Ziguinchor est la capitale économique de la région et compte environ 270 000 habitants. Ville de transit vers le Cap Skirring ou Kafountine c'est aussi un bon point de départ pour faire une balade à Djilapao et Affiniam. Les jolis couchers de soleil sur le fleuve, les allées bordées d'arbres, son atmosphère authentique, ses habitants accueillants font tout son charme. Quelques hôtels pas trop chers ont une piscine pour se rafraîchir (la chaleur peut être étouffante) ou proposent une vue et un restaurant sur le fleuve... Ziguinchor mérite qu'on s'y arrête. Vous y arriverez en bateau, et il n'est pas rare que des dauphins vous escortent à l'embouchure du fleuve Casamance. Le pont Emile Badiane est le seul qui enjambe le fleuve Casamance, portant la route de Bignona.

Histoire. Fondée par les Portugais en 1645, elle est promise à un avenir prospère, grâce à son commerce de cire, d'ivoire, de peaux et la traite négrière, remplacée par le trafic de marchandise à l'abolition de l'esclavage. Elle est vendue aux Français à la fin du XIXsiècle. Elle se développe grâce au commerce de l'arachide et de la crevette mais connaît un ralentissement de son essor pendant la guerre en Guinée-Bissau dans les années 1950 et la concurrence de l'arachide américaine. C'est bien sûr la guerre en Casamance qui a eu raison de son économie. Aujourd'hui, la ville a retrouvé son statut de préfecture, l'université de Ziguinchor ouverte depuis 2007 ainsi que des institutions privées qui forment de nombreux étudiants, dont certains sont spécialisés en tourisme.

Orientation. Le centre et les quartiers en périphérie sont facilement accessibles. Prendre un taxi est chose simple : le tarif des courses est fixe (500 FCFA en journée, 1 000 FCFA le soir). D'un côté, la ville administrative, avec ses bâtiments coloniaux, dont la gouvernance, le conseil régional (qui abrite l'office du tourisme) et le très beau palais de justice. Une pincée de nostalgie flotte dans l'air du côté de ces anciennes maisons de commerce d'un rouge passé, entre le petit marché de la rue Javelier et le fleuve.

De l'autre côté, plus loin en amont, c'est le Ziguinchor industriel, le centre de pêche à quelques pas du débarcadère et, un peu plus en avant, l'usine d'arachide avec ses montagnes de seccos qu'on distingue au-delà des remparts de protection. La ville est plus grande qu'elle n'y paraît au premier coup d'oeil. Une grande avenue bien goudronnée en contourne une partie, ceinturant des quartiers plus populaires, moins denses que le centre construit en damier.

Bon à savoir. A votre arrivée, des petits talibés vous aborderont sûrement tout comme des soi-disant piroguiers, qui vont tout faire pour vous vendre leur excursion à n'importe quel prix. Il s'agit de rabatteurs qui gagnent leur vie comme ils le peuvent. Ne soyez pas désagréable mais, dans votre intérêt, restez fermes et passez directement à l'office de tourisme qui vous proposera des excursions au juste prix et avec d'excellents guides.

Les lieux incontournables de ZIGUINCHOR

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13.95 €
2019-09-18
456 pages
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