Le guide touristique Petit Futé MADAGASCAR

Bienvenue à Madagascar !

Madagascar : " Grande Île " de l'océan Indien, " sanctuaire de la nature ", " île-continent ", " paradis inconnu ", " carrefour culturel "... Les brochures touristiques encensent cette terre perdue au large de l'Afrique, et pourtant si proche, parfois, de l'Asie. Mais Tanindrazana, la " terre des ancêtres " ne se réduit pas à ces slogans rutilants ou à ces stéréotypes miroitants. Comment décrire les fascinants jeux de couleurs, ces camaïeux de pourpre, de vermillon, de cobalt, d'ébène, d'opale, d'émeraude et de jade, tant d'aquarelles vivantes qui enchantent le regard... ? Madagasikara est plus encore. Chaque voyage est différent, c'est pour cela que l'on revient sans cesse, comme affamé de beautés nouvelles, comme enivré d'arômes plus puissants encore que les encens des forêts mystérieuses. Il y a comme une urgence à découvrir ce merveilleux pays, où tout est possible en étant improbable. L'ère moderne, lentement, étend son ombre triste sur ces pétillements de vie. Les villes changent, l'argent y fait commerce, les portables remplacent les veillées au coin du feu... Mais l'âme malgache, si riche de croyances et de cérémonies, bat toujours avec la même vigueur, avec le même amour, sur les hautes terres ou le long des côtes. Ne nous leurrons pas : c'est l'un des pays les plus pauvres au monde. Pourtant, que de sourires partout offerts à l'étranger, le vazaha que tous les enfants saluent un peu partout, que de joies partagées sans retenue ni fausse pudeur ! Madagascar se donne et ne se reprend pas. Ne venez donc pas y chercher ce que vous ne pourrez y trouver : l'aventure est partout, à chaque instant. C'est ce qui fait le prix d'une rencontre insolite, d'un rendez-vous avec les morts et nos cousins les lémuriens. Ayez les yeux ouverts, la main tendue, l'esprit plein d'enchantement à partager. Partez libres et sans préjugés : ceux-ci nourrissent l'ignorance et perpétuent l'exclusion. Heureux comme celui qui rêve d'un long voyage - car les journées, ici, durent une éternité.

Arnaud Bonnefoy

Mise en garde

Le monde du tourisme est en perpétuelle évolution. Malgré notre vigilance, des établissements, des coordonnées et des prix peuvent faire l'objet de changements qui ne relèvent pas de notre responsabilité. Nous faisons appel à la compréhension des lecteurs et nous excusons auprès d'eux pour les erreurs qu'ils pourraient constater dans les rubriques pratiques de ce guide. Précisons toutefois que l'auteur de ce guide a voyagé à Mada entre mai et août 2013, et que tous les prix sont justes au 1er septembre 2013.

Galerie photo MADAGASCAR

Idées de séjour MADAGASCAR

À Madagascar, tous les trajets sont possibles. L'étendue du pays est telle qu'un seul voyage ne peut suffire à qui tombe sous son charme. Au fil des années, nous avons parcouru l'île de bien des façons. Chacun des itinéraires que nous vous proposons est une " aventure " en soi, une découverte insolite et différente. Celui qui vient d'ailleurs, le vahiny (l'étranger), est accueilli chaleureusement : l'hospitalité malgache demeure l'une des " forces " tranquilles de la Grande Terre. On revient rarement déçu d'un voyage au pays des lémuriens, même si certains voyageurs regrettent des tarifs parfois trop élevés, au regard des infrastructures existantes, une pauvreté difficile à supporter (mais on devrait s'y attendre si l'on " potasse " un peu la destination !), un service défaillant, etc.

Les itinéraires que nous vous présentons décrivent une série de sites et de régions mais ils ne sauraient être exhaustifs. C'est une sélection de parcours pour une première approche de Madagascar, plus ou moins classiques et plus ou moins proposés par toutes les agences de voyages. Il est toujours possible de voyager en indépendant, même si l'évolution du tourisme ici ne semble pas être conciliante pour l'aventurier. Attention, pour se rendre dans tous les lieux cités, il vous faudrait au minimum six mois.

Bien sûr, il n'est pas impossible de faire le tour de la Grande Île. Par la voie des airs, on peut, avec Air Madagascar, se rendre dans chacune des grandes régions en cabotage aérien. Mais comme la compagnie malgache a récemment supprimé plusieurs lignes intérieures entre régions, tout cela est assez hypothétique... On peut éventuellement aller de Morondava à Tuléar, de Fort-Dauphin à Tuléar (ou inversement), de Sambava à Diego, de Diego à Majunga ou Nosy Be.

