Guide de Porto Rico : Jeux, loisirs et sports

À Porto Rico, bien plus que le football, le base-ball, le basket-ball et la boxe sont les disciplines qui suscitent l'enthousiasme et l'admiration patriotiques.

Les touristes, eux, pourront pratiquer avant tout des sports nautiques tels que le kayak, la plongée et le surf. Ceux qui préfèrent l'aventure terrestre se lanceront dans la randonnée en forêt. La destination est également très propice à la pratique du golf, car les terrains de la petite balle blanche ne cessent d'y fleurir depuis quelques dizaines d'années.

Disciplines nationales
Base-ball

Lors d'une visite à Porto Rico, les chantiers entourant les stades de base-ball peuvent surprendre. Sport roi de l'île, la petite balle blanche cousue avec du fil rouge reçoit des subventions en permanence pour tenir ses terrains au goût du jour. Il existe bien une ligue professionnelle à Porto Rico. Elle évolue généralement pendant l'hiver. Mais aucune équipe portoricaine ne participe à la prestigieuse MLB, la ligue nord-américaine. Cependant, San Juan a accueilli pendant deux années de suite les matchs des Expos de Montréal en 2003 et 2004, avant que ces derniers ne déménagent à Washington, pour devenir les Nationals.

Porto Rico possède un titre de champion du monde de base-ball (1951), et pourrait même jouir d'un palmarès plus étoffé puisque sur 5 matchs de finale, la sélection nationale en a perdu 4. Les deux joueurs portoricains les plus connus sont Roberto Clemente et Orlando Cepeda. Ils font partie des meilleurs joueurs de l'histoire du base-ball mondial. Aujourd'hui, une trentaine de Portoricains évoluent en MLB. Le plus connu, Carlos Beltrán, joue chez les Yankees de New York depuis 2014. En terme de popularité, il est suivi par Iván Rodríguez, retraité depuis 2012, et Jorge Posada, qui a défendu les couleurs des célèbres New York Yankees durant 16 ans et qui a pris sa retraite lui-aussi en 2012.

La télévision portoricaine diffuse beaucoup de base-ball, et comme les habitants reçoivent toutes les chaînes américaines via le câble, les matchs de la MLB attirent une large audience devant le petit écran. Dans la rue, il n'est pas rare de voir des jeunes échanger des balles.

Roberto Clemente reste la véritable star portoricaine du base-ball. Né à Carolina en 1934, il grandit à San Juan avant de partir jouer pour les Pittsburgh Pirates à l'âge de 21 ans. Sur une moyenne de 1 000 lancers, il en a renvoyé 317 tout au long de sa carrière américaine, assurant 240 home runs (" coups de circuit ", en français). Il remporte la distinction de meilleur batteur de la MLB, la ligue nord-américaine de base-ball, à 4 reprises (1961, 1964, 1965 et 1966) et reçoit même le titre de meilleur joueur (MVP) en 1966. Il meurt dans un accident d'avion en 1972, à l'âge de 38 ans.

Basket-ball

Derrière le base-ball, le basket est incontestablement le deuxième sport collectif préféré des Portoricains. Des terrains de basket ont été aménagés un peu partout et il est très facile de trouver des partenaires de jeu. La popularité du basket s'est particulièrement développée depuis que l'équipe nationale a battu la formation états-unienne aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004. Une soirée inoubliable et historique pour tout un peuple.

Si la NBA américaine fait rêver tous les amateurs de basket, ils ne sont pas beaucoup de joueurs portoricains dans l'histoire du championnat nord-américain à avoir foulé ses parquets ; le plus connu est probablement Carlos Arroyo.

La ligue de basket professionnelle existant à Porto Rico s'appelle la BSN (Baloncesto Superior National). Elle est composée de 12 équipes, chacune jouant une trentaine de matchs par saison, avant d'atteindre en cas de bons résultats, les play-off.

