Musées, loisirs culturels, activités au grand air et un cœur adorable, elle offre tous les avantages de la ville, soleil, plage et Méditerranée en prime. Main dans la main avec la Camargue et adossée à une région magnifique, Montpellier vous laisse le choix des escapades sachant que c’est vers elle que toujours vous reviendrez !

Le Vieux Montpellier

L’agglomération de la ville se disperse mais le centre historique mijote dans un chaudron médiéval qui donne toute sa saveur au dédale de ruelles. Les XVIIe et XVIIIe siècles ont légué ici des trésors d’élégance, de splendides bâtisses aux fontaines sculptées en passant par la promenade du Peyrou qui entretient la mémoire du Roi-Soleil. Ainsi le mélange des styles enchante : les portes cochères des hôtels particuliers se toisent quand les hautes façades se tutoient sans complexe. Plus que le cœur, le quartier de l’Écusson est l’âme de Montpellier, les habitants s’y croisent et les commerces attirent le flot des badauds sur les pavés des rues de la Loge et de la Préfecture. L’observateur flânera avec plaisir dans cet entrelacs de vieilles pierres qui préserve quelques curiosités comme un Mikhvé, bain rituel juif du XIIIe siècle échoué rue de la Barallerie, les demeures de Paul Valéry et Jean Moulin ou encore de nombreuses voûtes qui soutiennent vaillamment la rue de l’Ancien-Courrier, l’une des plus anciennes de la cité.

Au nord, la vaste promenade du Peyrou et sa vue dégagée sur l’aqueduc Saint-Clément qui domine le marché et quelques parties de pétanque est un agréable préambule.

Le Jardin des Plantes, à deux pas, tapisse de verdure le pavé du centre. Créé en 1593 sous Henri IV, le plus ancien jardin botanique de France est aujourd’hui classé et offre une balade olfactive embaumée de 2 700 espèces végétales.

On passera ensuite par l’Arc de triomphe, édifié en 1691 en l’honneur de Louis XIV, qui marque l’entrée de la rue Foch. On voit déjà poindre le clocher néogothique de l’église Sainte-Anne transformée en espace culturel, laissant ainsi les offices à Saint-Roch, en contrebas de la rue Saint-Guilhem. À l’est siège la cathédrale Saint-Pierre, citadelle médiévale impressionnante par sa carrure massive et son austérité gothique... Fort heureusement la place attenante anime son parvis de ses terrasses de cafés et restaurants. Les petites places sont véritablement la force tranquille du centre en aérant de-ci, de-là l’espace confiné des rues étroites. L’animation se prolonge sur la place Jean-Jaurès où les étudiants lookés n’ébranlent pas la statue du leader politique ; la place du Marché-aux-Fleurs, en retrait, est beaucoup plus calme, peut-être en souvenir de l’ancien couvent des Capucins ; la place piétonne Sainte-Anne bercée par le bruissement de sa fontaine ou encore l’élégante place de la Canourgue, ceinte d’hôtels particuliers comme l’hôtel Cambacérès-Murles, œuvre de l’architecte montpelliérain par excellence : Jean Giral. On tape le carton place Candolle dans une gouaille très populaire avant de déboucher sur THE place to be, où se joue toutes les scènes de la ville. La place de la « Com », comme la nomme les Montpelliérains, est un peu le croupier de la ville qui distribue le centre, la gare, la galerie commerciale du Polygone et au bout du bout le vaisseau du Corum. Autour de la fontaine des Trois-Grâces, Q. G. des rendez-vous, le ballet des passants et les scènes de rue animées par les troubadours locaux sont incessants. La place se prolonge par l’esplanade Charles-de-Gaulle, élégante promenade bordée de platanes et de guinguettes qui s’étendent sur de larges pelouses en écoutant le murmure des bassins... Tableau typique du Montpellier ou l’art de vivre languedocien.

L’art sous toutes ses cultures

Manifestations, festivals, concerts, expositions... il y a de tout, tout le temps. Le temple culturel de la ville est sans conteste le musée Fabre, à visiter au moins une fois et plus si affinité. Entièrement rénové dans un design et une muséographie contemporains, il expose quelque 800 œuvres du XVe au XXIe siècle en plusieurs parcours thématiques. Des expos temporaires complètent sa programmation gratifiée d’une œuvre monumentale de Buren, intégrée au sein du site, et de deux salles consacrées à Pierre Soulages qui a légué au musée une trentaine de toiles. Les amoureux de la région feront le triptyque : musée de l’Histoire de Montpellier, musée du Vieux Montpellier et Musée languedocien ! L’ami de l’Infanterie a lui aussi son musée ; le passionné de beaux-arts ira au musée Atger qui recèle de très belles pièces des écoles flamandes, italiennes, françaises, etc., alors que des pièces d’un tout autre genre sont exposées à l’Agropolis-Museum consacré à l’agriculture et l’alimentation du monde. Le carré Sainte-Anne, le pavillon populaire, la galerie Saint-Ravy..., la ville collectionne pléthore de galeries mettant en vitrine la jeune création. Cinémas, bibliothèques, médiathèques, théâtres mettent également leur grain de folie artistique dans la vie culturelle montpelliéraine.

Derrière le pavé… la vigne et la mer

Les vignes du Languedoc-Roussillon attirent depuis quelques années une multitude de passionnés du flacon. Coteaux-du-languedoc, saint-chinian, minervois et faugères ont connu un regain d’intérêt gratifiant le travail émérite des vignerons. On aime ou l’on n’aime pas la typicité de ces vins de Soleil mais force est de constater qu’ils talonnent, en qualité du moins, certains grands crus. Carignan en tête, cinsault, mourvèdre, syrah côté rouges ; grenache blanc, picpoul, bourboulenc, macabeu et clairette côté blancs : les cépages locaux sont souvent travaillés « au naturel », avec un minimum de soufre, un procédé de plus en plus prisé.

La ville n’a pas d’identité culinaire à proprement parler, elle pique dans l’assiette de ses voisines ayant toutes en commun les grâces de la Méditerranée et d’un terroir sacrément chanceux. On se délecte donc d’une cuisine méditerranéenne au fumet de garrigue, de fruits venant directement de la mer, de fromages de chèvre bien terriens et de bonnes recettes de ménagères. Croquez à pleines dents dans le pâté de Pézenas à base de viande d’agneau et de rognons ou dans la tielle sétoise, une tourte aux oignons et aux poulpes ; plongez, couverts droits devant, dans la macaronade, un bourguignon au parmesan, dans le ragoût d’escoubilles ou encore la fameuse gardianne. Après de telles agapes, certains plongeront dans les bras de Morphée, d’autres iront s’encanailler dans les nombreux bars et discothèques de la ville.

 

Infos futées

Quand ? Flattée par le climat méditerranéen, la région profite d’un franc soleil dès mars qui prend ses quartiers d’été jusqu’à parfois novembre.

S’y rendre. En voiture (A9 et A75), en train ou en avion.

 

Aéroport Montpellier Méditerranée

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AIR FRANCE

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SNCF

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Utile. Pour bien préparer son escapade.

 

OFFICE DE TOURISME DE MONTPELLIER

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