Parmi les nombreuses cités précolombiennes perdues au coeur des forêts du monde maya, Tikal est sans conteste l'une des plus importantes, tant par la qualité de ses vestiges et leur mise en valeur que par l'étendue de son site et la beauté de son cadre.

Histoire

L'histoire de Tikal commence certainement autour de 700 av. J.-C. D'autres tribus mayas s'étaient installées à quelques kilomètres plus au nord, sur le site de Uaxactún. Une petite communauté élut domicile sur l'emplacement du site actuel de Tikal et fut à l'origine des premières édifications du complexe du Mundo Perdido. Ce n'est que vers le IIe siècle av. J.-C. qu'apparurent les premières structures proprement dites : l'Acropole Nord date de cette époque. Tikal est alors une petite cité dominée, comme sa voisine Uaxactún, par la puissante cité d'El Mirador. Vers le milieu de l'ère préclassique récente (de 300 av. J.-C. à 250 ap. J.-C.), les constructions commencèrent à se multiplier. L'espace que l'on désigne sous le nom de Plaza Mayor fut choisi pour être le centre cérémoniel de la cité en formation et ses premiers monuments en ont constitué le centre géographique et symbolique de la cité. Les archéologues insistent aujourd'hui sur l'importance des cérémonies, de la religion et de la cosmologie. Ciment politique des cités, elles justifiaient l'origine divine des rois et, par extension, toute l'organisation très stratifiée de la société maya.

Vers la fin du Ier siècle de notre ère, la puissance d'El Mirador s'écroula et Tikal acquit son indépendance. Elle se lança, comme sa désormais rivale Uaxactún, dans un vaste programme de construction, qui se mesurait à l'aune de sa puissance. Les temples et les acropoles s'élevèrent. Les territoires qu'elle dominait s'étendirent. Son impérialisme se heurta peu à peu à celui d'Uaxactún.

Pendant ce temps, les armées de Teotihuacán conquéraient les hautes terres, asservissant les fières cités mayas, rencontre brutale à l'origine d'une civilisation originale, la civilisation Esperanza, qui s'épanouit sur les plateaux guatémaltèques environ jusqu'à l'aube du VIIe siècle ap. J.-C. Sous le règne du roi Grande Patte de Jaguar vers 350, des contacts furent établis entre Teotihuacán et Tikal. Tikal tira grand profit de ces échanges, empruntant à ce peuple belliqueux son art de la guerre et de la victoire. En 378, entraînées par leur chef de guerre Grenouille Fumante, les armées de Tikal écrasèrent impitoyablement les troupes de Uaxactún lors d'un conflit particulièrement sanglant.

Cette date marque le début de la prégnance de Tikal sur une grande partie du Petén. La cité était alors peuplée de 100 000 habitants, bien que les démographes et les économistes aient longtemps considéré que ces terres tropicales ne pouvaient héberger que des peuplements résiduels. Tikal domina sans partage le Petén jusqu'au milieu du VIe siècle, époque à laquelle son hégémonie fut contestée par la cité-Etat de Caracol, dans l'actuel Belize, qui étendit ses possessions jusqu'aux territoires initialement contrôlés par Tikal. Les deux cités s'opposèrent entre 550 et 563 au cours d'une longue guerre qui s'acheva par la défaite de Tikal, la capture et la mise à mort de son roi par le souverain de Caracol, Seigneur Eau.

La puissance de Caracol déclina à son tour au cours du temps, permettant la renaissance de Tikal. A partir de 700, le règne de Seigneur Chocolat (Ah Cacao) redonna à la cité-Etat son lustre d'antan. Lui et ses successeurs lancèrent de vastes programmes d'embellissement de la cité, construisant la plupart des temples et des monuments que l'on peut voir aujourd'hui sur la Plaza Mayor.

Le temple I fut érigé vers les années 730 par le propre fils de Seigneur Chocolat pour contenir la dépouille de son père. Jusqu'au début du IXe siècle, les constructions s'enchaînèrent puis le déclin atteignit une nouvelle fois Tikal. La cité fut tout simplement abandonnée, à l'image des autres cités-Etats de l'actuel Petén.

Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que la cité fut redécouverte par des envoyés du tout jeune Etat guatémaltèque, guidés par des Indiens du Petén pour qui cette mystérieuse cité faisait partie des légendes populaires et dont certains vestiges étaient connus par les initiés.

Une étude sérieuse du site ne commença qu'en 1878, avec le voyage dans la cité du Suisse Gustav Bernoulli. Le pillage des deux linteaux de bois sculptés des temples I et IV, que l'on peut voir aujourd'hui dans l'un des musées de Bâle en Suisse, date de cette époque où les archéologues n'hésitaient pas à rapatrier leurs découvertes en catimini pour les mettre à l'abri de pilleurs moins scrupuleux qui avaient perçu les opportunités pécuniaires de cet engouement pour les civilisations passées. Les scientifiques et archéologues se sont ensuite succédés sur le site de Tikal, tous parrainés par de grandes universités, fouillant, creusant, mettant à jour d'innombrables trésors ou déchiffrant, comme Sylvanius G. Morley, les signes de l'écriture maya.

Notons ici que depuis décembre 2017, la pyramide dite Del Mundo Perdido est à nouveau ouverte au public. Flanquée d'un escalier en bois flambant neuf, c'est certainement le meilleur poste d'observation à l'heure où le soleil se couche.

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