre, la commune de Bimbo est un exemple de ces quartiers périphériques divisés entre les activités urbaines et celles de la campagne, genre de ville tampon dépendante des deux systèmes économiques.
L'avenue des Martyrs est la première voie empruntée en arrivant de l'aéroport, soit du nord-ouest de la ville pour rejoindre le centre. Une fois passée l'avenue du Lieutenant-Koudoukou, elle s'élargit soudainement, sans aucun traçage au sol ni signalisation : en fait, il s'agit de l'ancienne piste de l'aéroport colonial. Séparant les quartiers périphériques du centre-ville, cette zone abrite des immeubles d'architecture moderne et très " seventies futuristes ", comme ceux de l'université. Le centre-ville, situé au bord du fleuve, s'articule autour de la place de la République, aussi appelée PK0 : point kilométrique 0. Sur les pentes de la colline, vers le nord-est, se trouve le quartier des ministères et des ambassades, ou représentations diplomatiques, ainsi que l'hôtel de ville. Les rues, construites suivant un plan en damier, mènent toutes au palais de la Renaissance, soit la présidence de la République. Ce quartier historique, l'un des premiers fondés, abrite la rue du Docteur-Cureau, qui est l'une des plus anciennes voies de Bangui. En remontant la rue Gentil, sur la droite, on arrive à la maison de Barthélemy Boganda, où il avait installé le siège de son parti politique, le MESAN (Mouvement d'évolution sociale de l'Afrique noire).
Derrière le palais, sur les hauteurs, les concessions sont vastes et les anciennes maisons coloniales se noient dans la végétation de la forêt classée. Cette bande urbaine s'étire horizontalement sur le flanc de la colline, jusqu'à la cathédrale, desservie en son point culminant par la route de la Corniche, qui conduisait autrefois au zoo. D'ici, le panorama est grandiose. Dans l'autre sens, en amont du port, les résidences privées et l'ambassade de France bordent l'Oubangui, jusqu'aux rapides faisant face au quartier résidentiel de Ngaragba et à celui plus populaire de Ouango. Depuis PK0, le centre-ville et ses commerces s'étalent le long de l'avenue Barthélémy-Boganda, vers le nord-ouest. La route s'élargit ensuite, après le rond-point Boganda, et mène au marché de PK5.
En 2009, l'ancien maire de Bangui, M. Barkis-Gombé-Ketté a initié de nombreux travaux d'aménagement de la capitale : pour élargir les voies de circulation, de nombreuses cabanes installées de façon anarchique et illégale sur les grands axes ont été détruites. Tous les quartiers ont subi ces destructions, non sans quelques révoltes : la ville perd un peu de son fouillis joyeux et convivial, mais gagne en propreté et en sécurité. Pour remplacer les cabanes, de petits commerces sont construits par la ville, en brique ou en bois, bien alignés en retrait de la route.

Histoire. En 1887, Dolisie atteint les rapides de ce village, après le pasteur anglais Grenfell, en 1885, et le capitaine belge Vangele, en 1886. Le poste militaire est officiellement créé le 25 juin 1889, à l'issue d'une cérémonie d'échange de sang entre Français et Africains, qui renoncent ainsi à se quereller en enterrant ensemble une cartouche de fusil et une sagaie. A défaut de pouvoir traduire un autre nom, celui donné par les autochtones s'est imposé : ce sera Bangui, dont l'emplacement stratégique sur l'Oubangui, affluent du fleuve Congo, va servir de base au développement du pays. Les premières années de Bangui sont très difficiles. Le poste est déplacé à de nombreuses reprises vers le haut des rapides, car les inondations sont fréquentes en saison des pluies, la zone marécageuse attire moustiques et maladies, tandis que les populations locales se montrent souvent très hostiles aux militaires français. Et quand Ponel installe le poste sur le banc de sable qui tient lieu de fondation à l'actuel Rock Club, les crues le submergent. En 1893, l'emplacement idéal est enfin trouvé, sur le rocher où se dresse aujourd'hui l'Oubangui Hôtel. Ainsi, le poste belge de Zongo, sur l'autre rive, peut être facilement surveillé, tout comme le trafic fluvial. Bangui va dès lors s'étendre le long de l'Oubangui, à cheval sur la colline, en direction de l'actuel palais présidentiel. Le poste n'inspire aucune confiance aux différents envoyés spéciaux de l'armée française : dépourvu de toute infrastructure, à l'exception d'une case en paille construite sur un minuscule terrain gagné sur la forêt, il est entouré d'une muraille de latérite à moitié fondue.

Le tableau n'attire pas de nombreux postulants. Pourtant, Bangui connaît une évolution imprévue : en 1914, elle est officialisée comme capitale de l'Oubangui-Chari, nom de l'ancienne colonie, et, dès 1924, près de 10 000 habitants peuplent les rues de ce gros bourg où la seule distraction est le passage des bateaux. Il faut quatre mois pour recevoir des colis de France, la viande de boeuf arrive difficilement du Tchad, mais les rues sont tracées et le boulevard longeant le fleuve (actuel Bd Charles-de-Gaulle) terminé en 1906.

En 1934, un journaliste en reportage donne à la ville le surnom de " Coquette ". L'armée la vante comme l'un des postes coloniaux les plus développés pour les militaires qui désirent partir avec leur famille. Ainsi, sa population atteint environ 60 000 habitants en 1950, pour dépasser les 243 000 en 1970 et compte jusqu'à 450 000 habitants en 1990.
Aujourd'hui, la capitale abriterait plus de 800 000 Banguissois.

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