A 24 km d'Amsterdam et 59 km de La Haye. Cette grosse ville d'environ 158 000 habitants, capitale administrative de la province de Hollande septentrionale (et non, ce n'est pas Amsterdam !), a des charmes et des atouts multiples qui en font l'une des plus intéressantes cités du pays. Elle fait d'ailleurs partie, avec d'autres villes de la région (Delft, Leyde, Dordrecht, Gouda...), de ce qui est communément appelé " le secret de la Hollande ". Deux mots résument le ton de cette ville bourgeoise, sorte de banlieue chic d'Amsterdam : luxe et sérénité. Car Haarlem doit son développement à deux activités prestigieuses et traditionnelles : la culture des plantes à bulbes (tulipes, jacinthes...) et l'industrie textile. Ses restaurants, ses boutiques et ses antiquaires, son architecture où ses constructions de la Renaissance rivalisent avec des résidences bourgeoises des XVIIe et XVIIIe siècles, respirent cette sorte de magnificence qui caractérise les peintures de maîtres exposées au Frans Hals Museum. Haarlem, bercée par la Spaarne, rivière qui traverse la ville en serpentant, sillonnée par quelques canaux, regorge de petits havres de paix bien cachés, appelés les hofjes, ces maisons qui entourent une cour intérieure fleurie en été et qui furent pour la plupart d'anciens lieux caritatifs (hospices, orphelinats...). Haarlem est également la capitale de la tulipe dont les champs fleuris au printemps s'étendent, depuis le XVIIe siècle, jusqu'aux portes de la ville.

Déjà citée dans des chroniques du Xe siècle (et donc fondée un peu plus tôt), la ville connut des débuts bien difficiles. Selon la légende, elle a été sauvée de l'engloutissement par l'un de ses astucieux enfants, qui aurait obstrué une fissure dans une digue du Spaarndam avec son doigt. Au XIIe siècle, Haarlem acquit des droits de cité et devint la première capitale du comté de Hollande. A la fin du siècle, elle fut dotée de fortifications (dont il ne reste que quelques traces aujourd'hui). Dès lors, elle connut une forte expansion (construction d'une cathédrale en son centre, nouvelles fortifications au XIVe siècle, développement du commerce...). Pendant l'hiver 1572-1573, au début de la guerre d'indépendance, cette bonne ville vécut des heures tragiques. Après avoir opposé une résistance opiniâtre de sept mois au siège espagnol, n'échappant à la famine la plus complète que grâce à un ravitaillement arrivant en patins à glace par les canaux, elle fut contrainte à une reddition que la vengeance impitoyable du duc d'Albe transforma en massacre de la population.

Après une courte occupation, Haarlem ouvrit ses portes aux armées confédérées, suivies de près par des transfuges protestants (anversois et français), qui contribuèrent au relèvement de la cité. Au XVIIe siècle débute une période de prospérité due en partie à la fortune de la tulipe et au développement de l'industrie textile. Les ateliers de peinture de Haarlem, parmi les meilleurs de Hollande, accueillirent des maîtres comme Frans Hals, Pieter Saenredam ou Jacob van Ruysdael. Cependant, la ville et sa région ne furent pas épargnées par la récession due à la concurrence acharnée qui les opposait à l'Angleterre.

Toutefois, au milieu du XIXe siècle, sous le règne de Guillaume II, Haarlem retrouve une certaine vitalité. La politique de grands travaux favorisa la relance de l'économie urbaine, particulièrement grâce à l'assèchement du Haarlemmermeer (grand lac transformé en vaste champ consacré à la floriculture) et à l'industrialisation de la région. Aujourd'hui, cette belle et grande ville qui ne souffre nullement de la proximité d'Amsterdam, a su entrer dans la modernité sans renoncer à ses traditions.

Les lieux incontournables d'HAARLEM

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    2019-01-30
    312 pages
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