DJIBOUTI - guide touristique du Petit Futé

Bienvenue à Djibouti !

L'idée de partir à Djibouti, vigie de la mer Rouge et porte d'entrée de la Corne de l'Afrique, naît rarement en feuilletant une brochure d'agence de voyages. De toute façon, la destination ne figure en général pas au sommaire... On s'y rend d'abord parce que le nom fait rêver. Djibouti, comme Aden, Massaoua, Hodeïda, Suakin ou Zeila, fait partie de ces ports mythiques que l'on découvre et apprend à désirer en lisant les écrivains voyageurs. Monfreid, Kessel, Rimbaud, Londres, Kapuściński, Pratt et quelques autres ont sillonné les eaux et la terre de cette région à la recherche d'images, de sensations, de fortune ou encore d'eux-mêmes. Leur passion est communicative. On veut la connaître nous aussi.

Mais pour commencer à voir et éventuellement à aimer Djibouti, il faut, en arrivant, mettre entre parenthèse souvenirs littéraires et nostalgies militaires, se laisser surprendre et tenter de comprendre qui est qui dans cette mosaïque de peuples, dans ce pays nomade dont on loue la stabilité, plaque tournante des désirs et des espoirs dans une région où la géopolitique est hautement chaotique. La roche et le silence, des vents phénoménaux, la brousse et la mer. Une terre déchirée, un rêve de géologue où le cheminement des failles et l'affaissement des rifts se lisent à livre ouvert, des jardins sous-marins, une banquise de sel, des marchés multicolores, des déserts monochromes, des paysages de science-fiction. Des chars à voile sur une plage sans fin et sans mer. Une ville portuaire qui regarde vers la terre. Une passion pour une plante euphorisante ou... abrutissante. Des animaux sauvages pas si farouches. Des échoppes et restaurants tenus par des gens de toutes nationalités. Un peuple beau et fier, nomade dans l'âme ou en pratique. L'Afrique, l'Arabie, un peu d'Europe et d'Inde. Voilà ce qui vous attend.

REMERCIEMENTS. Merci à tous ceux qui ont contribué à l'écriture de ce guide, en particulier à mon ami et compagnon de route Pierrot, à Houmed Ali de l'agence Safar, à Valérie de celle du Goubet, à Hamadou, chauffeur émérite et aux équipes de l'office de tourisme.

DJIBOUTI : les adresses futées

DJIBOUTI : Idées de séjour

Le tourisme individuel étant extrêmement rare, il est difficile de proposer des idées de séjour, sachant que ce dernier dépendra probablement des possibilités et disponibilités d'une agence de voyage. Les séjours types qui suivent ne sont donc qu'une indication de ce qu'il est possible de faire en un laps de temps donné.

Séjours courtsHaut de page
Séjour d’une semaine dans le NordHaut de page

Jour 1 : visite de Djibouti-Ville. Le quartier européen et ses rues tirées au cordeau, ses terrasses de café sous des arcades. Le marché animé, coloré, odorant. Au marché, les tenues des femmes, la musique témoignent de la diversité de la population locale : Afars, Issas, Yéménites, Ethiopiens, Erythréens, Indiens. Dîner dans un resto djiboutien, éthiopien ou yéménite. Nuit à Djibouti.

Jour 2 : navette vers Obock très tôt le matin. Visite de cette ville un peu loin de tout, typique de la mer Rouge, dont les Français avaient fait leur premier point d'implantation dans la région. Excursion éventuellement à la mangrove de Godoria, la plus belle du pays. Nuit à Obock.

Jour 3 : route vers Tadjourah avec arrêt aux Sables Blancs, la plus belle plage de sable fin du pays. Visite de Tadjourah la blanche, la cité " aux sept mosquées ", l'ancienne ville des caravanes. Balade le long du front de mer avec ses maisons basses, blanches ou colorées, dans les ruelles à la recherche des artisans midgan. Ambiance typique des villes de la mer Rouge. Nuit à Tadjourah.

Jour 4 : route vers Randa, Bankoualé, et randonnée dans les monts Goda à la découverte de petites cascades, de jardins cultivés, de minuscules " villages " de montagne, du fameux palmier de Bankoualé, d'une faune très présente. Nuit à Randa ou à Bankoualé, tout en découvrant la vie des locaux.

