Située à l'extrême Sud de la Dalmatie, cette ville aux frontières de la Bosnie-Herzégovine et du Monténégro, est devenue depuis quelques années, une destination très prisée par les touristes, notamment français. Au-delà des activités estivales, qu'offrent ses conditions météorologiques et son eau bleu Azur, Dubrovnik est également une ville d'art et d'histoire. Bouleversée dans les années 1990 par le conflit Yougoslave, et endommagée à plusieurs reprises par des catastrophes naturelles, cette cité médiévale est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'humanité.

Vue panoramique de la vieille ville de Dubrovnik.© Sorin Colac - Shutterstock.com

La presqu'île de Pelješac

En face de l'île de korcula, la presqu'île de Pelješac s'étend sur une soixantaine de kilomètres allant de Ston à Lovište. Dominée par une chaîne de montagnes, la presqu'île ne dépasse pourtant jamais les 8 km de large. Souvent négligée par les touristes, elle propose pourtant des criques, et plages de galets fins remplies de charme, tout le long de la côte Sud. À Pelješac s'étendent de vastes terrains agricoles, servant à la confection du vin et de l'huile d'Olive. C'est également ici que se trouve l'un des plus grands centres d'ostréiculture de la côte Dalmate. La presqu'île propose un itinéraire bis, qui permet de longer la côte croate sans repasser par le continent.  
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La gastronomie croate

L'huile d'olive est l'élément principal de la gastronomie croate. Chaque région possède ses olives ce qui rend l'huile inimitable et ses saveurs multiples. Les fruits de mer ainsi que le poisson sont également largement consommés à Dubrovnik, et notamment les huîtres de Ston réputées pour leur goût unique. Les terres arides baignées de soleil sont hautement propices à la culture des vignobles. C'est pour cette raison que le vin produit, qui ne subit aucune transformation chimique, est considéré comme un vin de grande qualité. Bien qu'il n'ait pas encore envahi le marché international, il est très apprécié localement et les vins de l'ouest de la Croatie sont considérés comme les meilleurs crus du pays.  

Assiette de fruits de mer.© Ana NEVENKA - Iconotec

Les remparts

Construits entre le VIIIe et le XVIs., les remparts situés dans le vieux Dubrovnik représentent une visite incontournable dans la ville. D'une longueur de 1 940 mètres, ils entourent l'intégralité de la vieille ville, sur des hauteurs de 25 mètres et des épaisseurs de 6 mètres. Bien que pacifiste, la ville était ainsi protégée des éventuelles attaques armées. Les murs extérieurs de la ville construits par l'architecte florentin Michelozzo Michelozzi, ainsi que le fort Sveti Ivan, en font une ville très protégée. Il faut en moyenne 2 ou 3 heures pour faire le tour des remparts afin d'admirer la vue imprenable sur la vieille ville avec ses églises, ses jardins, et bien sûr le panorama sur la mer.     

Promenade sur les chemins de rondes des remparts.© Lawrence BANAHAN - Author's Image

Le Palais Sponza

Bâti entre 1516 et 1522, le palais de Sponza tient une place importante dans la ville de Dubrovnik. Son style gothique typique de la Renaissance, et ses statues de bronze originellement sur la tour de l'horloge, en font un monument unique. Une exposition à la mémoire des héros de la ville ayant péri durant le conflit yougoslave est installée de façon permanente. Mais le palais propose également des expositions temporaires ainsi que ponctuellement des concerts et des pièces de théâtre. Situé sur la place centrale, c'est en ce lieu que sont conservées toutes les archives de la ville.  

Palais Sponza.© Lawrence BANAHAN - Author's Image

Le Stradun

Le Stradun, également appelé La Placa, est la rue principale de la vieille cité médiévale de Dubrovnik. La porte Pile débouche sur cette artère qui s'étend sur plus de 300 mètres jusqu'à la porte Ploče. Construite au XIIe siècle, celle-ci séparait Ragusium et Dubrava, les deux anciennes colonies de la ville. Après le grand tremblement de terre de 1667, la rue fut entièrement reconstruite. Le Stradun est l'artère la plus fréquentée de la ville, et ne se vide qu'à la nuit tombée, lorsque ses pavés scintillent sous la lumière, révélant ainsi toute sa beauté architecturale.

