Cette ville portuaire de près de 70 000 habitants (sa province abrite aujourd'hui environ 450 000 habitants), ancien port de pêche et récente station balnéaire, est assurément le plus agréable lieu de villégiature de la côte Atlantique. Construite sur une presqu'île balayée par les vents alizés venus de l'océan, Essaouira présente un climat beaucoup moins torride que sa voisine du sud, Agadir, mais en même temps doux en toute saison (25 °C), contrairement à Safi ou à Casablanca, plus au nord. Les remparts de la médina offrent une promenade inoubliable que prolonge une splendide plage de sable fin. La ville est petite et son aspect se rapproche de celui de la ville de Saint-Malo. En effet, l'architecte d'Essaouira participa également aux travaux de reconstruction de la cité bretonne ! Malgré ces points communs, si Essaouira est effectivement jumelée avec une ville française de bord de mer, c'est avec La Rochelle et non Saint-Malo.

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Population et langues

Population

Berbères. Le Maroc est le pays du Maghreb qui compte le plus de Berbères. On peut considérer que les Berbères représentent 80 % de la population, mais il s'agit d'un nombre très large, fondé sur l'analyse de l'origine des noms de familles. On estime que les Berbères de culture proprement berbère et berbérophones représentent 30 à 40 % des Marocains, surtout en milieu rural, particulièrement dans le Sud et dans les montagnes. Les Berbères arabisés représentent environ le même pourcentage de la population, on les trouve notamment dans les grandes villes. Ce qui ne laisse que 20 % pour les Arabes à proprement parler. Mais attention, ces chiffres ne sont qu'indicatifs et sont à prendre avec précaution si l'on considère les mélanges de population, l'extrême complexité, interpénétration et fluidité des identités.

Le mot berbère est d'origine romaine : par Barbares, les Romains désignaient les étrangers à Rome, et ont donc tout naturellement nommé ainsi les autochtones rencontrés lors de leurs différentes conquêtes. Leur origine géographique est discutée, mais ils ont en commun une langue : en effet, les différents dialectes ont tous la même origine et dérivent du libyque, qui apparaît sur nombre de gravures rupestres dans le pays. Les dialectes berbères sont aussi parlés en Egypte, en Tunisie, en Algérie, ou encore en Mauritanie. C'est l'une des raisons pour lesquelles les dialectes ont tant évolué au cours du temps et en fonction des régions. Les Berbères peuvent être divisés en trois groupes principaux. Les Masmouda vivent dans le Rif, le Haut Atlas et l'Anti-Atlas, et parlent le dialecte chleuh. Les Sanhaja vivent dans le Sud, le Tafilalet, mais aussi le Moyen Atlas et le Rif méditerranéen et parlent le tamazight. Enfin, les derniers arrivés historiquement, les Zénètes, se trouvent dans l'est du Maroc et dans le Moyen Atlas autour de Meknès, et parlent le znatiya. L'arrivée des Arabes au Maroc a entraîné une conversion rapide des Berbères à l'islam et un mélange des populations. Cependant, aujourd'hui encore, la culture berbère demeure prégnante, certains Berbères revendiquent fortement leur particularité et tiennent à se différencier des Arabes par un attachement à la tribalité, à un artisanat particulier (vêtements colorés, etc.) et, par exemple, à des coutumes comme les tatouages traditionnels arborés par les femmes, signes de reconnaissance de leur tribu, et vecteur pour conjurer le mauvais sort ainsi que s'attirer la baraka. La culture berbère est notamment menacée par l'exode rural car beaucoup de jeunes abandonnent le berbère pour s'intégrer dans les villes, où règne la langue arabe. Si les Berbères se sont souvent sentis persécutés par le pouvoir arabe de Hassan II (entre autres), Mohammed VI a fait un énorme pas en avant dans la reconnaissance et la valorisation de cette culture en créant l'IRCAM (Institut royal de la culture amaeighe) en 2001. Cet institut a modifié radicalement les relations entre le pouvoir et les Berbères puisqu'avant sa création, il était parfois interdit de parler berbère et surtout de l'enseigner dans les écoles. Au contraire, l'IRCAM a encouragé la renaissance de l'alphabet berbère, le tifinagh, antérieur à l'alphabet grec, et met à disposition des outils pédagogiques pour son apprentissage dans les lieux scolaires. La recherche, linguistique, anthropologique et historique concernant la culture berbère est désormais encouragée, même si certaines tensions demeurent, notamment d'ordres identitaires.

www.ircam.ma

Gabriel Camp, L'Encyclopédie berbère, Aix-en-Provence, Edisud, 1985-2002 (en 25 volumes, sous l'égide du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines de l'Unesco, avec la collaboration internationale de 150 spécialistes et conseillers scientifiques, en savoir plus : www.bibliomonde.com/livre/encyclopedie-berbere-666.html).

Dieter Nohlen et Franz Nuscheler, Handbuch der dritten Welt (Manuel du tiers monde), Nr. 6 " Nordafrika und Naher Osten ", Bonn, Edition J.H.W. Dietz Nachf, 1993. Les chiffres sur les pourcentages de Berbères sont tirés de l'ouvrage ci-dessus, p. 240.