Jour 5 : parcours dans la forêt primaire du Day. Accès difficile, mais nombreuses possibilités de balades dans une forêt vestige de celle qui couvrait le nord de l'Afrique et l'Arabie il y a 4 000 ans. Nuit au Day ou à Dittilou.

Jour 6 : route vers le Goubet. Marche sur le volcan Ardoukoba, né en 1978 et mort une semaine plus tard, et dont l'éruption a ouvert une faille de 12 km. Coulées noires de lave figées, fumerolles. L'épaisseur de l'écorce terrestre est ici l'une des plus faibles de la planète. Promenade le long de la côte, au fond du Goubet. Nuit au rift ou au Goubet.

Jour 7 : tôt dans la matinée, marche sur la banquise du lac Assal, situé à -157 m sous le niveau de la mer. Infinie étendue de sel, eaux dans toute la gamme des bleus. Avec de la chance, peut-être assisterez-vous au départ d'une caravane de sel. Route vers Djibouti en dominant le Goubet. Arrêt à Arta, station climatique. Retour à Djibouti.

Jour 8 : journée aux îles Musha et Maskali. Départ autour de 7h30 vers les îles avec au choix : la plage des palétuviers et balade dans la mangrove, snorkeling à Maskali ou à la balise Air France.

Séjour d’une semaine dans le SudHaut de page

Jour 1 : visite de Djibouti-Ville. Le quartier européen et ses rues tirées au cordeau, ses terrasses de café sous des arcades. Le marché animé, coloré, odorant. Au marché, les tenues des femmes, la musique témoignent de la diversité de la population locale : Afars, Issas, Yéménites, Ethiopiens, Erythréens, Indiens. Dîner dans un resto djiboutien, éthiopien ou yéménite. Nuit à Djibouti.

Jour 2 : route vers le Grand Bara. Balade sur l'immense plaine d'argile battue par les vents. Nuit sur place ou à Ali Sabieh.

Jour 3 : Ali Sabieh et ses alentours. Dans cette région des nomades somalis, choisir entre Assamo, village frontalier, Hol Hol et son viaduc Eiffel... Nuit à Ali Sabieh.

Jour 4 : route vers Dikhil, agréable ville relais sur la route vers l'Ethiopie et visite de sa palmeraie, la plus ancienne du pays. Nuit à Dikhil ou route vers As Eyla, village loin de tout, au centre de l'immense plaine du Gobaad, et nuit sur place.

Jour 5 : route difficile vers le lac Abbé. Paysages " extraterrestres ", lunaires et magnifiques à l'aube. Etonnantes formations minérales, sources d'eau chaude, faune abondante : flamants roses, ibis, autruches, hyènes, gazelles. Nuit en campement.

Jour 6 : réveil sur les bords du lac, envol des flamants roses, marche. Retour vers Djibouti (nuit à Dikhil).

Jour 7 : retour vers Djibouti avec, éventuellement, arrêt à Arta, station climatique.

Séjour d’une semaine en rayonnant depuis Djibouti-VilleHaut de page

Jour 1 : visite de Djibouti-Ville. Le quartier européen et ses rues tirées au cordeau, ses terrasses de café sous des arcades. Le marché animé, coloré, odorant. Au marché, les tenues des femmes, la musique témoignent de la diversité de la population locale : Afars, Issas, Yéménites, Ethiopiens, Erythréens, Indiens. Dîner dans un resto djiboutien.

Jour 2 : excursion aux îles Musha, au large de la capitale. Baignade dans une mer tiède, snorkeling dans des eaux transparentes, découverte de la mangrove, forêt mi-terrestre, mi-marine, essentielle pour la faune. Poisson et fruits de mer au menu.

Jour 3 : retour à Djibouti et excursion à Doralé ou Khor Ambado (resto, plage), ou encore Loyada (plage, palmeraie). Retour à Djibouti en fin d'après-midi. Goûter à l'excellent poisson à la yéménite dans un resto du quartier africain.

