Guide du Mozambique : Comment partir ?

Partir en voyage organisé
Spécialistes

Vous trouverez ici les tours opérateurs spécialisés dans votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes.

Généralistes
Réceptifs
Sites comparateurs

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Partir seul
En avion

Le prix moyen d'un vol Paris-Maputo oscille entre 650 et 1 100 €. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
Se loger

Si le Mozambique n'est pas encore une très grande destination touristique et malgré de nombreuses années d'inertie durant la guerre, de nombreux Sud-Africains ont investi dans l'hôtellerie, et les infrastructures touristiques ne cessent de se développer. Vous trouverez facilement un logement sur l'ensemble du territoire, et sans doute votre bonheur car il y a des coins uniques. Tous les prix et types d'hébergement sont représentés mais il faut bien reconnaître que, d'une manière générale, les tarifs affichés au regard de ceux pratiqués par les pays voisins sont chers, tout particulièrement en ce qui concerne les établissements les plus modestes. Il est en effet de plus en plus difficile de trouver des chambres en dessous de 20 € et, à ce prix-là, il faut parfois se contenter d'un lit sans moustiquaire dans une vague hutte ou dans une pièce close sans fenêtre qui suinte l'humidité.
Dans les établissements sud-africains et assimilés (namibiens, zimbabwéens), plus particulièrement dans le sud du pays, il n'est pas rare de trouver des prix communiqués en rands et non en meticais. Les établissements " Backpackers " semblent se développer de plus en plus, on y trouve des prix plus abordables.

Mini-lexique

Cuarto solteiro/a : chambre pour une per­sonne.

Cuarto simple : chambre avec un seul lit, en général petit mais parfois assez grand pour deux personnes.

Cuarto duplo (duos camas) : chambre avec deux lits jumeaux.

Cuarto casal : chambre avec un grand lit double.

Room en-suite : chambre avec salle de bains privée.

Dorm. (dormitory) : lit en dortoir.

Hôtels

Du 2‑étoiles au 5‑étoiles, de l'ancien bâtiment colonial rénové au tout neuf, ultra moderne et ultra luxueux, en passant par les vieux immeubles des années 1970, vous trouverez toutes les catégories d'hôtels à Maputo  ; dans les autres villes, le choix sera plus restreint. Les prix, le confort et les services varient en fonction du standing.

Pensão

Très répandues dans les villes et en particulier au nord du Mozambique, les pensions sont des maisons privées ou de petits établissements, de trois ou quatre chambres à une vingtaine, tenues généralement par des Mozambicains ou des Indiens et à destination des voyageurs locaux. D'un confort très simple et d'un entretien qui n'est pas toujours exemplaire (il ne faut pas hésiter à voir la chambre et la salle de bain avant de vous y installer), elles ont le mérite de proposer les tarifs les plus attractifs en matière d'hébergement. La meilleure option pour les petits budgets, bien que le rapport qualité-prix soit en définitive très mauvais au regard des prestations offertes en Tanzanie ou au Malawi, par exemple.

Lodge

Les lodges sont une spécialité sud-africaine. Ils prolifèrent sur les côtes du Mozambique et particulièrement dans le Sud. Construits en général à partir de matériaux locaux et en bois, ils sont intégrés dans l'environnement. Dans l'idéal, tout est recherché, étudié, fait avec goût. Ils sont parfaitement adaptés aux tropiques et malgré leur position parfois isolée, ils sont toujours confortables. On n'y manque jamais de rien, à part peut-être d'un peu de chaleur humaine dans certains cas. D'une manière générale, les Sud-Africains manquent cruellement de goût (surtout aux yeux des Européens méditerranéens), tout particulièrement en ce qui concerne les petits déjeuners qui proposent inlassablement des saucisses fades avec des flageolets sauce sucrée. Aussi incroyable que cela puisse paraître dans un pays où tous les fruits de la planète peuvent pousser (exception faite de la cerise), les lodges vous servent le plus souvent des fruits en conserve et des gelées chimiques en guise de confitures.

