Honfleur, Caen, Bayeux, Lisieux, Guillaume le Conquérant et sainte Thérèse, gastronomie et mémoire du débarquement... Le Calvados prend bien des figures pour vous attirer et sait surprendre. Ainsi avec le musée du Mobilier miniature (orangerie du château de Vendeuvre) ou celui des Ballons et Montgolfières (château de Balleroy). Suivez le circuit des maisons Satie à Honfleur, hommage au compositeur et manière originale de découvrir ce port de charme. Les plus téméraires se lancent pour un saut en élastique depuis le viaduc de Souleuvre. Site insolite encore, près de Falaise, cité médiévale : la chapelle Saint-Vigor, récemment ornée de fresques de pommiers au fil des saisons par l'artiste japonais Kyoji Takubo, clin d'oeil aux vergers de l'arrière-pays. Ici la pomme se décline en calvados, cidre, pommeau, jus, entre en cuisine aux côtés de l'andouille de Vire ou du cochon de Bayeux, s'encanaille avec beurre, crème, voire camembert de Normandie. Le terroir offre aussi les tripes de Caen et les délices de la mer, huîtres, coquilles Sainte-Jacques et autres crustacés.

Le Calvados, ce sont 120 kilomètres de littoral où de belles demeures, villas, grands hôtels, chalets, cottages et manoirs s'alignent le long de stations balnéaires Belle Époque, douze ports de plaisance et la possibilité de profiter de tous les plaisirs nautiques. La campagne offre sa paix, sa verdure et ses paysages de bocage aux douces courbes. Enfin, le Calvados est un pays de cheval et de cavaliers, de courses hippiques, de polo, de sauts d'obstacles et de galopades nature sur le sable ou dans les chemins creux.

Les lieux incontournables du Calvados

Quand partir dans le Calvados ?

La meilleure période pour séjourner dans le Calvados, quant à la météo, s'étend de début avril à fin octobre, mais les frileux devront attendre juin pour se baigner. Pour tous : gardez toujours un imperméable à portée de main, une petite averse n'est jamais exclue. Vous êtes en Normandie ! La haute saison touristique bat son plein dans les stations balnéaires de la côte en été. Toute l'année, les pèlerins défilent au sanctuaire de Lisieux sur les traces de la " petite Thérèse ", mais c'est lors des fêtes de Sainte-Thérèse, durant une semaine fin septembre-début octobre, que l'affluence est la plus grande.

Festivals, spectacles, animations, jumpings, rendez-vous gastronomiques... le Calvados est animé toute l'année, mais certains rendez-vous sont incontournables comme le Jump'in de Deauville (mi-juin), Musique à Beauregard, en plein air (dix jours durant la seconde quinzaine de juillet), le festival du Cinéma américain de Deauville (fin août/début septembre).

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Les immanquables

Carte d'identité

Numéro du département : 14.

Population : 693 579 habitants. Populations légales en vigueur au 1er janvier 2018. Le Calvados est le 34e département français (sur 100), classé entre la Meurthe-et-Moselle (54 - Lorraine) et le Loiret (45 - Centre). C'est un département très jeune : 25,6 % de sa population a moins de 20 ans et 28,5% a entre 20 et 40 ans.

Densité : 124 habitants au km² (contre 122 en moyenne en France métropolitaine).

Superficie : Le Calvados occupe une aire à peu près rectangulaire d'environ 100 km d'est en ouest et 60 km du nord au sud, soit approximativement une superficie de 5 548 km². Bordé au nord par la Manche, nom du bras de mer qui le sépare de l'Angleterre, il est limitrophe des départements de la Seine-Maritime (par le pont de Normandie) au nord-est, de l'Eure à l'est, de l'Orne au sud et de la Manche à l'ouest.

Région d'appartenance : La " grande " Normandie, depuis le 1er janvier 2016, avec la réunification de la Basse-Normandie - à laquelle il appartenait - et de la Haute-Normandie. Depuis le 4 janvier 2016, Caen accueille officiellement le siège du conseil régional, la préfecture de la Région étant à Rouen (Seine-Maritime)

Préfecture - sous-préfecture : Caen est le chef-lieu du département, Bayeux, Lisieux et Vire en sont les sous-préfectures.