Le Stradun et le monastère franciscain des Frères Mineurs.© Lawrence BANAHAN - Author's Image

Téléphérique de Dubrovnik

Créé en 1969, le téléphérique de Dubrovnik fut détruit durant la guerre d'indépendance et fermé durant 19 années. En juillet 2010, il est remis en service et reprend son ascension fulgurante pour le plus grand bonheur des Dubrovnikois, attachés à ce symbole de la ville. Au départ du quartier Ploce au nord des remparts, il arrive au sommet du Mont Srd en moins de 4 minutes. Une fois au sommet, à 405 mètres d'altitude, des télescopes permettent d'admirer la vue panoramique sur la ville mais également sur la mer Adriatique et l'île de Lokrum. Chacune des deux cabines du funiculaire peut contenir jusqu'à 30 personnes pour un prix d'environ 14 euros l'aller/retour par personne.


 


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Le palais du recteur

Jusqu'en 1808, ce magnifique palais de style Gothique et Renaissance fut habité par le recteur qui gouvernait Dubrovnik. La version actuelle de cet édifice n'est en aucun cas la réalisation d'origine. Suite à plusieurs explosions et au séisme de 1667, le palais a été reconstruit plusieurs fois, ajoutant davantage de splendeur au monument. Il est aujourd'hui l'oeuvre des principaux bâtisseurs de Dubrovnik comme Michelozzo Michelozzi et Onofrio di Giordana delle Cava ainsi que de nombreux architectes locaux. À l'étage se trouve le musée de Dubrovnik, dans lequel on peut admirer les reconstitutions fidèles des appartements et bureaux du recteur. Élu seulement pour un mois, le recteur devait rester confiné dans le palais afin de se consacrer à sa tâche. Meubles, pièces de monnaie, tableaux et objets en tout genre sont exposés dans le musée.  

Palais du Recteur (Knežev dvor).© Lawrence BANAHAN - Author's Image

Église Saint-Ignace-de-Loyola

L'Église Saint Ignace de Loyola à Dubrovnik est une représentation de l'originale que l'on retrouve sur la Piazza Sant'Ignazio à Rome. Elle fut construite à partir de 1699 jusqu'en 1725 et conçue par l'architecte romain Andrea Pozzo. Son style baroque rassemble tous les éléments de la Contre-Réforme composée de nombreuses colonnes, moulures et corniches. À l'intérieur de l'église, de magnifiques fresques figurant la vie du fondateur de l'ordre des Jésuites Saint Ignace de Loyola, ornent les murs. On découvre également dans cet édifice religieux, une reproduction de la grotte de Lourdes, rappelant l'importance du culte de la Vierge Marie chez les Jésuites. 

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Monastère franciscain des frères mineurs

Situé sur le Stradun, l'église du monastère franciscain est l'un des plus beaux monuments de la vieille ville. De style romano-gothique, elle renferme un véritable havre de paix végétal qui contraste avec la très bruyante Placa. Construit en 1337, le monastère fut presque entièrement détruit lors du tremblement de terre de 1667. En son cloître sont conservés des oeuvre représentant la ville avant le séisme, celles-ci ont permis la reconstruction de la ville le plus fidèlement possible. À l'intérieur du couvent se trouve également une pharmacie, la plus ancienne d'Europe toujours en activité, ainsi qu'une bibliothèque comprenant pas moins de 30 000 ouvrages. Il est également possible de visiter le musée du monastère des frères mineurs, dans lequel sont exposés des reliques, manuscrits et des ustensiles anciennement utilisés dans la pharmacie du couvent. 

Monastère Dominicain (Dominikanski Samostan) datant du XIVe siècle.© Lawrence BANAHAN - Author's Image