Valdivia est une ville agréable à parcourir : la présence du fleuve est apaisante, la nature n'est jamais loin, et l'architecture alémanique flatte le regard. L'offre gastronomique comblera les amateurs de poisson et fruits de mer... mais aussi de chocolat. Si l'on passe outre un climat plutôt instable et parfois déprimant, on sera enchanté par de superbes excursions dans les environs, au milieu de l'histoire de la conquête du Chili (ou du massacre des Mapuche, c'est selon) et d'une nature exubérante : la forêt valdivienne (dominance du coigüe) est en effet l'une des plus belles au monde d'après les spécialistes.

Histoire

Capitale de la province du même nom, Valdivia est fondée par le premier gouverneur du Chili, Don Pedro de Valdivia, le 9 février 1552, sous le nom de " Santa Maria la Blanca de Valdivia ". Le site est choisi pour sa position stratégique : près du meilleur port de la côte, au coeur des vallées Calle Calle et de Las Cruces, il est également ouvert sur les riches plaines intérieures. L'ouverture de la route du détroit de Magellan en fera un centre névralgique et un lieu de ravitaillement obligatoire pour les marins épuisés par le passage de ce même détroit, au sud du continent. Aussi la ville attise-t-elle toutes les convoitises et les Espagnols doivent la défendre aussi bien des attaques terrestres mapuche que de l'ennemi venu de la mer, les corsaires anglais et hollandais. Mais les indigènes qui travaillent aux mines d'or se révoltent et tuent Valdivia. En 1575, un tremblement de terre détruit la ville à moitié, mais, en 1590, Valdivia s'affirme tout de même comme la deuxième ville en importance du Chili, forte d'environ 650 Espagnols et quelque 6 000 indigènes.

Le soulèvement général des Mapuche, le 24 novembre 1599, provoque la destruction de la ville et l'évacuation totale de la population. Profitant de l'aubaine, le corsaire hollandais Sebastian de Cordes l'occupe en 1600, imité dès 1643 par son compatriote Elias Herckmans, qui poursuit le rêve d'y établir une colonie hollandaise. Il doit y renoncer devant le manque de vivres et l'hostilité des Mapuche, qui résistent encore et toujours à l'envahisseur, sans distinction ni discrimination aucune. Le site est cependant trop important et le vice-roi du Pérou ordonne, en 1645, que ses troupes se le réapproprient, cette fois-ci en y construisant des fortifications. Cet ordre est à l'origine de l'édification des forts de Corral, Niebla et Mancera dont le rôle sera déterminant pour la colonie.

En 1740, la ville dépend de la Capitainerie générale du Chili et non plus du vice-royaume, ce qui marque le début de son expansion géographique, mais les mouvements indépendantistes obligent le vice-royaume du Pérou à refaire passer Valdivia et Chiloé sous sa juridiction. Même si l'indépendance chilienne est proclamée en 1818, les fortifications restent entre les mains d'une poignée d'irréductibles soldats espagnols. Il faut l'exploit militaire du marin anglais lord Cochrane, en 1820, pour rendre la ville à la patrie naissante. Une grave crise économique suit cette prise et dure jusqu'aux premières vagues de la colonisation allemande, en 1850. Le président Manuel Montt favorise en effet l'arrivée de contingents d'Allemands pour dynamiser la colonisation de certaines terres vierges du pays et défricher les mauvaises herbes. Valdivia voit ainsi s'installer bon nombre d'intellectuels, d'industriels, d'artisans et de commerçants qui peu à peu s'intègrent à la société hispanisante. C'est le début de l'âge d'or de Valdivia. A la fin du XIXe siècle, l'industrie valdivienne est la plus prospère du Chili : se multiplient les brasseries, les distilleries, les fonderies de bronze, les chantiers navals et les usines (chaussures, colle, bougies, savon). La première moitié du XXe siècle continue sur cette lancée avec l'apparition de l'industrie sidérurgique (première usine du pays et d'Amérique latine en 1906 grâce à l'apport de capitaux français) et des hauts-fourneaux de Corral. Les compagnies maritimes et de cabotage se multiplient et le premier centre de traitement du bois au Chili est installé. Hélas, le 22 mai 1960, un terrible tremblement de terre (9,5 sur l'échelle de Richter pendant trois minutes : le plus grand séisme jamais enregistré au monde selon les spécialistes), suivi d'un tsunami dévastent Valdivia et ses industries. Le niveau de la ville baisse de trois mètres, à tel point que son avenue côtière est totalement submergée. Dans le même temps, le fleuve se soulève de plusieurs mètres, inondant ses rives, et son cours est modifié. Près de 5 000 personnes périssent dans cette tragédie.

Mais l'industrie valdivienne est, depuis, redevenue florissante. Profitant de son charme, la ville développe aujourd'hui fortement l'activité touristique.

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