Jour 4 : route vers le Goubet, dont on domine l'extraordinaire paysage. Marche sur le volcan Ardoukoba, né en 1978 et mort une semaine plus tard, et dont l'éruption a ouvert une faille de 12 km. Coulées noires de lave figées, fumerolles. L'épaisseur de l'écorce terrestre est ici l'une des plus faibles de la planète. Promenade le long de la côté, au fond du Goubet. Nuit au campement du rift ou du Goubet.

Jour 5 : tôt dans la matinée, marche sur la banquise du lac Assal, situé à -57 m sous le niveau de la mer. Infinie étendue de sel, eaux dans toute la gamme des bleus. Avec de la chance, peut-être assisterez-vous au départ d'une caravane de sel. Route de retour vers Djibouti avec arrêt à Arta. Découvrez les nuits djiboutiennes où marins et militaires se disputent des prostituées éthiopiennes, comme dans un vieux roman.

Jour 6 : balade dans le désert du Grand Bara, ou excursion pêche ou plongée aux alentours de Djibouti.

Jour 7 : journée à Arta, jolie ville sur les hauteurs qui offre une vue magnifique sur le golfe de Tadjourah. Balade dans les montages vers Arta plage, et nage avec les requins-baleines si la période est propice.

Séjour longHaut de page

Selon le temps et les moyens dont vous disposez, vous pouvez combiner les séjours courts décrits ci-dessus. On peut aussi, bien sûr, effectuer un séjour long dans le Nord ou dans le Sud. Dans le Nord, vous pourrez ainsi découvrir les monts Mablas, les reliefs isolés du Nord (Allols, peintures rupestres de Balho, excursion au mont Moussa Ali), la côte (peu sécurisée et menacée par la piraterie) qui mène à l'Erythrée (Ras Syan...). Dans le Sud, avec plus de temps, vous découvrirez plus en profondeur la région d'Ali Sabieh, les reliefs frontaliers, les campements somalis.

Séjours thématiquesHaut de page

Les paysages uniques. Amateurs de sensations uniques, privilégiez ces paysages qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. Certains sont très accessibles : le Goubet et ses îles volcaniques, les coulées de lave de l'Ardoukoba, la banquise de sel du lac Assal, l'étendue plate et sableuse du Grand Bara. D'autres, comme le lac Abbé et ses paysages extraterrestres, vous demanderont du temps. D'autres encore demandent et du temps et de l'argent, en raison de leur isolement. Les Allols, ces dépressions salées du centre du pays, Gaggadé, plaine encerclée par des falaises basaltiques, les plateaux isolés, en font partie.

Djibouti, côté mer. Les plongeurs découvriront ici des fonds sous-marins exceptionnels. Divers sites de plongée sont prisés, mais l'archipel des Sept Frères était de loin le plus prestigieux. Interdit d'accès pendant des années en raison des problèmes de sécurité maritime, on peut y retourner depuis mars 2016. Pour combien de temps ? Reste qu'on trouve à Djibouti des coraux magnifiques (coraux noirs, coraux mous, etc.). Et tout ici surprend par ses proportions et son abondance : plateaux coralliens, jardins japonais, murènes, bénitiers, raies ou barracudas et poissons colorés.

A la rencontre de la faune terrestre djiboutienne. Djibouti n'est pas le Kenya, certes. Vous n'y verrez pas les grands animaux africains, vedettes des safaris et des reportages télévisés. Ils ont quitté le pays il y a quelques siècles ou décennies. Mais la faune djiboutienne est néanmoins très " exotique ", tout en étant facile à observer. En effet, en partie parce que la chasse est interdite, les différentes espèces se laissent plutôt aisément approcher. Un simple trajet en voiture ou une randonnée dans les reliefs boisés, vous permettent d'apercevoir sans mal diverses gazelles, dig digs, rats palmistes. Dans les reliefs du Nord (Goda, Day, Mablas), on verra des damans des rochers, babouins, oiseaux variés dont le calao, et deux espèces endémiques, le francolin de Djibouti et le beaumarquet de Djibouti. Les chanceux, les patients, partiront à la recherche des derniers félins sur les pentes du Moussa Ali. Les plaines et dépressions du Sud abritent hyènes et chacals. C'est autour du lac Abbé que l'on a le plus de chances d'observer des autruches. Ibis, canards, flamants et pélicans vous y attendent également. Les plateaux rocailleux sont prisés par divers reptiles, insectes et rongeurs. Enfin, n'oubliez pas que Djibouti se trouve sur la route des migrations. Les sites les plus intéressants sont malheureusement éloignés et peu sécurisés : les Sept Frères et Ras Syan.

