Espelette, c'est bel et bien un village haut en couleur et en saveurs, avec de superbes façades, croulant de cordes de piments rouges. Il faut dire que le village a acquis une réputation mondiale pour ses piments, son célèbre " or rouge ". Si la Fête du Piment qui a lieu tous les ans fin octobre n'aura pas lieu cette année du fait de la crise sanitaire, il ne faut pas manquer l'occasion de partir à la découverte de ce petit village typique et attachant. Et septembre est le mois idéal pour profiter de cette escapade au Pays basque !

Un environnement de charme

A deux pas de l'océan et proche de la Navarre, Ezpeleta (en basque : un lieu planté de buis), hier forteresse et seigneurie rattachée au royaume de Navarre, aujourd'hui bourg du Labourd de 2 000 habitants, est un coquet village dont le tourisme a modifié ces dernières décennies l'économie, agricole à l'origine (élevage ovin, maïs). En effet, il a acquis une réputation mondiale pour ses fameux piments rouges séchant sur les façades des maisons. Et puis Espelette sait aussi séduire par un environnement charmeur : un habitat typique constitué de maisons blanches fleuries, soignées, aux boiseries vertes ou rouges éparpillées autour de sa belle église et une nature intacte autour puisque le bourg est étagé sur un mamelon avec, au loin le mont Urzumu (216 m), l'Ereby (583 m), l'Artzimendi (936 m), l'Ezcondray (550 m), et le Mondarain (749 m) et au sud, par temps clair, la Rhune et ses 900 m d'altitude. Le petit cours d'eau est le Latxa, il rejoint la Nive à Larressore.

Une histoire millénaire

Ezpeleta c'est donc un lieu planté de buis, mais c'est aussi le nom de ce château qui vient d'une famille noble de Navarre, les barons d'Ezpeleta, à l'origine de cet édifice vers l'an mil. Une suite de péripéties envahit le château au cours des siècles. Voici quelques dates clés pour en comprendre l'évolution. On rappellera donc simplement que lorsque la guerre de 30 ans (1618-1648) éclata, le roi de France (Louis XIII) se trouva opposé au roi d'Espagne alors que les barons d'Ezpeleta guerroyaient contre le roi de France. Le cardinal de Richelieu confisqua alors en 1637 les terres du baron Bertrand II d'Ezpeleta et les habitants détruisent le château. Bertrand II mourut peu de temps après, vers 1640, laissant à sa soeur Barbe tous les biens qu'il avait en France. Un des premiers actes de Barbe fut de revendiquer auprès du parlement la confiscation dont son frère fut victime, pour être mise en possession de la baronnie. A la mort de la baronne, en 1690, le roi Louis XIV, par droit d'aubaine, donna la seigneurie à Antoine de Gramont, souverain de Bidache. Dès lors, Doña Juliana Henrique, petite nièce de Barbe protesta et récupéra les terres et le château, abandonnant les autres biens au Duc de Gramont. La Baronne Juliana qui décéda sans descendance avait pris la décision de léguer aux habitants le château et les droits seigneuriaux qui y étaient attachés. Et ce n'est qu'en 1937 que la tour d'angle fut inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques et l'ensemble du château en 1993. Et en 1998 fut entamée la rénovation complète du château. Bref, voilà un bel éclairage sur le passé de la commune et un patrimoine de charme.

L'église Saint-Etienne elle est considérée comme l'une des plus belles du Pays basque. Sa situation auprès du petit pont roman et le ravissant cimetière arboré (voyez les stèles discoïdales) qui se serre autour d'elle en font déjà un bijou. Son clocher-donjon Renaissance est particulièrement remarquable. Dans l'église, ne manquez pas d'observer comment s'appuie la nef (gros contreforts), la chaire à panneaux, le retable baroque doré à colonnes torses et alcôves (XVIIe) et enfin les trois étages de galeries.

Souraïde, village de charme

A 2 minutes d'Espelette environ se trouve Souraïde. Blotti dans une nature sauvage à loisir, ce village de quelque 1 200 habitants s'offre une vue magnifique sur les monts environnants, Ursuya, Baigura, Mondarrain, la Rhune, etc. Et dès 1249, il est mentionné sur l'un des très beaux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. A l'époque deux prieurés dépendaient de Souraïde, celui de Gostorro et celui de la Madeleine d'Otxantz. On retrouve aujourd'hui le premier sous le nom de Gostorro Eliçaldea, en face de l'église. Quant au second, sous le nom d'Hospitale Paradis, il était à l'époque le centre d'une importante exploitation agricole. Mais depuis le remembrement de 1969, les ruines de la chapelle sont situées sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle. L'église, quant à elle, restaurée aux XVIIe et XVIIIe siècles, possède de très belles galeries, un retable où figurent les statues de saint Jacques en tenue de pèlerin, saint Pierre et saint Paul et de nombreux bas-reliefs représentant saint Luc et saint Jean. De même, elle s'illustre par une belle tapisserie des moines de Bellocq représentant toujours le pèlerin de Saint-Jacques. Jusqu'à la Révolution, toutes les terres appartenaient à la baronnie d'Espelette, sa voisine à la réputation indescriptible. Aujourd'hui ce joli village peut se glorifier de posséder, en son coeur, outre de beaux paysages, un hôtel-restaurant de qualité, l'Hôtel Bergara, une halte recommandée pour les pèlerins certes, mais aussi pour les touristes amoureux de calme.

Le piment, une épice à l'honneur !

Le Centre d'interprétation du village est la vitrine de l'AOP piment d'Espelette : dans le cadre de son activité de promotion de l'AOP, le syndicat des producteurs de piment d'Espelette a créé un centre d'interprétation dédié à la valorisation du piment. Cet espace a pour objectif de mettre en avant, au travers du travail des hommes et des femmes, le terroir, la notoriété et ses caractéristiques organoleptiques. Ce lieu attractif, esthétique et ludique présente notre épice en produit d'exception unique. Quelques chiffres clés : le piment d'Espelette, c'est aujourd'hui 190 producteurs, 8 transformateurs, 6 reconditionneurs. C'est 228 ha de plantation dédiée, et 160 tonnes de poudre produite en moyenne chaque année. L'entrée du centre est libre et gratuite. L'exposition est déclinée en français et basque. Une animatrice sera toujours présente afin d'accompagner les visiteurs. Une maquette en relief met aussi en avant l'environnement géographique et climatique dans lequel est né le piment. Belle initiative dédiée à la découverte de " l'or rouge ". Bref, une très belle initiative de présentation où vous trouverez le piment d'Espelette, " l'or rouge ", sous ses 3 formes (en poudre, en corde, en frais). De quoi rapporter quelques souvenirs culinaires de son escapade basque !

 

Infos futées

 

Quand ? On peut évidemment se rendre à Espelette toute l'année même si l'arrivée des beaux jours ou l'été indien sont les périodes les plus agréables.

 

S'y rendre. En avion (aéroports de Biarritz ou de Fontarabie), en train (gares de Bayonne ou de Combo-les-Bains) ou en voiture (autoroutes A64 ou A63).

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Utile. Pour organiser au mieux son escapade.

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