Arabes. Tout comme les Berbères, les Arabes ont diverses origines ethniques, même si leur origine géographique est la péninsule Arabique. Le mot arab, en langue sémitique, signifiait " désert et nomadisme ". Les Arabes sont venus s'installer par vagues successives à partir du VIIe siècle, suivant Idriss, qui fuyait les persécutions du calife de Bagdad. Idriss réussit à convertir un grand nombre de Berbères à l'islam, et fonde le premier véritable royaume unifié du Maroc. Il fait également de Fès sa capitale. Les Arabes poursuivent leur extension aux XIIe et XIIIe siècles. Peu attirés par les montagnes, ils ne cherchent pas à y pénétrer, leur préférant les plaines, les villes et les plateaux steppiques. Mohammed VI, roi du Maroc, appartient à la famille alaouite, qui dit descendre du Prophète et est donc arabe.

Juifs marocains. Quelques-uns sont arrivés dans l'Antiquité, puis après leur dispersion lors de la prise de Jérusalem, en 70 apr. J.-C. D'autres sont venus aux XIVe et XVe siècles, lorsque, persécutés en Europe, ils se sont établis dans les ports méditerranéens pour y faire du commerce. Peu avant l'indépendance, les juifs marocains étaient au nombre de 200 000. La plupart habitaient les mellah (quartiers juifs) des grandes villes. Nombreux autrefois, ils ont émigré pour la plupart en Israël entre 1947 et 1965, le nouvel Etat manquant de main-d'oeuvre paysanne. Les juifs marocains n'étaient plus que 15 000 en 1996 et ne représentent plus que 0,2 % de la population aujourd'hui. Ayant vécu au Maroc bien avant son arabisation, les juifs étaient bien intégrés à la population marocaine et jouissaient d'une bonne réputation, à tel point que certains d'entre eux ont été et sont encore conseillers du roi. En témoigne la figure emblématique d'André Azoulay, tour à tour conseiller d'Hassan II puis de Mohammed VI et créateur du festival gnaoua d'Essaouira, sa ville natale. Cependant, on ne peut nier que l'antisémitisme est aujourd'hui important dans le pays, lié en grande partie au conflit israélo-palestinien.

Haratines. Population noire du Maroc. Ils seraient des descendants des populations préhistoriques du Sahara qui, lors de son assèchement, seraient venus chercher refuge vers le nord. D'autres Noirs sont des descendants d'anciens esclaves soudanais, en grande partie recrutés par le sultan Moulay Ismaïl au XVIIe siècle. Ils habitent les villes et le sud du pays ; c'est parmi eux que le roi recrute sa garde noire. Les Haratines appartiennent aux couches sociales les plus défavorisées et subissent le racisme, mais ce sont peut-être les plus anciens habitants du pays. A Essaouira, ils jouissent cependant d'une réputation plus favorable, attachée à la musique gnaoua qui est en vogue chez les jeunes surtout depuis la création d'un festival lui étant entièrement consacrée.

Sahraouis. Vivant essentiellement dans le sud du Maroc, ils possèdent leur propre culture et leur propre langue, le hassaniya, proche de l'arabe classique et également parlé en Mauritanie.

Européens. En majorité des Français. Ils sont estimés à environ 50 000 personnes. Outre les expatriés et autres business-migrants, un phénomène qui tend à s'étendre est celui des jeunes retraités français qui choisissent le Maroc pour couler de paisibles jours au soleil et à moindre coût. Nombres d'entre eux achètent des maisons, notamment dans le quartier de la palmeraie à Marrakech.

Langues

La langue arabe classique du Coran, appelée aussi " arabe littéraire " ou fousha, est utilisée essentiellement dans les milieux intellectuels. Au cours du XXe siècle, on assiste à une véritable révolution de la langue et au développement d'une koinè commune à tous les pays arabes. Une langue internationale, ouverte sur l'avenir, la langue des médias et des affaires, l' " arabe moderne unifié ".

Quant aux visiteurs, ils feront bien de se familiariser avec l'arabe parlé par l'homme de la rue, pour échanger quelques mots avec l'épicier du coin, désarçonner les marchands de tapis ou pouvoir répondre aux interminables formules de politesse qu'occasionne une rencontre.

La langue que l'on parle dans les rues de Marrakech, d'Agadir et dans les centres urbains est l'arabe dialectal marocain (darija). Ce dialecte, dérivé de la langue classique, n'a théoriquement pas de forme écrite mais, en pratique, il s'écrit de droite à gauche, comme toute langue sémitique. Dans les régions berbères, le français est moins répandu ; de plus, le berbère n'a rien à voir avec l'arabe et il vous sera parfois difficile de communiquer... Dans le Sud, vers le Sahara occidental, particulièrement la région d'Oued Eddahab-La Gouira, le dialecte en vigueur est le hassaniya, proche de l'arabe classique. Les arabisants ou les curieux pourront emporter avec eux un dictionnaire français-arabe/arabe-français : Dictionnaire Mini Al-Kamel, de Youssof M. Reda (Librairies du Liban), petit mais très pratique.

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