Nombre de communes : 538. Au 1er janvier 2017, le département qui comptait 705 communes en a perdu 167 par le truchement des fusions, issues de la loi NOTRe - Nouvelle organisation territoriale de la République. Néanmoins, les anciennes communes (désormais déléguées) conservent leur nom et leur propre conseil municipal, au moins jusqu'aux élections locales de 2020.

Intercommunalités : le département du Calvados compte depuis 1er janvier 2017, une communauté urbaine (CU Caen la mer), une communauté d'agglomération (Lisieux Normandie) et quatorze communautés de communes (CC de Bayeux Intercom, CC Blangy-Pont-L'Evêque Intercom, CC Coeur Côte Fleurie, CC Coeur de Nacre, CC du Pays de Falaise, CC Val ès Dunes, CC Pré Bocage Intercom, CC Seules Terre et Mer, CC Normandie-Cabourg-Pays d'Auge, CC Intercom de la Vire au Noireau, CC Isigny Omaha Intercom, CC Singal-Suisse-Normande, CC Vallée de l'Orne et de l'Odon, CC du Pays de Honfleur-Beuzeville) regroupant les 538 communes du département.

Point culminant : le Mont Pinson (365 m).

Cours d'eau : parmi les fleuves, on trouve la Dives, la Touques, la Vire, ou encore l'Orne, bien sûr. Et parmi les rivières : l'Aure, la Laize, l'Odon, la Thue et la bien nommée Vie.

Honfleur

Honfleur, ville des peintres. Monet, Dufy, Boudin et nombreux autres artistes ont fait voyager les quais d'Honfleur dans le monde entier. Premier port de la côte fleurie, en venant de la capitale, cette ville a attiré le Tout-Paris dès le début du XIXe siècle. Toujours aussi présents, les artisans, peintres et galeries d'art continuent à immortaliser le vieux port qui reste animé en toutes saisons. Ville forte déjà importante durant la guerre de Cent Ans, Honfleur devient port militaire sous Louis XIV. Port de départ de l'expédition de Samuel de Champlain qui amena la fondation du Québec en 1608, Honfleur est l'un des grands berceaux de l'exploration des Amériques. La flotte pêche la morue jusque dans l'embouchure du Saint-Laurent. Après la perte de Terre-Neuve et du Canada au XVIIIe siècle, les activités maritimes se réduisent au cabotage. De hautes maisons normandes serrées autour du vieux port, associé à la célèbre luminosité des ciels de Normandie, forment un décor qui ravit photographes, peintres et simples flâneurs. Sur les quais, non loin des anciens greniers à sel (qui permettaient entre autres la conservation de la morue), se dresse l'église Saint-Étienne (XIVe et XVe siècles). Le musée du Vieux Honfleur propose des reconstitutions d'intérieurs normands et de nombreux objets régionaux. De l'autre côté du port, après quelques pas dans les rues bordées de vieilles maisons et de galeries de peinture, se trouve l'église Sainte-Catherine, construite au XVe siècle. Réalisée par des charpentiers de marine, cette église est, comme il se doit, entièrement en bois et, retour aux origines, ses nefs évoquent des carènes de navire. Le clocher, indépendant, repose sur l'ancienne maison du sonneur. La ville a gardé un aspect maritime typique. De vieux gréements sont présents dans le vieux Port, au pied de la capitainerie. De l'autre côté, plus près de la mer, de nombreuses vedettes permettent de découvrir cette cité vue du large. Certaines proposent la visite du port, et d'autres une croisière qui mène au Pont de Normandie. Au-dessus de Honfleur, s'étend le verdoyant plateau de Grâce. La petite chapelle Notre-Dame-de-Grâce est l'un des plus anciens sanctuaires de la région, un but de pèlerinage. De cet endroit, vous aurez une magnifique vue sur l'estuaire de la Seine, le port de Honfleur et le Pont de Normandie. Un conseil : profitez des lieux à la nuit tombée. Les lumières scintillantes de la ville et du pont donnent une autre dimension à la visite.

