Guide de Mauritanie : Arts et culture

Architecture

Les plus beaux exemples de l'architecture en Mauritanie sont répertoriés dans les villes anciennes : Chinguetti, Ouadane, Tichit, Rachid, Tidjikja et Oualata. Ces villes sont érigées, la plupart du temps, sur des promontoires ou accrochées au flan d'une falaise. Cette situation leur permet d'éviter la crue dévastatrice d'un oued intermittent, étant toujours situées près d'une palmeraie qui demande un minimum d'eau. L'architecture de ces villes s'inspire des villages fortifiés d'Afrique du Nord, également connus sous l'appellation de ksar. L'imposante largeur des murs et un réel enfouissement de ces maisons dans le sol confèrent à ces habitations une excellente isolation thermique. Les murs, le plus souvent en pierres sèches tenues entre elles par un mélange de paille et de terre, sont recouverts d'un crépi en banco, une sorte de pisé. L'intérieur de ces maisons est souvent labyrinthique, la succession de pièces, d'escaliers et de terrasses devait dissuader de s'y aventurer les auteurs de pillages pratiqués lors des razzias.
Seule Ouadane avait pris la précaution de se réfugier à l'abri de hautes fortifications. A l'exception de Oualata dont la décoration intérieure et extérieure des maisons est magnifique, et de Tichit, à un degré moindre, les autres villes devaient donner de l'extérieur l'impression d'une relative austérité pour ne pas attirer l'attention des pillards passant à proximité.

Artisanat

Le pluriel est obligatoire dans ce domaine. Chez les Maures, le commerce est une seconde nature et ils y excellent dans bien des domaines. Les peaux de vaches, chèvres, moutons et dromadaires servent à fabriquer toutes sortes de sacs, coussins, couvertures, etc. Des cordonniers travaillent ces cuirs et confectionnent de magnifiques sandales, ceintures et autres étuis à usages multiples.
Les forgerons sont spécialisés dans le travail des métaux. Ils utilisent indifféremment, et avec une grande habileté, le fer, le cuivre et l'argent. Leur production est orientée, à la fois, vers la réalisation d'objets traditionnels nécessaires à la vie courante comme les fusils, les couteaux et les haches, mais, également, vers la création de bijoux, de bagues et de pipes. Les bijoutiers travaillent aussi l'or ; certaines pièces sont incrustées d'ébène.

Le travail du bois et la poterie sont présents dans le Sud mauritanien. Très utilisés pour la réalisation d'ustensiles de cuisine, la poterie et le travail du bois tentent de résister à l'invasion de produits manufacturés, certes moins fragiles, mais provenant de l'étranger et beaucoup moins authentiques.

Boubou et séroual. On trouve en Mauritanie de splendides vêtements traditionnels comme le boubou, blancs ou bleus selon que vous êtes pauvre ou riche, ou le séroual, pantalon large à porter avec le boubou. La nature du tissu dont ils sont composés, coton simple ou bazin damassé, ainsi que la richesse des broderies dont ils sont parés déterminent en grande partie l'échelon social de leurs propriétaires. Les femmes pratiquent encore la teinte des tissus à l'indigo et la technique traditionnelle du batik, qui consiste à masquer à l'aide de cire les parties que l'on ne veut pas teindre.

La fabrication des tapis en Mauritanie, quoique récente puisque initiée par les Français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, n'en représente pas moins une activité de plus en plus reconnue, y compris à l'étranger. En laine, dans les tons bruns et beiges, leurs motifs géométriques déterminent bien souvent la région où ils ont été fabriqués.
Depuis quelques années, une forme d'artisanat touristique se développe à Nouakchott et dans la région de l'Adrar : comment expliquer, sinon, la profusion de pinces à glace ou de coupe-papier ? La simple logique doit permettre à tout un chacun de discerner le faux-vrai du vrai-faux et d'agir suivant ses convictions.

Que ramener de son voyage ?

Vous trouverez de beaux coussins et tapis à Nouakchott, ainsi que de nombreux étals de tissus aux motifs africains au marché Cinquième, le marché du quartier de Sebkha, le 5e arrondissement de la capitale.

Des théières et verres à thé décorés vous permettront de faire découvrir à vos proches ce rituel à votre retour. Vous pourrez également acheter un boubou (habit traditionnel maure) et un melafah (grande pièce de tissu qui habille les femmes). On trouve toutes sortes de bijoux artisanaux, de qualité très variable. Les perles en verre Kiffa séduisent par leurs couleurs. Fabriquées depuis le XVIIe siècle, elles étaient censées détenir un pouvoir magique de protection.