D'autres transports plus lents, mora mora comme on dit ici, permettent des approches différentes : parcourir l'Imerina en 504 bâchée, se rendre à Morondava et Toliara en taxi-brousse... Nous avons aussi voyagé en train et en 4X4, en bateau, en taxi et à pied. En effet, il ne faut pas être économe de son temps pour s'installer dans l'ambiance de Madagascar.

Chaque région est en elle-même un but de voyage. Au voyageur de déterminer ses priorités suivant ses affinités. Les inconditionnels de la végétation luxuriante, de la rainforest (forêt pluvieuse), de l'humidité tropicale, choisiront la côte est. Les amoureux des déserts et des grands espaces partiront loin, au sud. Les Robinson de tout poil trouveront à l'infini des plages paradisiaques sur la côte sud-ouest.

Enfin, Madagascar est un pays qui peut se découvrir facilement en famille, même avec de très jeunes enfants.

Les immanquables de Madagascar

Dîner d'un excellent foie gras, d'un succulent filet de zébu au poivre vert, accompagnés d'un bon vin sud-africain dans l'un des très bons restaurants d'Antananarivo.

Découvrir les paysages grandioses et authentiques des Hautes Terres, sur la RN 7 vers le sud (cérémonies, architecture civile, rizières...).

Visiter l'un des parcs nationaux les plus spectaculaires de l'île : Bemaraha à l'ouest, l'Isalo et l'Andringitra vers le sud, le parc Masoala (en saison) au nord-est, les sites naturels autour de Diego au nord.

Observer les baleines en saison (juillet à septembre) à Sainte-Marie, Tuléar, Maroantsetra, Nosy Be ou Majunga.

Admirer les lémuriens, notamment dans le parc Andasibe et la réserve de l'Indri Indri, au Palmarium au sud de Tamatave sur les Pangalanes, au Lemur's Park près de Tana, et dans de nombreux autres parcs nationaux ou réserves privées.

S'étendre sur une plage dans une crique perdue, que l'on atteint en voilier, en catamaran ou en pirogue (les plus proches des villes ne sont pas les plus belles).

Se laisser bercer par l'ambiance surannée et traditionnelle de ce pays haut en couleur, toujours plus beau à mesure que l'on quitte les sentiers touristiques, rarement les plus intéressants. Mada, c'est un peu le pays du " réalisme magique " cher à Gabriel García Marquéz !

Les coups de cœur du Petit Futé

Un séjour balnéaire paradisiaque aux Terres Blanches au nord de Majunga ou à Ankasy Lodge, entre Tuléar et Andavadoaka au sud-ouest.

Une randonnée dans dans le magnifique parc national de Marojejy au nord-est près de Sambava (trois jours).

La découverte authentique d'un petit village égaré à l'ouest des Hautes Terres, en découvrant la vie traditionnelle des habitants.

La descente en pirogue du canal des Pangalanes entre Manakara et Mananjary (trois ou quatre jours).

Le formidable trek de plusieurs jours dans le massif du Makay (du nord au sud, compter bien 17 jours !).

Une pause gastronomique au restaurant Mad Zébu à Belo-sur-Tsiribihina : ou comment déguster une cuisine gourmet au fin fond de la brousse.

Une folle équipée nocturne dans les bars et discothèques de Diego (à consommer avec modération).

Une croisière en pirogue ou en boutre d'Analalava à Nosy Be, en passant par l'archipel des Radama.

La piste des baobabs en quad entre Tuléar et Morondava.

Une session kitesurf au spot de Babaomby, près de Diego.

Un tour en hélicoptère à Nosy Be.

Séjours courtsHaut de page

Les séjours courts sont d'une semaine ou moins. Ils valent surtout pour les hommes d'affaires ou les voyageurs de Mayotte, La Réunion ou Maurice, qui vivent à proximité. Depuis l'Europe ou a fortiori le Canada, ce pays est si éloigné qu'il paraît peu concevable de limiter son voyage à un aussi court laps de temps.

L'Imerina et AntananarivoHaut de page

Pas vraiment de circuit organisé autour de Tana, boudée par les voyageurs. Pourtant, il existe de véritables merveilles historiques et naturelles en Imerina. Parole poème des opéras paysans hira gasy, beauté rouge, vert et bleu des paysages immenses, rizières infinies... Le lac Itasy, les petits villages de l'ouest, les collines sacrées ou les marchés animés de la capitale peuvent séduire ceux qui prennent le temps de découvrir la région.

