La Louisiane c'est le jazz, Mardi Gras, les écrevisses, les bayous, l'art, la musique dans ce qu'elle a de plus festif et de plus profond, les rythmes africains, les traditions religieuses, les demeures splendides et les bicoques branlantes, et ses habitants qui ont le coeur sur la main et la bonne humeur constante. Tout au sud des Etats-Unis, la ville de La Nouvelle-Orléans se situe à l'extrémité sud-est de l'Etat de Louisiane, sur la rive nord du Mississippi, à 145 km du golfe du Mexique. Lorsqu'on survole La Nouvelle-Orléans, on est surpris par sa forme. Coincée entre un immense " S " du Mississippi au sud, et le lac Pontchartrain au nord, La Nouvelle-Orléans est surnommée la ville Croissant (Crescent City). La plupart des visiteurs, mais aussi les locaux, disent ne pas être aux Etats-Unis. Il y a un peu de tous les pays ici. La Nouvelle-Orléans cultive une chaleureuse nonchalance et un abord sympathique des gens du Sud. Ainsi elle représente magnifiquement la Louisiane, cette terre qui vous touche en plein coeur, remue vos tripes, vous donne envie de vivre, de profiter et d'aimer. C'est une terre comme seuls les Américains savent en créer, riche d'espoir, de souffrance, de labeur, de dynamisme et de partage.

Mise en garde

Le monde du tourisme est en perpétuelle évolution. Malgré notre vigilance, des établissements, des coordonnées et des prix peuvent faire l'objet de changements qui ne relèvent pas de notre responsabilité. Nous faisons appel à la compréhension des lecteurs et nous excusons auprès d'eux pour les erreurs qu'ils pourraient constater dans les rubriques pratiques de ce guide.

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Survol de la Louisiane

Napoléon n'a sans doute pas fait la bonne affaire qu'il croyait en se débarrassant, pour 15 millions de dollars, de ce vaste marécage qu'était alors la Louisiane. Les sols sont fertiles et regorgent de ressources naturelles inespérées comme le gaz et le pétrole, le Mississippi se révèle être une formidable autoroute pour le commerce, et le climat une aubaine pour le développement touristique.

Géographie

Occupant un territoire grand comme un quart de la France, la Louisiane se partage en cinq régions aux paysages très différents qui tous, cependant, ont un point commun : l'absence de relief et une altitude proche du niveau de la mer. Cela est vrai partout sauf dans le nord de l'Etat où de petits vallons viennent casser la monotonie d'un paysage cependant magnifique.

Le Mississippi

Long de 3 778 km, le Mee-zee-see-bee était le " Père des eaux " pour les Indiens d'Amérique. Les esclaves noirs, qui le surnommaient Old Miss' ou Old Al' (pour alligator), l'invoquaient souvent afin qu'il produise le brouillard et que le travail cesse. Lorsqu'il faisait beau, ils l'aidaient un peu en y jetant des plants de tabac, espérant qu'ainsi le Vieux Al' bourrerait sa pipe et se mettrait à fumer.

Tout en méandres, le Mississippi se courbe pour mieux séduire et embourber les aventuriers qui voyagent sur son dos. Les premiers explorateurs redoutaient les inondations impressionnantes que sa colère provoque. En 1717, le gouverneur de Bienville impose la construction de levées (digues en terre) pour tenter de le domestiquer.
Au fil des siècles, un système de contrôle, de drainage et de dérivation du fleuve a été mis en place, mais les caprices du " Père " ont anéanti plusieurs fois la région, notamment en 1912, 1913 et 1927 (William Faulkner a magistralement décrit une crue du fleuve dans Les Palmiers sauvages - Si je t'oublie, Jérusalem). Mais depuis les inondations survenues lors de l'ouragan Katrina, en septembre 2005, ce système de contrôle des crues du fleuve sur la région de La Nouvelle-Orléans est remis en question et réétudié.

En 1812, le premier bateau à vapeur descend le cours du Mississippi de Pittsburgh jusqu'à La Nouvelle-Orléans en onze jours. Cet exploit marque le début d'une ère d'expansion économique sans précédent pour La Nouvelle-Orléans qui devient le deuxième port du Nouveau Monde après New York.

Les flat boats (barges à fond plat transportant les marchandises) se multiplient. Mauvais garçons, aventuriers, joueurs professionnels et prostituées se retrouvent dans des show boats, sorte de bateaux-théâtres-établissements de jeux malfamés. Les vapeurs transportent des centaines de passagers mais malheureusement pas toujours à bon port car des courses de vitesse sont fréquemment organisées entre les bateaux dont les capitaines, encouragés par les paris des voyageurs, poussent les machines à fond, parfois même jusqu'à l'explosion.

Comme la plupart des passagers ne savent pas nager, le bilan des courses est souvent macabre. La plus fameuse course que l'histoire ait retenue eut lieu en 1870 entre le Robert E. Lee et le Natchez. Le Robert E. Lee arriva le premier à Saint-Louis (Missouri) en 3 jours 18 heures et 44 min devant une foule de 10 000 personnes massées sur les quais pour l'acclamer.

