La première personne à découvrir la côte de Quepos et Manuel Antonio fut Hernán Ponce de León, le découvreur de la Floride, en 1519. Mais ayant eu peur des Indiens attroupés le long du rivage, il ne débarqua point ses troupes. Ce n'est qu'en 1563 que Juan Vásquez de Coronado, à la recherche des chimériques sept cités de Cibola, osa poser le pied à Quepos. Il noua des relations de paix et d'amitié avec les indigènes qui vivaient à l'embouchure du río Naranjo après les avoir tirés d'affaire contre les Indiens Coto. Le nom de Quepos vient de la tribu indienne Quepoa - des Borucas originaires de Colombie - qui vivait ici et disparut à la suite de la conquête espagnole. Fins tisserands, les Indiens confectionnaient des vêtements élégants pendant que les femmes surveillaient les cultures. Les hommes chassaient, pêchaient, bâtissaient et participaient aux rituels dirigés par un chaman. Tous ensemble, ils passaient des collines au bord de mer en fonction des saisons. C'est le prêtre Martín de Bonilla qui persuada Coronado de solliciter auprès du roi Philippe II la charge de créer au Costa Rica la première mission catholique à Quepos. Etablie en 1570 par le frère Juan Pizarro deux cents ans auparavant, la première mission de Californie, la communauté cléricale San Bernardino de Quepo, dut cesser ses activités en 1746. Quelques ruines de la mission ont été redécouvertes en 1974. La légende, développée par le corsaire anglais John Clipperton, dit qu'un fabuleux trésor a été enterré ou immergé dans les environs de Quepos. Les Indiens de Quepos avaient tous disparu après 220 ans de présence espagnole.

Ancien port bananier, la ville est à présent un point de départ pour la visite du parc Manuel Antonio ou pour les pêcheurs. Les surfeurs et les inconditionnels de la plage devront se déplacer pour pratiquer leur sport car la plage de Quepos n'est pas la plus agréable. La pêche est de loin l'activité la plus pratiquée au large de Quepos. Marlins, dorades, wahoos ou thons jaunes se battent pour votre bout de ligne entre décembre et avril. De nombreux séjours sont organisés par des agences locales ou par les voyagistes. Après la création du parc national, les infrastructures touristiques se sont développées très rapidement aux environs de celui-ci et en direction de Quepos. Faute de pouvoir amputer du terrain sur le parc, c'est le long de la colline que les hôtels ont pullulé. Ce qui frappe le plus dans le coin maintenant, c'est ce manque d'espace. Aujourd'hui, dès que vous quittez la ville pour emprunter la corniche, vous circulez à flanc de colline, entre les hôtels et les restaurants de Manuel Antonio. Ce quartier est devenu le centre touristique et c'est la partie la plus agréable, avec la marina inaugurée en grande pompe en 2010. On ne peut pas dire que Quepos aime ses touristes. L'accueil des locaux est plutôt froid lorsqu'on le compare à l'accueil très chaleureux partout ailleurs dans le pays, et le tourisme a attiré une drôle de faune qui zone dans la bourgade. Toutefois, sur les hauteurs, on trouve de très belles adresses, intimes et tropicales, qui offrent un sacré répit à la foule de Manuel Antonio : une fois la visite du parc terminée, vous serez ravis de vous réfugier dans ces petits havres de paix coupés du monde mais pourtant bien proches de toutes commodités !

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