Passez grosso modo 2 jours dans la capitale (Palais de la Reine, balade dans la Haute Ville, à Isoraka, dans les marchés traditionnels ou d'artisanat), puis 2 jours à Antsirabe (fabrique d'artisans, thermes, lacs...), 2 jours à Ampefy au bord du lac Itasy (chutes d'eau, geysers...) et 1 nuit à Anjozorobe pour un premier aperçu de la forêt tropicale humide.

Quelques opérateurs commencent à prendre la mesure du tourisme rural, dans une optique de développement durable et responsable. On peut ainsi dormir chez l'habitant, une expérience fascinante.

Sinon, une escapade à Andasibe peut être envisagée pour observer l'indri indri.

La région Nord autour de DiegoHaut de page

Au nord, il est possible de visiter la région de Diego en une petite semaine ou un grand weekend. Cette ville animée (et accessible directement de La Réunion ou Mayotte) constitue une excellente base pour rayonner. On peut revenir chaque soir à son point de départ. A voir : la plage de Ramena, les 3 baies, la mer d'Emeraude, la montagne des Francais, Joffreville et la montagne d'Ambre, les Tsingy rouges d'Irodo, les Tsingy de l'Ankarana, la baie du Courrier et le cap Ambre...

La baie de Sakalava et le spot de Babaomby s'affirment aujourd'hui comme des destinations de classe mondiale pour les kitesurfeurs notamment.

La région de Fort-DauphinHaut de page

En une semaine, vous pouvez visiter des parcs naturels ou des réserves tantôt luxuriantes, tantôt arides, converser avec les lémuriens, parcourir l'un des sites les plus merveilleux de Madagascar (le village d'Evatraha et la baie de Lokaro), assister à un coucher de soleil grandiose depuis Vinanibe, apprendre l'histoire des premiers colons français, et partager le quotidien d'une population très accueillante. Les surfeurs et kitesurfeurs seront aussi aux anges.

Le BoenyHaut de page

Majunga s'avère la meilleure base pour visiter ce coin apprécié des Tananariviens, tandis que les agences de voyages boudent un peu la destination. Une semaine suffit largement pour s'imprégner de l'atmosphère très agréable de la ville, découvrir les parcs et sites naturels avoisinants, et se laisser choir sur de vastes plages sauvages. Trois jours sont convenables pour en avoir un aperçu, si l'on est plus pressé.

Séjours longsHaut de page

Deux semaines est un minimum pour commencer à découvrir ce pays. On peut envisager un circuit : nous en décrivons plusieurs d'ailleurs dans les pages " pratiques " de ce guide.

Le grand classique est bien sûr la RN 7 ou Route du Sud, dont nous développons le parcours jour par jour dans la partie correspondante.

Une nouveauté : la route du Nord de Tana à Diego. Compter 8 jours pour atteindre Ambanja (parcours décrit jour par jour dans la rubrique correspondante) ; reste alors une petite semaine de voyage, soit à Nosy Be, soit à Diego... soit dans les deux sites. Retour en avion impératif, à moins d'aimer la brousse par-dessus tout !

Trois semaines. Vous pouvez commencer à envisager une combinaison de circuits sans risquer d'être un peu juste sur les horaires. Vous aurez du temps pour flâner, rencontrer des gens, saisir l'ambiance si particulière de ce pays-continent. Cependant, ne croyez pas avoir tout loisir de faire ce que bon vous semble : s'il est possible de faire le " tour " de la Grande Île en trois semaines (cabotage aérien), vous risquez bien d'aller de sites en sites, c'est tout, sans rien voir de ce qu'il y a entre, c'est-à-dire Madagascar et les Malgaches.

L'Ouest et le Sud font un parfait ménage : descente de la Tsiribihina, visite des Tsingy de Bemaraha, de Morondava, piste des baobabs vers Tuléar avec pause balnéaire à Salary, Ankasy, Ifaty ou Anakao, remontée par la RN 7.

Ou le sud et le sud-est : circuit RN 7 jusqu'à Tuléar - piste côtière vers Fort Dauphin puis remontée par Manakara et Ranomafana.

Si vous voulez ainsi " en voir un maximum " (ce que nous ne recommandons pas), nous vous conseillons de suivre ce programme : descente de la Tsiribihina, visite des Tsingy de Bemaraha, puis vol de Morondava à Tuléar ; on profite alors des plages (Ankasy ou Salary pour la beauté, Ifaty pour l'ambiance ou Anakao pour les petits budgets). Ensuite, route du Sud (mais vers le nord !) ou vol de Tuléar à Fort Dauphin (3 ou 4 jours sur place). Puis revenir à Tana, voler pour Sainte-Marie, ou Diego, ou Nosy Be. Un peu la course, mais l'assurance de réaliser un voyage assez complet !

