Un des trois parcs nationaux du Rwanda, et un des plus anciens d'Afrique, à parcourir absolument tant il respire le calme et la beauté. On y pénètre seulement par l'entrée sud, mais on peut ressortir par l'entrée nord, de façon à découvrir les deux facettes : la partie nord est peu vallonnée, et présente une végétation moins dense, au contraire de la partie sud, avec davantage de relief et de végétation. On est loin des savanes de certains pays voisins sillonnées par les 4x4, même s'il est vrai que l'Akagera abrite moins d'animaux, soit 8 000 au dernier recensement.

Le parc a été créé en 1934 et est situé entre 1 300 et 1 825 m. Après le génocide, il a été amputé de plus de sa moitié constituée autrefois du domaine de chasse et de ses annexes. Il est désormais entouré de la zone dite " de développement économique ", réservée à l'élevage, à l'apiculture et à l'artisanat.

Il reste donc une très belle réserve sauvage de 1 085 km2 composée de savanes herbeuses et de massifs arborés, de marais et de lacs, bref un endroit idéal pour partir à la rencontre des animaux, davantage présents au nord : lions, éléphants, rhinocéros (19), antilopes, zèbres, girafes, hippopotames (900), buffles (2 000), élands du Cap, topis, impalas, phacochères, varans du Nil... On les voit de près, et ça vaut vraiment le coup. Les girafes étaient une soixantaine lors de leur introduction en 1986, avant d'être décimées durant la guerre, mais on en compte à nouveau une centaine. Elles sont souvent à proximité de l'entrée du parc, en train de mâchonner de l'acacia. Léopards et servals sont catalogués " très rares ", mais pas inexistants (60 léopards). Après l'installation de la clôture, sept lions (cinq femelles et deux mâles) ont été introduits en 2015, en provenance d'Afrique du Sud, après avoir été absents du parc depuis 1999. On en compte désormais une vingtaine.

Les éléphants ? On en compte une centaine. Ils apparaissent principalement en saison sèche (quand les autres animaux sont partis) pour se nourrir des feuillages des arbres. Parmi eux, le célèbre Mutware, 41 ans, qui a terrorisé les touristes en 2005, jusqu'à, dit la rumeur, renverser la voiture de la consule de France ! Il a récidivé en 2011, poussant dans le lac le véhicule de touristes belges, sans les occupants heureusement, mais avec toutes leurs affaires. Pourquoi tant de rage ? Les tirs dont il a été victime en 1994 et la difficulté à trouver une femelle, vu ses défenses endommagées, l'auraient transformé en solitaire agressif, mais uniquement durant la saison des amours... Le vieux pachyderme, auquel tous les habitués du parc étaient très attachés, s'est éteint en septembre 2018.

Enfin, le parc accueille désormais le dernier des " Big Five " : le rhinocéros noir (10 femelles, 8 mâles), réintroduit en 2017.

Le parc du silence. L'avifaune compte plus de 540 espèces d'oiseaux, tant résidents que migrateurs, comme le merle métallique, le calao nasique, le vanneau du Sénégal, le pélican, la cigogne, le héron ou l'aigle pêcheur, mais aussi des espèces rares comme le bec-en-sabot du Nil ou le gonolek des papyrus. Les lacs sont très poissonneux, et celui de Chacany accueille chaque année (d'où son nom) un grand concours de pêche. Au bord du lac se trouve également une ancienne maison de l'ex-président Habyarimana, aujourd'hui occupée par des guides, et où il venait savourer du phacochère...

La réserve vaut également par l'exceptionnelle qualité de son silence. Il était possible dans certaines zones au bord du lac ou dans les endroits de camping de laisser la voiture et de marcher ou courir pour se dérouiller les jambes, mais cela ne semble plus autorisé. De toute façon, si un animal vous cherche des problèmes, ne discutez pas mais grimpez dans un arbre, comme dans les films !

Précautions à prendre. Vu les contraintes de sécurité (attention aux buffles) et l'état des pistes, le 4x4 est requis. Avec suffisamment de carburant et deux roues de rechange car les épineux sont nombreux. Le mieux est d'arriver à l'ouverture de la réserve, par exemple à 7h. Il est possible de camper dans deux sites spécialement aménagés, avec auvents, endroits pour le feu et sanitaires, y compris urinoirs. " Ce serait dommage d'aller faire pipi la nuit et de rencontrer un babouin agressif ou un cobra insomniaque ", justifie James, un guide. Il existe en effet 32 sortes différentes de serpents, raison pour laquelle on conseille de ne pas s'éloigner des voitures lors du safari et de laisser le toit fermé. Attention : pas d'eau courante dans les sites de camping. Il est donc important de prévoir aussi une réserve d'eau potable, au moins 2 litres par personne et par jour.

Les lieux incontournables du PARC NATIONAL DE L'AKAGERA

Organiser son voyage au PARC NATIONAL DE L'AKAGERA

Photos du PARC NATIONAL DE L'AKAGERA

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

16.95 €
2018-11-07
264 pages
Ailleurs sur le web
xiti
Avis