Juan Pachin Vicens (1934-2007) est sans doute la grande figure portoricaine du basket à retenir. Il n'a jamais joué en NBA, mais il aurait pu, assez facilement d'ailleurs. Juan Pachin Vicens a survolé avec classe les championnats du monde de basket de 1956 organisés au Chili. Il a réalisé un véritable tour de force, face aux grandes vedettes du basket américain de l'époque, Jerry West et Oscar Robertson. Pachin a eu de nombreuses opportunités d'évoluer en NBA, notamment pour les New York Knicks, mais son attachement à Ponce et à son équipe des Lions a toujours eu raison des approches américaines. Sa dévotion au basket national lui vaut encore aujourd'hui une grande popularité et un profond respect. En 16 années passées à défendre les couleurs des Ponce Lions, il les a amenés à jouer 10 finales de la ligue nationale de Porto Rico (BSN), pour 7 titres.

Boxe

Ah la boxe ! Un soir de grand match, lorsqu'un Portoricain se bat quelque part sur la planète pour défendre ou arracher un titre mondial, ce n'est pas la peine d'espérer croiser du monde dans les rues. Le peuple entier est collé devant le petit écran. À Porto Rico, les boxeurs victorieux sont de véritables gloires nationales. C'est grâce à la boxe et aux exploits de Juan Evangelista Venegas que Porto Rico est parvenue à décrocher sa première médaille d'or olympique. C'était en 1948 à Londres. Ce succès a probablement conditionné la popularité de ce sport sur l'île. Mais c'est surtout dans les années 1970 que la boxe a pris toute son ampleur. Cette époque est d'ailleurs considérée comme l'âge d'or de la boxe portoricaine par tous les spécialistes. Mohammed Ali, Roberto Duran ou encore Alexis Arguello sont venus ici y décrocher ou défendre leur titre de champion du monde. Loin est le temps où des combats illégaux avaient lieu dans les champs des haciendas pour savoir quel était le meilleur bagarreur.

Chez les hommes, Porto Rico ne compte plus ses champions du monde. Toutes catégories confondues, l'île compte quelque 56 couronnes mondiales, dont un seul poids lourd, John Ruiz. Nombreux sont les athlètes à avoir marqué les mentalités de leurs concitoyens dans ce sport, comme Wilfried Benitez, le plus jeune champion du monde de l'histoire de la boxe, à l'âge de 17 ans.

Sixto Escobar (1913-1979). Tout Porto Rico se souvient de lui. En 1936, il est devenu le premier champion du monde de boxe de l'histoire de l'île. Après avoir grandi à San Juan, il réalise une excellente série de 23 combats amateurs, n'enregistrant qu'une seule défaite. A 17 ans, il est invité à faire ses grands débuts dans le monde professionnel. Il ne lui faudra alors que 5 années de combat pour être couronné champion du monde des poids coq. Il est mort à l'âge de 66 ans suite à des problèmes liés à son diabète.

Ada Velez (née en 1970). Elle est connue dans tout Porto Rico, grâce à son titre de championne du monde de boxe acquis en 2001, devenant ainsi la première femme de l'île à conquérir une couronne mondiale. Elle perdra son premier combat professionnel après 10 rencontres, disant ainsi au revoir à son titre en super-coq. Après avoir regagné le titre de championne du monde des poids coq, elle le perd à nouveau au Danemark en 2004, devant Anita Christensen, après une décision bien surprenante des juges. La Danoise reconnaît même qu'Ada Velez s'est fait voler son titre par les arbitres. Elle est toujours dans le circuit.

Félix Trinidad (né en 1973). Après 5 titres de champion amateur glanés à Porto Rico, Félix Trinidad fait sa grande entrée dans le monde professionnel à seulement 17 ans. Des boxeurs contemporains, il est l'un des plus appréciés de ses concitoyens pour avoir combattu avec certains des plus grands boxeurs de son temps, comme Oscar de la Hoya. Il obtient 2 titres de champions du monde. Après 41 victoires dont 33 par KO, arrive le 42e combat contre Bernard Hopkins à New York. Sa défaite contre ce dernier le conduira à se retirer du circuit. Ses 2 retours, dont le dernier en 2008, se solderont chacun par un échec.

Combat de coqs

Plus qu'un sport, le combat de coqs est une véritable institution à Porto Rico. Pour la violence qu'il inflige aux pauvres volatiles, il est souvent dénoncé par les associations de défense des animaux. Ses aficionados défendent, eux, leur droit à perpétuer les traditions. Et il est vrai que le combat de coq dans les Caraïbes ne date pas d'hier. Importé au cours de la colonisation espagnole, ses origines asiatiques remonteraient à l'antiquité. Moins d'une trentaine de pays autorisent cette pratique dans le monde. Il existe à Porto Rico des professionnels des combats de coqs.