Cinéma

Trois réalisateurs mauritaniens ont acquis une renommée qui a dépassé les frontières du pays. Abderrahmane Sissako, devenu en 2015 le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuctu. Sydney Sokhona, en traitant du problème de l'émigration. Sans oublier Med Hondo qui, après être arrivé en France clandestinement, est parvenu à décrocher des petits rôles dans des films réalisés par Robert Enrico, John Houston ou Costa-Gavras. Une fois passé de l'autre côté de la caméra, il a réalisé des films dénonçant tour à tour l'oppression dont est victime le peuple sahraoui, l'esclavage, le racisme, l'émigration et les méfaits de la colonisation. Il se revendique comme Africain, ne faisant pas de différence entre Africain noir et Africain blanc, préférant réunir plutôt que diviser.

« En attendant le bonheur »

Fait assez rare pour être souligné, un film mauritanien réalisé par Abderrahmane Sissako a quitté son pays d'origine pour venir toucher le public français dans les salles obscures en janvier 2003. En attendant le bonheur narre l'histoire de destins croisés qui se noient dans une quête individuelle du plaisir et qui forment un tableau où se mêlent la sensibilité et l'humour. Tout est dans la force de l'image : à travers des regards profonds et perdus à la fois, mais aussi de magnifiques couleurs de fond, les scènes s'enchaînent et captent l'attention du spectateur. A défaut d'être un documentaire sur la Mauritanie, En attendant le bonheur est un formidable poème imagé qui tire sa force de sa remarquable mise en scène.

Médias locaux
Musique

Domaine réservé des griots, la musique traditionnelle maure ne s'inspire pas de la musique arabe. La plupart du temps, les griots interprètent des poèmes chantés en langue hassanya. Ils s'accompagnent d'instruments traditionnels, le plus utilisé étant le tidinit, sorte de luth à quatre cordes. Les percussions sont également présentes sous forme de calebasses de différentes tailles ou de tambours dont le plus connu est le t'bol. L'ardine complète cet éventail non exhaustif, cette harpe jouée par les femmes comporte de 8 à 12 cordes. S'éloignant petit à petit du rôle social qu'elle avait auparavant, la musique maure s'oriente de nos jours, avec l'apparition d'instruments modernes comme la guitare, vers une clientèle plus citadine ouverte sur l'Occident.
Les Haratins (appelés aussi Maures noirs) pratiquent une forme de danse assez spectaculaire, mélange de traditions et de modernisme. Ils sont accompagnés dans leurs évolutions par plusieurs instruments de musique, comme des guitares, des tam-tams ou des petites percussions. Ces danses, dont les plus connues sont la bleïda et la kashra, mettent en scène des représentations d'actes de la vie quotidienne.
De nombreuses parties de chasse y trouvent leur place : certains danseurs grimés campent avec un réel mimétisme le gibier convoité, souvent des hyènes, d'autres armés de fusils en bois incarnent les chasseurs. D'autres tableaux mettent en relief l'aspect immortel d'un chef, la puissance et le respect qu'il dégage lui valant, non sans malice, un certain intérêt de la gent féminine. Dans tous les cas de figure, ces danses réclament de leurs exécutants une condition physique et une souplesse irréprochables, car les danseurs effectuent à un rythme effréné des sauts et des cabrioles difficilement compatibles avec une surcharge pondérale. Le groupe Lansar, originaire de la région du Trarza, est l'un des plus réputés, non seulement en Mauritanie, mais aussi au-delà des frontières, et se produit dans toute l'Afrique de l'Ouest.

Peinture et arts graphiques

A l'instar d'autres pays sahariens comme l'Algérie, le Mali, le Niger et le Tchad, la Mauritanie est riche en peintures et en gravures rupestres. Celles, présumées du début du Néolithique (vers 7 000 av. J.-C.), représentent les spécimens de la faune sauvage de l'époque : girafes, éléphants et rhinocéros. D'autres artistes, 4 000 ans plus tard, nous montrent surtout leurs troupeaux de bovins. Vers 1 000 av. J.-C, les oeuvres dépeignent encore le cheptel de leurs auteurs, mais aussi des scènes de chasse.

Les gravures et peintures rupestres se rencontrent surtout dans la région de l'Adrar, à El-Ghallâouïya, au nord-est de Ouadane et dans la passe d'Amogjâr. Plus généralement, les dhars qui longent les pistes entre Atar, Tidjikja, Tichit et Oualata sont truffés de ces représentations, particulièrement à Aghrijît. Ce petit village, situé à une trentaine de kilomètres à l'est de Tichit, présente l'avantage, en plus de ces gravures rupestres, d'être un site archéologique superbe.

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