Guide du Suriname : Fiche technique

Argent
Monnaie

La monnaie officielle est le dollar surinamais (SRD) depuis le 1er janvier 2004.

Taux de change

En septembre 2016 : 1 € = 8,25 SRD ; 1 SRD = 0,12 €. 1 US$ = 7,4 SRD ; 1 SRD = 0,13 US$.

Selon les cas, les établissements affichent indifféremment des prix en dollars surinamais, en euros ou en dollars américains. Vous pourrez payer la plupart du temps dans ces trois devises, sauf pour les petites dépenses qui se font exclusivement en dollars surinamais.

Idées de budget

Petit budget : entre 150 et 200 SRD par jour et par personne, à condition de dormir en hamac ou dans les guesthouses en chambre simple avec ventilateur, en mangeant simplement et en faisant ses courses au marché ou en achetant des plats locaux (rôti, bami, nasi). Pour se déplacer, il faudra prendre les transports locaux (bus, taxi collectifs...), qui nécessitent parfois du temps et de la patience.

Budget moyen : entre 300 et 500 SRD par jour et par personne. Cela comprend un logement en chambre climatisée, les repas en restaurant et la découverte du pays encadrée par des professionnels et guides, pour ceux qui disposent de plusieurs jours et qui souhaitent avoir un aperçu global du Suriname.

Gros budget : entre 500 et 1 500 SRD par jour et par personne. Cette option sera parfaite pour les voyageurs en quête de confort, qui souhaitent visiter le Suriname en avion et avec des opérateurs touristiques de qualité. Les nuits se feront dans les meilleurs hôtels du pays et les repas dans les restaurants les plus fins de la capitale, mais en dehors, il faudra se contenter d'une offre plus restreinte.

Le Suriname en bref
Le pays

Capitale : Paramaribo.

Type de gouvernement : démocratie constitutionnelle (Constitution adoptée le 30 septembre 1987).

Pouvoir exécutif : Le président est M. Desiré Delano Bouterse depuis le 12 août 2010. Lors des élections législatives de mai 2010 la coalition de Desi Bouterse, ancien dictateur, remporte la majorité des sièges ; ce dernier remporte la présidentielle le mois suivant. En mai 2015 sa coalition emporte à nouveau les élections législatives et il est réélu à la présidence du Suriname le 14 juillet 2015. Le président est à la fois le chef de l'Etat et le chef du gouvernement.

Division administrative en 10 districts : Brokopondo, Commewijne, Coronie, Marowijne, Nickerie, Para, Paramaribo, Saramacca, Sipaliwini, Wanica.

Indépendance : 25 novembre 1975 (des Pays-Bas).

La population

Population : 579 630 habitants (2015) dont environ 250 000 à Paramaribo.

Groupes ethniques : 37 % d'Indo-Surinamais (ou Hindoustanis, dont les ancêtres ont émigré essentiellement de l'Inde du nord à la fin du XIXe siècle après l'abolition de l'esclavage), 31 % de Créoles (issus d'un métissage entre Africains noirs et Européens blancs) et d'Afro-Surinamais, 15 % de Javanais, 10% de Noirs-Marrons (dont les ancêtres ont été embarqués et amenés dans le pays comme esclaves aux XVIIe et XVIIIe siècles), 2 % d'Amérindiens, 2 % de Chinois, 1% d'Européens, et autres.

Langues : le néerlandais (langue officielle), l'anglais (parlé largement), le créole, l'hindoustani caribéen (un dialecte dérivé de l'hindi), le javanais, et bien sûr le sranan tongo, la langue franque créole (lingua franca), composite dérivée de toutes les langues parlées dans le pays, utilisée par de nombreux jeunes.

Religion : 48 % de chrétiens (25,2 % de protestants, majoritairement Moraves et pentecôtistes, 22,8 % de catholiques), 27,4 % d'hindouistes, 19,6 % de musulmans, 5 % de croyances indigènes (2014).

L'économie

PNB/hab : 9 539 US$ (2014).