Sur les traces des écrivains voyageurs. Pour certains d'entre vous, le désir de ce voyage est né de la lecture des récits d'écrivains. Djibouti-Ville les a tous vus passer. On lit le souvenir de Rimbaud dans sa toponymie. On peut voir ici bien des scènes de rue décrites dans des livres, il y a parfois bien longtemps, mais toujours d'actualité, au marché, sur la place Menelik, à la terrasse des cafés. A la gare de Djibouti, on retrouvera les traces des héros d'Hugo Pratt. Ceux qui ont lu Henry de Monfreid prendront la mer pour rejoindre les îles Musha, qui lui servaient de refuge, et Obock, où il avait une de ses maisons ; une autre se trouve dans les monts Mablas. A Tadjourah, la modeste cabane de Rimbaud vous sera indiquée par les enfants du coin. Les plus aventureux suivront la route de la frontière érythréenne à Djibouti-Ville, pour reconnaître les paysages et les fortins des Scorpions du désert (Brise de Mer), de Pratt.

Enfin, avec du temps, de l'argent, des guides, de l'énergie et surtout beaucoup de passion, pourquoi ne pas monter une expédition pour refaire le trajet des héros de Fortune carrée de Kessel, depuis Dire Dawa (Ethiopie) jusqu'au Goubet ? Cela n'a peut-être jamais été fait, mais l'idée mérite d'être étudiée.

Pour les amateurs d'histoire. Ici, pas de musée, pour le moment du moins, pour commencer une " visite historique " de Djibouti. Vous pouvez néanmoins vous rendre à la bibliothèque du l'Institut français de Djibouti (IFD) pour enrichir vos connaissances documentaires. Pas de vestiges visibles non plus. Djibouti est un pays de nomades, et ce n'est qu'au cours des deux derniers siècles que l'on s'est mis à y construire en dur. De plus, ceux qui sont venus commercer depuis l'Antiquité ne s'y sont jamais implantés. Gens de passage uniquement, ils n'ont rien construit ou presque.

Une visite de la capitale permet de comprendre de quelle manière elle a été créée et s'est agrandie. Avec le quadrillage du quartier européen comme point de départ, vous partirez à la recherche des quelques édifices coloniaux, avec leurs arcades, leurs couleurs. Le marché, les extensions du Sud numérotées, puis enfin les plateaux du Nord, jadis des îles, achèvent la visite. Le rail Djibouti - Addis-Abeba a permis à la colonie de décoller économiquement. En empruntant ce rail mythique, sur un tronçon ou dans toute sa longueur, vous comprendrez pourquoi sa construction a été si longue et coûteuse : relief (tunnels, viaduc Eiffel), dénivellation...
En navette, rejoignez la ville d'Obock, lieu de la première implantation française, éphémère capitale. La maison du gouverneur Léonce Lagarde, celle de Monfreid sont toujours là. Un peu plus au nord, sur la côte qui mène à l'Ethiopie, fortins et pénitenciers rappellent la période coloniale, la Seconde Guerre mondiale.
A Tadjourah, découvrez la ville d'où partaient de nombreuses caravanes chargées d'armes ou d'esclaves. C'est ici qu'au XVIIIe siècle les navires français ont mouillé pour la première fois pour s'approvisionner en café éthiopien. On y voit encore le palais du gouverneur, le port, la maison de Rimbaud et les huit mosquées.
Djibouti, Obock, Tadjourah, le rail, voilà les témoignages historiques les plus évidents. Pour remonter plus loin dans le temps, il vous faudra... du temps. La région du lac Abbé, la plaine de Gobaad sont proches de ce rift africain où l'on a mis au jour quelques-uns des plus vieux restes humains de la planète. On a aussi découvert des pierres taillées, vieilles de 3 millions d'années, dans la zone du lac Abbé. Dans le Gobaad a été trouvée une maxillaire d'Homo erectus, datant de 100 000 av. J.-C.
Plus visible mais aussi beaucoup plus proche de Djibouti, un site acheuléen (de 800 000 à 400 000 ans av. J.-C.), où l'on taillait la pierre, a été dégagé dans les années 1990, à Gombourta, entre Damerdjog et Loyada, à 25 km au sud de Djibouti-Ville. Sur l'île du Diable, on a trouvé des outils datant de 6 000 ans, qui servaient sans doute à ouvrir des coquillages. Dans la zone au fond du Goubet (Dankalélo, non loin de l'île du Diable), on a également découvert des structures circulaires en pierre et des fragments de poteries peintes.
Dans l'ouest du pays, à Balho, on pourra voir des gravures rupestres représentant un riche bestiaire. Ou celles, plus accessibles, situées dans les alentours du Grand Bara.
Enfin, on peut également s'intéresser aux nombreux types de tombes, situées à l'intérieur des terres et dont certaines sont très anciennes. A Loyada, on verra des tombeaux de chefs historiques issas.

