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Le football, le grand sport populaire

Au Mexique, le football est LE sport national. Le rêve de tous les enfants mexicains est de remporter un jour la Coupe du monde de foot ! D'ailleurs, tous les quatre ans, la plupart des employés des entreprises interrompent leurs activités pour pouvoir regarder les matchs de l'équipe nationale, la Tricolor (ou la Tri). Lorsque ce n'est pas possible, il y a toujours quelqu'un pour installer un écran dans les bureaux et ainsi ne pas manquer le spectacle. A défaut d'avoir déjà soulevé la Coupe du monde, le Mexique peut se targuer d’avoir formé quelques excellents footballeurs, parmi lesquels Hugo Sánchez, Jorge Campos, Rafael Márquez, l’un des seuls joueurs au monde à avoir joué lors de cinq Coupes du monde (2002, 2006, 2010, 2014, 2018), Javier Hernández « Chicharito » ou Giovani Dos Santos. La nouvelle génération, entrevue lors du Mondial 2018, semble prometteuse malgré son élimination en 8e de finale face au Brésil (défaite 2-0).

Au niveau local, les matchs se succèdent à un rythme effréné puisque pas moins de deux championnats se déroulent au cours d'une année civile, chacun suivi d'une phase de play-offs, les fameux matchs à élimination directe qui déchaînent les passions dans tout le Mexique. Le club le plus populaire est sans nul doute celui des Chivas de Guadalajara, qui a pour particularité de n'aligner sur le terrain que des joueurs mexicains, jouant ainsi sur la fibre patriotique. Avec le Club América (propriété du géant audiovisuel Televisa), ce sont eux qui ont remporté le plus de titres nationaux. Leurs affrontements marquent d’ailleurs les temps forts de chaque saison, même s'il ne faut pas oublier les fameux Pumas (club de l'UNAM, la grande université de Mexico), le FC Monterrey (vainqueur de la Ligue des Champions d'Amérique Nord en 2019) ou les Tigres de Monterrey (vainqueurs de la Ligue des Champions d'Amérique Nord en 2020), le club où l’ex-Marseillais André-Pierre Gignac est devenu une idole, et qui a disputé la finale de la Coupe du monde des clubs en février 2021 face au Bayern Munich (défaite 1-0). Des clubs qui voient leurs tribunes trembler à chaque fois que leurs protégés rentrent sur le terrain. Attention les yeux et les oreilles, chants et tifos grandioses garantis !

Les sports traditionnels, le vrai folklore

Lucha libre. La lucha libre est un combat de catch haut en couleur. Plus technique que physique (à l’inverse du catch américain), le spectacle a lieu aussi bien sur le ring que dans la salle où le public est l’un des acteurs principaux du combat. En provoquant un vacarme tonitruant à base de cris, de huées, de sifflets ou d’encouragements, les spectateurs se veulent protagonistes de ce combat entre le « bien » et le « mal », représentés par les différents lutteurs. Si c’est toujours le représentant du « bien » qui l’emporte, les lutteurs (les luchadores) et leurs masques colorés (toujours délicieusement kitsch), pour la plupart originaires de quartiers ou régions pauvres, représentent un exemple pour les jeunes et sont souvent élevés au rang de héros, voire de demi-dieux (comme les célèbres Blue Demon, El Santo, El Hijo Del Santo, etc.). Un spectacle, entre sport et théâtre, immanquable si l’occasion se présente d’y assister, à l'Arena México par exemple !

Charreadas. Les charreadas sont les fameux rodéos mexicains. Le but est de montrer les capacités du cavalier et de sa monture. L’une des épreuves consiste à arrêter le cheval au galop sur un trait marqué au sol. L’épreuve la plus impressionnante est celle où le cavalier doit mettre à terre un petit taureau en enroulant une corde autour de ses jambes. Contrairement aux rodéos américains, aucune récompense pécuniaire n’est prévue. Seule la gloire est promise au vainqueur, toujours amateur.

Combats de coqs. Les combats de coqs (peleas de gallo) sont encore organisés un peu partout sur le territoire. Quoi qu’on en pense, ces cruels combats déchaînent souvent les passions et font l’objet de nombreux paris.

Sous l’eau, le grand spectacle

Au Mexique, le monde du silence attend les amateurs de plongée sous-marine. Ceux qui voudraient balader leurs palmes et leurs bouteilles dans les eaux mexicaines ont surtout le choix entre deux sites majeurs : la mer des Caraïbes, face aux plages de l'Etat du Quintana Roo et autour de l'île de Cozumel, au milieu de la deuxième plus grande barrière de corail du monde, et la mer de Cortés en Basse-Californie (Isla Espíritu Santo, Loreto, Cabo Pulmo). D'autres sites mineurs incluent la côte pacifique et le golfe du Mexique. Il ne faut pas non plus négliger la plongée en eau douce : Laguna de la Media Luna (Rio Verde, San Luis Potosi), cenotes ouverts et lagunes proches des Lagunas de Montebello (Chiapas). La plongée dans les nombreux cenotes et autres rivières souterraines de la péninsule du Yucatán (Quintana Roo, de Tulum à Puerto Morelos) est une expérience magnifique, mais réservée aux plongeurs expérimentés.

Sur l’eau aussi, on se dépense !

Canyons, cenotes, lagunes, les options sont nombreuses pour profiter des sports aquatiques à l’intérieur des terres.