Aujourd'hui le fleuve reste la voie de communication privilégiée pour les marchandises lourdes, mais le trafic a largement diminué depuis l'invention de la voiture et bien peu nombreux sont les romantiques qui préfèrent se promener sur le Mississippi plutôt que d'emprunter un moyen de transport plus rapide.

Le Grand Fleuve se jette dans le golfe du Mexique après avoir noyé tout le sud de la Louisiane, créant les bayous et un immense delta qui est le refuge favori de millions d'oiseaux et d'animaux aquatiques.

La Nouvelle-Orléans et sa région (Greater New Orleans)

Au sud-est de l'Etat, deux paysages se reflètent dans le lac Pontchartrain.

Au nord du lac, les forêts de pins entourent des prairies où paissent d'importants troupeaux de bétail. On vient y faire de longues balades à cheval, visiter des parcs fleuris ou écouter les explications du spécialiste ès alligators des différentes fermes avoisinantes. Même si, depuis l'ouragan Katrina, ces forêts de pins se sont clairsemées pour laisser la place à de nouveaux centres commerciaux ou complexes pavillonnaires, le Northshore est très différent du sud et devient depuis une région de plus en plus touristique.

Au sud du lac, le Southshore, des cyprès aux allures fantomatiques peuplent les bayous marécageux. Les deux pointes les plus au sud, Venice ou Grand Isle, ont été grièvement touchées par les ouragans Katrina et Rita. Les bayous restent toutefois le paradis des pêcheurs. Moins de silhouettes de plates-formes pétrolières se profilent à l'horizon et les quelques coins de plage ont entièrement disparu. Les Louisianais vont maintenant prendre leurs bains de mer vers Gulfport, dans l'Etat voisin du Mississippi ou bien à Pensacola, en Floride, qui n'est qu'à 4 heures de route de La Nouvelle-Orléans.

Le lac Pontchartrain doit son nom au ministre de la Marine qui favorisa l'essor de la Louisiane sous Louis XV. Long de 60 km et large de 40, il se jette dans le golfe du Mexique. C'est le plan d'eau favori des amateurs de voile. Le Southern Yacht Club est d'ailleurs le deuxième club des Etats-Unis par son ancienneté. Le lac est traversé par le plus long pont en dur du monde, le Causeway (37 km).

Le Pays des Plantations (Plantations Country)

Le pays des plantations s'étend du Mississippi (le fleuve) jusqu'à la frontière du Mississippi (l'Etat). Avant la guerre civile, plus des trois quarts des millionnaires américains vivaient dans de somptueuses maisons entre Natchez et La Nouvelle-Orléans. Les restes de ces splendeurs sont plus ou moins bien conservés.

Aujourd'hui, la plupart des plantations à visiter se trouvent le long du Mississippi entre Baton Rouge et La Nouvelle-Orléans. Non loin des plantations, les champs de canne à sucre et de coton disputent le terrain aux complexes chimiques qui ont progressivement envahi la rive sud du fleuve. Au bord des routes et dans les jardins, de magnifiques chênes bravent les ouragans depuis des siècles. Il existe d'ailleurs une association de protection du chêne mais, face aux tornades, les hommes ne sont que faibles roseaux.

Le Pays Cajun (Cajun Country)

Houma - la frontière texane - Marksville : voilà le triangle du pays cajun, dit aussi Acadiana ou pays francophone. Dans ce labyrinthe de lacs et de bayous, on se déplace plus facilement en bateau qu'en voiture. D'immenses ponts (celui reliant Baton Rouge à Lafayette au-dessus du bassin de l'Atchafalaya mesure 36 km de long) se sont élevés à grands coups de dollars, mais le terrain marécageux ne permet pas de construire des routes partout. Résultat : il faut parfois faire de longs détours pour atteindre son but.
Les bayous (nom indien qui signifie " petit cours d'eau ") se fraient leur chemin dans une jungle verte souvent impénétrable où les cyprès laissent pendre leur mousse espagnole au-dessus d'une eau boueuse. Le soir venu, leurs ombres énigmatiques enchantent ou effraient mais ne laissent pas indifférent.
Tout au sud, le golfe du Mexique mélange ses eaux salées aux lacs et marécages d'eau douce, si bien que l'on ne sait plus trop où finit la terre et où commence la mer. On y rencontre des chats sauvages, des loutres, des hérons bleus et des gros reptiles dont la peau se transforme en sacs à main, ceintures ou chaussures... les alligators ont élu domicile dans tous les trous d'eau de Louisiane.

Au centre de ce pays cajun, le bassin de l'Atchafalaya, long de 210 km est le repaire des chasseurs, pêcheurs et amoureux de la nature. Tantôt lac parsemé de cyprès, d'iris, de jacinthes et de magnolias des marais, tantôt bois aux taillis si épais que la lumière n'y pénètre pas, on s'y promène de préférence avec un guide, car même les Cajuns natifs du coin peuvent se perdre dans ce labyrinthe végétal.

Le « Carrefour » des routes (Crossroads)

Au nord du pays cajun, une région boisée sert de jonction entre la Louisiane des bayous et la Louisiane du nord. Elle est baptisée Crossroads Region. Les villes principales, Natchitoches et Alexandria, sont reliées par la Red River bordée d'immenses champs de coton. Il n'y a pas grand-chose à voir sinon des bois, quelques plantations bien préservées et le premier et plus ancien fort français à Natchitoches. Les amateurs de golf pourront à la fois pratiquer leur sport favori et apprécier un paysage naturel incroyable.

