La métropole de la Rhénanie, à l'ouest du pays, est un passage obligé lors d'un voyage outre-Rhin. Ancienne ville romaine, forte d'une longue tradition, bouillonnante, festive, c'est aujourd'hui la capitale médiatique du pays, siège de nombreuses chaînes de télévision et stations de radio, de compagnies de communication... Monstre du secteur tertiaire, c'est une ville étudiante de culture, jeune, mais aussi de tradition, à l'image de son célèbre parfum, l'Eau de Cologne. Si la guerre lui a laissé des séquelles et fait perdre de ses atouts touristiques, Köln n'en reste pas moins une destination incontournable, ne serait-ce que pour sa cathédrale classée à l'Unesco, ses musées, les rues animées de sa vieille ville. Bref, 2000 ans d'histoire ont façonné cette ville moderne qui est une destination de premier choix. Surtout, c'est LA ville du carnaval, pittoresque et presque omniprésent, car il dure près de cinq mois ! Alors quoi de mieux qu'une petite escapade à ce moment-là ?

 

Un peu d'histoire...

Fondée en 16 après J.-C., Ara Ubiorum a été élevée en l'an 50 au rang de ville par Agrippine, la femme de l'empereur Claude : naît alors la colonie d'Agrippine, la Colonia agripina. Elle devient la métropole du nord de l'Empire romain, et établit une jonction précieuse entre les mondes latin et germanique. La période antique se caractérise aussi par une ferveur chrétienne précoce, exacerbée par le fameux martyre de sainte Ursule. C'est aussi le berceau de la plus ancienne colonie juive d'Europe continentale, aux origines de la communauté ashkénaze, qui se déplacera au fil des siècles vers l'Europe de l'Est.

Cologne la médiévale garde les traces de cette époque. Elle devient, grâce à la multiplication des édifices religieux, " l'égale de Jérusalem " - c'est du moins ce que l'on dit à cette époque.

En 1248 est posée la première pierre de la cathédrale. Le projet est ambitieux, il s'agit de concurrencer les grandes églises françaises. Pourtant, c'est quelque 600 ans plus tard (en 1880) que l'édifice sera achevé. Son rayonnement porte alors davantage la marque du nationalisme que celle de la foi chrétienne, puisque l'unité du pays s'est faite 9 ans plus tôt.

Entre-temps, Cologne a été la première ville allemande à avoir une Constitution démocratique et elle s'est tenue à l'écart des grands bouleversements qui ont frappé bien d'autres villes allemandes. Pourtant, en 1794, les troupes françaises entrent dans la ville, ensuite ce sont les Prussiens qui annexent la Rhénanie après 1815. Même sous domination prussienne, la cité rhénane a pourtant réussi à largement préserver son autonomie et ses spécificités, très présentes encore dans les esprits de ses contemporains. Les deux guerres mondiales n'y ont rien changé, même si en 1945 la ville a été détruite à plus de 90 %. Elle fut savamment reconstruite, en partie en suivant le schéma historique de la ville, en partie avec des expérimentations contemporaines, donnant à la ville sa silhouette si spécifique, faite d'histoire et de modernité.

 

Balade de la cathédrale au jardin botanique

Il y a plusieurs manières de découvrir la cathédrale : du parvis, à la lumière du jour, on sera frappé par la façade sombre et large dont les tours semblent véritablement vouloir toucher le ciel. Ou bien le soir, en arrivant à Cologne, au sortir de la gare. On l'aperçoit auréolée d'une lumière verte... Il est difficile de décrire l'étrangeté qui se dégage alors du monument, due à la fois à son emplacement presque incongru et à l'effet provoqué par les reflets verts sur la pierre noire. Le joyau de Cologne est incontestablement sa cathédrale. Haute de 157 m, elle est aujourd'hui classée au patrimoine culturel de l'humanité.

Ensuite, il faudra aller jeter un oeil aux 12 grandes églises romanes de la ville, véritables témoins de son âge d'or médiéval. Cette profusion de lieux de culte lui a alors valu le surnom de " ville sainte ". Très endommagées par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elles sont seulement depuis 1985 à nouveau accessibles.

Puis, on part direction l'immense jardin botanique qui se trouve dans un parc de plus de 11 hectares au sud de la ville. Enfin, on peut aller profiter d'une belle vue sur le Rhin, du haut du cable car, le téléphérique de Cologne.

 

Des musées en pagaille

Il faudra aller voir le musée du Parfum, une bâtisse rococo qui se veut être la maison-mère de la célèbre Eau de Cologne, qui a fait la réputation de la ville dans le monde entier.

Le musée Wallraf-Richartz présente lui une remarquable collection de peintres néerlandais et flamands, comme Rembrandt ou Rubens, mais aussi italiens avec des oeuvres du Canaletto ou français avec les impressionnistes Monet ou Courbet.

Et il ne faudra pas non plus manquer le musée du Chocolat. Cette visite fait le bonheur des gourmands qui prennent un malin plaisir à tremper une gaufre dans la grande fontaine au chocolat qui trône dans le musée.

Enfin, le musée Ludwig est un véritable temple dédié à l'art contemporain. Il est spécialisé dans l'art moderne, du pop art au surréalisme en passant par la photographie. Il faut savoir qu'il abrite la 3e plus grande collection de Picasso en Europe, après celles bien connues de Barcelone et Paris.

 

Un célèbre carnaval

Il débute le 11 novembre à 11h11 (le 11 est, paraît-il, le chiffre des fous). S'il dure près de cinq mois, c'est pendant la dernière semaine que l'ambiance monte d'un cran.

Plus qu'une célébration, c'est une fête gigantesque et un complet renversement des valeurs. Pendant le carnaval, et surtout pendant les journées qui précèdent le Rosenmontag, tout est permis ! Cette fête, dans sa forme actuelle, trouve son origine dans la réponse que les Colonais ont voulu apporter à la domination prussienne, après le Congrès de Vienne en 1815. La tradition du carnaval à Cologne remonte pourtant au Moyen Âge. L'illustre Casanova se vante d'avoir fêté le carnaval à Cologne et d'avoir eu à cette occasion une liaison avec la femme du maire ! C'est que tout est autorisé lors de cette fête païenne et certains s'inquiètent à l'approche d'une période toujours très agitée. Mais la fête est attendue par tous et les costumes sont prêts depuis plusieurs mois.

Les festivités proprement dites du Fasteleer commencent par les trois folles journées (cinq, en fait), le jeudi précédant le fameux Rosenmontag, à 11h11. C'est la Weiberfastnacht, ou carnaval des Femmes, qui ouvre la marche : fête, rire, liberté et libertinage sont les mots d'ordre. Le dimanche a lieu le traditionnel défilé des groupes scolaires et des habitants des faubourgs (Veedelszög). Mais c'est le lundi, lors du très attendu Rosenmontag, que la fête atteint son paroxysme. La bière coule à flots et les sympathies se déclarent très vite. On dit qu'un million de personnes environ défilent dans les rues. Chars de grande beauté, costumes colorés, extravagants parfois effrayants, et musique : la fête dure jusqu'à l'aube. Et tandis que le mardi, quelques défilés ont lieu encore çà et là, le mercredi des Cendres clôt la fête et chacun songe déjà au prochain carnaval. Immanquable !

 

Infos futées

 

Quand ? Évidemment Cologne peut se visiter toute l'année, même si l'arrivée des beaux jours au printemps est la période la plus agréable. Pour le carnaval, cette année il faudra y poser ses valises entre le 4 et le 10 février.

 

S'y rendre. En voiture, en train ou en avion, tout est possible.

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