La basse Birmanie est d'abord la Birmanie du delta, à savoir, de l'eau, des rizières et des cultures de coton et d'hévéa, sur la côte. La vie du delta est rythmée plus qu'ailleurs dans le pays par le cycle du riz. Officiellement, la basse Birmanie devrait être le terrain d'expérimentation de la révolution verte " à la birmane ". Pourtant, depuis la fin des colonies, la région n'a pas retrouvé l'activité économique ni les rendements, qui en faisaient alors le grenier à riz du pays. Et ce, bien que les ports soient des débouchés stratégiques sur la mer, convoités par le grand voisin chinois.

Le manque d'infrastructures fait que tout déplacement dans le delta est ponctué de traversée de ponts en bois, ou de traversée en ferry, le cas échéant. Une chose est sûre, faut pas être pressé... D'ailleurs, les touristes y sont encore rares.

Si la basse Birmanie fut le berceau des civilisations pyu et môn, les quelques monuments des anciennes capitales constituent tout ce qui reste véritablement des Pyu, disparus aujourd'hui, et des Môn, difficiles à distinguer des Birmans.

La basse Birmanie peut être visitée facilement au départ de Yangon, en excursion, d'une journée ou plus, vers les anciennes capitales môn : Prome, Bago, Beikthano, Sri Ksetra, pour l'histoire des origines pyu et môn, Mawlamyine (Moulmein), pour les nostalgies coloniales.

L'instabilité politique interne et le contrôle du gouvernement sur la région ont également limité son développement touristique. Et pour cause. La basse Birmanie, en particulier près de la frontière avec la Thaïlande, est un foyer explosif, tant au niveau de la politique intérieure du pays que sur la scène diplomatique internationale. Yangon a signé des cessez-le-feu avec les armées de libération de différentes minorités ethniques, et la paix semble prendre le dessus. Les camps de réfugiés de l'autre côté de la frontière thaïlandaise sont, entre autres, une bonne raison pour que l'accès à la majeure partie de la région fut tout simplement interdit aux étrangers. Ce n'est que très récemment que l'ensemble du pays Karen et la division Tanintharyi, à l'extrême sud du pays, se sont totalement ouverts aux étrangers. Au sud de Dawei (Davoy), il y a ainsi des chances que vous arriviez en terre quasi inconnue des touristes des temps modernes. De quoi donner l'envie de s'y presser, et de voir des régions qui restent si peu connues, avec pourtant la Thaïlande si proche. L'archipel de Myeik ne devrait pas rester sauvage longtemps, c'est maintenant qu'il faut en profiter.

Attention toutefois à rester informé des développements politiques. En basse Birmanie, même le consensus bouddhiste n'est que relatif, et le catholicisme, devenu religion de la moitié du peuple karen, est bien ancré. Mais les tensions peuvent resurgir à la moindre étincelle.

La basse Birmanie, c'est la Birmanie actuelle, celle qui reste dans l'expectative, espérant que " ça " se débloque pour de bon. En attendant, les Birmans aisés de Yangon se rendent le weekend sur les plages de Chaungtha.

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