Rome, une ville de choix ! Certains ont chanté les louanges de ses week-ends, d’autres ont décidé d’y tourner des perles du septième art... Rome, la belle, l’unique, l’indémodable. De nombreux coins typiques et riches aussi bien culturellement que visuellement vous attendent ! En arpentant les sept collines de la ville, vous voyagerez entre églises et musées, baroque et Renaissance, fontaines et lieux majestueux, anciens et modernes. Oui, Rome est un véritable musée à ciel ouvert. C’est un bain de soleil et d’histoire que vous effectuerez dès que vous poserez les pieds sur le sol de la ville. Le Petit Futé vous propose ici de découvrir les immanquables de cette ville sans âge. N’oubliez pas de prendre une pause italienne entre gourmandise et fainéantise, savourez la douceur de vivre ! La farniente n’attend que vous !

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Essentiel à Rome, le Colisée, Colosseo en italien, est ce que la tour Eiffel est à Paris. Considéré comme le plus grand amphithéâtre du monde, il mesure 189 m sur 156 m et d'une hauteur de 48 m. Sa taille colossale lui permettait d’accueillir jusqu'à 75 000 spectateurs ! Petite anecdote : en guise de billet d’entrée, les spectateurs n’utilisaient non pas du papiers mais des morceaux de poteries où leur place était indiquée.

Construit sous la décision de l’empereur Vespasien en 72, l'édifice connut de nombreux déboires jusqu’au VIe siècle. Une église fut même construite en son sein pendant le Moyen Âge ! Perdant progressivement sa gloire passée, les matériaux du Colisée furent utilisés pour la construction d’autres édifices prestigieux romains comme la basilique Saint-Pierre. On pensa même à trouver une autre fonction à ce bâtiment jugé trop imposant ! Toujours présent aujourd’hui, c’est grâce au pape Clément XI que le Colisée a pu perdurer dans le temps en le nommant lieu sacré.

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Avec ses ruelles colorées, ses magnifiques monuments et ses fontaines romanesques aux pures allures italiennes, il n’y a rien de plus plaisant que de flâner dans ce lieu. Ce quartier aux origines populaires a gardé ses empreintes festives et son ambiance chaotique. Situé sur la rive droite du Tibre, cet endroit fut tout d’abord étrusque. Peu à peu commerçant par l’arrivée des Syriens et des juifs, Trastevere s’est développé et fut incorporé à la banlieue de Rome par Auguste puis dans ses enceintes. Pendant votre visite, vous pourrez y apercevoir la basilique Sainte-Cécile, lieu à l’histoire peu banale ! Le pape Pascal aurait eu une apparition de la sainte lui indiquant l’endroit exact de sa dépouille pourtant introuvable. Miraculeusement, le corps fut retrouvé. Ainsi, la basilique fut construite sur l’ancienne maison de la sainte. Autre point d’intérêt à proximité, la colline du Janicule, ancienne frontière du pays étrusque, qui vous apportera une des plus belles vues de Rome.

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L’une des villas les plus célèbres d’Italie. Elle y abrite l’une des plus belles collections européennes d’œuvres classiques et de la Renaissance. On peut y observer pour exemple La Dame à la licorne de Raphaël, David avec la tête de Goliath de Caravage, etc. Outre un lieu riche en histoire, la demeure possède un immense parc occupant la hauteur du Pincio qui s’étend jusqu’au balcon dominant la piazza del Popolo. Constitué d’anciens domaines de nobles romains, il est possible d’y effectuer une promenade agréable et apaisante. Vous apercevrez un grand nombre de statues, copies d’antiques pour la majorité, et des temples dédiés aux anciens dieux romains : Adonis, Faustina, Diane. Ces jardins offrent aussi l’accès à un grand nombre de musées, ce qui lui vaut son juste surnom : « le parc des musées ». Abritant le Musée Canonica et le Musée étrusque, la Galerie nationale d’Art moderne et bien d’autres, il y a beaucoup à voir !

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Ancien stade de l’empereur Domitien, cela justifie la forme oblongue de la place. Malgré sa transformation, le sens sportif du site y fut conservé jusqu’au XIXe siècle. En effet, on bouchait les sorties d’évacuation des fontaines afin d’inonder toute la place pour y effectuer des jeux aquatiques ! A son centre, vous pourrez voir l’œuvre du Bernin achevée en 1651 : la Fontaines des Quatre Fleuves. Célébrant le Danube, le Rio de la Plata, le Nil et le Gange, cette fontaine est une véritable merveille qu’on se plaît à observer au bord d’un café en écoutant les musiciens et, pourquoi pas, les diseuses de bonne aventure. A proximité de ce bijou s’en situe un autre : l’église de Sant’Agnese in Agone signé par le maître du baroque, Francesco Borromini. N’oubliez pas de descendre par le sud-ouest afin de rencontrer Pasquino, l’une des plus célèbres statues parlantes de Rome ! Rien de paranormal dans tout ça, vous prendrez juste conscience d’une vieille tradition romaine qui est d’afficher des satires et des critiques à l’encontre des représentants du gouvernement sur certaines statues.