Lisieux

Lisieux n'est seulement célèbre pour ses pèlerinages, sainte Thérèse et sa Basilique. La capitale du Pays d'Auge a d'autres atouts qui sauront retenir le touriste que vous êtes. Sachez vous y attarder au moins pour une ou deux journées et arpenter les rues et ruelles à la recherche d'un passé perdu dans les ruines des bombardements, mais qui, " grâce au ciel ! ", a pu sauver quelques beautés architecturales de sa dramatique Histoire (1). On ne saurait trop vous conseiller quelques maisons typiques encore debout, rue Henry-Chéron (restaurant Le Vieux Normand), rue aux Fèvres, chemin d'Assemont (avenue du 6 juin), rue du Capitaine-Vié ou mieux, le musée d'Art et d'Histoire, rue Pasteur. Installé dans l'une des dernières maisons à pans de bois qui subsistent à Lisieux, il présente l'histoire de la ville des origines à nos jours et aborde la multiplicité de ses visages : la cité gallo-romaine, médiévale et classique, la cité textile (l'âge d'or de la cité entre 1850 et 1875), les figures illustres (Paul Cornu a été le premier à décoller d'un hélicoptère de sa fabrication, le 13 juillet 1907, à Coquainvilliers, tout à côté), la Reconstruction, les Évêques de Lisieux et l'habitat lexovien.

Ceci fait, vous pourrez, ensuite, découvrir d'autres charmes du centre-ville, organisé autour de trois places : la place François-Mitterrand ou s'élève la cathédrale Saint-Pierre (qui jouxte les jardins de l'Evêché et le tribunal de grande instance), place de la République où se déroule, tous les samedis, le marché hebdomadaire qui demeure l'un des plus authentiques de la région, la place Victor-Hugo très commerçante. Rappelez-vous, au passage, que Lisieux, est chaque année, placée sous les feux des projecteurs nationaux avec, l'organisation du Critérium d'après Tour de France, les réunions hippiques très prisées des turfistes et, plus localement, la Foire aux Picots (volailles) du premier dimanche d'août. Pour nourrir et compléter vos rencontres autour des produits du terroir, n'oubliez pas de rendre une petite visite aux producteurs, nombreux, alentour, à vous accueillir à la propriété pour quelques dégustations de cidre et de calvados parmi les meilleurs du Pays d'Auge. On aime, encore, l'effort fait sur la décoration des ronds-points, avec une thématique, chaque saison renouvelée. Admirez ! Sachez aussi que c'est à Lisieux qu'est fabriquée la célèbre marque de paracétamol " Doliprane " qui nous guérit de bien des maux.

(1) Epargnée par la Première Guerre mondiale, Lisieux fut détruite aux deux-tiers, les 6 et 7 juin 1944.

Deauville/Cabourg

Savez-vous que la côte normande ne ressemble pas à l'image d'Epinal des magazines au papier glacé ? Croyez-vous que tous ceux qui y vivent, se trémoussent dans les palaces, se pavanent sur les planches, au quotidien, ou qu'ils ont leur petit parasol doré réservé sur la plage de sable fin ? Non, bien sûr ! Suivez-nous, plutôt, sur les planches à Deauville, emboitez, avec nous, le pas de Marcel Proust à Cabourg, prenez-vous les pieds dans les mailles des filets des pêcheurs sur les quais de Trouville, et, surtout, prenez le temps de respirer l'air du large. A Deauville, à Trouville, à Cabourg, vous êtes, partout, chez-vous. Elles sont trois soeurs qui ne se ressemblent pas mais qui ont bien des points communs, à la fois historiques, artistiques et touristiques. L'une serait-elle plus huppée que l'autre ? A chacune, son tempérament. Loin de l'apparat dont les revêtent, quelques mois par an, des gens venus d'ailleurs (de Paris, peut-être ?), elles sont, d'abord des lieux de villégiature familiale. Chaque coin de rue a une histoire. Un pied en mer, un pied à terre, l'horizon et les poissons, d'un côté, les paysages ruraux et les vaches de l'autre. A Cabourg, à Deauville ou à Trouville, prenez le temps de conquérir la côte fleurie, de piocher dans ce qu'elle a de plus naturel et de vrai. Suivez nos pages et nos idées futées pour y dénicher le meilleur : rues étroites, maisons de pêcheurs, villas en front de mer, tartes aux pommes, glaces en cornet, jus de pomme et bains de mer... N'hésitez pas, non plus, à franchir le seuil d'un bistrot de quartier sans néon et sans paillettes, vous y rencontrerez des visages authentiques. Les offices de tourisme, sont aussi de très bons guides pour découvrir l'insolite et pénétrer les plus grands secrets. " Il y a le ciel, le soleil et la mer... "