Selon l'ONG The Humane Society of the United States, ce sont aujourd'hui plus de 175 000 combats, déclarés ou non, qui ont lieu chaque année à Porto Rico. Le principe de base est simple. Deux coqs sont enfermés dans une petite arène. Le combat commence jusqu'à ce que l'une des deux bêtes ne puisse plus combattre. Certains matchs sont même retransmis à la télé. Il est possible de parier. Il n'est donc pas rare de croiser un club appelé cockfight club ou club gallistico.

Activités à faire sur place
Golf

Les Américains aiment le golf. Ils apprécient aussi l'air des Caraïbes pour partir en vacances. Porto Rico ne pouvait que devenir l'une de leurs destinations préférées pour jouer à la petite balle blanche. Alors que certains golfs sont en construction, l'île en compte déjà une bonne vingtaine dont les premiers ont vu le jour dans les années 1960 et dont 17 ont déjà accueilli au moins une compétition internationale. Quelques-uns des plus grands architectes contemporains du golf ont tenu à réaliser une de leurs constructions à Porto Rico. C'est le cas de Greg Norman, Robert Trent Jones Sr., Gary Player ou encore Rees Jones. En 2008, Porto Rico a d'ailleurs accueilli sa première étape du très célèbre PGA Tour, compétition à laquelle participent tous les plus grands golfeurs du monde. Les parcours sont souvent aménagés dans des cadres naturels époustouflants, avec vue sur la mer ou la montagne.

Plongée

Les amateurs de plongée s'amuseront tout particulièrement autour de Fajardo (las Cabezas de San Juan ou el Diablo), ainsi que sur les îles de Vieques (Angel Reef) et Culebra (Witt Power, un bateau de 1984). Il faut commencer par là. La toute petite île au large de Ponce, Caja de Muertos, au sud de Porto Rico peut constituer une bonne excursion. Les grands fans adoreront une sortie autour de l'île Mona (Carabinero Rock), à l'ouest de Mayagüez.

Il n'est pas difficile de trouver des opérateurs afin de se rendre en bateau sur les différents sites de plongée. Les grands hôtels disposent tous de bons contacts en la matière.

Surf

Pour les spécialistes, l'information paraîtra rebattue. Mais avec le Costa Rica, Porto Rico est sans conteste l'un des meilleurs endroits des Caraïbes pour surfer en hiver dans la région. La ville de Rincón, à l'ouest de l'île, en est un peu la plaque tournante. Elle ne semble d'ailleurs vivre que pour ça, entre début décembre et mi-avril et organise un festival de surf qui se tient généralement mi-novembre, qui fêtait d'ailleurs ses 50 ans en 2018.

Fort logiquement, l'essentiel des bons spots autour de l'île se trouve sur la façade atlantique. Le nord-ouest est à privilégier, avec de nombreuses plages d'abord à Rincón bien sûr, mais également Surfer's Beach, Jobos et Shacks autour d'Isabela ; Gas Chamber, Crash Boat et Table Rock près d'Aguadilla ; Sandy Beach, Punta Gorda, Spanish Wall, Domes, Maria's, Tres Palmas et Steps dans les alentours de Rincón. À noter également La Pared à Luquillo, au nord-est.

Kitesurf et planche à voile

Bien que ce ne soit pas le premier sport pratiqué, le kitesurf est de plus en plus présent sur l'île. Les alizés de l'océan Atlantique rendent la pratique des sports de voile plus que favorable sur la côte nord. Les plages d'Ocean Park et d'Isla Verde regroupent diverses écoles et clubs de location qui proposent des cours de kitesurf et de planche à voile adaptés pour tous les niveaux.

Les amateurs de planche à voile pourront aussi se diriger sur Fajardo mais la concentration des clubs de location sont tout de même sur San Juan.

Pour les adeptes qualifiés, la baie Pozuelo au sud de l'île entre Salinas et Guayama est recommandée mais il faut prévoir son matériel.

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