Le guide touristique CORSE du Petit Futé : Les immanquables

Les immanquables

Le port de Girolata.
Le port de Girolata.
Corse-du-SudHaut de page
Le fleuve Solenzara
Le fleuve Solenzara
Bonifacio et les îles Lavezzi Haut de page
Falaises de Bonifacio
Falaises de Bonifacio

A l'extrême sud de l'île, perchée sur des falaises de calcaire blanc, Bonifacio regarde l'horizon dans un cadre enchanteur. La ville haute, fortifiée, est chargée d'histoire. Les maisons sont construites à même la falaise, et bénéficient d'un panorama vertigineux sur les bouches de Bonifacio et la Sardaigne. On y accède par la montée de Saint-Roch, qui mène à la porte de Gênes. Le culte de ce saint est très important à Bonifacio. Une chapelle érigée en son honneur rappelle le souvenir des morts de la peste au XVIe siècle, et une merendella a lieu le jour de sa fête, le 16 août. La citadelle se visite, et un musée présente la vie bonifacienne au Moyen Age. La Marine est un lieu très agréable et son port, à l'abri des vents, est très fréquenté. C'est un point de départ pour découvrir Bonifacio par la mer. Les navettes proposent généralement une excursion vers les grottes marines. On peut ainsi voir la grotte du Sdragonato (dragon), dont les algues violettes aux reflets irisés jouent avec le soleil et teintent la roche d'une couleur particulière. Le Gouvernail et le Grain de Sable sont deux blocs de calcaire séparés du reste de la falaise par l'érosion. Plus loin, on arrive à la grotte Saint-Antoine, aussi appelée grotte Napoléon, à cause de son ouverture zénithale qui rappelle la forme du chapeau de l'Empereur. Entre la Sardaigne et Bonifacio, on peut visiter les îles Lavezzi, réserves naturelles qui abritent bon nombre d'espèces endémiques. Ainsi, on y trouve des posidonies et des cormorans huppés. L'archipel des Lavezzi fait partie du Parc marin international qui est cogéré par la France et l'Italie. Selon certaines théories, les îles Lavezzi seraient les fragments de l'isthme reliant la Corse à la Sardaigne il y a des millions d'années. Elles étaient également habitées jusqu'au Moyen Age, puisqu'on y a retrouvé quelques vestiges d'un port romain et d'une chapelle médiévale. Enfin, les Lavezzi furent le théâtre de la tragédie qui coûta la vie à tout l'équipage de la Sémillante, en 1855, et qu'Alphonse Daudet relate dans ses Lettres de mon moulin. Un monument a été érigé à la mémoire des marins sur un des îlots. Cette ville construite sur d'imposantes falaises de calcaire est d'une vertigineuse beauté. Dressée à la limite de la roche, elle défie l'ire de la mer qui, les jours de tempête, vient fouetter son piédestal jusqu'à surprendre de ses embruns le contemplateur. Celui-ci d'ailleurs n'aura de cesse de l'admirer de fond en comble, de ruelles étriquées en grottes marines. La Sardaigne est en face, à une douzaine de kilomètres, les falaises blanches sont superbes, et en ce point le plus méridional de Corse, on sent déjà le vent des îles, de l'Italie et de l'Afrique. Bonifacio, ce sont deux parties très distinctes et différentes dans leur fonction touristique : un petit port charmant, autour d'une anse profonde (appelée Goulet) qui entre théâtralement dans la rade avec son décor de falaises, une ville haute, avec sa citadelle et ses ruelles anciennes qui font les délices d'un tourisme plus culturel. La ville est belle et mérite un séjour de quelques jours, l'arrière-pays est, lui aussi, captivant.