Croissance : 3,3 % (2014).

Taux de chômage : 8,9 % (2014).

Ressources naturelles : la bauxite (environ 30 % du PIB), le bois, l'énergie hydraulique, la pêche, le kaolin, la crevette, l'or, une petite quantité de nickel, du cuivre, du platine et du minerai de fer.

Produits agricoles : riz non décortiqué (paddy), bananes, graines de palmier, noix de coco, bananes plantains, arachides, boeufs, poules, produits forestiers, crevettes.

Export : 1,829 milliard US$ : bauxite, aluminium, pétrole brut, bois, crevettes et poissons, riz, bananes (2015).

Partenaires (export) : Suisse 21,8%, E.A.U. 14,5%, Inde 13,9%, Belgique 9,7%, Etats-Unis 8,9%, France 8,1%, Canada 6,6% (2015).

Import : 2,06 milliards US$ : biens d'équipement, pétrole, denrées alimentaires, coton, biens de consommation (2015).

Partenaires (import) : Etats-Unis 26,8%, Pays-Bas 14,3%, Chine 12,2%, Trinidad et Tobago 7,4%, Japon 4,8% (2015).

Téléphone

Indicatif téléphonique : 597. Au Suriname, les numéros à 6 chiffres sont ceux des postes fixes, les numéros à 7 ou 8 chiffres sont ceux des téléphones portables.

Téléphoner au Suriname depuis la France métropolitaine et la Guyane : 00 + 597 + le numéro local.

Téléphoner en Guyane depuis le Suriname : 00 + 594 + le numéro local sans le 0 initial.

Téléphoner en France métropolitaine depuis le Suriname : 00 + 33 + le numéro local sans le 0 initial.

Décalage horaire

Le Suriname est à GMT-3, ce qui signifie qu'il y a quatre heures de moins en hiver et cinq heures de moins en été par rapport à Paris (GMT+1). Quand il est 11h du matin à Paramaribo, il est 16h (en été) ou 15h (en hiver) à Paris.

Formalités

Un visa ou une carte touristique est obligatoire pour voyager au Suriname.

Depuis le 25 novembre 2011, les ressortissants français sont dispensés de visa pour rentrer au Suriname. En revanche, il devront se présenter au consulat du Suriname de Paris, de Cayenne, ou bien à l'arrivée à l'aéroport Johan Adolf Pengel de Paramaribo, afin d'obtenir une " carte touristique ", délivrée sur simple présentation d'un passeport valable plus de 6 mois. Le coût de cette carte est de 30 €, elle donne droit à une présence sur le territoire de 90 jours. Attention : à l'aéroport Johan Adolf Pengel il faudra s'acquitter du paiement de la carte touristique en espèces uniquement et ce avant votre passage aux services d'immigrations (donc pas de DAB accessible). Cette carte vous permet d'entrer une seule fois au Suriname et, tous les 30 jours, il faudra vous rendre dans un poste de police pour en informer les autorités. Cette procédure est également valable pour les ressortissants des Pays-Bas, du Canada, des États-Unis, de la Bolivie, du Chili, du Paraguay, du Pérou, de l'Uruguay et du Venezuela.

Pour les autres pays, l'obtention d'un visa est obligatoire. Les pièces à présenter sont le passeport en cours de validité d'au moins 6 mois, une photo d'identité, un formulaire rempli, daté, et signé. On pourra également vous demander une preuve d'achat d'un billet d'avion de retour. Le coût d'un visa entrée simple est de 52 €.

Si vous venez de Guyane, vous devrez faire tamponner votre visa au poste de police des frontières d'où part le bac. Aucun visa ne sera délivré à la frontière. Le trajet Saint-Laurent-Albina est d'environ 15 minutes par le bac ou de 5 minutes en pirogue. Vous devrez aussi faire tamponner votre visa et remplir un formulaire d'immigration au poste de police des frontières dès l'arrivée au Suriname. Demandez aux taxis de vous y déposer avant de partir pour la destination choisie car si vous ne le faites pas, les autorités surinamaises ne seront pas complaisantes du tout.