Un mois. Les trajets en taxi-brousse deviennent aisément envisageables. Vous pouvez organiser votre périple selon vos centres d'intérêt, en essayant toutefois de toujours privilégier une région particulière. Restez lucides, et essayez de connaître " à fond " une zone donnée. Ne l'oubliez pas : trois jours dans un parc sont vite passés, tout comme trois jours au bord d'une plage, et combien d'heures dans les transports en commun !

Pour des circuits plus traditionnels, on peut envisager une visite approfondie de plusieurs d'entre eux : Andasibe, Ranomafana, Isalo sont les plus fameux, mais nous vous conseillons également Ankarafantsika près de Majunga, Andohahela près de Fort Dauphin, le Masoala dans le Nord-Est, la montagne d'Ambre et l'Ankarana au nord. Et bien d'autres encore (notamment près de Soalala, à l'ouest de Majunga sur la côte).

Plus d'un mois. Madagascar est aussi vaste que la France et le Benelux réunis. Il ne viendrait à personne l'idée de parcourir de si grandes distances en aussi peu de temps. Il faut donc faire un choix. Ce choix est variable : soit vous désirez connaître plus de sites, plus de gens, soit vous préférez consacrer plus de temps à chaque site, à chaque rencontre.

Deux mois permettent une approche plus concrète de la réalité malgache. Des séjours en brousse sont possibles. On peut commencer à sillonner le pays du nord au sud (sans trop d'excès, et en comptant sur des vols aériens), ou d'est en ouest. On peut enfin savourer nos rencontres. Mais ne nous y trompons pas : c'est encore trop peu. Un tel pays ne se donne pas en quelques semaines. Certains murmurent même que plusieurs années ne sont pas suffisantes pour pénétrer l'esprit malgache.
Il n'est pas de paradis sinon artificiels peut-être, il ne sert à rien (et ce n'est pas une question d'utilité) de voir tout en blanc ou tout en noir, et moins encore de croire que tout doit être alors nécessairement gris. La vie est couleurs, et ce sont toutes ces nuances et ces arômes qui composent un voyage, des rencontres, des souvenirs, et, pour finir, une humanité.

L'Imerina profondHaut de page

Le séjour évoqué en une semaine peut être allongé. Vous pourrez randonner dans des villages " authentiques " et accueillants comme Mandrosoa, faire un saut du côté d'Andasibe pour visiter le parc et la réserve, où chante l'indri, le plus grand des lémuriens. C'est aussi l'occasion de louer un VTT, une moto ou un quad, et de s'enfuir dans les collines sacrées qui entourent Tana, à la recherche des ancêtres. En juillet-août, vous pourrez assister à de nombreux famadihana, ou " retournement des morts ". Attention : il ne fait pas très chaud sur les hauteurs à cette période.

Nosy Be-Diego ou Nosy Be-MajungaHaut de page

Les séjours balnéaires peuvent s'étoffer, et vous permettre de profiter à Nosy Be d'une croisière vers les îlots paradisiaques du canal du Mozambique ; ou alors combiner la visite de Nosy Be avec celle de la région de Diego. C'est un parcours fascinant. Si vous désirez absolument inscrire Nosy Be dans un séjour de deux semaines à Madagascar, vous pouvez également prévoir de combiner l'île aux parfums avec la côte nord-ouest vers Majunga. Peu accessible encore, peu connue, elle offre des sites naturels, une authenticité et une tranquillité passionnantes.

Sainte-Marie - côte est ou Sainte-Marie - nord-estHaut de page

Ceux qui auront opté pour Sainte-Marie peuvent aussi profiter de leur séjour sur ce petit paradis pour connaître la région Nord de Tamatave et ses belles plages bordées de superbes barrières de corail (Foulpointe, Mahambo, Fénérive), ou alors Tamatave elle-même, pour les amoureux de l'architecture coloniale, ou encore vous risquer déjà dans la " jungle verte ", dans le Nord-Est, à Maroantsetra ou dans la région de la vanille.

Enfin, profitez de votre présence dans l'Est pour parcourir le canal des Pangalanes, et vous rendre de Tamatave à Ankanin'ny Nofy (réserve privée avec des lémuriens), puis au lac Rasaobe (séjour enchanteur à Manambato), avant de regagner Tamatave ou même Tana directement, ou alors poursuivre vers Mananjary.