Le golfe de Porto et la réserve naturelle de ScandolaHaut de page
Piana et les CalancheHaut de page
Les Calanche et le golfe de Porto
Les Calanche et le golfe de Porto

A 438 m d'altitude, ce village est classé parmi les " Plus Beaux Villages de France ", et ses maisons de granit rose dominent la mer. Au coeur du village se dresse l'église paroissiale dédiée à l'Assomption, de style baroque tardif, elle fut achevée en 1792. Elle abrite la statue de la Vierge de l'Assomption, oeuvre génoise du XVIIIe siècle, classée aux Monuments historiques. Sa porte axiale est en bois polychrome. La voûte du coeur est ornée de médaillons réalisés par le peintre Paul-Mathieu Lovellini.
Mais Piana est surtout restée célèbre pour ses calanche, véritables sculptures naturelles de roches déchirées aux formes étranges, dont la couleur rougeoyante joue avec les rayons du soleil. Ce majestueux site est classé d'intérêt mondial par l'Unesco. La route d'accès domine la mer, le golfe de Porto, et les reliefs escarpés lui donnent un aspect vertigineux. Au loin se découpent les presqu'îles de Senino et de Scandola. Ce paysage a inspiré depuis toujours les peintres et écrivains, qui n'ont cessé de décrire les formes fantasmagoriques qu'ils voyaient dans ces aiguilles rocheuses. Le site est protégé et ses espèces naturelles préservées. De nombreux sentiers de randonnée incitent les visiteurs à découvrir les calanche à pied plutôt qu'en voiture. On peut ainsi emprunter la route de la corniche, le sentier muletier ou le sentier de Capo Rosso. A l'ombre des pins lariccio, la côte découpée se dévoile peu à peu, donnant à voir un golfe sauvage dominé par des montagnes chaotiques.
Du hameau de Vistale, une route en lacets de 4 km descend vers la marine de Ficajola, où s'abritent les barques de pêcheurs de langoustes. En continuant vers le Capo Rosso, on atteint la belle plage d'Arone.
Le village garde tout son charme d'antan et il ne faut surtout pas manquer le coucher de soleil si romantique en ces lieux. C'est en ces moments que les calanche se parent de leurs plus belles couleurs.

Zonza et le massif de BavellaHaut de page
Le village de Zonza et le massif de Bavella
Le village de Zonza et le massif de Bavella

Entouré de forêts de conifères et de châtaigniers, le village, au pied de Bavella, est devenu au fil des années un des rendez-vous touristiques primordiaux de la montagne corse. La commune de Zonza est l'une des plus vastes de Corse, puisqu'elle s'étend de la montagne à la côte. Il est techniquement possible de skier et de se baigner en restant dans le même village ! La plupart des accès à Zonza sont placés sous le regard terrible et impressionnant de la dentition puissante de Bavella, aussi inquiétante (entre chien et loup en particulier) que celle du requin des Dents de la mer. Très belle route transversale qui parcourt l'Alta Rocca, joignant la route Aullène-Zonza et Sainte-Lucie-Zonza qui a été entièrement refaite pour le confort des amortisseurs. On ne peut ignorer la belle route qui monte au col de Bavella, qui voit passer chaque année plus d'un million de véhicules. Une piste balisée fait le tour du col, un autre sentier balisé et facile permet d'arriver au Trou de la Bombe, un trou de huit mètres creusé dans la montagne, et, dessous, un vide de 500 m. La descente vers Solenzara et la côte des Nacres offre des paysages magnifiques et la réfection complète de cette belle route rend la balade encore plus confortable. En venant de Sorbollano, au nord, joli point de vue au pont jeté sur le couple San-Pietro-Rizzanese, entouré d'une belle forêt. Atmosphère très paisible, parfaite pour les ermites. La même route rejoint Sainte-Lucie, avec un regard sur une montagne ajourée de vallées très profondes. Les amateurs de canyoning, de randonnées pédestres ou équestres trouveront leur bonheur. On visite son église paroissiale qui est l'un des rares édifices de style néogothique de Corse, et on peut aussi se rendre à la chapelle Santa Barbara un peu plus loin. A faire également, la promenade qui mène aux cascades de Piscia di Gallu, une chute de 60 m de haut, à 18 km, vers Porto-Vecchio, partir à la découverte des châtaigniers centenaires, à la sortie de Zonza, en direction du col de Bavella et parcourir les nombreux sentiers inter villages. Ainsi, on peut accéder aux ruines de la chapelle San Cesario, dont le bénitier a été conservé, ou encore à l'ancienne église San Martino. On trouve quelques sites préhistoriques dans les environs de Zonza. Deux alignements ont été mis à jour près du hameau de Pacciunituli, et les menhirs exposent une de leurs faces au levant. Certains ont fait l'analogie avec un culte solaire.