Seul et avec un petit budget : aventure, contact avec la population. Peu, très peu de gens partent seuls, et avec un petit budget, à la découverte de Djibouti. Le tourisme de découverte, petit sac sur le dos, que l'on pratique si facilement en Ethiopie ou au Yémen par exemple, est bien difficile à Djibouti. La raison en est simple : ici tout est cher et rien n'est fait pour ce type de touriste (ou voyageur si vous préférez). Alors on voyage en groupe, pas forcément parce qu'on aime cela, mais surtout parce qu'on réduit ainsi les dépenses.

Toutefois, l'entreprise individuelle n'est pas impossible. Il vous faudra du temps, de la patience. Et, surtout, accepter le fait que vous ne pourrez peut-être pas atteindre les sites " principaux " et " incontournables ", que sillonnent les 4x4 des touristes plus aisés.
Voyager seul ici est donc un peu un défi, une vraie aventure. Tout commence dès Djibouti-Ville, quand il s'agit de trouver un lit bon marché. Hôtel de passe ? A la belle étoile ? Sacrifier quelques FDJ pour quelque chose de correct ? On peut, en partie, parcourir le pays en minibus et en taxi-brousse. Rejoindre Tadjourah, Dikhil, Ali Sabieh, Loyada ne pose aucune difficulté. Mais pour vous arrêter en route ou pour sortir de ces axes asphaltés, il vous faudra faire preuve de patience, de pragmatisme, d'opportunisme, de bagout. Il faut bien de tout cela pour se faire embarquer en stop (les véhicules sont très, très rares, à la sortie de la RN1 ; de plus, quel que soit le pays, le stop n'est jamais 100 % sûr), pour monter à bord d'une navette maritime du qat (vers Tadjourah et Obock), pour s'infiltrer dans une expédition de touristes riches, afin d'atteindre des villages reculés.
Le principal intérêt de ce type de voyage est le contact étroit qu'il suppose avec la population locale. On emprunte les mêmes transports, on s'arrête aux mêmes points de ravitaillement, on suit le même rythme. Vous rencontrerez des gens curieux, accueillants, et qui seront prêts à vous aider malgré leur peu de moyens. Cependant, les gens du coin ne visitent que rarement le lac Abbé ! Suivre les locaux, c'est donc aussi parfois limiter ses possibilités.
En outre, il faut toujours tenir compte de la nature, qui peut se montrer hostile. Ainsi, il est extrêmement dangereux de se retrouver en rade à 50 km du premier lieu habité. Les conditions climatiques peuvent être extrêmes. Dans ce type de voyage, la plus grande prudence est donc de mise. Tout le monde ne peut pas jouer les aventuriers de roman.