Le Paradis du Sportif (Sportsman’s Paradise)

Comme son nom l'indique, cette région réjouit les adeptes du sport en plein air (chasse, pêche, marche, canoë et camping dans la forêt), mais aussi les adeptes des casinos. Quatre des six casinos de la région sont installés à proximité de la ville de Bossier City. Les villes de Shreveport et Monroe n'ont pas d'attrait particulier, sinon celui d'être très fleuries. Cette région, fort prisée des Louisianais pour des week-ends nature, est un peu éloignée de La Nouvelle-Orléans (au moins 5 heures de route) pour des touristes qui comptent leurs jours de vacances, mais parfaites pour une rapide escale en destination d'un autre Etat.

Climat

Chaleur et humidité sont les deux constantes du climat subtropical louisianais. Les températures sont en conséquence de très agréables à très désagréables tout au long de l'année, variant entre 5 et 10 °C en hiver et 40-45 °C pendant les mois d'été. Il ne neige jamais sauf exceptionnellement dans le nord de l'Etat. Pour apprécier pleinement les charmes de la Louisiane, essayez de partir au printemps ou en automne.

Le printemps est magnifique (surtout en avril-mai), l'air est tiède, il ne fait pas encore trop humide et la végétation est en pleine floraison. Les amoureux de la flore ne résisteront pas aux charmes louisianais.

L'été est très éprouvant (90-100 °F, soit plus de 35-45 °C) et souvent très humide (80-90 % d'humidité dans l'air). Les ondées sont parfois fréquentes. On peut les sentir arriver quand l'air devient encore plus humide et chaud, et que le vent se lève. On pourrait même penser que l'air va se " rafraîchir ". Si vous avez attendu avec impatience la pluie, pensant qu'il fera plus frais, vous risquez d'attendre longtemps. Parfait pour la végétation qui reste d'un vert intense et pousse rapidement, presque à vue d'oeil.

Le mois d'août marque également le grand rendez-vous avec les orages violents et la saison des ouragans (d'août à novembre). Il n'est pas rare de voir les routes se recouvrir rapidement de cinquante centimètres d'eau.

Si vous êtes de passage en Louisiane et que la météo annonce l'éventuelle possibilité d'une tempête tropicale ou d'un ouragan, pensez sérieusement à quitter l'Etat ou à changer votre itinéraire. L'ouragan Katrina, fin août 2005, a ruiné l'agréable séjour de nombreux touristes. Si vous n'avez pas loué de voiture avant votre arrivée, trouvez rapidement un moyen pour rejoindre votre destination prochaine ou changez tous vos plans pour vous éloigner des catastrophes fâcheuses d'un ouragan.

Un bon conseil, ne comptez pas sur les autorités locales ou francophones du coin pour vous aider à évacuer !

Conseil en cas d'ouragan. La Louisiane est souvent affectée par les tempêtes tropicales et plus récemment par les ouragans et tornades. La saison des ouragans court du 1er juin au 31 novembre. Un des derniers grands ouragans, et le plus dévastateur, Katrina, s'est abattu entre la Louisiane et l'Etat du Misissippi le 29 août 2005.

Il est important de se préparer à l'avance en cas d'ouragan. Si vous êtes de passage, ne perdez pas de temps et dirigez-vous vers votre prochaine destination ou abrégez votre séjour. Contactez votre compagnie aérienne, vous pourrez sûrement avancer votre départ sans frais si la région où vous vous trouvez a été déclarée " mandatory evacutation " (évacuation volontaire ou obligatoire).

Pendant la saison des ouragans, les autorités conseillent aux résidents d'établir une liste de tout ce dont ils auraient besoin au cas où une évacuation ou une tempête tropicale toucherait la région. Cette liste doit inclure de la nourriture non périssable, des bouteilles d'eau, une trousse de premiers soins, une lampe de poche, un extincteur, une radio à piles.

Si un ouragan menace la région, les canalisations d'eau risquant d'être contaminées ou simplement de ne pas fonctionner, remplir d'eau la baignoire, des carafes, des seaux, des gallons (compter un gallon, soit environ 4 litres d'eau par jour et par personne).
Ne tardez pas acheter ce dont vous aurez besoin, les supermarchés sont souvent vides de tout ce que vous avez espéré y trouver.

Si vous vous trouvez près des côtes du golfe, sur un bayou ou sur un lac, repérez à l'avance les routes prévues pour l'évacuation. Ne partez pas au dernier moment. Même si vous vous trouvez près des levées prévues pour la protection des ouragans, il vaudrait mieux prévoir un plan d'évacuation. L'eau du canal ou du fleuve peut parfois passer par-dessus les levées.

