Sa devise : " Aux propos enflammant, les boeufs restent sourds ". Le bourg d'Iracoubo et le lieu-dit d'Organabo furent créés au début du XIXsiècle, en même temps qu'un certain nombre de hameaux. À partir de 1848, le passage à la période post-esclavagiste dans la région d'Iracoubo s'est effectué, semble-t-il, en douceur, étant donné la pauvreté des habitations, la faiblesse des effectifs d'esclaves et leur gestion paternaliste. Généralement, les esclaves de ces petites habitations pauvres disposaient d'assez longs moments de liberté. Leur installation dans les hameaux du littoral s'effectua donc presque naturellement. L'emplacement où s'élève aujourd'hui le bourg d'Iracoubo fut la propriété du colon Jacquet. En 1859, la veuve Jacquet prêta au quartier un ancien hangar à coton qui fut aménagé en église. La même année, le quartier devint une paroisse. L'église Sainte-Rose-de-Lima fonctionnera jusqu'en 1888. À la même époque, les Galibi s'installèrent à Rococoua, un affluent du fleuve Iracoubo, à Counamama et à Organabo. En 1886, le révérend Raffray arriva à Iracoubo. La vie du bourg va se trouver transformée du jour au lendemain. Son église n'était qu'un modeste hangar, mais le révérend agrandit aussitôt son presbytère et obtient une grande concession attenante à l'église. Sabre en main, avec le concours de quelques habitants, il nettoie son terrain en un temps record et transforme le presbytère en verger, plantant et greffant les meilleures variétés d'arbres fruitiers. Vénéré par la population et devenu l'éminence grise du maire, il décide rapidement de construire une église. Le premier baptême y est célébré le 15 février 1890.

La commune d'Iracoubo n'ayant pas d'établissement pénitentiaire sur son territoire et ayant été peu concernée par les ruées aurifères, ses habitants continuent à vivre paisiblement de l'agriculture et de l'élevage, de la chasse et de la pêche. À partir de 1912, pourtant, l'activité de la commune sera révolutionnée par l'arrivée de l'industrie du balata et du bois de rose. La région est alors sous l'emprise de quelques évadés du bagne qui sèment la terreur et pillent les boutiques les mieux approvisionnées du bourg. Il faudra l'intervention d'une section de tirailleurs sénégalais pour que cessent ces regrettables exploits. À partir des années 1930 et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la commune d'Iracoubo retrouve le rythme de ses occupations traditionnelles. Au cours de ces dernières années, plus d'une vingtaine de Galibi, issus des groupes de Bellevue et d'Organabo, sont venus s'établir dans l'agglomération de Cayenne. L'économie de la commune d'Iracoubo reste essentiellement agricole et de type traditionnel bien que l'arrivée de Haïtiens sur ce territoire ait entraîné une modernisation notable de son agriculture. Ville de passage (environ 2 000 habitants), elle ne se développe que très doucement. À l'entrée d'Iracoubo, la police contrôle les papiers d'identité de quiconque souhaite entrer dans le bourg.

À voir / À faire à IRACOUBO

Adresses Futées d'IRACOUBO

Rechercher par catégorie :

Organiser son voyage à IRACOUBO

Transports
  • Vol pas cher
  • Location voiture
Hébergements
  • Trouver un hôtel
  • Location Airbnb
  • Location de vacances
Séjours
  • Voyage sur mesure
  • Réservez une croisière
  • Week-ends en France
Services / Sur place
  • Réservez une table
  • Activités & visites
  • Expériences & Boxs

Photos d'IRACOUBO

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

15.95 €
2019-06-26
312 pages
Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end de prestige pour 2 personnes au Château de la Dauphine !

Une escapade romantique en Gironde, au Château de la Dauphine .