Doyenne des stations balnéaires françaises et premier port de pêche pour la coquille Saint-Jacques, Dieppe cultive le charme et la douceur de vivre. Depuis mille ans, elle a épousé la mer et l’enserre entre ses rues et ses maisons chargées d’histoire. En plus de son offre culturelle et culinaire importante, une des richesses de Dieppe réside sur son front de mer. En effet, la municipalité a profité de la création d'un important centre aquatique doté d'un espace spa et d'une piscine extérieure olympique chauffée toute l'année, pour aménager le front de mer de la ville. Grandes pelouses, jardins d'enfants, restaurants, large esplanade de 2 km de long… Tout a été conçu pour que la balade soit un moment de détente. Notamment lors du festival international du cerf-volant qui a lieu tous les deux ans au mois de septembre. Et la prochaine édition commence samedi prochain.

 

Un port de pêche chargé d’histoire

Pour s’imprégner de l’ambiance dieppoise, direction d’abord le quartier du Pollet. C’est LE quartier traditionnel de la ville, habité par les pêcheurs, appelés les « Polletais », depuis le Moyen Âge. Le lieu se compose de modestes demeures en silex, et ses rues étroites résonnent encore des chants des marins d’autrefois. Épargné lors de l’incendie de la ville en 1694, le quartier fut profondément marqué par l’industrialisation du port et, à partir de 1880, par le creusement d’un chenal qui le coupa en deux. Autrefois zone méprisée par de nombreux Dieppois la considérant comme malsaine, le Pollet suscite depuis quelques années un engouement populaire. Cet enthousiasme s'explique notamment grâce à un programme de réhabilitation urbaine réussi qui a donné un coup d'éclat aux rues, sans altérer le patrimoine architectural ancestral.

Pour continuer notre immersion, on peut se rendre de l’autre côté du Port dans le quartier du Bout du Quai, l’un des plus anciens de la cité normande. Les rues des Cordiers, des Veulets, ainsi que la place du Moulin-à-Vent comptent un grand nombre de maisons à pans de bois, classées Monuments historiques, antérieures au grand incendie qui a ravagé la ville en 1694. À l’instar du Pollet, situé de l’autre côté du port, le Bout-du-Quai était traditionnellement un quartier de pêcheurs, comme en témoignent les nombreuses vierges situées dans des niches sur les façades des maisons, preuves d’un culte populaire vivace.

Enfin, être une ville florissante dotée d'un port reconnu expose aux dangers, maritimes comme terrestres. Au XIVe siècle, la ville fit donc ériger des remparts pour se protéger. De ces fortifications, il ne reste que la porte du port d’ouest (visible du boulevard de Verdun) et ses deux tourelles en pierre et silex. Mais qu'est-ce qui a bien pu faire tomber les murs de Dieppe ? Paradoxalement, c'est une invasion, mais une invasion largement positive : pour mettre en valeur la cité au début du XIXe siècle et répondre aux exigences toujours plus importantes des touristes venus goûter aux joies des bains de mer, les cinq autres portes de la ville ont été détruites. Cette transformation est due en partie à Marie-Caroline, duchesse du Berry, qui a joué un rôle important dans la mise en valeur de la cité balnéaire.

 

Des visites incontournables

Pour comprendre la riche histoire maritime de la ville, il ne faut pas louper la visite du château-musée. À partir d’un donjon (XIVe siècle), le château en silex et grès fut construit par le capitaine Desmarets après 1435 pour défendre la ville contre les Anglais au cours de la guerre de Cent Ans. Il était alors relié aux fortifications qui enserraient la ville. Siège du gouverneur jusqu’à la Révolution française, lieu de garnison jusqu’en 1820, le château a été agrandi et remanié à plusieurs reprises. Racheté par la commune, il devient musée en 1923 et abrite une exceptionnelle collection d’ivoires sculptés dans les ateliers dieppois. Cartographie ancienne, maquettes de bateaux traditionnels, pièces d’ivoire, peintures des grandes écoles européennes évoquent l’aventure maritime de Dieppe et de son port depuis l’époque des grandes découvertes du XVIe siècle au XXe siècle des paquebots. Le musée accueille aussi régulièrement des expositions temporaires. Pour ne rien gâcher, à l’extérieur, l’esplanade du Belvédère offre une vue exceptionnelle sur la ville et la plage.

Dieppe fut aussi fortement touché pendant la Seconde guerre mondiale. En une douzaine d’heures, près de 1 197 soldats alliés perdirent la vie en 1942 en se battant pour libérer la ville : des 6 000 soldats débarqués, dont une majorité de Canadiens, peu ont pu témoigner de l'horreur de cet épisode historique. Il faut donc aller leur rendre hommage au Mémorial qui explique, plage par plage, le déroulement des combats, grâce à des maquettes, des documents et des photographies. Les témoignages des soldats ajoutent une touche d’émotion au récit de ces heures tragiques, et font de ce mémorial un lieu profondément marquant, pour toujours rappeler le sacrifice de ces hommes au nom de la liberté. Il y a d'ailleurs une ville renommée Dieppe depuis 1952 au Canada en hommage à cette partie de l'histoire.

Enfin, après un tour sur la place du Puits-Salé, on pourra aller faire un tour à l’église Saint-Jacques, à l’église Saint-Rémy et, évidemment, à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours qui, dans une quiétude totale, offre un panorama exceptionnel sur le front de mer de Dieppe et ses alentours. Après avoir pris un bon bol d'air en haut de la falaise abritant la chapelle, vous aurez forcément la curiosité de passer la porte de ce monument historique, incontournable de la ville. D'un point de vue architectural, la chapelle mêle à la fois des éléments romans, byzantins et orientaux. D'abord construite comme un lieu de pèlerinage, l'édifice est devenu un lieu dédié à la mémoire des marins disparus au large de Dieppe au début du XXe siècle. À l'intérieur, l'émotion vous saisit à la vision des nombreuses plaques commémoratives qui entretiennent le souvenir de ces hommes emportés par la mer. Une visite incontournable.

 

En septembre, la capitale du cerf-volant

Tous les deux ans, les années paires, les plages de Dieppe accueillent le Festival international du cerf-volant, qui se déroule sur une dizaine de jours au mois de septembre. C’est une occasion toute trouvée pour aller découvrir les trésors de la cité normande. L’édition 2016 aura lieu du samedi 10 au dimanche 18 septembre. Reconnu comme un des plus importants au monde, notamment pour sa dimension internationale, avec une quarantaine de pays étrangers présents, il offre un spectacle incomparable et de nombreuses activités pour tous les publics, des débutants aux experts en la matière. Une référence ! Cette année, c’est le Canada qui sera à l’honneur et le festival racontera la riche histoire qui a lié la ville à nos cousins canadiens. Alors, à vos agendas !

 

Infos futées

 

Quand ? On peut se rendre à Dieppe toute l’année, même si l’arrivée des beaux jours est plus agréable pour programmer un séjour qui permettra de profiter du littoral. Pour assister à l’édition 2016 du festival international du cerf-volant, rendez-vous entre le samedi 10 et le dimanche 18 septembre.

 

S’y rendre. Pour venir à Dieppe, privilégiez le train (via Rouen, depuis Paris) ou la voiture.

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Utile. Pour préparer au mieux son escapade.

OFFICE DE TOURISME DIEPPE-MARITIME - Plus d’informations sur le site

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