Port-en-Bessin

Blotti entre deux rangées de falaises formidables, enlaçant la mer de ses deux digues tels deux bras immenses, Port-en-Bessin-Huppain offre un spectacle d'une telle force que Seurat et Signac n'ont pas hésité à le peindre à satiété. Mais toute ressemblance avec une commune de carte postale nostalgique de son passé et subsistant grâce au tourisme s'arrête là. Car Port-en-Bessin est avant tout un port de pêche, artisanal, et pas des moindres ! Premier port de pêche du Calvados, 3e de Normandie, il ramène et traite plus de 7 500 tonnes de poissons par an. Les Portais, qui vivent au rythme des marées, sont fiers des 30 chalutiers de leur flottille et des quelque 150 marins pêcheurs qui, vaille que vaille, sortent chaque jour pour ramener non seulement la fameuse coquille Saint-Jacques de Port, mais aussi la dorade grise, le bar, le cabillaud, la seiche, la raie, le homard normand, etc. Si la halle aux poissons permet au commun des mortels de faire ses emplettes gourmandes dès le retour de pêche, la criée, elle, est réservée aux professionnels. Allez, sans regrets, il faut être sur le pied de guerre dès 5h du matin ! La vitalité du port rejaillit sur toutes les activités liées à la pêche : du charpentier au ramendeur en passant par l'employée chargée du tri du poisson et les restaurateurs, tout le monde s'affaire. Il existe même un chantier naval où sont construits des chalutiers en chêne. Finalement, Port-en-Bessin reste fidèle à sa devise " La mer est notre loi ". Et c'est avec ferveur qu'elle rend hommage à cette mer nourricière tous les cinq ans lors d'une extraordinaire Bénédiction de la Mer - dont la prochaine édition aura lieu en août 2019 - et chaque année en novembre lors de la très populaire fête de la Coquille, joliment surnommée Le Goût du Large. Maintenant, si l'odeur du poisson vous incommode, sachez que Port-en-Bessin se prête à de très jolies balades, notamment le long de ses sentiers littoraux escarpés où la vue balaye la pointe du Hoc, Omaha Beach et le port provisoire d'Arromanches... Histoire de ne pas oublier que Port occupa une position stratégique pendant le Débarquement puisque c'est là que le 47th Royal Marine Commando installa le port pétrolier destiné à ravitailler la percée alliée...

Le pont de Normandie

Le pont de Normandie, mis en service en 1995, est devenu une des grandes attractions touristiques de la Normandie toute entière. Il a mis Caen à moins d'une heure du Havre et constitue un maillon essentiel de l'autoroute des Estuaires (A 29). Grâce à la jonction des départements de la Seine-Maritime et du Calvados, la Haute et la Basse Normandie ne faisaient déjà plus qu'une, au point le plus large de l'embouchure de la Seine, avant leur réunification officielle, le 1er janvier 2016. En attendant leur " fusion " en une seule régionale, elles avaient donc appris à mieux se connaître. Certains diront à s'apprivoiser.

