" Lima la grise " (c'est le surnom qu'on lui donne) à cause de la garua (le brouillard qui y sévit une bonne partie de l'année), sur la côte du Pacifique, compte aujourd'hui plus de neuf millions d'habitants, treize si l'on y ajoute les banlieues informelles, soit quasi la moitié de la population du Pérou. Sa superficie de 2 644,67 km² en fait la ville la plus étendue au monde sur un désert, devant Le Caire. A Lima, comme partout ailleurs dans les pays en voie de développement, le visiteur est frappé par la cohabitation d'îlots à la richesse tapageuse avec des bidonvilles sans eau ni électricité. Les premiers se sont développés sur la plaine littorale (Miraflores, San Isidro et Barranco), tandis que les pueblos jóvenes, où vivent les jeunes générations issues de l'exode rural, montaient à l'assaut des collines de terre décharnées bordant le fleuve (río Rímac). Dans les quartiers résidentiels, se dressent des centres commerciaux élégants, des parcs, les sièges des grandes entreprises, comme on en trouve dans les pays les plus industrialisés. Rien à voir avec les quartiers du Rímac et de Barrios Altos, avec leur lot de misère, de délinquance, leurs cabanes d'adobe ou de tôle aux couleurs vives, leurs rues sans asphalte, leur poussière, leurs monceaux d'ordures sur lesquels s'affairent les gallinazos, petits vautours noirs présents sur toute la côte. La population augmente de 250 000 personnes par an, principalement des paysans pauvres, fuyant la misère de la sierra et espérant trouver dans la capitale les moyens de survivre. Ce flux n'en finit pas de poser de nouveaux problèmes à la municipalité : logement, circulation, adduction d'eau (un peu partout à la sortie de la ville, des inscriptions disent : " ¡ agua es la vida, cuidala ! ", l'eau, c'est la vie, prends-en soin !), santé, délinquance. La chasse aux vendeurs à la sauvette - qui, avec la crise, se sont multipliés, mais fondent l'identité populaire de Lima - est ouverte dans le centre-ville, où la concentration policière est véritablement impressionnante. S'étendant sur quarante districts (d'incessants embouteillages rendent les trajets encore plus longs et pénibles), Lima est construite selon le principe de rues parallèles et perpendiculaires formant des cuadras : chaque cuadra représente environ cent mètres, soit cent numéros de rue (exemple : la cuadra 5 regroupe les numéros de 500 à 599). Cette organisation, typique des villes d'Amérique latine, en rend l'orientation assez facile. Les styles d'architecture et de vie diffèrent d'une partie à l'autre de la ville. De novembre à avril, la température oscille entre 16 et 28 °C, de juin à septembre, elle stagne aux alentours de 14 °C. S'il ne pleut jamais à Lima, une brume continuelle, appelée garúa, l'enveloppe en revanche en automne et en hiver (de mai à novembre). Elle aggrave aujourd'hui les problèmes de pollution d'une mégalopole, surnommée à juste...

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14.95 €
2017-11-22
552 pages

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