Cette région s'étend sur 8 300 km2, dont 260 km2 pour le cratère lui-même (la plus grande caldera au monde encore intacte), et 890 km2 pour la forêt de la chaîne des volcans. Le nom du Ngorongoro provient de celui des guerriers de la tribu autrefois installée dans le cratère, les Likorongoros (nom déformé par les colons allemands en Ngorongoro). Les Maasaï, peuple guerrier et conquérant, ont chassé les Likorongoro qui ont finalement migré vers le lac Eyasi. Ils y vivent toujours, se nourrissant toujours de la chasse et de cueillette. Les Maasaï les appellent désormais les Mangatis, soit " les ennemis respectés ".

Créé en 1951, le Serengeti allait bien au-delà de sa frontière actuelle, et excluait les Maasaï des pâturages des grandes plaines. Un conflit éclata en 1956 entre les parcs nationaux et les Maasaï. La zone de conservation du Ngorongoro fut alors fondée en 1959, à la fois comme réserve naturelle pour protéger une faune exceptionnelle, comme conservatoire pour la gorge d'Olduvai, où les époux Leakey venaient de découvrir le crâne de l'Australopithecus zinjanthropus, et comme terre d'accueil et de protection des Maasaï. Deux naturalistes, les Grzimek (prononcer Jimek), ont beaucoup oeuvré pour la promotion de la conservation dans la région. Michaël (1934-1959) mourut après que son avion eut heurté un vautour lors du tournage du célèbre Serengeti shall not die. Son père Bernhardt continua, créant aussi la Société zoologique de Francfort, et marquant la politique de protection de la nature de nombreuses régions sauvages du monde, jusqu'à sa mort en 1987. Une stèle est dressée en l'honneur de son fils sur le rebord du cratère.

Aujourd'hui, de nombreux Maasaï vivent dans la vaste zone de conservation du Ngorongoro, mais n'ont plus le droit de descendre dans le cratère depuis 1970 pour laisser la vie sauvage suivre son cours au moins dans cette zone. Malgré la faune et les dangers qu'elle peut représenter pour l'homme (lions, serpents...), les Maasaï marchent armés de leur bravoure et de l'expérience acquise à l'occasion de leur exil, rite de passage à l'âge adulte. Dans la zone de conservation autour du cratère, on les aperçoit au loin marchant à la tête de leurs troupeaux, dans leurs villages, en bord de routes...

Le cratère. Le premier Européen à atteindre le cratère fut, en mars 1892, Oskar Bauman, un explorateur autrichien. En 1921, le major Dugmore estimait déjà la faune présente dans le cratère à 75 000 animaux. Ce chiffre était sans doute exagéré. Aujourd'hui, les comptages estiment une présence animale supérieure à 20 000 têtes, et il semble que la végétation naturelle du sol soit exploitée au maximum par la faune herbivore.

Tourisme, conservation et taxes d'entrée. Le cratère de Ngorongoro est sans doute le safari le plus exceptionnel au monde pour la variété et le nombre d'animaux qui y vivent, prisonniers de cette barrière naturelle ou migrant suivant les saisons, mais aussi par les paysages qu'il offre. Le nombre de 4x4 entrant par cette route très accidentée a commencé à endommager le site, alors que les Masaaï en ont été chassés pour sa conservation... Ainsi un quota de véhicules par jour et un nombre d'heures par véhicule ont été instaurés. Sachez que vous ne resterez pas plus de 6h au fond du cratère, le temps réglementaire, et qu'il faut s'acquitter de la somme de 300 US$ par voiture et 60 US$ par personne pour avoir le droit d'y descendre. Les 4x4 qui ne font que passer en direction de Serengeti (car la zone de conservation du cratère est un passage obligé en venant d'Arusha pour qui veut visiter le Serengeti) doivent s'acquitter d'un droit de transit par la zone de conservation sans descendre dans le cratère (71 US$ par adulte et 24 US$ par enfant de 5 à 16 ans), aller et retour ! Les prix n'ont pas cessé de grimper depuis trois ans (30 %).

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