Avant la construction du pont, pour les habitants des deux rives, l'embouchure du fleuve était une barrière physique, culturelle et sociale forte dont les verrous ont sauté au fil des années. En un saut de puce (2 141,25 mètres, exactement et dix minutes à peine) on passe d'une rive à l'autre, naturellement. A l'époque de sa mise en oeuvre, le pont de Normandie fut désigné comme plus grand pont à haubans du monde. Détrôné depuis 2004 par le viaduc de Millau dont la longueur du tablier haubané est de 2 460 mètres il demeure, toutefois, parmi les pionniers du genre. Sa prouesse technologique - des pylônes de 20 000 tonnes chacun qui dépassent la tour Montparnasse, un tablier de quatre voies, deux pistes pour les vélos et encore deux pour les piétons...- (car oui, on peut franchir à pied le pont de Normandie !) ne fait pas oublier, toutefois, la prouesse pour le portefeuille : 5,40 € la traversée, dans un sens, pour l'usager occasionnel. Mais, passons-le ce pont et concentrons-nous sur le plaisir des yeux. Même sujet au vertige, vous saurez vous imprégner de la vue plongeante et saisissante sur l'estuaire, son panorama exceptionnel sur les marais et sa réserve naturelle.

Le pont de Normandie se visite autant que ses environs.

Côté Honfleur, le circuit " De l'autre coté de l'eau " propose deux heures de promenade pour la grande traversée du pont.

Côté Le Havre, le circuit "Sur le sentier des roselières" surplombe le magnifique espace naturel de l'estuaire de la Seine.

A mi-route, " Le jardin des ingénieurs ", près du bâtiment des péages, présente une pile du pont de Normandie où est gravé le nom des 1 600 bâtisseurs de l'ouvrage.

Infos :

- Service exploitation des ponts ✆ 02 35 24 64 90 ou 02 35 24 64 99.

- Site Internet : www.pontsnormandietancarville.fr/informations-pratiques/visites.html

- Office de tourisme du Havre ✆ 02 32 74 04 04. www.lehavretourisme.com

- Office de Tourisme de Honfleur ✆ 02 31 89 23 30. www.ot-honfleur.fr.

Bayeux

Bayeux, c'est l'atout séduction du Calvados. On y vient comme tout le monde pour voir la cathédrale et la Tapisserie, en se disant qu'on aura vite fait le tour, et on tombe sous le charme. Inévitablement. Il faut dire qu'elle a de quoi plaire, la capitale du Bessin ! Avant tout, elle peut se targuer d'une histoire vieille comme les Gallo-Romains et aussi passionnante que riche en rebondissements. De l'invasion viking à l'épopée de Guillaume en passant par la guerre de Cent Ans, l'apogée des manufactures de dentelle et de porcelaine et, bien sûr, le Débarquement qui a fait d'elle la première ville de France continentale libérée, et le temps d'un été la capitale administrative du pays, Bayeux a des choses à raconter et à montrer. A commencer par sa miraculeuse préservation. Car celle qui fut, inexplicablement, épargnée par les bombardements et rendue intacte après la Seconde Guerre mondiale, peut également s'enorgueillir d'un patrimoine architectural exceptionnel... La cathédrale, bien sûr, et la Tapisserie - autre miraculée de l'histoire, qui a survécu à toutes les guerres et échappé à la convoitise des sans-culottes comme à celle des généraux allemands -, mais pas seulement. Bayeux, c'est aussi un livre ouvert sur le Moyen Age : son centre historique est un remarquable témoignage de cette époque que le circuit du Vieux Bayeux, fort bien conçu, vous incite à découvrir, de ruelles pavées en maisons à pans de bois, de vestiges de remparts en hôtels particuliers, d'anciennes tanneries en manoirs. Bayeux, c'est également la possibilité de visiter des musées incontournables comme le musée mémorial de la Bataille de Normandie, une mine d'informations, ou le musée d'Art et d'Histoire Baron Gérard (MAHB), installé dans le palais épiscopal rendu à sa splendeur d'antan. Mais Bayeux, c'est surtout une commune vivante et dynamique, aux antipodes d'une ville-musée. Forte d'une association de commerçants fort impliqués et d'une équipe municipale investie, la ville est prospère et riante, les commerces accueillants et l'ambiance générale, au plaisir de vivre. La preuve, Bayeux ne rate aucune occasion de faire parler d'elle, que ce soit quand elle illumine sa cathédrale, à la nuit tombée, avec le rendez-vous estival "Lumières de la Liberté", ou le son et lumières des fêtes de fin d'année autour de la Tapisserie. Que ce soit, encore, avec les fêtes médiévales, organisées depuis 33 ans, début juillet. Une autre occasion de faire parler d'elle est, aussi, le festival international du Cirque qui a lieu tous les deux ans (les prochains en mars 2019, puis 2021...) et, beaucoup plus (inter) nationalement (et hélas, dramatiquement), le Prix-Bayeux Calvados des correspondants de guerre organisé en octobre (26e édition en 2019).

