MUSÉES DE LA BIBLIOTHÈQUE APOSTOLIQUE

Musée des beaux-arts

L'avis du Petit Futé sur MUSÉES DE LA BIBLIOTHÈQUE APOSTOLIQUE

Plaque millesim 2018

Lorsqu'on sort de la chapelle Sixtine, on emprunte la galerie de la Bibliothèque apostolique où sont exposés des antiquités classiques, des objets byzantins et une série d'objets de culte qui forment, selon une déclinaison de salles un grande gallerie appelée musées de la Bibliothèque apostolique, à différencier de la bibliothèque elle-même, qui n'est accessible qu'aux chercheurs.

Salle des messages de Pie IX. C'est en 1877 que cette salle a été aménagée afin de conserver les messages envoyés du monde entier à Pie IX. on notera les portes ornées signées de Barili et de Fra Giovanni da Verona qui fermaient auparavant les fenêtres des Loges de Raphaël.

Chapelle de saint Pie V. Les fresques sont de Pirro Ligorio et datent de la fin du XVIe siècle selon des dessins de Vasari. Les vitrines présentent un ensemble de reliquaires provenant des grandes églises de Rome.

Salle des messages. On conservait ici les messages destinés aux papes Léon XIII et Pie X. Aujourd'hui y est exposée une collection de verres romains et paléochrétiens, des objets de culte de différentes époques anciennes et modernes.

Salle des noces Aldobrandines. Cette salle du début du XVIIe siècle décorée de fresques de Guido Reni retraçant la vie de Samson, doit son nom à la fresque antique exposée en son centre. C'est sous Auguste, au IIe siècle, qu'elle fut exécutée par Aetione, d'après un original grec plus ancien. On y présente aussi une série d'emblema antiques, ces mosaïques aux tesselles rafinées qui étaient détachables et dont le sujet était souvent un tableau de nature morte ou de chasse.

Salle des Papyrus. Cette salle terminée à la fin du XVIIIe siècle sous le pontificat de Pie VI est remarquable pour la qualité de ses fresques murales et surtout, de son plafond d'inspiration égyptienne où des statues rigides en position osiriaque cotoient des angelots plus déhanchés et espiègles au point de maintenir une oie avec des rubans dorés.

Musée sacré. La salle fut aménagée sous Benoît XIV. La voûte de Stefano Pozzi vante la foi et l'Eglise dans leur triomphe. Les collections exposées sont antiques : verre soufflé, lampes à huile en terre cuite, icônes de voyage.

Galerie d'Urbain VIII. Les lunettes de la voûte représentent des monuments construits ou rénovés sous le pontife. On y observe des cloches en bronze provenant des basiliques Saint-Pierre et Sainte-Mari-Majeure datant du XIIIe siècle, et une série de globes terrestres ou célestes.

Salles sixtines. Elles datent de Sixte V. Les lunettes se situant au-dessus des portes sont ornées de fresques du XVIe siècle de Cesare Nebbia et de Giovanni Guerra représentant, dans la première salle, une Vue de Saint-Pierre d'après le projet de Michel-Ange et le Transfert de l'obélisque sur la place Saint-Pierre, et dans la deuxième salle, la Canonisation de saint Diego dans l'ancienne basilique Saint-Pierre, et la Proclamation de saint Bonaventure comme docteur de l'Eglise.

Grande salle sixtine. Les voûtes de cette grande salle et des deux salles précédentes sont signées de Giovanni Guerra et de Cesare Nebbia. La richesse des décors rivalise avec l'éxubérance des couleurs. Sixte V l'a fit élever pour accueillir les manuscrits et incunables de la bibliothèque.

De cette même salle, on accède à la boutique des Archives secrètes du Vatican, où sont exposés les moulages des sceaux et des fac-similés de documents conservés par ce service du Saint-Siège.

Salles paulines. Les deux salles sont elles aussi ornées de fresques historiquement remarquables dans les lunettes peintes par Giovanni Battista : la Canonisation de sainte Françoise, la Canonisation de saint Charles Borromée, Plan de Civitavecchia, Plan de Ferrare.

Salle alexandrine. Elle fut créée par Alexandre VIII à la fin du XVIIe siècle mais la décoration de Domenico del Frate date du début du XIXe siècle. Les lunettes des fresques représentent les grands actes de la vie de Pie VI. Elle a accueilli la bibliothèque de la reine Christine de Suède.

Salle clémentine. C'est Clément XII qui l'aménage au milieu du XVIIIe siècle pour accueillir une autre bibliothèque privée rachetée par le pape. La décoration date de 1818 et les fresques des lunettes représentent les grands moments de la vie de Pie VII : le départ pour Fontainebleau en captivité, la création d'une partie de la bibliothèque, de la pinacothèque.

En parcourant l'ensemble de la galerie, on peut regarder les jardins défiler sur la gauche et apercevoir, au début, la fontaine du Saint-Sacrement, la Villa Pia et l'extérieur de la Pinacothèque, que l'on rejoint d'ailleurs à la fin de la galerie de la Bibliothèque pontificale, par le vestibule des Cuirasses. C'est aussi souvent l'heure du déjeuner et il est possible de se restaurer en descendant à l'étage inférieur du vestibule des Cuirasses, où l'on trouve un self-service de bonne qualité ainsi qu'une pizzeria.

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