SartèneHaut de page
L'échauguette de Sartene
L'échauguette de Sartene

La sous-préfecture que l'on peut voir aujourd'hui est une ville qui a su garder son caractère et proposer un tourisme de l'authentique dans un cadre exceptionnel. Ses ruelles bordées de maisons hautes sont chargées d'histoire, de traditions, qui ne se révèlent qu'aux visiteurs doués d'empathie, sachant prêter attention au détail. De son passé génois, Sartène n'a gardé que quelques vestiges, comme la tour de l'Echauguette et l'hôtel de ville. Le bâtiment était l'ancienne demeure des gouverneurs, et recèle quelques toiles provenant de la collection du cardinal Fesch. Le passage de Bradi mène à la vieille ville, faite de petites ruelles, de passages voûtés et de hautes maisons. Le temps semble s'être arrêté dans ces lieux datant d'un autre temps... Place de la Libération, " Piazza Porta " pour les locaux, il est très agréable de prendre un verre en admirant le paysage, avant de partir à la découverte de l'église Santa Maria. Construite au XVIIIe siècle, elle est très richement décorée d'un autel en marbre polychrome et fut le théâtre de nombreux événements, comme la fin des vendettas qui ensanglantèrent la ville, et dont Mérimée s'inspira également pour écrire Colomba. C'est dans l'église que se trouvent la croix et la chaîne du Catenacciu. Au sud du village, on peut encore voir le couvent San Damianu, où va s'isoler le Catenacciu. Les environs de Sartène sont, eux aussi, riches en découvertes, et très chargés d'histoire. Le sud-est ayant été occupé depuis la préhistoire, comme en attestent les mégalithes que l'on peut trouver un peu partout dans la région. Près du Rizzanese, on trouve ainsi deux menhirs, U Frate e A Suora (le frère et la soeur) qui seraient un moine et une religieuse pétrifiés après avoir fauté. Le site est magnifique. On tourne, on vire, on revient sur ses pas dans ses ruelles et ses passages médiévaux. Du tourisme, certes, mais qui sonne encore vrai, même dans les boutiques et les restaurants (concentrés sur deux rues).

Le golfe d'Ajaccio et les îles SanguinairesHaut de page
Haute-CorseHaut de page
Macinaggio.
Macinaggio.
Calvi, vue du port
Calvi, vue du port

Ville génoise par excellence (Civitas Calvi semper fidelis - Calvi cité toujours fidèle... à Gênes), Calvi ne vit plus tout à fait à l'heure italienne mais l'ombre de Christophe Colomb, à qui de nombreux Calvais et Corses octroient une origine locale, hante la citadelle, inconditionnelle représentante de l'influence génoise. C'est d'ailleurs le fort attachement de la cité à sa cousine ligure qui permet à certains hagiographes du navigateur transatlantique de situer sa naissance à Calvi. Bien que s'étant toujours déclaré génois, dans sa vie comme dans son testament, celui-ci pourrait bien, tout compte fait, être un Génois de Calvi. Une des spécificités de la station ; ce qui la rend encore plus pratique pour les campeurs, est que la voie ferrée arrive vraiment au coeur de la station, tout près du port et de l'office de tourisme. Aujourd'hui, cité touristique, Calvi a su organiser des événements culturels et sportifs qui lui confèrent l'image d'une ville entreprenante. Aujourd'hui, l'actuelle capitale de la Balagne est la troisième ville touristique de Corse et est, tout au long de l'année, animée par des festivals très variés. Les cérémonies de la semaine sainte, très importantes en Corse, le sont encore plus à Calvi. Ainsi, le jeudi saint, on bénit les canistrelli qui seront distribués lors de la procession, et ensuite se déroule la Lavanda : à l'instar du Christ qui avait lavé les pieds des apôtres, le prieur fait de même avec les membres de la confrérie. Le vendredi soir se déroule une procession en escargot " A granitula ", et les confréries portent en procession une statue du Christ mort et celle de la Vierge de la cathédrale, vêtue de noir pour l'occasion. Les pénitents suivent en portant une lourde croix. Une autre procession a lieu le lundi de Pâques, et la statue de la Vierge, cette fois-ci vêtue d'or et d'argent, est portée en procession. Rue Colombo, on voit un mur de la maison natale du célèbre explorateur. Une plaque placée en 1992 rappelle sa naissance à Calvi en 1441. La ville était alors sous domination génoise. Il y a un débat au sein des historiens, pour savoir s'il était né à Gênes, Sagone ou Calvi. Il aurait embarqué sur son navire des animaux corses, et aurait mentionné dans ses mémoires des saints vénérés principalement sur l'île. Cependant, son acte de naissance a été perdu lors de cette période troublée, ce qui laisse planer un doute sur les origines du personnage. Sur la place Christophe-Colomb, dans la ville basse, une stèle a été érigée en 1992 lors de l'anniversaire de la découverte de l'Amérique. En se promenant dans les rues de la haute ville, on peut aussi voir une autre plaque rappelant le séjour de Napoléon à Calvi en 1793, alors qu'il était chassé d'Ajaccio. La ville basse s'articule autour du port de plaisance, l'un des plus fréquentés de l'île. Si le front de mer et les quais sont bondés en été, la ville est moins fréquentée le reste du temps et regorge de trésors historiques à découvrir. L'église baroque Sainte-Marie Majeure est construite sur les bases de l'ancienne basilique paléochrétienne au XVIIIe siècle, et sera terminée en 1820. On peut admirer son clocher néogothique et ses nombreux tableaux de l'école espagnole. Au sud de Calvi, se trouve la pointe de la Revellata, qui offre une large vue sur Calvi et sa baie. On y trouve le centre d'études océanographiques STARESO.