Si vous décidez de ne pas évacuer, sachez que les vents violents des tempêtes ou des ouragans peuvent aussi faire d'incroyables dégâts. Le mieux pour s'installer en toute sécurité, à l'abri des vents destructeurs et des tornades, est de choisir une petite pièce au centre du bâtiment, à l'étage le plus bas. Dans cette situation, gardez avec vous de l'eau, une lampe de poche et des piles, une hache ou quelque chose qui vous permettra de casser tout objet qui pourrait vous empêcher de sortir. Il faut se réfugier à l'étage le plus bas en cas d'ouragans et de vents violents. En cas d'inondation, en revanche, il convient d'évacuer complètement car les plus bas niveaux, notamment les caves (qui sont d'ailleurs très rares en Louisiane à cause des sols imbibés d'eau), seront immédiatement inondés. Une fois l'eau entrée, elle peut monter sans limite. D'ailleurs, pendant Katrina, des personnes se sont retrouvées coincées par l'eau montante dans les greniers.

Environnement – écologie
L'ouragan Katrina

Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina a changé pour toujours le Sud de la Louisiane et surtout La Nouvelle-Orléans. Plus de 80 % de la ville de La Nouvelle-Orléans a été inondée et l'eau salée y a stagné pendant des semaines. Quand l'ouragan Rita est arrivé quelques jours plus tard, les quartiers qui n'avaient finalement plus d'eau et commençaient à sécher ont à nouveau subi les dégâts des inondations, parce que les travaux de consolidation de la digue n'avaient pas été achevés. En dépit de cette incroyable dévastation, les Louisianais ont reconstruit, sauvé ce qu'ils ont pu en continuant à faire leur maximum pour ne pas avoir à revivre une autre catastrophe. La vie a lentement repris son cours normal, dans certains endroits, avec plus de dynamisme et de détermination. Sept ans après son passage, La Nouvelle-Orléans est parvenue à panser une partie de ses blessures. Cependant certaines parties de la ville ne resteront plus qu'un souvenir.

Retour sur la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire de La Nouvelle-Orléans

Le drame de Katrina réside en partie dans le fait qu'une telle catastrophe était prévisible : l'emplacement géographique de La Nouvelle-Orléans, le vieux système de protection des digues, les récentes tempêtes ou les ouragans passés très près. Pour sûr, tout le monde s'y attendait, mais les signes n'ont pas été pris sérieusement par les autorités concernées et par une partie de la population. Quand Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville créa en 1718 le port de La Nouvelle-Orléans, c'était à l'époque le parfait emplacement. Au commencement, La Nouvelle-Orléans était uniquement constituée du Quartier français et du port. Les premiers quartiers longeaient le cours naturel du fleuve, sur des terrains au-dessus du niveau de la mer et sans risque d'inondation. Ce sont le Quartier français, le Faubourg Marigny, le Bywater, une partie d'Uptown. Tous ces quartiers n'ont pas été inondés pendant Katrina. Pourtant, au fur et à mesure des années, les marécages et les terres inondées autour ont été asséchés, ainsi que les petites rivières et ruisseaux, laissant place à de nouveaux développements. Et c'est ainsi que les quartiers plus récents ou plus pauvres, situés entre 1 et 2 m sous le niveau de la mer, sont ceux qui ont été le plus touchés par Katrina, comme Gentilly, Lakeview et New Orleans East. Une simple rangée d'îles à l'entrée de l'embouchure du Mississippi. Les marécages et les digues naturelles sont les défenses naturelles de la ville et, chaque année, elles sont réduites à néant par les tempêtes et les développements industriels.

Au XIXe siècle, on avait pourtant envisagé une protection supplémentaire de la ville. Les Français décidèrent de construire une levée. Au début ce n'était qu'un simple monticule de terre juste assez haut pour retenir une partie des crues du Mississippi. Un système de drainage des eaux fut mis en place. Ce qui aboutira par la suite à la création du Sewerage and Water Board (le Conseil pour les égouts et les eaux) en charge de l'entretien et du contrôle du système. Ce qui n'empêche pas La Nouvelle-Orléans d'être inondée en 1927, puis en 1965. Le Congrès réagit alors et demande à l'agence gouvernementale, The Army Corps of Engineers, d'être responsable du contrôle des inondations, et de ce fait de la construction de digues tout le long de la vallée du Mississippi. En manque de fonds nécessaires, The Corps of Engineers change les plans, mais achève quand même la construction.

Malheureusement, le 29 août 2005, une partie de la digue casse et inonde les trois quarts de la ville. Impuissant et constatant les dégâts et surtout le nombre de morts, le 1er juin 2006, dix mois après la catastrophe, The Army Corps of Engineers admet ses erreurs de design et de construction de la digue. Un budget de 15 milliards de dollars a été alloué. Les travaux ont été complétés en juin 2011. 523 km de digues ont été réparés et complétés dès 2006. The Army Corps of Engineers a ainsi réalisé l'une des plus importantes digues de ce genre dans le monde, ainsi que la plus grande station de drainage du monde. En 2012, il reste encore à faire. La Nouvelle-Orléans a reçu 45 millions de dollars de Barack Obama pour construire une nouvelle ligne de tramway, dont la construction n'a pas encore commencé. Egalement, 300 millions de dollars ont été débloqués pour rénover l'aéroport Louis Armstrong International. La ville a lancé en 2010 un programme pour relever l'industrie du tourisme et atteindre 13,7 millions de visiteurs en 2018, pour les 300 ans de la ville. En 2011, 8,75 millions de visiteurs sont déjà revenus. En mai 2012, l'organisation du National Park a proposé aux Corps of Engineers de faire entrer dans le registre des lieux historiques deux sites où les digues ont cédé, 17th Street Canal et la partie est d'Industrial Canal qui a permis l'inondation de Lower 9th Ward (le quartier le plus touché).

