Chaque époque a son histoire, mais aucune histoire ne peut perdurer autant qu’à Tokyo. Entre les temples ancestraux et les gratte-ciel modernes, la capitale du Japon est en parfait équilibre entre passé et futur. Mais cet équilibre n’est pas uniquement architectural, il est aussi dans les mythes. Place à l’amour et à la fidélité avec le légendaire chien Hachiko, ou basculer dans un univers de vengeance et d’honneur avec les 47 rōnins. Dans ce tourbillon des opposés, de contradictions, il est dur de trouver sa place et de savoir comment appréhender ce nouveau monde. Car Tokyo à elle seule peut constituer un monde. Ville gigantesque et peuplée de plus de 13 millions d’habitants, elle regorge de secrets. Car la métropole japonaise est difficilement saisissable. Eclairée ou éteinte, large ou veinée de petites rues, il ne suffit que d’un virage pour se retrouver destitué de ses acquis. Oui, vous allez vous perdre, mais vous découvrirez un autre monde et qui sait, peut-être une part de vous-même.

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Le marché aux poissons de Tsukiji

C’est le plus grand marché de poisson au monde ! Chaque jour, plus de 50 000 personnes viennent s’y approvisionner. Pourtant, il en a fallu de peu pour que les touristes soient interdits d’accès. En effet, en 2008, la mairie de Tokyo interdit l’accès aux touristes, mais elle revint sur sa décision en 2009. La discrétion est donc de mise pour garder ce lieu accessible aux futurs étrangers ! Pour goûter pleinement l’atmosphère de ce lieu, il faudra venir tôt et, évidemment, déambuler entre les étalages. Vous assisterez à la vente du poisson à la criée, sauf à celle du thon rouge qui est interdite au public. Parmi cette marée de crustacés se cachent plusieurs bars à sushi réellement délicieux ! C’est même une étape culinaire incontournable à Tokyo ! L’une des meilleurs adresses est le Daiwadzushi qui propose plusieurs formules entre 2 000 et 3 500 ¥. Avec sa devanture d’un bleu-gris léger, le Rokumeiken fait partie des moins chers et les sushi y sont admirables ! Un conseil, n’attendez pas 12h30 pour passer à table !

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Le temple Senso-Ji

L’un des plus vieux temples de Tokyo. Construit en 628 par trois pécheurs, la légende raconte qu’ils auraient retrouvé dans leur filet une statue en or de la divinité Kannon, la déesse de la compassion. Ainsi, pour protéger ce bien, ils auraient créé cet édifice. Aujourd’hui, la statue de la déesse reste invisible à nos yeux. De nombreux événements détruisirent ce lieu, mais il fut toujours reconstruit. L’entrée principale se trouve au sud et est protégée par deux gardiens, Fujin, dieu du vent, et Raijin, dieu du tonnerre. Sur votre chemin, vous croiserez une immense lanterne de papier rouge, un lieu que les touristes raffolent pour les photos souvenirs ! Au fil de vos pas, vous arriverez face à un encensoir en cuir gigantesque. La fumée qui en ressort est utilisée par les fidèles pour se purifier et disposerait de nombreuses vertus thérapeutiques. De multiples constructions prennent pied autour de cet endroit, dont un monastère, le Denbōin, et une pagode, la Gojunotō.

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La statue de Hachikô

Cette place proche de la gare Shibuya est devenue un lieu de rendez-vous pour les habitants de Tokyo. Elle peut paraître au premier abord assez ordinaire, mais la statue rendant hommage à Hachikô et son histoire vous feront probablement changer d’avis. Ce chien est probablement l’un des plus célèbres au monde grâce au film américain Hatchi. Chaque jour, Hachikô accompagnait son maître à la gare de Shibuya et revenait seul le chercher en ce même lieu. Mais un jour, Hidesaburō Ueno, le maître de Hachikô, s’éteint suite à une hémorragie pendant ses horaires de travail. Malgré sa mort, Hachikô continua de se rendre jour après jour à la gare pour attendre son retour… Cette attente dura près de 10 ans, jusqu’au décès de Hachikô. Cette histoire vraie émut si fortement le Japon, que de nombreux hommages furent créés pour Hachikô. Aujourd’hui symbole de fidélité et de loyauté au Japon, Hachikô est surnommé Choken, le chien fidèle. Une partie de ses restes est enterrée près de la tombe de son maître tant attendu.

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Temple Sengaku-ji 

Ce temple fut fondé en 1612. Il est célèbre grâce à l’histoire des 47 rōnins et fut de nombreuses fois adapté sur les écrans. Ce fait historique, remontant à l’année 1701, commença par une lame de katana sortie par Naganori Asano dans l’enceinte du palais du shōgun. Ce qui constitue une faute grave pour l’époque. Celui-ci fut puni en étant destitué de son statut. Il perdit tous ses biens, dont ses terres. Cela entraîna la perte de 300 de ses samouraïs. N’ayant plus de chef, ils devinrent des mercenaires. L’un d’eux prit la décision de venger son maître et recruta 46 autres samouraïs. Ils attendirent 2 ans avant de se venger. Après la décapitation du responsable, ils posèrent sa tête sur la tombe de leur maître, Naganori Asano, située dans les jardins du temple de Sengaku-Ji et se suicidèrent sur celle-ci. Un seul réchappa à ce funeste sort, Kichiemon Terasaka, qui fut gracié par le shōgun. Depuis, chaque 14 décembre, des pèlerins viennent fleurir les tombes des 47 rōnins situées dans le temple.

