Guide de Franche-Comté : Patrimoine et traditions

Patrimoine culturel
Quelques artistes et hommes de lettres francs-comtois :

Rouget de Lisle (1760-1836). Né en 1760 à Lons-le-Saunier, Rouget de Lisle, officier dans l'armée, compose en 1792 le Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, qui deviendra par la suite La Marseillaise. Ce brillant mélodiste écrit plus de 300 romances aujourd'hui conservées à la bibliothèque de Lons-le-Saunier. Certaines montrent son attachement à sa région natale et notamment au village de Montaigu où se trouvait le domaine familial. Si son Chant de Guerre devient hymne national, Rouget de Lisle termine sa vie en 1836 dans l'anonymat et la pauvreté la plus sordide.

Marcel Aymé (1902-1967). D'abord adopté par une tante à Dole après le décès de ses parents, il passe son enfance à Villers-Robert, chez ses grands-parents maternels. Il retourne ensuite à Dole où il est pensionnaire avant de rejoindre Paris où il devient journaliste et écrivain. Son enfance en terres jurassiennes lui a inspiré bon nombre de romans où il observe la société française avec un regard acéré et ironique  : La Jument verte, La Vouivre, Le Passe-Muraille...

Bernard Clavel (1923-2010). Né en 1923 à Lons-le-Saunier, il quitte l'école à 14 ans pour entrer en apprentissage chez un pâtissier à Dole. Il pratique de nombreux métiers et commence alors à peindre et à écrire. Encouragé par des écrivains, dont Marcel Aymé et Hervé Bazin, il continue d'écrire. En 27 années, il publie cinquante livres, distribués dans une vingtaine de pays. Bernard Clavel a reçu plus de vingt prix littéraires dont le Goncourt en 1968 pour Les Fruits de l'hiver, dernier d'une série d'ouvrages dont l'histoire se déroule en grande partie dans le Jura à l'époque de la Seconde Guerre mondiale.

Hubert-Félix Thiéfaine (né en 1948). Après des débuts au Club des Poètes de Jean-Pierre Rosnay, il s'oriente vers le rock dans les années 1980. Une quinzaine d'albums plus tard, Hubert-Félix Thiéfaine est fidèle à lui-même. S'il a rejoint son Jura natal et la région de Dole en particulier, il continue à jouer des " musiques urbaines ", selon ses propres termes. Après plus de 30 ans de carrière, Hubert-Félix Thiéfaine a été consacré par deux Victoires de la Musiques en 2012 : meilleur interprète et meilleur album.

Quelques savants et érudits :

Gilbert Cousin (1506-1572). Né en 1506 à Nozeroy, l'érudit Gilbert Cousin devient le secrétaire du théologien néerlandais Erasme, prêtre et écrivain humaniste. Gilbert Cousin revient ensuite à Nozeroy où il est chanoine. En ce début de XVIe siècle, Nozeroy et son château sont aux mains des comtes de Chalon. C'est une période faste pour le bourg, que Gilbert Cousin évoque dans son ouvrage Description de la Haute-Bourgogne, connue sous le nom de Comté.

Xavier Bichat (1771-1802). Marie-François-Xavier Bichat est né à Thoirette, dans le sud du Jura, en 1771. Sur les traces de son père qui fut l'un des premiers titulaires du double doctorat de médecine et de chirurgie, il étudie la médecine à Lyon et exerce comme chirurgien militaire à seulement 21 ans ! Élève puis associé du grand chirurgien Pierre-Joseph Desault à l'Hôtel-Dieu à Paris, il y enseigne en 1797 et y est nommé médecin en 1800. Fin observateur et très intuitif, il se passionne pour l'anatomie et publie plusieurs ouvrages : Traité des Membranes, Recherches physiologiques sur la vie et la mort, Anatomie générale. En 1802, un accident met prématurément fin à la vie de ce grand scientifique qui a révolutionné l'approche de la physiologie en distinguant fonctions " organiques " et " animales ". Un hôpital universitaire parisien porte aujourd'hui son nom ; des conférences de formation médicale y ont lieu : les " Entretiens de Bichat ".