La côte ouest : entre rivières et canyonsHaut de page

En deux semaines, vous pouvez planifier de descendre la Tsiribihina ou du Manambolo (compter environ 4 jours et 3 nuits), puis de visiter les fameux Tsingy de Bemaraha, inscrits au patrimoine de l'Humanité (compter bien 3 ou 4 jours dans le parc), avant de gagner Morondava et ses superbes plages alentour (Belo-sur-Mer...). Il est théoriquement possible de réaliser un tel circuit en 11 jours ; cela vous laisse du temps pour connaître un peu Tana et ses environs, ou alors pour flâner le long des rivières de l'Ouest, ou, pourquoi pas, pour visiter Antsirabe et sa région (lacs de cratère, promenades en VTT, etc.).

La route du SudHaut de page

C'est l'itinéraire le plus touristique de Madagascar (cela ne veut pas dire qu'il y énormément de monde !). C'est un parcours fascinant des rizières au bush aride du Sud-Ouest, en compagnie des zébus, des charrettes, des ancêtres, des artisans du bois et des forêts mystérieuses. Toutes les agences prévoient cet itinéraire, qui dure une dizaine de jours : on part de Tana pour Antsirabe avec un arrêt à Ambatolampy, puis on gagne Ambositra et la région Zafimaniry, avant de poursuivre vers Fianarantsoa, Ambalavao, Ranohira (massif de l'Isalo) et Tuléar. En principe, on termine par quelques jours de repos sur les plages autour de Tuléar (les plus belles du pays peut-être) avant de rentrer en avion à Tana.
Les aventuriers peuvent réaliser ce trajet sans difficulté, les liaisons en taxi-brousse étant très fréquentes (un petit souci néanmoins pour repartir de Ranohira vers le Sud).
On peut se fendre d'un petit " supplément vert " à ce voyage entre ocres, ambres et vermillons : le train de Fianarantsoa à Manakara permet la découverte de la côte est (Mananjary, Manakara, à ne pas négliger) ; un retour par Ranomafana est alors envisageable.
Même si ce voyage est le plus populaire, il reste l'un des plus beaux souvenirs de Madagascar, les paysages traversés et les sites découverts ayant le mérite de présenter un aperçu plutôt général des merveilles naturelles et culturelles du pays.

La région sud-estHaut de page

Cette boucle de 8 jours prend Fianarantsoa comme point de départ et d'arrivée, à travers jungle, rivières et plages solitaires. Vous visiterez Ranomafana, les petits villages côtiers authentiques de cette côte peu visitée, Mananjary, ses épices et son canal des Pangalanes, Manakara et son atmosphère langoureuse, sa piscine naturelle et ses belles plages bordées de filaos (attention, la mer est dangereuse), avant d'emprunter le train mythique qui vous emmène de Manakara à Fianarantsoa. Vous pouvez bien sûr combiner ce circuit original avec une visite de la route du Sud (notamment Ambositra et Antsirabe au nord, et Ambalavao et l'Isalo au sud). Ou alors gagner Mahanoro depuis Mananjary, en pirogue sur le canal des Pangalanes, avant de terminer à Tamatave. Deux semaines sont là encore nécessaires pour une très bonne approche. Mais en 10 jours on peut aisément tout faire... et même en une semaine pour les plus pressés.

Le pays Sakalava : entre Tsingy et baobabsHaut de page

L'itinéraire fétiche des voyageurs suit un parcours bien défini. Compter entre une semaine et dix jours maxi pour en profiter. Avec les vols et un passage obligé à Tana, deux petites semaines semblent un laps de temps adéquat.

Jour 1 : départ de Tana pour Miandrivazo. Y passer la nuit.

Jours 2-3-4 : croisière sur la Tsiribihina depuis Miandrivazo. Descente du fleuve et arrivée à Belo-sur-Tsiribihina, puis transfert (dans l'hypothèse d'un circuit organisé, car en indépendant la liaison est beaucoup plus incertaine) pour Bekopaka. Visite le matin des Petits Tsingy de Bemaraha, puis balade en pirogue l'après-midi sur la Manambolo.

Jour 5 : visite des Grands Tsingy.

Jour 6 : transfert pour Morondava en passant par la fameuse Allée des Baobabs. Nuit à Morondava.

Jours 7-9 : Direction Belo-sur-Mer pour un repos bien mérité. Séjour " balnéaire " (attention, pas de cocotiers et marée conséquente) à Belo ou retour à Morondava pour un départ vers Tana.

Jour 10 : retour à Morondava.

Jour 11 : envol pour Tana, visite des marchés.

Jour 12 : dernières visites à Tana et envol pour votre pays d'origine.

