Ce parc national est le plus connu du Chili, peut-être aussi le plus beau. Le développement touristique de la région de Magellan repose en grande partie sur lui. C'est une des destinations les plus prisées des étrangers qui visitent le pays. Le parc (déclaré Réserve de la biosphère par l'Unesco en 1978) recouvre une superficie de 227 298 ha. Il est situé entre le champ de glace sud-patagonien (Campo de Hielo Sur) et la steppe patagonienne. Les différentes zones qui le constituent jouissent d'un climat particulier résultant des influences conjuguées de l'altitude, du relief et des glaciers.

Histoire. Le premier à s'aventurer dans la région fut Santiago Zamora (1870-1890), qui en devint un véritable expert. Dans les années 1879-1890, le gouvernement du Chili dépêcha l'explorateur Tomas Rogers pour cartographier la zone. L'histoire retient que les premiers touristes à visiter le Paine furent lady Florence Dixie et ses amis, en 1879. Puis les scientifiques débarquèrent, dont Otto Nordenskjöld (1895) et Carl Skottberg (1908). Le Britannique Walter Ferrier obtint l'autorisation en 1896 de s'établir entre les rivières Paine, Serrano et Grey (au nord-ouest du lago del Toro, au niveau du secteur Serrano aujourd'hui) : comme le rappelle un panneau à l'entrée de l'administration du parc, le dernier propriétaire du terrain, le conte italien Guido Monzino, le céda au gouvernement chilien en 1976.

La première moitié du XXe siècle vit l'extension de l'élevage et l'apparition de plusieurs estancias, aujourd'hui réhabilitées pour le tourisme. Cet élevage intensif fut terrible pour la faune et la flore, les fermiers brûlant la terre pour favoriser la croissance de leur cheptel. Plusieurs incendies motivèrent les autorités à créer un parc national, le 13 mai 1959 : le parc national de tourisme Lago Grey, d'une superficie de 4 332 ha.

Le nom " Torres del Paine " fut octroyé en 1961, lors de la première ampliation. Il est à noter qu'à l'intérieur du parc subsiste un seul terrain privé, celui de l'estancia Cerro Paine, qui poursuit son exploitation bovine et s'est parallèlement reconvertie en hostería, très prisée des voyageurs.

Au fait, le nom paine vient d'un vocable tehuelche (l'ethnie indigène qui peuplait le versant est de la cordillère des Andes), qui veut dire " bleu ". Vous n'aurez aucun mal à comprendre pourquoi : cette couleur domine les vallées, les lacs, les pierres et les glaciers.

Description. Le parc offre une géomorphologie unique en Patagonie. Son centre est constitué par le massif du Paine qui s'étend sur 400 km². Si l'on observe le massif de la rive sud du lac Nordenskjold, on découvrira plusieurs de ses plus hauts sommets, à savoir, d'ouest en est, les trois Cuernos (cornes), dont le plus haut culmine à 2 600 m, et les trois Torres (tours) de Paine, dont la plus haute culmine à 2 850 m. Le sommet le plus haut du massif est le Paine Grande, qui s'élève à 3 050 m.

Le parc se caractérise aussi par ses glaciers : glacier del Francés, glacier Grey, glacier Dickson... Le plus visité reste le glacier Grey, qui constitue l'une des extrémités sud du Campo de Hielo Sur. S'avançant dans le lac du même nom, il s'en détache parfois d'immenses blocs de glace qui s'en vont flotter sur ses eaux. Les glaciers Geike et Tyndall, un peu plus au sud dans le parc Bernardo O'Higgins, sont toutefois beaucoup plus impressionnants. On peut s'approcher du Geike : c'est d'ailleurs l'une des plus belles balades dans la région.

La flore et la faune sont d'une grande richesse. On croise de nombreux guanacos qui migrent dans différentes parties du parc suivant les saisons. Les autres espèces communes sont les nandous (ñandus) et plusieurs types de renards, certains très faméliques et si habitués à ce que les touristes leur donnent à manger qu'ils errent comme des âmes en peine près des miradors de plus forte affluence. Plus rares et plus difficiles à observer sont les pumas et le huemul, de la famille des cervidés, en voie de disparition. Sur les rives des lacs, on pourra observer des cygnes et une multitude d'oiseaux. Le plus fameux reste bien sûr le condor, dont le vol gracieux enchante le regard.

Le parc est également une région de pêche sportive ; ses lacs et rivières sont riches en salmonidés (pour les permis, s'adresser au siège de l'administration du parc). Dans les zones de steppes du parc, la flore est dominée par un petit buisson du nom de coiron. Les zones boisées sont de type magellanique, riches en essences natives du genre Nothofagus ou " faux hêtres " (lenga, ñirre, coigue).

La meilleure période pour visiter le parc se situe entre fin décembre et fin mars, les températures sont appréciables et les journées très longues. Toutefois, le mois de novembre peut être magnifique, et en plus il y a beaucoup moins de monde. D'une manière générale, le temps est très variable dans cette région : on a déjà vu des tempêtes de pluie en plein février, et en général les conditions climatiques sont plus stables en plein juillet. S'il fait plus chaud en été, de toute façon, comme partout en Patagonie, il y a aussi plus de vent. Pensez-y. Pour terminer, une précision : pour éviter la horde de touristes, c'est simple, il faut marcher tôt et ne pas hésiter à arpenter des sentiers moins battus.

Le parc a défrayé la chronique le 17 février 2005, quand un malheureux touriste tchèque a enflammé environ 14 000 ha de forêt en campant dans un endroit non autorisé, près de la lagune Azul. Vous découvrirez l'étendue du désastre en entrant par la lagune Amarga, avant d'arriver à l'hostería Las Torres.

Les lieux incontournables du PARQUE NACIONAL TORRES DEL PAINE

Organiser son voyage au PARQUE NACIONAL TORRES DEL PAINE

Photos du PARQUE NACIONAL TORRES DEL PAINE

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

CHILI - ÎLE DE PÂQUES

Guide CHILI - ÎLE DE PÂQUES

CHILI - ÎLE DE PÂQUES 2018/2019

13.95 €
2018-01-03
600 pages
Ailleurs sur le web
Avis