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Le palais impérial 

Jadis, il fut l’un des plus grands châteaux du monde. Aujourd’hui, il ne possède plus sa prestance passée, mais il peut être une halte reposante ! Situé en plein cœur de Tokyo, c’est un véritable écrin de verdure entouré de béton. Vous ne pourrez y rentrer que le 23 décembre, date de naissance de l’empereur, et le 2 janvier, jour officiel de la présentation des vœux. Cependant, vous pouvez observer les remparts et les ponts surplombant les douves, mais aussi le Jardin de l’est. Situé près de la porte Ote-mon et possédant une superficie de 21 ha, vous pourrez y  contempler les fondations des édifices passés, dont le donjon de l’ancien palais shogunal détruit par un incendie. Une halte au pont Ishibashi est nécessaire ! Il est l’un des lieux touristiques les plus vus au Japon ! Au printemps, une balade autour des douves du palais impérial est l’occasion d’observer de magnifiques cerisiers en fleurs. Pour rajouter un côté romantique à votre escapade, vous pouvez louer une barque !

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Shinjuku

Shinjuku est l’un des quartiers les plus animés de Tokyo. Ici, plus de 107 nationalités différentes cohabitent ! On y trouve la plupart des grands magasins japonais, mais aussi les sièges sociaux de plusieurs compagnies internationales. Au tout début de son histoire, ce quartier était considéré comme la banlieue de Tokyo. Mais le séisme de Kantō de 1923 créa paradoxalement un gain d’intérêt pour Shinjuku. En effet, cette zone est l’une des moins sensibles aux tremblements de terre. Ce qui justifie le grand nombre de gratte-ciel présents dans cet arrondissement de la ville Tokyo. Le bon plan sera de vous rendre au siège du gouvernement métropolitain de Tokyo appelé aussi mairie de Tokyo. Considérée comme la plus grande mairie du monde ; vous pourrez profiter d’un accès gratuit à l’observatoire de la ville afin de profiter d’une vue spectaculaire sur Tokyo ! La nuit, vous pourrez circuler à Shinjuku comme en plein jour ! En effet, de nombreuses et gigantesques enseignes lumineuses illuminent le quartier !

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Musée national de Tokyo

Créé en 1871 à l’intérieur du parc d'Ueno, il est le plus grand musée du Japon. S’étendant sur plus de 10 ha, il regorge de trésors d’une valeur inestimable. Quatre grands bâtiments le composent : le Honkan, le Heiseikan, le Tōyōkan et le Hōryuji Homotsu Kan. Ce dernier abrite les œuvres de Hōryu-ji, un temple bouddhiste considéré comme la plus ancienne construction en bois du monde. Vous y verrez d’impressionnantes sculptures, des masques et de nombreux objets. Etant incroyablement grand, il vous faudra prévoir beaucoup de temps pour visiter convenablement ce musée. S'il y avait un choix à faire dans ce vaste espace, ce serait le bâtiment Honkan. L’art japonais y est magnifiquement bien représenté. En effet, il abrite la plus vaste collection au monde d’art traditionnel japonais. Le Musée national de Tokyo dispose aussi d’artefacts provenant des quatre coins de l’Asie : des sculptures khmères, des miniatures indiennes ou des statues bouddhistes coréennes. Un voyage dans toute l’histoire de l’Asie en un seul lieu !

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Sanctuaire de Meiji-Jingu

Ce sanctuaire est l’un des plus populaires au Japon. Situé au cœur d’un gigantesque parc, chaque arbre est une donation d’un citoyen japonais en l’honneur de l’ancien empereur Meiji. Celui-ci marqua son temps car il poussa le Japon à s’ouvrir sur le monde. Il réforma aussi le système politique japonais en créant un parlement d’élus et une constitution. Etant un sanctuaire, il faudra comme tout lieu de culte respecter certains usages comme purifier son corps avec de l’eau. Vous bénéficierez de plus de renseignement en cliquant ici. A votre entrée dans le parc, vous traverserez un immense torii en bois, puis vous pourrez flâner au sein du parc et inspecter les différentes structures : un musée, une salle de musique et de danse, etc. On vous offrira aussi des waka, un genre de poésie japonaise, composés par l’empereur et sa femme. La surprise peut être grande à la vue de certains arbres où des souhaits accrochés à leurs branches pendent. Faites de même ! Peut-être ils seront exaucés !

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Tournoi de sumo

Traduit littéralement, sumo signifie « frapper mutuellement ». Ce sport de lutte est typiquement japonais et reste dans nos mémoires grâce au gabarit atypique de ces lutteurs ! A l’origine, ces combats étaient dédiés aux dieux. Le but était de favoriser les bonnes récoltes. Aujourd’hui, ce sport n’est plus aussi populaire, mais il reste un événement incontournable pour tous les curieux de la culture japonaise ! Lors de l’achat de vos billets, essayez d’obtenir les meilleures places qui sont situées au nord et au sud. Ainsi, vous aurez la meilleure vue ! Evidemment, le prix est plus cher…Si vous voulez absolument assister à l'un de ces duels sans maltraiter votre porte-monnaie, armez-vous de jumelles et prenez les places éloignées du ring. Réservez vos billets bien avant la date du duel, les places partent très vite !

Le must sera d’assister au championnat national au Kokugikan de Ryogoku. Il se déroule en janvier, mai et septembre. Pour ceux qui n’auront pas cette opportunité, des rencontres universitaires prennent place le reste de l’année.

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