Les chiffres de Katrina

Les vents les plus forts : 282 km/h.

Montant des dégâts : 81,2 milliards US$ (la catastrophe la plus coûteuse de l'histoire américaine).

Décès : une estimation de 1 836, dont 705 disparus.

Population avant Katrina à La Nouvelle-Orléans : 437 186.

Population après Katrina à La Nouvelle-Orléans, en septembre 2006 : 187 525 (Greater New Orleans Community Data Center - www.gnocdc.com).

En mars 2007, on compte 255 000 habitants à La Nouvelle-Orléans.

En mai 2012, près de 343 829 habitants sont revenus, soit seulement 81 % de la population pre-Katrina. En presque dix ans, la ville a perdu 29 % de sa population. Les quartiers qui se repeuplent sont situés le long du Mississippi, en surélévation. Ninth Ward et les autres quartiers les plus touchés peinent à se remettre et la nature y reprend ses droits par endroits.

Pour en savoir plus sur Katrina

www.nola.com/katrina : Tous les articles du journal local le Times Picayune.

www.nola.com/katrina/graphics/flashflood.swf : Un graphique interactif avec les explications de la catastrophe. Très bien conçu.

www.cnn.com/2005/US/09/02/nagin.transcript/index.html : Le discours de Ray Nagin Get off your asses.

La marée noire BP

Le 20 avril 2010, la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon explose à 70 km des côtes de La Nouvelle-Orléans. La société Transocean, propriétaire de la plate-forme, première compagnie de forage offshore du monde, est mise en cause. Halliburton, l'entreprise partenaire de Transocean et BP, locataire de la plate-forme, sont également pointées du doigt. Sur les 126 personnes présentes sur les lieux, 114 rejoignent les côtes, 11 seront définitivement portées disparues. Une nappe de pétrole de 1,6 km sur 8 km s'échappe de la plate-forme. Deux jours plus tard, elle coule définitivement. Les Etats-Unis déploient de grands moyens pour protéger les côtes de l'Alabama, de la Louisiane et du Mississippi, tels que des robots détecteurs de fuites lancés autour du puits ou encore des barrages flottants. 160 000 litres de pétrole se déversent alors chaque jour dans le golfe du Mexique.

Six jours après l'explosion, malgré les efforts de BP, la situation n'est pas jugulée et l'on craint la pire catastrophe pétrolière de l'histoire - ce qui sera le cas. Différentes techniques pour contrôler les fuites sont employées, mais rien n'y fait. On contrôle principalement la pression dans le tube de forage car le plus gros risque serait qu'il explose. S'il rompt, un jet de pétrole incontrôlable envahirait toute la zone. En plus du pétrole, ce sont des milliers de litres de gasoil qui s'échappent. Les Louisianais tremblent à l'idée que les marécages de La Nouvelle-Orléans soient touchés par cette nappe qui se rapproche dangereusement. La faune et la flore de cet écosystème fragile seraient alors ravagés, sans compter que l'aspect difficilement praticable des marais rendrait une intervention très délicate. Les plages d'Alabama et de Floride craignent également l'arrivée de la nappe. L'administration Bush est mise en cause pour ne pas avoir imposé à BP des règles de sécurité strictes, comme la mise en place de vannes de sécurité à déclenchement acoustique, qui auraient évité le drame.

Un mois après l'explosion, BP ne jugule toujours pas la fuite et l'on constate que 5 000 barils de pétrole s'échappent toujours chaque jour du puits. L'EPA, Agence de protection de l'environnement américaine, autorise BP à utiliser un dispersant biodégradable de pétrole dans les eaux. L'installation d'un dôme qui condamnerait le puits échoue. En parallèle, BP organise la collecte du pétrole échappé pour le ramener à terre et le vendre.

Du côté du Texas, encore épargné, un dispositif de veille est mis en place. Toutefois, en juillet, le Texas est également touché, à Galveston. En Louisiane, le passage des Rigolets, les lacs Pontchartrain, Sainte-Catherine et Borgne, près de La Nouvelle-Orléans, sont également touchés. Près de 7 000 bateaux, 100 avions et 50 000 personnes sont engagés dans le combat pour limiter les dégâts de la fuite. BP commence alors à indemniser les différents comtés et paroisses (en Louisiane), à hauteur de 13 millions de dollars. Cinq semaines après l'explosion, des centaines de kilomètres de plages et 12 hectares de marais sont touchés. Au 15 juin 2010, 1 152 animaux sont retrouvés morts dans la zone de déversement, dont 770 oiseaux, 341 tortues de mer, et 41 dauphins et autres mammifères. Tous les animaux morts n'ont probablement pas été découverts. Il pourrait y avoir eu cinquante fois plus de cétacés (baleines et dauphins) tués que ce qu'avaient estimé les premiers calculs. Début 2011, des centaines de dauphins, dont des nouveaux-nés, sont retrouvés morts sur les plages de l'Alabama et du Mississippi.