On ne saurait quitter la ville sans avoir fait une balade bucolique sur les bords de l'Aure, superbement aménagés pour le plaisir des sens... Bayeux est incomparablement fascinante et culturellement enrichissante.

Le Mémorial de Caen
La Suisse normande

Le parallèle avec sa grande soeur helvétique est inévitable. Reliefs vallonnés, gorges profondes, points de vue splendides et végétation luxuriante, tout rappelle la patrie de Guillaume Tell. Seuls les coucous suisses font défaut au tableau. Situé à l'écart des grands axes routiers, ce petit coin de paradis bénéficie d'un relief suffisant pour autoriser des activités généralement réservées à d'autres régions. Dans cette Helvétie miniature, la route de la Suisse Normande sillonne un paysage tourmenté. On peut effectuer en voiture le parcours fléché qui traverse les bourgs de Thury-Harcourt, Condé-sur-Noireau, Pont-d'Ouilly et Clécy. Capricieux, le circuit s'engouffre à travers des gorges et escarpements rocheux, quand il ne suit pas le cours tumultueux de l'Orne. C'est à Saint-Omer que commence la route des Crêtes qui domine les sommets du Pain de Sucre et les Rochers des Parcs, offrant ainsi des perspectives magnifiques sur ce relief montagnard. Les sportifs peuvent pratiquer ici tous les sports de montagne : deltaplane, parapente, canoë-kayak, escalade... La randonnée pédestre, équestre ou à VTT, le golf, la pêche... ont aussi leurs adeptes. De nombreuses étapes culturelles jalonnent la Suisse Normande : parc et jardin du château d'Acqueville, château de Pontécoulant, musée du Chemin de fer miniature à Clécy, musée des Fosses d'Enfer à Saint-Rémy-sur-Orne.

Omaha Beach

Le 6 juin 1944, les plages du Calvados ont écrit dans le sang une page d'histoire. La plus grande armada de tous les temps débarque à Omaha Beach, prélude à la bataille de Normandie, l'un des grands événements du XXe siècle. Vestiges et souvenirs de cette grande épopée foisonnent le long des côtes du Calvados. Venus de toute l'Europe, d'Amérique et même d'Afrique, vétérans et descendants des acteurs de cette aventure reviennent régulièrement commémorer cet événement majeur de l'histoire du monde contemporain. La Normandie est actuellement l'un des espaces historiques les plus visités de France.

Colleville-sur-Mer - Saint-Laurent-sur-Mer. Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer est inauguré en 1956. Il domine les plages d'Omaha Beach, et tout y est ordonné pour que l'émotion afflue : la grande perspective centrale, le mémorial avec l'immense carte de la bataille, le Jardin des Disparus où sont inscrits les noms de 1 557 soldats, et les dix carrés de stèles parfaitement alignées, où reposent 9 386 soldats américains dont 4 femmes. Un Visitor Center en complète la visite.