On peut modifier ce parcours en descendant le Manambolo au lieu de la Tsiribihina (contacter Mad Caméléon dans ce cas).

Le canal des PangalanesHaut de page

Aujourd'hui à la mode, même s'il ne faut surtout pas s'attendre à monts et merveilles (surtout si l'on connaît les forêts pluvieuses d'Amérique centrale par exemple). Il s'agit d'un circuit tranquille, au rythme mora mora ; vous ne verrez aucune splendeur incomparable, mais des petits villages blottis sur les rives, une vie traditionnelle marquée par le rythme lent et indolent de ce monde lacustre.

On commence à Fianarantsoa, où l'on prend le train vers Manakara ; ensuite, on peut gagner Mananjary (4 jours/3 nuits sur le canal), d'où il est possible d'organiser une excursion de trois jours/deux nuits vers Mahanoro. Là, il faut reprendre la route vers Vatomandry puis Brickaville ; une nouvelle excursion est proposée pour gagner Manambato, où il est conseillé de se reposer (jolie plage, beau site), avant de se rendre à Tamatave ou à Tana.

On peut aussi se rendre de Manakara à Mananjary par la route, puis sillonner le canal vers le nord. Mais la plus belle partie du canal est celle entre Manakara et Mananjary.

On peut réaliser ce périple de manière assez confortable avec des prestataires locaux, ou alors dans des conditions très gasy (bateau-brousse, taxi-brousse, etc.). Compter deux semaines pour réaliser le circuit dans des conditions assez confortables.

Le Triangle VertHaut de page

Un circuit peu prisé des voyageurs, mais sûrement l'un des plus fascinants à Madagascar (privilégier cependant les mois d'avril-mai et octobre à décembre si l'on ne veut pas être trempé en permanence) : le " must " des amoureux de la nature à Mada peut-être. Des marches de 3 à 7 jours ponctuent ce périple pas comme les autres.

Le voyage débute à Tamatave ; on peut éventuellement gagner Sainte-Marie pour découvrir les charmes de cette île paisible, ou alors se rendre directement plein nord à Mananara et Maroantsetra. L'avion est le moyen de locomotion le plus adapté (attention, seulement pour rejoindre Mananara ou Maroantsetra), mais le parcours en 4X4 (compter trois jours) est fascinant ; ou alors c'est l'aventure en combinant taxi-brousse, charrette à zébus, marche à pied et pirogue.

À Maroantsetra, on partira à la découverte du Masoala, l'une des dernières forêts primaires de l'île. Les plus pressés se contenteront de jeter un oeil ici ou là, les autres marcheront... pendant trois jours (itinéraire court) ou une semaine voire dix jours (itinéraire long). On parvient à Cap Est, d'où il est possible de se rendre à Antalaha.

Ensuite, Sambava est un meilleur point de chute (hôtels plus confortables, ville plus animée), dans l'idée de visiter le magnifique parc de Marojejy et les paysages indonésiens sur la route de Vohémar. Bien sûr, la région étant la première productrice de vanille au monde, la découverte de cette étonnante orchidée est une expérience à ne pas manquer (mais attention, pas toute l'année, voir plus loin dans le guide). De Sambava, on peut continuer en avion vers Diego ou alors revenir sur.

Compter bien 15 jours pour découvrir la région, davantage si vous décidez de marcher beaucoup.

Séjours thématiquesHaut de page
Les itinéraires plus insolitesHaut de page

Si vous recherchez des émotions nouvelles et désirez " bouffer " un peu de la piste, c'est possible ! Il faut être moins économe de son temps, et se préparer à tout. Les ronchons feraient mieux de s'abstenir !

Pour les aventuriers, voici les meilleurs itinéraires : la descente de Morondava à Tuléar (entre deux et cinq jours, la plus belle côte de Madagascar peut-être), la " Grande Traversée " de Tuléar à Fort Dauphin par la côte ou la nouvelle piste de Fort-Dauphin à Manakara (ou inversement), la RN 5 de Tamatave à Maroantsetra et bien sûr une randonnée de six à dix-sept jours dans le sublime massif du Makay !

Le boutre ou la pirogue sont des moyens de transport adéquats pour de nombreux aventuriers, entre Tuléar et Morondava par exemple (vent du sud en juillet-août).

Pour les purs et durs, voici quelques propositions à l'écart des routes touristiques : la région centrale à l'ouest de Fianarantsoa se prête à toutes sortes de randonnées vers de petits villages traditionnels et coupés du monde. La côte ouest, entre Morondava et Majunga, est encore zona incognita : peu de chance que vous y croisiez votre voisin de palier ! La piste de Vohémar à Ambilobe, au nord vers Diego, est à ce jour défoncée sur 80 km : l'une des expériences les plus baroques de la Grande-Terre.