La marée noire dépasse alors toutes les autres catastrophes de ce type, à commencer par celle de l'Exxon Valdes, en Alaska en 1989. On craint que les dégâts touchent également les Caraïbes, ainsi que la Floride et ses Everglades, si jamais la marée noire atteint le Gulf Stream. Cette marée noire, qui dépasse toutes les précédentes, pertubre l'opinion américaine jusqu'ici favorable à plus de 52 % au forage en mer et Barack Obama suspend l'installation de nouvelles plates-formes. Les industries de la pêche et du tourisme craignent une perte de 12 milliards de dollars.

Bilan et procédure judiciaire

Au final, BP luttera pendant 87 jours (quatre mois) avant de boucher les trous du puits de pétrole et d'arrêter la fuite. Quelque 4,1 millions de barils de brut se seront déversés dans les eaux du golfe, bouleversant l'industrie de la pêche et le tourisme, et fragilisant l'équilibre écologique des marécages de Louisiane et des plages d'Alabama. Cette catastrophe sera suivie en direct par les Américains. La question de la sécurité des plates-formes offshore et de la nécessité de cesser leur construction est posée, tant aux Etats-Unis qu'en Europe.

L'industrie de la pêche en Louisiane estime à 2,5 milliards de dollars les pertes suite à la catastrophe. En Floride, l'industrie du tourisme chiffre à 3 milliards de dollars l'impact de la marée noire. On estime, en 2012, que les dégâts sur le plancher océanique et la faune marine ne sont pas encore connus. Les récifs coralliens de la côte Est, comme les courants du Gulf Stream pourraient être affectés. Il faudra plusieurs années pour nettoyer vraiment la surface océanique. La nappe déjà existante et ses extensions sous-marines mettront des années à se résorber.

En mars 2012, le procès de la catastrophe débute. BP, Transocean et Halliburton sont mis en cause pour leurs différents manquements à la sécurité de la plate-forme et accusés de " négligence majeure ". Du côté des plaignants, on retrouve les gouvernements d'Alabama, de Louisiane, ainsi que les milliers de particuliers touchés, de l'hôtelier au pêcheur. Les pêcheurs estiment d'ailleurs qu'ils atteindront à nouveau le chiffre d'affaires pre-BP en 2017. BP recherche toutefois le règlement à l'amiable, qui limiterait l'impact négatif sur l'image publique de l'entreprise. C'est ainsi que la catastrophe va se régler le 5 mars 2012. Quelque 7,8 milliards d'indemnisation sont accordés aux différents plaignants. En 2010, l'entreprise pétrolière avait déjà déboursé 8 milliards de dollars d'indemnisation et 14 milliards de dollars en nettoyage. Le règlement à l'amiable est salué par les analystes, qui voient une volonté de solder la catastrophe le plus rapidement possible. BP a été extrêmement ébranlée, si bien que sa survie a été un temps mise en question. La procédure judiciaire est encore loin d'être terminée car BP doit faire face également aux plaintes des gouvernements américains et le montant total des indemnités est encore inconnu.

La sauvegarde des marécages

L'érosion, les rejets issus de l'agriculture et les tempêtes ou ouragans détruisent les marécages louisianais de manière dramatique : imaginez 21 000 terrains de football engloutis chaque année... Les Américains prennent conscience de ce qu'ils sont en train de perdre, surtout depuis le passage de l'ouragan Katrina en 2005 : un écosystème unique, à la fois refuge d'une faune et d'une flore exceptionnelles et une barrière naturelle contre les ouragans maintenant presque complètement disparue.

La zone marécageuse du sud de la Louisiane est également un capital économique stratégique pour l'économie nationale. 80 % de la consommation américaine de gaz et de pétrole transitent en effet par le delta du Mississippi. Pour restaurer ces marécages côtiers, l'Etat de Louisiane a mis au point un vaste programme de reconstruction de barrières naturelles, de modification des cours d'eau et de déplacement de sédiment ou encore de reboisement. Et il lance un appel à la solidarité nationale et à la conscience écologique à travers la campagne de sensibilisation America's Wetland.

L'ouragan Katrina a détruit 350 km2 de marécages, détruisant également les villages, les infrastructures de pompage du pétrole et du gaz naturel, les zones naturelles de pêche, de faune et de flore. Depuis, la législature louisianaise a mis en place une entité pour établir un état des lieux et prendre les mesures nécessaires pour la restauration, la conservation et la protection des côtes et des marécages. Malheureusement, l'explosion de la plate-forme pétrolière de BP, en 2010, a à nouveau mis en danger cet écosystème fragile.

Halte aux pollueurs de la route !

Sur toutes les routes de Louisiane, vous croiserez le panneau " Don't litter ".
Pour préserver la beauté et le caractère pittoresque de ses routes, la Louisiane a officialisé la dénonciation en mettant en place une ligne téléphonique antipollution routière. Ne vous amusez pas à jeter vos déchets par la fenêtre de votre voiture, votre plaque d'immatriculation sera vite relevée et vous n'aurez plus qu'à vider votre portefeuille  ! Par ailleurs, pour faire face à l'encrassement chronique de ses routes, l'Etat de Louisiane a lancé la campagne " Adopt a Road " qui permet d'adopter une portion de route.
Là encore des panneaux vous signaleront les routes " adoptées " et leurs parrains qui sont généralement des entreprises locales, des commissions scolaires, des conseils municipaux ou mécènes. Ces derniers s'engagent à maintenir la portion de route qu'ils ont adoptée dans un état de propreté irréprochable. Une autre manière citoyenne de développer une conscience écologique !