Victor-Alexis-Désiré Dalloz (1795-1869). Il naît en 1795 à Septmoncel où son père, négociant lapidaire, était maire. Élève au collège de Saint-Claude, il entre chez un notaire qui lui conseille de " monter à Paris ". Le frère du notaire, Nicolas Bavoux, et deux autres juristes comtois, Jean-Simon Loiseau et Jean-Baptiste-Victor Proudhon l'associent à la rédaction d'ouvrages juridiques. A 21 ans, il est avocat à la cour. Pour publier la jurisprudence des audiences, il fonde une maison d'édition qui porte son nom, désormais inséparable des ouvrages de référence en droit. Dalloz fut aussi, de 1837 à 1848, député de l'arrondissement de Saint-Claude, qui lui doit la mise en service de plusieurs routes. Gravement atteint par une maladie qui le laisse paralysé, il poursuit néanmoins son travail intellectuel jusqu'à sa mort en 1869.

Louis Pasteur (1822-1895). Il est né à Dole. Fils d'un modeste tanneur, il entre à neuf ans au collège d'Arbois, où sa famille s'est installée en 1827. Très attaché à Arbois, il conserve la maison familiale. Il réalise dans ses trois laboratoires arboisiens des expériences sur les maladies du vin, de la bière, les fermentations, la rage... Il remet en cause la théorie de la génération spontanée et met au point les techniques de conservation par " pasteurisation ".

Paul-Émile Victor (1907-1995). Dans le Jura, les gens qui l'ont bien connu l'appellent " PEV ". Il est né à Genève en 1907, mais vécut à Saint-Claude, puis à Lons-le-Saunier. C'est certainement dans les montagnes du Jura qu'il a développé son goût pour les grands espaces vierges qui l'a conduit à lancer, en 1947, les expéditions polaires françaises. Le plus bel endroit pour découvrir l'homme est certainement le centre qui porte son nom à Prémanon (Les Rousses). C'est lui-même qui a tenu à ce qu'il soit créé dans les montagnes de son enfance.

René Rémond (1918-2007). Il est une grande figure de la vie politique et intellectuelle française. Né à Lons-le-Saunier, il étudie dans les plus grands lycées parisiens avant d'être mobilisé entre 1939 et 1941. Auteur de nombreux ouvrages d'analyse politique et d'histoire contemporaine, il est président de l'emblématique université de Nanterre de 1971 à 1976. Il préside également l'ORTF, le Conseil supérieur de la Magistrature... Il entre à l'Académie française en 1998.

Littérature

Ils sont quelques écrivains à avoir foulé cette terre si attachante et à s'être inspirés de la région pour conter les maux de leur époque.

Il n'est pas resté longtemps, seulement deux ans, mais c'est le plus célèbre personnage dans la littérature française : Victor Hugo est né à Besançon en 1802.

Né en Bourgogne mais vrai parisien, Marcel Aymé garde, lui, un souvenir plus tenace de son enfance dans le Jura. Il reçoit le Prix Renaudot en 1929, pour son roman La Table aux crevés.

Louis Pergaud s'est sans doute souvenu de ses jeux d'enfant dans le Doubs en écrivant La Guerre des boutons.

Et les autres... Bernard Clavel, André Besson, Charles Nodier, le poète romantique de la Révolution, Xavier Marmier sont fort attachés à la région qui devient l'une de leur principale source d'inspiration.

Peinture

La peinture franc-comtoise n'a pas connu d'heure de gloire ou de mouvement régionaliste à part entière. Comme dans d'autres domaines, elle s'est laissée guider par les inspirations venues des contrées proches de ses frontières : la Bourgogne, l'Allemagne ou l'Italie.

Deux noms, néanmoins, sortent du lot : Gustave Courbet et Gérôme. Le premier est le chef de file du mouvement réaliste et participe à la Commune (1871). Tout au long de sa carrière, on retrouve des paysages et des visages propres à la région. Un large place est consacrée au second dans le musée de Vesoul, sa ville natale. Ses positions idéologiques lui ont couté une grande partie de sa popularité artistique à la fin de sa carrière mais il conserve une aura particulière dans le monde entier grâce à ses peintures orientalistes.

Cinéma

Louis et Auguste Lumière sont nés à Besançon mais leurs parents déménagent lorsqu'ils sont encore enfants.

La Franche-Comté a été la première région à créer une commission spécifique cinématographique en 1992. Elle accueille bon nombre de tournages. Samuel Collardey a, par exemple, réalisé deux films : L'Apprenti, l'histoire d'un jeune paysan du Haut-Doubs (2008), puis Comme un Lion, le récit d'un jeune Sénégalais qui commence sa carrière de footballeur au FC Sochaux (2012). De nombreux courts-métrages sont également régulièrement produits en Franche-Comté et parfois des longs-métrages comme Nettoyage à sec, Poupoupidou, ou Les Misérables de Claude Lelouch.