Enfin, beaucoup plus confortables, les séjours à Anjajavy, au Lodge des Terres Blanches sur la côte nord-ouest entre Nosy Be et Majunga ; à Tsarabanjina dans les Mitsio au large de Nosy Be ; ou à Ankasy, au nord de Tuléar sur la côte en direction d'Andavadoaka.

L'escaladeurHaut de page

Parcourir les sommets peut être un choix de voyage. Vous découvrirez des paysages superbes s'étendant à perte de vue dans une nature vierge et vous rencontrerez des villageois chaleureux. Pour un parcours du sud au nord, de cime en cime :

Point culminant du massif de Tsaratanana : 2 871 m (pic Maromokotra).

Point culminant du massif de l'Andringitra : 2 658 m (pic Boby).

Point culminant du massif de l'Ankaratra : 2 642 m (pic Tsiafajavona).

On peut remonter la " cordillère " depuis le massif d'Isalo jusqu'à la montagne d'Ambre.

Trekking dans les principales montagnes du Nord : Ambre, Ankarana, Manokigarivo.

Le plagisteHaut de page

Sainte-Marie (accessible de La Réunion) ou Nosy Be (accessible de La Réunion et Mayotte) sont des destinations prisées. Farniente au programme, croisières, plongée, sans oublier la parade des baleines à bosse ou des requins baleine en saison...
La côte nord de Tuléar s'affirme aujourd'hui comme une destination balnéaire idéale après avoir parcouru la RN 7 ou la piste des baobabs depuis Morondava. Ankasy et Salary notamment partagent un même lagon, l'un des plus beaux de l'Océan Indien, et leurs plages comptent parmi les plus belles du pays. Mangily/Ifaty exhibe sa belle baie flanquée de palmiers au coeur d'un village vezo. Au sud de Tuléar, Anakao est un site prisé des voyageurs à petit budget notamment, mais compte aussi la superbe structure de l'Anakao Ocean Lodge.
La côte nord de Majunga est un autre choix de premier ordre : on apprécie particulièrement les sites d'Antsanitia, du lodge des Terres Blanches ou d'Anjajavy.
Difficile aussi de ne pas évoquer Nosy Be et les plages d'Andilana ou celle du lodge de Tsarabanjina...
Enfin, il existe de belles plages au sein même ou autour de certaines villes malgaches : Ramena près de Diego, ou à Majunga, Morondava et Fort Dauphin notamment.

Le botanisteHaut de page

Les amoureux des plantes et des fleurs seront comblés. Nous recommandons une croisière en pirogue sur le canal des Pangalanes (notamment entre Mananjary et Manakara), la visite des parcs Endémika à Sainte-Marie, Reniala à Mangily, Nahampoana ou Berenty à Fort-Dauphin, le superbe périple au pays des baoabs et des arbres pieuvres entre Tuléar et Morondava, la fameuse Allée des Baobabs près de Morondava, ainsi que la découverte des grandes plantations du nord, autour d'Ambanja notamment, à Nosy Be (ylang-ylang) ou dans la "triangle vert" autour de Sambava et Antalaha (vanille). Pour les plus aventuriers, un trek de plusieurs jours dans la forêt pluvieuse du Masoala est à ne pas manquer.

Le zoologueHaut de page

Tous les voyageurs ont une image en tête en arrivant à Mada : celle d'un lémurien ! Ils sont un peu partout, mais certains sites permettent une approche optimale de nos joyeux cousins pro-simiesques : le Palmarium près de Tamatave, le Lemur's Park près de Tana, les réserves de Nahampoana ou Berenty près de Fort-Dauphin, le parc de Mantadia à Andasibe, la forêt d'Anja au sud d'Ambalavao, ou le parc national de Lokobe à Nosy Be.