Le Musée mémorial d'Omaha Beach à Saint-Laurent-sur-Mer : ce musée se situe à 200 m de la plage, au coeur d'Omaha Beach, dans le secteur du débarquement des troupes américaines. Il présente une collection de véhicules militaires, d'armes, de costumes et d'insignes utilisés par les soldats américains et allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et dresse un tableau de la vie quotidienne sous l'occupation allemande, sans oublier la résistance et la déportation. Un saisissant panorama grandeur nature accompagné de mannequins en situation de combat, retrace le débarquement sur Omaha.

L'Omaha Overlord Museum à Colleville-sur-Mer est le dernier‐né des musées consacrés au débarquement d'Omaha. Il se trouve à deux pas du cimetière américain et présente l'une des collections les plus complètes sur les belligérants présents lors du second conflit mondial.

Vierville-sur-Mer. La plage de Vierville, lavée deux fois par jour par les marées, est une superbe étendue de sable doré, large de plus de 300 m par vives eaux de basse mer. Cette plage qui borde au nord-est le territoire de la commune, en a été dès l'origine le pôle d'attraction. Les familles du voisinage et des villes, qui depuis toujours venaient y pêcher, ont commencé à s'y installer les jours fériés pour la joie des enfants, puis y ont progressivement construit des villas de vacances. Dès 1900, le commerce et l'hôtellerie ont prospéré autour de ces activités, avec notamment les établissements créés par les familles Piprel et Legallois, toujours actifs aujourd'hui. Le 6 juin 1944 restera gravé dans la mémoire des Viervillais. Ce jour-là, à l'aube, des milliers de soldats américains débarquent sur sa plage, fortement défendue par les troupes allemandes. Un millier de ces jeunes y sont tués ou blessés. Les survivants escaladent les falaises, occupant Vierville dès le matin du 6 juin et isolant ainsi les défenseurs allemands concentrés au pied du vallon. De nombreux monuments commémoratifs et quelques bunkers allemands marquent le souvenir de ces combats difficiles. Les passerelles du port artificiel Mulberry laissent encore entrevoir leurs vestiges à marée basse. Ce port, analogue à celui d'Arromanches, fut en partie détruit par une tempête fin juin 1944, mais cela n'empêcha pas de poursuivre avec un succès complet les déchargements sur la plage.

Musée D-Day Omaha à Vierville : Omaha, l'une des plages du Débarquement les plus meurtrières, fut surnommée Omaha la Sanglante. Le musée raconte les différentes missions des soldats d'Omaha et présente plusieurs centaines d'objets, de photos et de souvenirs historiques émouvants.

Le pays d'Auge

Le Pays d'Auge est un concentré de Normandie ! Collines et vallées verdoyantes, dominant la Touques et la Dives, patrimoine riche, architecture caractéristique en pans de bois et en briques, il marie dans une harmonie paisible tout ce qui participe à faire le charme de la région. Cette harmonie trouve son symbole à Beuvron-en-Auge qui compte parmi les plus beaux de France. Restaurés et préservés, les bâtiments du bourg vous donneront l'impression d'évoluer dans une pièce de musée. D'autres - comme nous - lui préfèrent, Beaumont-en-Auge, à dix kilomètres au-dessus de Deauville ou, encore, Orbec, à 20 kilomètres de Lisieux. Le coeur du Pays d'Auge est en tout cas, bien là, avec ses vaches et ses vergers, ses superbes maisons à colombages, au charme typique, et ses produits du cru que les agriculteurs ou les commerçants locaux se font un plaisir de vous faire goûter. Les trois princes (camembert, pont-l'évêque, livarot, le nom de trois fromages AOC-AOP), la teurgoule (le riz au lait-cannelle du dessert), le cidre, le calvados, le pommeau, ont ici leur berceau.

Pour une bonne transition, c'est sans doute à Honfleur qu'il faut prendre la température. Le petit port de pêche donne bien la note. Le samedi matin, jour de marché, est le rendez-vous des Honfleurais et des habitants du canton qui " descendent " pour l'occasion. La place Sainte-Catherine sert de cadre au déballage chatoyant des fruits et légumes frais, des produits du terroir et de la pêche locale : poissons et crevettes grises !