Le site de l'AgriateHaut de page
Corte et la RestonicaHaut de page
La CastagnicciaHaut de page
Village au coeur de la Castagniccia
Village au coeur de la Castagniccia

A trente minutes de la mer, réputée depuis l'Antiquité pour ses eaux thermales d'Orezza, la Castagniccia offre un cadre préservé de verdure et de fraîcheur, pour le repos et les balades à pied grâce à son important réseau de sentiers qui traversent tout le territoire. Châtaigniers centenaires, innombrables torrents et sources : l'ombre et l'eau sont partout. Une constellation de villages et hameaux, aux maisons enchevêtrées et coiffées de lauze occupe chacune des crêtes ensoleillées. Les petites chapelles romanes datant des XIe et XIIe siècles parsèment la campagne. Les églises baroques, généreuses en formes et en couleurs, contrastent avec la sobriété de l'architecture environnante. Pour découvrir la Castagniccia, il faut à la fois s'enfoncer dans la forêt, vers la Porta, Stazzona, Valle-d'Orezza, par exemple, mais aussi prendre un peu de recul en suivant les routes qui la bordent et permettent de l'apprécier comme la route de Piedicroce à Cervione, en passant par Ortale et Sant'Andrea-di-Cotone.

L'île RousseHaut de page

L'Ile-Rousse, petite station balnéaire accrochée à ses îlots de granit rouge est un lieu incontournable mêlant convivialité et bien-être pour toute la famille. Cité prospère et animée, elle a su intégrer tous les aspects de la modernité sans rien concéder de sa culture latine. La ville de Pasquale Paoli, Isula Rossa, est une des plus attachantes marines de l'île. La couleur de l'eau, celle des roches environnantes qui lui donnent son nom, la luminosité et la personnalité d'une ville récente mais très corse, telle que l'a voulu son bâtisseur, à l'opposé de ses cousines génoises et sa grande rivale : Calvi. La grande place centrale Pasquale Paoli connaît une animation régulière, en particulier lors de la grande foire commerciale au début septembre. En longeant la Marinella, on admire les eaux limpides d'un lagon qui symbolise la douceur de vie île-roussienne. On prend le temps de flâner dans les ruelles commerçantes, situées à deux pas de la plage, d'où l'on remarque de nombreuses constructions d'inspiration florentine. La pointe de la cité conduit au port de pêche et de commerce, classé troisième port de Corse en termes de passagers. Tout proche du port, on peut monter jusqu'au phare qui offre un point de vue époustouflant et qui synthétise la beauté de cette cité. De nombreuses activités vous attendent : promenades à dos d'âne, minigolf, ou bien activités nautiques pour les petits et les grands (balades en jet ski autour des petites criques, quad dans les pistes du désert de l'Agriate). Pensez également à visiter l'arrière-pays avec les randonnées familiales à travers les vieux villages de la Balagne, le patrimoine religieux, les artisans et les producteurs locaux qui vous feront découvrir des saveurs inoubliables et authentiques.

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