Le programme de réinsertion de l'alligator

Depuis plus de vingt ans, ce programme a été mis en place pour inverser la tendance qui réduisait la population d'alligators à un niveau dangereusement bas. Après avoir été chassé sans répit pendant des années, le reptile est devenu une espèce en danger et donc protégée en Louisiane. Ce n'est pas le cas en Floride par exemple. Le gouvernement a donc mis en place un programme de fermes d'élevage d'alligators. En effet, dans la nature, sur 100 oeufs, seuls 5 ou 6 survivent. Les éleveurs ramassent régulièrement tous les oeufs d'un nid et les élèvent dans leur ferme. A partir d'une certaine taille, 17 % des alligators sont relâchés dans la nature, à l'endroit exact où les oeufs ont été ramassés. Le reste de la population d'élevage est vendu pour sa peau, sa viande, ou encore exposé dans des parcs d'attractions. Ainsi, la population d'alligators est revenue à 2,4 millions en 2012.

Parcs nationaux

La Louisiane compte cinq parcs nationaux. En 2011, ils ont accueilli à eux seuls 568 343 visiteurs et ont rapporté 24 688 000 US$ au pays, en terme de tourisme. Du nord au sud, on rencontre Poverty Point National Monument, à l'est de Monroe, qui concentre des témoignages de cultures préhistoriques ; aux alentours de Natchitoches, Cane River Creole National Historical Park, un ensemble de plantations le long de la rivière Cane ; à quelques kilomètres de la frontière texane, El Camino Real de los Tejas National Historic Trail, un sentier de plus de 300 ans qui menait originellement jusqu'à Mexico City, à travers le Texas ; près de La Nouvelle-Orléans, Jean Lafitte National Historical Park and Preserve, pour tout connaître des bayous, de la musique et de la culture louisianaise ; New Orleans Jazz National Historical Park, un parc national dédié au jazz. En plus de ses cinq parcs nationaux, la Louisiane compte de nombreux parcs d'Etat, notamment dans le nord, dans la région de Sportsman's Paradise.

Faune et flore

Vous avez choisi la Louisiane pour son exotisme et surtout pour sa faune et sa flore emblèmes de l'Etat... et vous ne vous êtes pas trompé. Climat, latitude et proximité du golfe du Mexique font foisonner les espèces végétales, que l'on se trouve en Louisiane du sud ou dans les collines du centre et du nord. La faune, qu'elle soit locale, de passage ou importée, est incroyable de vitalité et de beauté, bien qu'elle ne soit pas toujours inoffensive  ! Ce patrimoine louisianais est d'une richesse inestimable.

Alligators : deux conseils à suivre impérativement

Avec 2,4 millions d'alligators en Louisiane, il y a fort à parier que vous en croiserez un bon nombre près des lacs, bayous, rivières et autres bords de routes.

1. Ne nourrissez JAMAIS un alligator dans une zone naturelle et ne cautionnez pas les opérateurs touristiques peu scrupuleux qui le font. C'est dangereux pour l'homme, car l'alligator va assimiler humain et nourriture, et pour l'alligator que l'on va devoir tuer pour se protéger.

2. Ne vous approchez pas d'eux. D'une part, vous les dérangez dans leur habitat naturel et vous risquez de perturber l'équilibre du bayou. D'autre part, pour un peu que l'alligator soit agressif vous risquez de vous faire attaquer (ce qui est rare mais qui arrive). Contrairement aux idées reçues, l'alligator n'est pas pataud sur terre : il avance à la vitesse d'un cheval au galop, tel le lézard géant qu'il est.

Faune
<p>Alligator.</p>

Alligator.

La faune est très riche et vous vous en apercevrez très rapidement : dans les jardins, où vos sens sont saisis par des sons, des mouvements et des couleurs inhabituels, en promenade dans la campagne ou encore dans les marécages.

Oiseaux. Des milliers d'espèces d'oiseaux ont adopté la Louisiane pour passer l'hiver, voire l'année entière. D'avril à mai, le retour des oiseaux migrateurs est un spectacle époustouflant. Les marécages sont alors un véritable tapis de plumes et couleurs à faire mourir de jalousie les cabarets parisiens  ! Les chasseurs de gibiers d'eau douce, canards et poules diverses s'en donnent à coeur joie lorsque la réglementation les y autorise bien entendu. Le pélican brun, emblème de l'Etat, se reproduit sur les côtes du golfe du Mexique. Et puisque vous êtes toujours en Amérique du Nord, vous croiserez l'aigle royal nichant au sommet des cyprès dans les marécages. En guise de moineaux et merles, vous remarquerez les très agités et très bruyants geais bleus, ainsi que les cardinaux au rouge très affirmés ou encore les omniprésentes aigrettes.

Le naturaliste et ornithologue Jean-Jacques Audubon peignit ici une véritable anthologie des oiseaux d'Amérique, en quatre volumes. L'ampleur de la tâche lui demanda évidemment quelques années.

