Buenos Aires fait partie de ces villes qui, simplement évoquées, font immédiatement voyager. La capitale argentine avec ses 3 millions d'habitants –  les Porteños –, regorge de richesses en tout genre. Chaque année, elle sait attirer dans ses filets des touristes venus des quatre coins du globe. La capitale du huitième pays le plus grand du monde séduit par ses musées, ses coutumes et bien évidemment, par sa passion du football. Mais Buenos Aires va même plus loin et sait surprendre le voyageur curieux par des senteurs, des pas de tangos, des parcs, des places riches en histoire et des maisons habillées de couleurs vives. Buenos Aires c'est un peu le premier point de passage indispensable avant de partir à la découverte du reste de l'Argentine

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Bosques de Palermo

Ils sont à Buenos Aires ce que Central Park est à New York. De son vrai nom Parque Tres de Febrero, les Bosques de Palermo s’étendent sur 25 hectares. Inaugurés en 1875, les paysagistes s’inspirent des Bois de Boulogne à Paris et du Prater de Vienne pour sa construction. Ses multiples richesses en font l’espace vert le plus important de la capitale d’Argentine. À l’intérieur, les visiteurs y retrouvent une quinzaine de plazas (places), 4 lacs artificiels avec ses activités, le Jardin Botanique et le Planétarium Galileo Galilei. On y trouve également l’un des plus beaux endroits de la ville : El Rosedal. Ajoutée au parc en 1916, elle possède aujourd’hui plus de 18 000 rosiers dont plusieurs centaines de variétés. Un mélange entre parc français et parc à l’anglaise, le tout parsemé de culture hispanique. Très prisé le week-end, fréquenter les Bosques de Parlermo, c’est faire une pause détente et découvrir les poumons de Buenos Aires. 

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Le quartier de la Boca et la rue Caminito

C’est l’un des quartiers les plus célèbres de Buenos Aires.  Avant même d’y entrer, il est possible d’entendre le mot « futbol » sur  toutes les lèvres. En effet, c’est à cet endroit que se trouve le stade de Boca Junior, également appelé La Bombonera, l’un des plus emblématiques de la ville. C’est d’ailleurs ici que jouait Maradona. Véritable quartier populaire, La Boca est, depuis sa création, habité par les classes les plus populaires de Buenos Aires. Au XXe siècle, la Boca était occupé par des immigrants. Aujourd’hui ils sont encore nombreux, surtout des Boliviens et Paraguayens. Point inratable : la rue Caminito et ses maisons peintes de couleurs vives. On y trouve aussi de nombreux peintres de rue qui ont installé leurs ateliers dans la rue. Un musée à ciel ouvert. 

 

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Le théâtre Colón

Son histoire et son acoustique font du théâtre Colón l’un des meilleurs du monde. Inauguré le 25 mai 1908 avec, comme premier représentation Aïda de Verdi, il est aujourd’hui l’opéra le plus prestigieux du globe. Construit par les architectes Fransisco Tamburini, Vittorio Meano et Jules Dorma, les influences sont multiples. Le premier s’inspira du néo-baroque de l’Opéra Garnier de Paris, les autres de néo-Renaissance italienne et d’Art nouveau. La salle de spectacle est immense avec une capacité d’accueil de 2 487 spectateurs. Au-dessus se dresse une coupole repeinte par Raoul Soldi en 1966. Aujourd’hui, le théâtre se visite. Cette dernière permet de découvrir les coulisses de l’Opéra comme les costumes et les décors. C’est sous son toit que se produit par exemple l’Orquesta Filarmonica de Buenos Aires.  

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Le quartier de San Telmo et sa feria

Dans le temps, le quartier de San Telmo était le principal de Buenos Aires et Plaza Dorrego son centre. C’est aujourd’hui devenu un endroit incontournable pour les touristes qui souhaitent se retrouver dans l’ambiance de Buenos Aires. À ne surtout pas rater : La Feria de San Telmo. Il faut y aller le dimanche pour découvrir un San Telmo animé dans ses rues par les danseurs de tango. Les touristes peuvent donc profiter du quartier et des animations de rue. Aux danseurs de tango s'ajoutent des concerts, des artistes. Se glisser dans la cohue générale, c'est découvrir des cafés typiques et une multitude de babioles dans des boutiques. Toute la Plaza Dorrego est occupée par les stands d'artisanats et d'antiquités. La Feria de San Telmo reçoit plus de 10 000 visiteurs chaque dimanche.