Le photographeHaut de page

Mada est un pays rêvé pour les apprentis photographe ou les professionnels rompus à toutes sortes de voyages exotiques. Couleurs magiques, paysages grandioses, sourires permanents des habitants et une culture authentique qui vibre encore et se traduit par des scènes de vie inoubliables... Les destinations les plus recommandées ? La RN 7 de Tana à Tuléar bien sûr pour la grande variété des paysages traversés (villages typiques, parcs nationaux magnifiques comme celui de l'Isalo, le pays zafimaniry et son artisanat de grande qualité...), la côte vezo au nord de Tuléar pour le somptueux lagon d'Ambatomilo, le plus beau du pays, la piste des baobabs entre Tuléar et Morondava, le parc national des Tsingy de Bemaraha au nord de Morondava, l'Ankarana ou les Tsingy Rouges près de Diego Suarez, les archipels luminescents des Radama ou des Mitsio autour de Nosy Be, le canal des Pangalanes sur la côte est, toute la région de Fort-Dauphin, et les baleines bien sûr, à Sainte-Marie, Nosy Be, Tuléar ou dans la baie d'Antongil près de Maroantsetra ! Les photos les plus fameuses ? L'allée des Baobabs près de Morondava, l'indri indri dans la réserve d'Andasibe et la baleine à bosse à Sainte-Marie !

Le randonneurHaut de page

Les plus beaux treks à Mada selon nous (à la journée ou sur plusieurs jours) : l'Isalo et le pays zafimaniry sur la RN 7, le mythique massif du Makay, les Tsingy de Bemaraha, les villages traditionnels des hauts plateaux (ouest de Tana), la péninsule du Masoala dans le nord-est.

Le sportifHaut de page

Activités nautiques au programme, partout autour du pays ! Plongée, kitesurf, windsurf, surf notamment. Sans oublier la randonnée, le golf, la pêche (sportive ou non - la pêche sportive est d'après les spécialistes exceptionnelle dans le canal du Mozambique), la chasse (canards, pintades...) ou les parcours assez éprouvants en quad, à moto, à vélo (voire en 4x4, c'est parfois du sport aussi !) sur les pistes défoncées du sud-ouest, des hautes terres ou au nord de Tamatave. Un autre sport réputé dans tout le pays est le "lever de coude", au bistrot du coin ! A consommer avec modération...

Le culturologueHaut de page

Mada ou la rencontre de peuples aux cultures traditionnelles authentiques et à l'histoire méconnue... Une visite au Palais de la Reine à Tana ou au Rova d'Ambohimanga, près de la capitale, est à recommander. Puis une balade dans le pays zafimaniry, dans les villages de pêcheurs vezo de la côte sud-ouest, au pays des tombeaux mahafaly et antandroy dans le sud, dans l'Anosy près de Fort-Dauphin, ou chez les Antemoro au sud-est... Un voyage à Mada est forcément culturel. On peut dormir chez l'habitant dans de multiples endroits et partager leur quotidien.

Le noctambuleHaut de page

Amis fêtards, Mada attire son lot de joyeux lurons. Les médias, surtout francais, raillent le "tourisme sexuel" qui, selon eux, serait la gangrène du pays et l'explication de tous ses problèmes, mais les nuits malgaches peuvent être surtout animées, drôles, et très bon enfant ! Tuléar, Nosy Be, Diego-Suarez et Tana ont les faveurs des bons vivants.

Le gastronomeHaut de page

Tous les voyageurs sont surpris quand ils débarquent : on produit du foie gras à Madagascar ! La cuisine malgache traditionnelle, dont le romazava ou le ravitaoto sont deux exemples plus connus, a subi l'heureuse influence des gastronomies francaise et créole, et on ne compte plus les bonnes tables un peu partout, à des prix bien accessibles ! Plutôt que de recenser ici les meilleures adresses (qui figurent toutes dans le guide - si nous devions n'en garder qu'une, ne serait-ce pas le resto Mad Zébu dans le bled paumé de Belo-sur-Tsiribihina ?), évoquons plutôt les merveilles de la cuisine locale : le foie gras donc, les cuisses de nymphe (ou cuisses de grenouille), les langoustes, les crevettes, les oursins, les poissons comme le capitaine, le mérou, la marguerite ou la carangue, le filet de zébu bien sûr, ou encore les achards de mangue, les brèdes, les rougails, les épices (girofle, curcuma, poivre sauvage, le sakay (pimets rouges et verts) et... le riz (rouge sur la côte est), présent partout à toutes les sauces ! Enfin, impossible de ne pas évoquer le rhum arrangé, véritable étendard de l'île avec le punch coco !

L'humanisteHaut de page

Mada compte un grand nombre d'ONG et d'associations oeuvrant pour l'amélioration des conditions de vie des habitants. Il serait fastidieux de toutes les évoquer ici. Sans forcément faire du volontariat longue durée, on peut aussi ramener des cahiers, stylos, etc. à remettre aux ONG sur place, ou des médicaments mais attention ! L'importation de ceux-ci à forte dose est interdite ! On peut aussi participer à des opérations de reboisement, avec Madagascar Mieux Vivre notamment.

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