Les pays voisins de Djibouti

Carrefour stratégique, Djibouti peut être également votre base pour partir à la découverte de son riche voisin éthiopien. Djibouti " fonctionne " par exemple très bien comme l'extension balnéaire de l'Ethiopie. Les agences de voyages locales proposent souvent des séjours et excursions dans les pays voisins. Mieux vaut toutefois s'y prendre longtemps à l'avance.
Sachez que, de Paris, on peut rejoindre Djibouti en empruntant des compagnies d'aviation autorisant un stop. Un billet permet ainsi de découvrir deux pays pour le prix d'un ! Ainsi, avec Ethiopian Airlines, en achetant un Paris-Djibouti, on bénéficie d'un stop gratuit à Addis-Abeba.

Erythrée. Le plus jeune des Etats africains ne manque pas d'atouts pour attirer les amateurs de découvertes. Asmara, sa capitale, est l'une des plus charmantes du continent, avec ses villas italiennes, ses mosquées, ses églises, son marché. Ville d'altitude, Asmara connaît toute l'année un climat idéal. Sur les hauts plateaux parfois verdoyants, dans les plaines côtières brûlées par le soleil, partout les paysages et l'accueil de la population sont exceptionnels. Massaoua, port mythique bâti sur quelques îles, vous offrira une ambiance typique de la mer Rouge. Au large, les îles Dahlak vous réservent des fonds sous-marins remarquables.

L'envers de cet Erythrée de carte postale, c'est que le régime de ce pays, dépositaire d'une héroïque lutte d'indépendance, s'enlise dans des conflits à répétition avec - presque - tous ses voisins, et jusqu'en Somalie par procuration. Au grès de ses dérives guerrières, il est devenu une dictature qui musèle et affame son peuple, trouvant dans les conflits extérieurs la justification du joug qui pèse à l'intérieur.
Depuis avril 2008 et l'incursion de l'armée érythréenne sur le territoire djiboutien en juin, les deux pays sont virtuellement en guerre, le passage par terre mer ou air est impossible, les représentations diplomatiques sont fermées.

Ethiopie. L'Ethiopie, immense mosaïque de peuples, langues, religions et paysages, encercle le petit Etat djiboutien. Une virée en Ethiopie est une expérience inoubliable : peuples et cultures variés, montagnes vertes ou déserts arides, capitale dynamique et villages un peu perdus, faune abondante et édifices mythiques.

Somalie. En proie à la guerre civile, la Somalie est un pays ravagé et fermé depuis bien longtemps et, disons le clairement, il est pour le moment formellement déconseillé de s'y rendre. Le ministère français des Affaires étrangères pourra vous tenir au courant de la situation (www.diplomatie.gouv.fr). Dommage ! Le nord du pays, frontalier de Djibouti, actuellement connu sous le nom de Somaliland, a fait sécession en 1991. Bien que ce pays ne soit reconnu par aucun gouvernement, il reste stable politiquement, jouit d'une réelle prospérité, en comparaison avec la partie sud. D'ailleurs, le commerce entre Djibouti et cette région est important. La Somalie, pays de steppes arides, pays de nomades, intrigue. Il faudra encore attendre un peu pour s'y rendre... Un jour peut-être.

Yémen. De l'autre côté de Bab el-Mandeb, le Yémen offre quelques paysages et ambiances similaires à Djibouti (la plaine surchauffée de la Tihama, port de pêche d'Hodeïda), mais bien plus que ça encore... Le Yémen est un pays enchanteur, tant pour ses villes (l'inégalable Sanaa, l'incroyable Shibam, la mythique Aden), ses villages (accrochés sur les parois montagneuses, lovés dans des vallées-oasis) que pour ses paysages (désert de sable, plages infinies, montagnes sauvages ou sculptées, lunaires). L'architecture villageoise est extrêmement riche et variée : maisons de pierres, de sable, de pisé, huttes de branches, tentes nomades. Et, souvent, c'est l'hospitalité des Yéménites, du nord comme du sud, qui marque longuement ceux et celles qui s'y rendent. Malheureusement, le pays est aujourd'hui fermé aux visiteurs en raison de la situation sécuritaire préoccupante. Les enlèvements d'Occidentaux sont fréquents et les attaques d'une branche d'Al-Qaïda dans le sud du pays sont récurrents. L'ambassade de France à Sanaa est actuellement fermée.

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