600 000 habitants, 1,2 million dans l'agglomération. Cela surprend toujours beaucoup de visiteurs, mais Glasgow est bien plus grande et plus peuplée qu'Edimbourg. Sa taille et son poids en Grande-Bretagne sont comparables à ceux de Birmingham, Leeds ou Manchester, les autres grandes aires urbaines du royaume. Cela tient à son histoire industrielle diamétralement opposée à celle de la capitale, qu'elle a dépassée en population dès 1821. Il y a assez peu de très vieilles pierres ici, si ce n'est du côté de la cathédral et la maison voisine de Provand's Lordship. Pour le reste, l'architecture est essentiellement issue de la Révolution industrielle et de l'ère victorienne. Cela lui a donné de superbes façades d'une grande beauté, le long de ses rues en quadrillage, ainsi que quelques trésors stylistiques, comme l'Université ou le Kelvingrove Museum. Aux XVIIIe et XIXe siècles, la ville se revendiquait seconde cité de l'Empire, même si le titre était rudement disputé à l'époque, notamment par Liverpool. C'était alors l'une des portes d'entrée principale du commerce avec les colonies américaines, grâce à sa situation privilégiée face au Firth of Clyde. Avec la guerre d'indépendance, son port s'oriente vers la construction navale et sa prospérité attire de nombreux travailleurs venus des Highlands et d'Irlande. La confrontation entre catholiques et protestants déclenche dès lors et pour longtemps une animosité connue sous le simple nom de sectarism. C'est au même moment que Charles Rennie Mackintosh, l'architecte de génie, construit quelques-uns de ses plus beaux édifices comme la School of Art ou the Lighthouse. Suite à la Grande Guerre et la dépression des années 1930, les faubourgs glaswégiens s'empreignent de socialisme et la condition ouvrière commence à poser de nombreuses questions, tandis que la situation économique se détériore. Quand le second conflit mondial éclate, l'agglomération a retrouvé un peu de sa vitalité et joue un rôle important dans la guerre totale, de par son industrie militaire et les bombardements fréquents qu'elle subit. Mais avec l'émergence de nouvelles économies dans les années 1950 et 1960, la désindustrialisation frappe durement ses habitants. Glasgow devient rapidement synonyme de pauvreté, de chômage et de violence. Heureusement, des plans d'investissements et de développements audacieux sortent la métropole du marasme et ses quartiers renaissent à la fin des années 1980 pour devenir un pôle culturel, commercial, festif et universitaire en proue de la société britannique. Ses musées rivalisent de créativité, son shopping est l'un des meilleurs du Royaume-Uni en dehors de Londres et sa population jeune sait s'amuser dans les innombrables pubs et boîtes de nuit à la réputation sans pareil. Nombreux sont les touristes qui n'y passent qu'une journée, en route pour le nord. Sachez que vous pouvez y prendre votre temps, les attractions sont pléthores et on ne se lasse pas si vite de cette ville aussi passionnante que passionnée, qui a été désignée city of music par l'Unesco.

Les lieux incontournables de GLASGOW

Organiser son voyage à GLASGOW

Photos de GLASGOW

11.95 €
2018-07-04
384 pages
Avis