Kayak. Si vous êtes à Tulum, ne manquez surtout pas de faire une balade en kayak à la tombée du jour sur les lagunes de la Reserva de Sian Ka'an, là où les couleurs de l'eau et du ciel se rejoignent ; la découverte de la Laguna de Bacalar est aussi idéale par ce biais. Au niveau du kayak de mer, bien plus exigeant, les sites de La Paz et Loreto (Basse-Californie) se prêtent à la découverte des îles au cours d'expéditions de plusieurs jours. On peut même rejoindre Loreto à La Paz en longeant la côte.

Rafting. Les meilleures régions où pratiquer le rafting et autres sports aquatiques sont la Huasteca Potosina, dans l'Etat de San Lus Potosí, et un peu partout dans l'Etat de Veracruz. À noter que les descentes tranquilles en rivière sont également possibles, sans que ce ne soit nécessairement au milieu de turbulences infernales comme à l’Arco del Tiempo dans le Chiapas.

Canyoning. Cela consiste à s'aventurer dans des canyons pour redescendre à pied les lits de rivière en pratiquant à la fois le rappel ou le saut de cascades. Direction le canyon de Matacanes (Santiago, non loin de Monterrey) ou ceux que l'on découvre dans la région de Agua Selva (Tabasco). Pour ces activités, pensez à vous munir de chaussons d'eau aux semelles antidérapantes.

Sur terre aussi, l’aventure au rendez-vous

Au Mexique, les sportifs se font plaisir sur ou sous l’eau, mais aussi dans les terres où les amateurs de randonnées et les fanas de descentes en VTT trouveront des spots de choix.

Randonnée. Le Mexique compte des milliers d'endroits d'une grande beauté où pratiquer la marche, que ce soit pour quelques heures ou plusieurs jours. Partout, nous ne saurions que trop vous recommander d'être guidé par des locaux et des gens ayant une bonne connaissance de la région et du terrain. C'est le cas notamment dans les Pueblos Mancomunados de la Sierra Norte de Oaxaca, qui proposent des excursions de plusieurs jours (camping, refuges dans les villages) très bien organisées dans ces montagnes aux paysages magnifiques. Pensons aussi à la traversée de la Sierra de la Laguna (Basse-Californie du Sud), un périple de quatre jours qui vous emmène au sommet d'un pic qui vous offre une vue panoramique sur le cap où se rejoignent les eaux de la mer de Cortès et celles de l'océan Pacifique. Les balades dans les fameuses Barrancas del Cobre de Chihuahua sont aussi époustouflantes ; vous pourrez aussi y pratiquer la course de montagne avec les Tarahumaras.

Vélo et VTT. On rencontre sur les routes du Mexique quelques passionnés qui le traversent à vélo : la descente de la Basse-Californie, région réputée sûre, est une formidable aventure. De nombreux endroits, spécialement en montagne, louent aussi des VTT pour se démener dans les alentours, comme autour de la ville de Oaxaca. On trouve également beaucoup d'activités liées au VTT dans différents sites des Barrancas del Cobre de Chihuahua. Les Pueblos Mancomunados de la Sierra Norte de Oaxaca proposent également des parcours au long cours permettant de visiter de nombreux sites sans jamais repasser par le même endroit. Sensations garanties !

A l’assaut des parois

Au Mexique, les amateurs d’escalade et d’alpinisme peuvent également se faire plaisir sur de nombreuses parois un peu partout. 

Les grimpeurs expérimentés ne doivent pas passer à côté du Canyon de la Huasteca dans l'Etat du Nuevo León. Ce superbe canyon comporte des falaises de plus de 300 m de hauteur et près de 180 voies d'escalade. D'autres zones du nord du pays (Chihuahua) sont propices à ce sport. Plus centrale, la Peña de Berna, dans l'Etat de Querétaro, est également un magnifique site d'escalade. A noter que le village de Mineral del Chico (Hidalgo) permet d'effectuer une bonne montée sur un pic rocheux par une via ferrata bien conçue.

Pour les alpinistes chevronnés, le site incontournable à visiter est le volcan Iztaccíhuatl, à la frontière de l'Etat de Puebla et de l'Etat de Mexico. Une autre destination possible est le pic d'Orizaba, qui culmine à 5 610 m d'altitude.

Parent pauvre de l'escalade, le rappel est également de plus en plus pratiqué au Mexique, notamment dans de magnifiques cavernes ou gouffres ; les difficultés varient énormément, depuis les descentes en vertical de 100 mètres dans des gouffres (Cima de Las Cotorras près de Tuxtla Gutierrez, Chiapas), jusqu'aux plus tranquilles descentes de cascades de cinq ou dix mètres de hauteur (Reserva Ecologica Villa Luz, Tabasco).

Le Mexique vu du ciel

Quel bonheur de profiter des paysages mexicains en s’envolant au-dessus des spots les plus courus du pays !

Parapente. On peut pratiquer le parapente dans de bonnes conditions de sécurité, à Valle del Bravo (à 2 heures de la ville de Mexico) ou dans le village de Tapalpa (à 2 heures de Guadalajara). Panoramas et souvenirs uniques assurés !

Parachute. Sport à la réputation dangereuse, le parachute assure néanmoins des sensations uniques et se pratique surtout le long des côtes dans des endroits très touristiques, comme Puerto Escondido (Oaxaca) et Playa del Carmen (Quintana Roo).