Pour le retour, rebelote, il faut faire tamponner son passeport des deux côtés. À l'arrivée en Guyane, le poste ferme à 19h. Mais vous pouvez revenir le lendemain, ou le faire tamponner au commissariat de La Charbonnière.

Prévoir un traitement antipaludéen. Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire au Suriname, de même qu'en Guyane.

Climat

Le Suriname possède un climat équatorial sur la majeure partie du pays : chaud (environ 28 °C de température moyenne tout au long de l'année), et humide (entre 80% et 90% de taux d'humidité), avec de fortes pluies. La moyenne annuelle des précipitations dépasse les 2 mètres ; les saisons des pluies s'étirent des mois de décembre à début février puis d'avril à la mi-août, les mois les plus pluvieux étant mai et juin. Les régions concentrant le plus de pluies sont le centre sud (monts Wilhelmina) ainsi que la région se trouvant le long du fleuve Maroni, à la frontière avec la Guyane française. Les saisons les plus sèches s'étalent d'août à novembre et de février à avril. Dans le sud du pays le climat est davantage tropical avec une saison sèche plus importante.

Saisonnalité

Quatre saisons peuvent être distinguées pendant l'année :

Début décembre à début février : une faible saison des pluies, où il peut tout de même pleuvoir en continu sur toute une journée.

Début février à début mai : une faible saison sèche. La saison sèche est en général la période idéale pour voyager au Suriname.

Début mai à mi-août : une forte saison des pluies. La visite du Suriname reste possible, à condition de se renseigner sur l'état des pistes que l'on souhaite emprunter.

De mi-août à début décembre : une forte saison sèche, idéale pour voyager malgré la chaleur.

Attention également aux saisons touristiques : en haute saison (de juillet à mi-septembre et de mi-décembre à mi-mars) certains prix peuvent augmenter, mais toutes les sorties seront possibles. En basse saison (mi-septembre à mi-décembre et mi-mars à juin), certains opérateurs n'accepteront de faire la sortie que sur un minimum de réservations.

Pour profiter au maximum du Suriname, mieux vaut donc voyager en saison sèche et haute soit entre février et mars ou entre août et septembre, sans oublier la période exceptionnelle des fêtes de fin d'année.

Drapeau du Suriname

Le drapeau. Le drapeau du Suriname est composé de cinq bandes colorées horizontales, avec une étoile au milieu. En regardant celui-ci du haut vers le bas, les couleurs des bandes sont successivement le vert, puis le blanc (fine bande), le rouge, le blanc (fine bande) et le vert. L'étoile qui se trouve au centre de la bande rouge est jaune.
La bande verte symbolise l'espoir et la fertilité de la terre surinamaise, la bande blanche la justice, la paix et la liberté, la bande rouge symbolise le progrès et l'amour, et l'étoile jaune représente l'unité du peuple surinamais travaillant ensemble pour un futur doré.

L'hymne national se nomme " God zij met ons Suriname " (" Dieu soit avec notre Suriname ") et devient l'hymne officiel du pays en mars 1959. Le premier couplet est en langue néerlandaise et le second couplet en sranan tongo. La musique fut composée par Johannes Corstianus De Puy.

Les armoiries. Le blason du pays fut adopté le jour de son indépendance, le 25 novembre 1975. On y retrouve les couleurs du drapeau : le rouge, le vert, le blanc et le jaune. Il représente deux Amérindiens autochtones armés d'arcs et tenant un bouclier. Sous leurs pieds, vous pourrez lire " Justitia Pietas Fides ", ce qui signifie " Justice, Piété, Fidélité ". Le bouclier au centre du blason est composé de trois parties : un bateau à voiles à gauche, un palmier à droite et en son centre un diamant. Le voilier symbolise l'histoire du Suriname et de ses esclaves. Le palmier représente aussi bien le présent que la justice. Le diamant et l'étoile en son centre représentent les cinq continents d'où sont originaires les habitants du Suriname.

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