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Forteresse naturelle de Rome, le capitole domine d’un côté le fleuve Tibre et de l’autre côté la vallée du Forum. L’origine de son nom proviendrait de la découverte d’un crâne humain sur son sommet. Ancien lieu où la ville était gérée, cela est toujours le cas de nos jours avec l’hôtel de ville. Centre névralgique de la cité, il fut aussi un endroit d’une grande importance religieuse, comme en témoignent les chemins menant autrefois au majestueux temple de Jupiter, qui fut l’un des plus imposants de la Rome antique, mais aussi aux temples de Junon et de Minerve. Pour monter à cette forteresse, il vous faudra choisir entre deux escaliers peuplés chacun de trésors pour les yeux : fontaine de lions égyptiens, statue de Cola di Rienzo et de Castor et Pollux... Au centre de la place du Capitole, pensée par Michel-Ange, se trouve la statue équestre de l’ancien empereur romain Marc Aurèle. Sur ce lieu se tient le plus vieux musée du monde et la légendaire roche Tarpéienne devenue pendant l’antiquité un lieu de punition pour les traîtres…

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Lieu où Anita Ekberg prend l’un des plus beaux bains que le cinéma ait connu dans La Dolce Vita. La fontaine de Trevi est un lieu magistral auréolé de magie. Réalisée au XVIIIe siècle et dessinée par le sculpteur Niccolo Salvi, cette commande du pontife avait pour but de remplacer une petite fontaine qui marquait l'intersection de trois rues, dit trivium en latin, ce qui peut être l'origine du nom Trevi. Autrefois, l’eau qui nourrissait cet édifice provenait d’un aqueduc construit en l’an 19 av. J.-C., fait incroyable, la source était située à 40 kilomètres de la fontaine ! Prenant appui sur le palazzo Poli, Neptune, dieu des mers, est au centre accompagné de deux allégories : l'Abondance pour signifier les richesses de la mer et la Salubrité possédant le bâton d'Esculape, attribut du dieu de la médecine, afin que l’on n’oublie pas que l’eau apporte vie et santé. C’est en novembre 2015, après vingt longs mois de rénovation payés grâce au mécénat que la fontaine de Trevi apparaît sous son meilleur jour.

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64 après Jésus-Christ, l’apôtre Pierre meurt à Rome. Jugeant l’empereur Neron responsable du grand incendie de Rome, saint Pierre et bon nombre de ses semblables furent persécutés pendant près de trois ans. Les victimes de ce massacre furent placées dans le cirque érigé sur la plaine du Vaticanum et devint peu à peu une nécropole. Dès que l’apôtre Pierre fut inhumé, une tradition populaire se mit en place très rapidement autour du site et devint un grand lieu de pèlerinage. Ce n’est que lorsque l’empereur Constantin remporta la victoire du pont Milvius que le culte chrétien et l’édification de lieux de culte furent autorisés. La première basilique commença à être construite en 324. Après sa réalisation, des travaux furent pensés mais la mort des architectes retarda leur réalisation. A la demande du pape, Michel-Ange élabora de nouveaux plans en s’imprégnant des anciens. La splendide coupole qu’il réalisa reste à ce jour le plus haut dôme du monde. D’autres artistes mettront la main à la patte pour la construction de cet édifice dont Le Bernin.

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L’un des lieux les plus agréables de Rome avec ses vieilles bâtisses et son marché des quatre saisons. Quand l’Empire romain cessa, il ne resta qu’un terrain fleuri sur ce lieu, d’où son nom signifiant champ de fleurs. C’est le pape Nicolas V qui y transféra le marché de Rome, auparavant au capitole. Il devint un lieu de rencontre où le gibet y était dressé. Aujourd’hui, on y trouve toutes sortes de produits comme des fruits, des légumes, du poisson, du fromage, des fleurs, de la charcuterie, bref, tout ce qui fait les saveurs de l’Italie ! Toutefois, les prix qui y sont développés sont plus élevés que la moyenne, mais l’ambiance pittoresque est là ! Les soirs, les lieux possèdent un air festif, de nombreux bars, restaurants et trattorias prennent vie. Une statue au centre de la place provoquera sans doute votre curiosité. Cet homme est Giordano Bruno, un moine philosophe brûlé durant l’Inquisition. Ce qui n’empêche pas de nombreux jeunes de se réapproprier les lieux pour parler, draguer et boire !

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On vous prévient, comptez au moins une matinée ou une après-midi pour visiter les musées ! Les mercredis, il est possible d'assister gratuitement à l'audience papale en retirant les invitations la veille à la porte de bronze. Ce qui est ouvert au public est l’ensemble de deux palais et les deux longues galeries qui les réunissent. Grâce aux collectionneurs et aux commissions papales, le musée dispose d’un riche fonds artistique d’œuvres grecques et romaines mais aussi égyptiennes et étrusques. La chapelle Sixtine constitue, bien sûr, le point central de votre visite. Réalisée entre 1471 et 1484, elle fut peinte par Michel-Ange et représente des épisodes bibliques du Jugement dernier. Le pape François a aussi autorisé la visite des jardins, seulement en petit nombre. Notre conseil est de réserver en ligne, ce qui vous permet de profiter de coupe-file car ce lieu est relativement prisé des touristes.

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