Plus d'informations sur le portail du cinéma et de l'audiovisuel en Bourgogne Franche-Comté sur le site Internet : www.reseau-farr.org

Patrimoine architectural
Villes et villages
Mairie-lavoir de 1830
Mairie-lavoir de 1830

Dans les villes, les maisons sont généralement séparées de la rue par une cour. C'est une tradition dans l'est de la France. Il reste encore de beaux vestiges de l'Histoire.

Dans les villages, place au charme et à la majesté du " style comtois " ! Même s'il n'en existe pas qu'un, bien au contraire. La maison comtoise est avant tout là pour résister au climat rude de la région.

Le musée des Maisons Comtoises de Nancray est tout indiqué pour découvrir cet habitat si particulier.

Châteaux

En Franche-Comté, les châteaux servaient à la fois de fortification, de demeure et de lieux de vie sociale. On pense au château de Joux à côté de Pontarlier dans le Doubs, à celui de Gy ou de Vallerois-le-Bois, en Haute-Saône. Plus au Sud, dans la vallée de la Loue notamment, on trouve nombre de châteaux sur les buttes ou les collines, qui avaient pour mission principale de dissuader. Au fur et à mesure du temps et de la pacification de la région, les châteaux sont devenus de riches demeures ou sont tombés en ruine. Ils témoignent de toutes les périodes de l'histoire comtoise.

Forteresses médiévales. Les ruines de nombreux châteaux médiévaux sont encore visibles : ici ou là, un rempart ou un pan de mur rappelle la grande époque des seigneurs et des chevaliers.

Beaucoup de châteaux " modernes ", restructurés voire rebâtis au fil des siècles, ont remplacé les châteaux-forts primitifs détruits durant les périodes troublées de l'histoire comtoise. Il serait vain de vouloir chercher une unité dans leur aspect ou leur vocation d'aujourd'hui. Erigés, détruits, remaniés à des époques et dans des objectifs divers, ils sont maintenant pour la plupart privés. Certains se visitent, d'autres non. Certains sont devenus des hostelleries de luxe ou accueillent des réceptions. Pas de route des châteaux, donc, mais, où que vous passiez dans la région vous trouverez sans doute l'une de ces belles demeures sur votre chemin.

Architecture religieuse
Horloge de l'église Saint-Just à Arbois
Horloge de l'église Saint-Just à Arbois

Les églises, souvent détruites lors de la guerre des Dix Ans au XVIIe siècle, ont été reconstruites grâce aux fonds financiers des cités comtoises. Elles regorgent de trésors, comme des retables, ces décors sculptés et peints qui trônent au-dessus des autels.

Mais la particularité des édifices religieux comtois se trouve plus haut... Les clochers à la comtoise sont ornés de motifs "en vague". On dénombre plus de 700 clochers typiques dans la région dont ils sont devenus l'emblème.

On compte aussi une quinzaine d'abbayes, de monastères et de couvents.

Bien entendu, si on évoque les particularités comtoises dans le domaine de l'architecture religieuse, impossible de ne pas citer la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp construite par Le Corbusier en 1955.

Architecture militaire

L'histoire de la Franche-Comté et sa position géographique ont modelé les paysages et les horizons.

Dans les villes, on ne peut ignorer les fortifications militaires. Voir Belfort, Dôle et surtout Besançon, dont le grand Vauban a construit les plans. Il s'est inspiré d'autres citadelles pour concevoir un véritable plan d'urbanisme, bien au-delà de simples fortifications militaires.

Traditions et modes de vie

Avec la nature. Qu'il soigne ses bêtes ou qu'il domestique la neige, le Franc-Comtois vit en lien avec la nature dans un paysage préservé. Ici, les saisons sont celles de la nature.

L'hiver, on " pelle " la neige dès le premier plateau. Les petites entreprises locales perpétuent le travail du bois qui occupait autrefois la saison froide des agriculteurs de montagne.

Au printemps, on traque les morilles à tous les étages, on se donne rendez-vous pour déguster les grenouilles, et on se régale avec les truites car il est bien rare de ne pas avoir un pêcheur dans son entourage.

L'été, on fait les foins pour nourrir les vaches montbéliardes lorsque les prairies ne leur donneront plus d'herbe fraîche, et on ne dédaigne pas de jouer les touristes à domicile, en profitant des bords des lacs ou des chemins et sentiers forestiers, à pied, à cheval ou à vélo.