Chambres d'hôtes

Guesthouse. Cette catégorisation n'est pas un jugement de valeur, mais signifie que l'établissement possède huit chambres  au maximum. Au-delà, il devient un hôtel et a - normalement - obligation de proposer une restauration pour tous les repas. Et dans les faits, les guesthouses qui se revendiquent en tant que telles (Mozaika et Palmeiras à Maputo, Baia Sonâmbula à Tofo, Beira GH à Beira, Casa Babi à Vilankulo) s'avèrent parmi les meilleurs choix de tout le pays  : très bien situées, confort important, service impeccable, esthétique très agréable.

Auberges de jeunesse

Backpackers. Le mot vient de l'anglais et, traduit littéralement, il signifie " ceux qui se déplacent avec leur sac à dos ". C'est ce qui se rapproche le plus des auberges de jeunesse en Europe.

Les prix sont très raisonnables, spécialement adaptés aux jeunes à tout petit budget qui sont nombreux à arpenter l'Afrique australe. Ces endroits sont assez peu nombreux au Mozambique (Ponto do Ouro, Maputo, Tofo, Vilankulo, Nampula, Ilha de Moçambique, Pemba, Ibo), et sont de bons endroits pour rencontrer d'autres voyageurs. Les backpackers au Mozambique pratiquent des prix élevés par rapport à la qualité du service, mais les voyageurs à petit budget n'auront pas le choix ! Un site (www.mozguide.com) s'adresse plus particulièrement aux backpackers en quête d'informations.

Campings

Campsite - Campismo. A quelques exceptions près, les campements sont gérés par des Sud-Africains. Nombreux dans le sud du Mozambique, ce sont des espaces généralement bien choisis et parfaitement aménagés avec une arrivée d'eau, des sanitaires et un groupe électrogène pour fournir un minimum d'électricité le soir. Très bien tenus, la plupart combinent tentes et paillotes (petits bungalows construits avec des matériaux traditionnels), rendant possible le campement ou la location d'une paillote avec un confort simple mais suffisant. L'ambiance y est souvent jeune et décontractée. Les prix sont très abordables.

Villa et bungalow self-catering

Il s'agit de locations totalement aménagées, avec une cuisine équipée, qui accueillent jusqu'à 20 occupants, prêts à s'entasser au détriment de tout espace vital. Aucune importance, puisque les vacances se déroulent totalement en extérieur, y compris les repas (barbecue) et les soirées (au pub). C'est le moyen le plus populaire pour se loger des Sud-Africains et des Zimbabwéens qui débarquent au Mozambique avec toute leur maison sur le toit du 4x4 (jusqu'à la viande dans la glacière...). Aucun retour économique pour la population locale, puisque, dans ces cas-là, les touristes profitent du pays mais n'y dépensent pas un sou  ; généralement, les propriétaires des maisons sont également sud-africains, et les transactions se font dans ce pays. Enfin, si l'on veut être moins mauvaise langue, on admettra que certaines offres "  self-catering  " sont excellentes, tant au niveau du rapport qualité-prix qu'au niveau du confort, voire du luxe, proposés.

Se déplacer

Le Mozambique est trop grand pour que l'on ne tienne pas compte des distances souvent vertigineuses entre deux points opposés. L'avion est incontournable si vous voulez passer du Sud au Nord ou inversement dans de brefs délais. Le train n'est présent que sur quelques tronçons bien spécifiques, et le bateau n'est pas d'usage courant en dehors des petites barques à voile, les dhows, utilisées par les pêcheurs pour vous emmener sur les îles. Le réseau routier est en voie de développement. Les routes existantes sont globalement en bon état (même si le goudron impeccable peut côtoyer la piste défoncée) et suffisantes pour se déplacer dans tout le pays. Les transports collectifs fonctionnent bien, mais les voyages peuvent être longs en raison des arrêts intempestifs. Les petits budgets et les amateurs de contacts humains préféreront les bus, les "  chapas  " (minibus ou pick-up) et le train. Louer une voiture dans le sud du Mozambique s'avère particulièrement pratique pour faire la tournée des plages isolées, mais très cher. L'avion n'est pas non plus donné, mais la compagnie aérienne nationale commence à proposer des tarifs négociés très avantageux si les billets sont achetés au moins quatre jours à l'avance. Des compagnies privées assurent également des liaisons régulières entre Maputo et les différents points touristiques pour des prix abordables. L'idéal est sans doute de combiner tous ces moyens de transport et d'optimiser ainsi votre capital découverte.

