Petit Futé
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Santiago de Chile : un nom qui fleure bon les antipodes et l'exotisme. Pourtant, de nombreux voyageurs en sont déçus : une architecture peu intéressante, une pollution désagréable (en hiver car il n'y a pas de vent, et en été par l'ozone), une frénésie urbaine chaotique et maladive... Elle n'a sûrement pas le cachet de Río de Janeiro, ni même de Buenos Aires. Pourtant, la capitale du Chili (environ 6,5 millions d'habitants soit 1/3 des habitants de tout le pays !) n'en conserve pas moins un charme particulier, notamment grâce à la présence de nombreux parcs et jardins et à un " relooking " global réussi ces derniers temps. L'offre hôtelière y est excellente, la carte gastronomique variée et de qualité et les musées et centres culturels y foisonnent. Alentour, on peut vite atteindre des glaciers dans les Andes altières et sauvages. Les amateurs de vin peuvent découvrir de nombreux vignobles. Et la géographique en apparence simpliste du pays implique qu'un voyageur y transite presque forcément.

Santiago marque la frontière entre le Nord et le Sud : entre le monde des mines, les lumières brutes, héroïques, le travail, la bonhommie des habitants du Nord ; une vallée centrale méridionale paisible et généreuse, son ambiance coloniale et ses effluves vinicoles ; et un Grand Sud plus froid, réservé, pratique et germanique.

Santiago du Chili ne mérite sûrement pas un séjour prolongé, mais c'est aujourd'hui une étape indispensable pour appréhender le pays et saisir l'essence de cette capitale aux confluents des influences latines et occidentales.

Histoire

Le 12 février 1541, Pedro de Valdivia ordonne la construction de Santiago de la Nouvelle Estrémadure ; le plan est tracé en carrés comme un jeu d'échecs, dans les mêmes mesures que celles de Lima. " Santiago " pour le nom de son apôtre, " Estrémadure " pour la région dont il est originaire, " Nouvelle " car l'Amérique qui s'offre aux Espagnols est, à quelques massacres près, vierge. C'est sans doute le site extraordinaire de cette vallée ensoleillée, baignée par le fleuve Mapocho et mordant les flancs enneigés de la cordillère des Andes, qui décide le conquistador dans son choix.
Mais si le site est accueillant, les indigènes mapuche le sont beaucoup moins. Six mois à peine après l'arrivée des Espagnols, ils les attaquent et parviennent presque à détruire la cité. Les troupes espagnoles se réfugient dans un premier temps sur la colline Santa Lucía qui domine la ville. Ils y seront assiégés pendant plus de deux ans. Les renforts arrivant du Pérou pourront enfin permettre à Valdivia de se débarrasser de ses assiégeants et de reconstruire la ville.
Peu à peu, la colonie se fortifie. Toutefois, seuls 700 Espagnols et quelques milliers de paysans et d'esclaves indigènes vivent à Santiago à la fin du XVIe siècle. Le gros bourg n'est qu'un centre administratif, servant parfois de base militaire pour les incursions en pays araucan (mapuche), la plupart des familles de colons étant disséminées dans la campagne environnante.
La ville souffre pendant deux siècles de l'isolement commercial du Chili mais aussi de la prédominance politique de Lima puis de l'importance du port florissant de Valparaíso. Au début des années 1800, la ville ne compte guère plus de 50 000 habitants.
La grande migration des campagnes chiliennes de la seconde moitié du XIXe siècle précipite l'explosion urbaine. Des masses campagnardes, fuyant la misère et le semi-esclavagisme des latifundos (les propriétaires terriens), espèrent trouver une vie meilleure dans les mines de nitrate du Nord ou dans la capitale. De 1865 à 1875, la population passe de 115 000 habitants à plus de 150 000 !
A la fin du XIXe siècle, Santiago prend définitivement le pas sur sa rivale Valparaíso et les riches familles d'industriels et de propriétaires fonciers y font construire des palais de tous styles : italien, espagnol, français, etc. C'est à cette époque que l'intendant, Benjamin Vicuña Mackenna transforme le cerro Santa Lucía en jardin public. Il joue également le rôle d'un Haussmann chilien en faisant percer les principales avenues actuelles.
Mais c'est véritablement lors du premier centenaire de l'indépendance que la ville va connaître des transformations majeures. La fée électricité vient illuminer les quelque 500 000 âmes que compte déjà Santiago. De nombreux monuments (musées, gares, etc.) sont édifiés ; on crée des jardins publics, on orne les places de fontaines ou de statues. La ville commence à s'étendre sur les flancs des Andes avec en haut des collines las casitas del Barrio Alto comme le chantait Victor Jara et, plus bas, les quartiers populaires. Vers la fin des années 1950 et surtout pendant la décennie suivante, une partie du centre va être presque entièrement rasée pour laisser place à une forêt de gratte-ciel. La ville compte alors près de 2 millions d'habitants. Pendant l'ère Pinochet, de grands travaux vont également être réalisés, étendant toujours davantage les limites de la capitale.
Le nouveau millénaire a commencé par une révolution dans les transports : développement des lignes de métro, ouverture d'une piste à vitesse rapide le long du Mapocho pour contourner la ville, accès améliorés vers l'aéroport, nouveau système de transport urbain, immeubles résidentiels et centres d'affaires ou commerciaux à tout-va... Depuis dix ans environ, Santiago a bien changé !

Il est à signaler que Santiago comprend en réalité une agglomération appelée le Gran Santiago, composée de 34 communes, 32 appartenant à la province de Santiago, 2 autres (Puente Alto et San Bernardo) aux provinces Cordillera et Maipo. Chaque commune est gérée par un maire.

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