En automne, on cueille les champignons et on se donne rendez-vous pour " faire le bois " de chauffage en prévision de l'hiver.

Langue

Essentiellement évoquée comme langue parlée, et non écrite, le "franc-comtois" est une langue d'oil. Ce patois ne se délimite pas qu'au territoire précis de la Franche-Comté et ne fait pas l'objet d'un enseignement public.

Sachez que l'accent des Comtois, dans la langue courante, a notamment tendance à accentuer fortement les O en Ô. Il est parfois surprenant, et toujours attachant ! On vous garantit le dépaysement rien qu'en ouvrant grand vos oreilles.

Il y a aussi quelques termes curieux... Il faut prendre la " pelle à ch'nis " pour ramasser la poussière après avoir balayé, le dernier-né d'une fratrie est le " chioni ", la lumière " claire ", les chiens méchants sont des " cagnes " (prononcer câgnes), on mange des " gaudes " (sorte de gaufres), des " crachottes " (grenouilles) et des " cramaillots " (pissenlits) en salade. Lorsque la pluie tombe, on est " gaugé " et on marche dans la " gouillasse "...

Artisanat
Sculpteur sur bois
Sculpteur sur bois

Pôle artisanal de la lunetterie et de l'horlogerie, Morez (Jura) s'est bien évidemment adaptée aux technologies du XXIe siècle mais il reste encore bon nombre d'artisans indépendants qui perpétuent les traditions ancestrales. Lunetterie et horlogerie, voilà les deux spécialités de la région.

Même si la Franche-Comté ne compte pas d'artisanat spécifique à son territoire, cela ne l'empêche pas de posséder de véritables centres d'excellence, comme le conservatoire de la dentelle à Luxeuil-les-Bains. Il est aussi bon de citer la fonderie Redoutey à Saint-Sauveur, spécialisée dans le bonze d'art. Enfin, même pour les non-fumeurs, les pipes de Saint-Claude sont des objets artistiques reconnus dans le monde entier.

Musique – Danses

Si la Franche-Comté possède un beau patrimoine culturel et traditionnel, elle peut aussi s'enorgueillir d'être une région qui ne vit pas dans le passé. Car, depuis 1989, elle accueille l'un des plus grands festivals de musique de France : Les Eurockéennes. Sur la presqu'île du Malsaucy, Belfort accueille chaque été pendant quatre jours des grands noms de la scène contemporaine qui mettent le feu à ce que l'on surnomme le "petit Woodstock franc-comtois". Depuis près de 30 ans, ce festival a vu passer des artistes aussi variés que David Bowie, Ben Harper, James Brown, Alain Bashung, Jay-Z, Marylin Manson, Blur, Radiohead, Stromae, the Black Keys, Fauve... Le succès a toujours été au rendez-vous, grâce à une programmation toujours plus audacieuse. Les Eurockéennes se tiennent le premier week-end de juillet, réservation sur www.eurockeennes.fr

Les artistes franc-comtois sont bien entendu souvent sur l'affiche des Eurockéennes : Hubert-Félix Thiefaine, Aldebert sont les plus connus. Clara Yucatan et ses acolytes semblent avoir un bel avenir devant eux, Maggy Bolle diffuse sa bonne humeur et son humour grivois sur de nombreuses scènes. D'autres artistes ont débuté dans la région : Alex Beaupin ou le Cirque Plume viennent de Besançon.

Plus traditionnellement, la Franche-Comté a su préserver son folklore grâce à plusieurs groupes de danses et associations qui s'efforcent de faire connaître les us et coutumes festifs locaux. La musique franc-comtoise mêle divers instruments : accordéon, violon mais aussi épinette des Vosges, une sorte de cithare qui accompagnait autrefois les veillées au coin du feu. Pour entendre et voir ce folklore local, il suffit de s'adresser à quelques-uns de ces groupes officiant tout au long de l'année comme les Correvrots à Lure ou les Gauch'not, compagnie d'art populaire haut-saônois basée à Luxeuil-les-Bains qui fait encore danser villageois et citadins dans des costumes authentiques.

Sports et jeux traditionnels

Si la Franche-Comté n'a pas de sport local spécifique, elle a son équipe de football : impossible de parler de la région sans évoquer le FC Sochaux-Montbéliard qui a toujours évolué au niveau national depuis la création du club en 1928. Des grands joueurs comme Omar Daf, Camel Meriem ou Benoît Pedretti ont joué au stade Auguste-Bonal.

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