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Le Musée d'Art latino-américain de Buenos Aires

Situé dans le quartier de Palermo, le Musée d’Art latino-américain de Buenos Aires (le MALBA) est repérable de loin. Son architecture excentrique fait de ce musée un endroit inratable de la capitale. Pensé par les architectes de Córdoba Atelman, Fourcade et Tapia, il se reconnaît par sa juxtaposition de volumes cubiques irréguliers. Ses grandes baies vitrées en façade donnent beaucoup de lumière au bâtiment. À l’origine, le MALBA est conçu pour héberger la collection d’Eduardo F. Costantini. L’ouverture du musée au public  eut lieu en septembre 2001. Aujourd’hui, le MALBA attire autant pour son extérieur que pour ses trésors culturelles. Il possède les plus riches collections de la ville avec plus de 400 œuvres. Le musée se compose de nombreuses créations artistiques de la période du XXe siècle à nos jours avec par exemple des œuvres de Frida Khalo.

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Le cimetière de la Recoleta

Fondé en 1822, le « Père-Lachaise porteño » est à lui seul un véritable musée à ciel ouvert et s'étend sur plus de 6 hectares. Il est amusant de déambuler au milieu des tombes des personnages argentins célèbres, dont celle d'Evita Perón (famille Duarte), mais l'étroitesse du cimetière et l'absence de verdure rendent l'atmosphère un peu triste. Il reste cependant facile d'y passer des heures à observer le détail des statues ou des mausolées de marbre, ou encore à jouer à reconnaître la maison mortuaire de tel ou tel nom illustre de l'élite argentine. Le magnifique portique de l'entrée, connu pour son style architectural grec très sobre, en dit long sur le prestige accordé aux lieux. Le cimetière de Recoleta, retiré des quartiers historiques de la capitale comme San Telmo, fait partie, grâce aux œuvres qui s'y accumulent depuis 1822, des véritables témoins de l'histoire de l'évolution de la ville.

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La Casa Rosada

C'est un peu la Maison Blanche argentine, si ce n'est qu'elle est rose... En 1580, Juan de Garay avait choisi cet endroit pour construire le fort de Buenos Aires. Peu à peu abandonnée, la citadelle fut remplacée par un édifice qui est aujourd'hui le siège du pouvoir exécutif. La légende raconte que sa couleur rose résulte d'un compromis imaginé par le président Sarmiento (1873) : les deux forces politiques de l'époque avaient pour symbole le blanc (les Unitaires) et le rouge (les Fédéralistes). Un régiment de grenadiers assure la garde de la résidence. Tous les jours a lieu la relève vers 7h. Un monument clé de la Plaza de Mayo. Juste derrière la Casa Rosada, le Museo del Bicentenario a été inauguré par la présidente Cristina Kirchner en mai 2011.

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La Bombonera

Pour tout savoir sur la vraie passion de la Boca : le football. Visite du stade de la Bombonera (la Bonbonnière), vidéos relatant l'histoire du club de la Boca, ordinateurs exposant des données statistiques, fresque de Maradona, un cinéma à 360°... une manière inédite de découvrir l'un des plus célèbres stades de football, la Bombonera. Á ne surtout pas confondre avec son voisin le Monumental, hôte de l'équipe de River Plate, leurs rivaux ancestraux. Vous pourriez vexer plus d'un Argentin, car le Football est un culte en Argentine.

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La Plaza de Mayo

La vaste place de Mai est le cœur historique et politique de la cité portègne. La place actuelle comprend entre autres l'originelle Plaza Mayor (ou Plaza Grande), délimitée par le conquistador Juan de Garay lorsqu'il fonda la ville de Buenos Aires le 11 juin 1580. Elle est entourée des principaux centres de pouvoir de la ville et du pays : la Casa Rosada, siège de la présidence de la Nation, la cathédrale métropolitaine, le Cabildo (ancienne municipalité), le palais du gouvernement de la ville de Buenos Aires, ou encore le siège de la Banco de la Nación Argentina. De la place part la belle avenida de Mayo qui rejoint, après avoir croisé l'impressionnante avenue 9 de Julio, le Congreso de la Nación, le parlement argentin. La Plaza de Mayo est le centre névralgique de l'expression du peuple. Toutes les manifestations et contestations politico-sociales qui agitent la capitale en partent ou y arrivent.
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Le café Tortori

Tout simplement : le café mythique de Buenos Aires. Fondé en 1858, c'est le plus vieux café du pays. Impossible de repartir de la ville sans y avoir au moins pris un petit café... Le temps s'y est arrêté. Il faut en profiter pour explorer les lieux, dont le salon littéraire tout en bois (à l'arrière). Le café abrite aussi au fond un point d'informations touristiques de la municipalité de Buenos Aires. Des spectacles de tango sont régulièrement à l'affiche en sous-sol, dans une ambiance très intimiste. À voir absolument !