Demi-tour vers Lisieux où seront pardonnées ces saines gourmandises. Instants de pèlerinage sur les traces de Sainte-Thérèse et place aux visites culturelles au coeur du patrimoine architectural avec la Cathédrale Saint-Pierre (rescapée des bombardements de 1944) et la Basilique.
D'autres chemins serpentent sur la route des manoirs du Pays d'Auge, d'autres encore guident les littéraires à la rencontre des écrivains (Marcel Proust à Cabourg, André Gide à la Roque-Baignard), les férus de politique au Val Richer chez François Guizot (qui fut ministre sous Louis‐Philippe), les nostalgiques d'industrie au musée Schlumberger de Crèvecoeur...

Bienvenue en Pays d'Auge. Soyez prudents : les routes de campagne au bout desquelles vous dénicherez sûrement une petite auberge de campagne où vous reposer, sont parfois très, très étroites !

Le méridien de Greenwich : un fil rouge en Pays d’Auge

C'est à Villers-sur-Mer où il est matérialisé par un marquage au sol sur le belvédère situé sur la digue et par un repère lumineux, le soir, que le méridien de Greenwich fait son entrée en Europe continentale. Mais le méridien de Greenwich ne passe pas seulement à Villers. Il s'immisce au coeur de petits villages du Calvados, Saint-Vaast-en-Auge, Heuland, Cresseveuille, Saint-Aubin-Lebizay, Gerrots (communauté de communes Normandie Cabourg Pays d'Auge), Berville, Vaudeloges (près de Saint-Pierre-en-Auge). Quelques-uns ont eu la bonne idée de matérialiser ce passage par un panneau sur le bord de la route et/ou sur une trace au sol. C'est le cas à Cresseveuille ou à Vaudeloges, dernière commune traversée par le Méridien avant de filer vers l'Orne et vers Argentan, entre autres. Un fil rouge qui peut donner de belles idées de visite au coeur du Pays d'Auge.

Pour vous guider, c'est futé : le Carnet de voyage Normandie-Cabourg-Pays d'Auge vous fait visiter un territoire authentique, méconnu. Disponible dans les offices de tourisme de Beuvron-en-Auge, Cabourg, Dives-sur-Mer, Houlgate, Merville-Franceville et dans toutes les librairies.

Falaise

C'est indubitablement la ville de Guillaume le Conquérant, fils de Robert le Magnifique et futur vainqueur de l'Angleterre en 1066. Dès lors, impossible d'ignorer son berceau, le château qui domine superbement la ville. Au XIIe siècle, sur les fondements du château familial, Henri Ier Beauclerc ajoute deux grands donjons carrés. La tour circulaire est, elle, construite au XIIIe siècle après l'annexion de la ville par Philippe Auguste. Le passage par la voie panoramique s'impose pour bien embrasser les lieux. Les remparts de la puissante forteresse, au-dessus du rocher, dominent le val d'Ante. Leur restauration, entamée depuis 2007, permet de susciter toujours plus d'intérêt, année après année. Au cours d'une visite interactive, le visiteur, muni d'une tablette tactile, découvre ou redécouvre la saga de Guillaume, de ses ascendants et descendants. Selon la légende, le père de Guillaume, Robert le Magnifique, ayant aperçu des fenêtres de son château une jeune fille lavant du linge à une fontaine, en tomba amoureux aussitôt. Au petit matin, après une nuit de plaisir, le duc s'éveilla et écouta la belle Arlette soupirer dans son sommeil. À son réveil, elle lui fit part de son rêve prémonitoire : " Son corps tel un arbre croissant jusqu'au soleil et dont l'ombre se répandait de la Normandie jusqu'à l'Angleterre. " Neuf mois plus tard, Guillaume naissait et allait devenir roi d'Angleterre. 2016 fut l'année du 950e anniversaire de son couronnement. L'ombre de Guillaume est omniprésente. Vous la croiserez souvent en sillonnant les routes du Calvados où, chemin faisant, vous tomberez sur quelques champs de bataille assez bien signalés.

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