Faune aquatique. Lacs, bayous, marécages fourmillent de poissons d'eau douce (carpes, poissons-chats, truites), de crustacés (écrevisses, crevettes, huîtres) et de reptiles tels les tortues d'eaux, certaines gigantesques et incroyablement carnivores. Ces tortues s'attaquent même aux alligators et n'hésitent pas à leur trancher les membres de leurs mâchoires extrêmement puissantes et aiguisées. A l'évidence nous n'oublierons pas l'incontournable alligator. Le mot vient de l'espagnol el lagarto, qui signifie " lézard ". On met souvent crocodiles et alligators dans le même sac. Grossière erreur ! L'alligator appartient à la famille des alligatoridés. Il en existe deux espèces : Mississippiensis, qui vit dans le sud-est des Etats-Unis, et Sinensis, qui hante la vallée du Yangzi Jiang, en Chine. Le crocodile (de la famille des crocodilidés) est un animal des tropiques, on le trouve donc en Afrique, en Asie et en Australie. Les alligators ont une gueule plus plate et plus large que celle des crocodiles. Chacun cependant aime montrer son impressionnante denture : même la gueule fermée, quatre gigantesques dents restent visibles. Les deux espèces s'en servent de la même manière, pour saisir et déchirer et non pour mâcher. Lorsqu'ils attrapent une proie, ils l'entraînent sous l'eau pour la noyer, puis attendent qu'elle se décompose avant de l'avaler tout rond. Enfin, l'alligator hiberne alors que le crocodile reste actif toute l'année. Un alligator peut vivre jusqu'à 80 ans et atteindre jusqu'à 3 à 4 m pour les plus vieux. Si les alligators sont si réputés, c'est qu'ils aiment bien dévorer les nageurs imprudents.

Mammifères. La Louisiane compte aussi un grand nombre de mammifères : ratons laveurs, opossums, tatous, biches, renards, ours, coyotes. Certains d'entre eux, comme les ragondins, sont des espèces importées et les Louisianais le regrettent amèrement car ce sont de véritables calamités. La région de Sportsman's Paradise est connue pour être la Mecque louisianaise des chasseurs de gibiers. Pour profiter pleinement de la nature, vous pouvez vous rendre dans un des quarante parcs naturels aménagés tels les espaces du parc Kisatchie ou bien dans un des Wildlife Refuge (réserve sauvage) comme le Sabine National Refuge, à la frontière du Texas, ou le Rockefeller Refuge (vous y verrez d'énormes alligators), sur la côte au sud de Lake Charles.

Quelques espèces à ne pas approcher. Aussi inoffensifs qu'ils paraissent, il est fortement déconseillé d'attraper les petits animaux sauvages de type raton laveur, opossum ou ragondin : leurs griffes et leurs dents acérées vous assurent de vilaines plaies.

Méfiez-vous également des espèces suivantes dangereuses car très venimeuses : les serpents cottonmouth, copperhead, canebrake rattlesnake ou encore la fameuse araignée veuve noire. Rassurez-vous cependant, il faut vraiment les chercher pour les trouver. Ces espèces fuient l'homme plus qu'elles ne l'agressent et vous serez davantage importunés par les moustiques, mouches, cafards et fourmis rouges.

En général, les alligators fuiront en vous apercevant... sauf si vous êtes suffisamment inconscient pour vous baigner parmi eux (les cas sont bizarrement nombreux  !). Et gare à la femelle, extrêmement agressive lorsqu'elle couve sa progéniture.

Flore
<p>Fleurs de coton.</p>

Fleurs de coton.

Terre fertile, chaleur et pluies intenses : toutes les qualités sont réunies pour que la végétation soit abondante. Avec 4 500 espèces végétales, la Louisiane fait honneur à la nature.

Dans la région des marais, les saules bordent les bayous recouverts de jacinthes d'eau. Accidentellement importées d'Amérique du Sud, les jacinthes sont dangereuses pour les hélices des bateaux et étouffent la flore locale. C'est pourquoi les autorités font vaporiser un puissant désherbant pour les détruire, sans grand résultat. Le cyprès chauve, imputrescible, vit les pieds dans l'eau sans problème. Il est souvent recouvert de mousse espagnole (appelée ainsi par analogie avec la barbe des Espagnols de l'époque coloniale). Ce n'est pas un parasite, elle vit uniquement d'air et d'eau et est très douce au toucher. Elle était autrefois utilisée pour rembourrer les matelas.

Les terres drainées favorisent la culture du coton et de la canne à sucre. Les terrains marécageux voient pousser les cyprès, les ormes, les palmiers nains. Nénuphars, iris, hibiscus, chèvrefeuille, roseaux, pins, pacaniers, chênes, hêtres, bambous, gommiers, fleurs des villes et fleurs des champs sont légion. Le magnolia est la reine des fleurs louisianaises. En pleine floraison, il emplit la Louisiane d'un doux parfum.
Les azalées sont aussi au printemps une fleur que vous verrez recouvrir entièrement de couleurs éclatantes tous les jardins louisianais.

LOUISIANE

Guide LOUISIANE

LOUISIANE 2018/2019

14.95 €
2017-11-15
384 pages
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