Avion

L'avion ne devrait pas être un luxe dans un pays où Pemba, la ville d'importance la plus au nord et Maputo, tout au sud, sont séparées par 2 000 km. La compagnie aérienne nationale, la LAM (Lignes aériennes du Mozambique), a malheureusement le monopole, ce qui rend les voyages assez chers. La compagnie a été classée sur liste noire officielle de la communauté européenne en 2011 mais garde malgré tout une très bonne réputation au Mozambique. A vous de juger... Hormis la LAM, il existe quelques compagnies privées équipées de petits avions qui peuvent assurer des liaisons entre différents points touristiques à des prix corrects. Si votre budget le permet, l'avion au Mozambique paraît incontournable dans le cas où vous voulez rejoindre le nord du pays, une région digne d'intérêt. On peut aussi se déplacer en affrétant des petits avions adaptés à votre effectif  : ce sont des charters flights, un service de taxi-brousse aérien proposé par des petites compagnies privées. Les tarifs sont immanquablement plus élevés, mais vos horaires seront les leurs et bien plus de destinations sont possibles, y compris les terrains d'atterrissage de moindre importance en brousse.

LAM
Bateau

Le bateau n'est pas une pratique courante pour aller d'un point de la côte à un autre. Seuls des bacs assurent les transferts d'une rive à l'autre s'il y a rivière ou fleuve à traverser, ce qui ne dure que quelques minutes. Dans le Sud, pour se rendre sur l'île d'Inhaca, il existe les bateaux à moteur de quelques individuels dont c'est le business. De manière générale, les îles sont accessibles avec les bateaux à voile des pêcheurs qui servent aussi de transports en commun (les dhows). C'est le moyen le plus courant, le moins cher et le plus naturel d'effectuer les traversées, même si pour certaines îles ou presqu'îles (Linga-Linga, au nord d'Inhambane, par exemple), le voyage peut s'avérer un peu long. Lorsque vous empruntez un dhow, sachez que les mesures de sécurité minimales en Europe sont généralement escamotées  ; vous voyagerez dans les conditions de travail des pêcheurs locaux. Il n'y aura jamais de gilets de sauvetage  ; vérifiez avant de partir que le bateau dispose soit d'un moteur et d'une voile, soit d'une voile de secours car si le mât casse en pleine mer, pas de radio ni de GPS...

Bus

Plusieurs compagnies privées plus ou moins récentes assurent des liaisons quotidiennes entre les différentes villes. C'est certainement le meilleur moyen de voyager si l'on prend en compte temps, confort et prix. Les prix sont très raisonnables quelle que soit la compagnie, mais le confort est tout de même rudimentaire - si vous êtes large d'épaule (ou si votre voisin l'est), vous serez bien à l'étroit sur la banquette pour deux personnes. Question rapidité, la différence entre bus express et les autres est très importante  : les express ne s'arrêtent que dans les villes importantes et sont donc bien plus rapides, ce qui vaut bien la différence de prix. Tous partent le plus souvent au petit jour, vers 4h30. Les compagnies Post Bus et Nagi Group couvrent tout le Mozambique du Nord au Sud. Dans le Nord, entre Nampula et Mocimboa da Praia, la compagnie Mecula Ltd prend le relais. Toute récente, elle est équipée de grands bus, rapides. Lorsque vous prenez le bus, faites bien attention à arriver en avance pour pouvoir disposer d'une place assise, car les derniers arrivés font le trajet debout, même lors des voyages les plus longs comme le Nampula-Quelimane qui dure 12h  ! On peut généralement acheter son billet à l'avance  ; certains dorment même au dépôt de bus pour être certains d'avoir une place  ! Les mauvaises langues de la capitale disent que plus on remonte vers le nord et moins les horaires sont respectés, moins les bus sont entretenus et rapides, moins il y aura de place pour vos jambes et vos bagages. Ce n'est pas tout à fait faux... Et le Nord commence dès... Vilankulo  !

Les chapas sont des minibus (souvent blancs) et des pick-up quand la route est moins bonne (dans le Nord surtout). Pour les courtes distances (soit à l'intérieur des villes, soit sur des trajets de moins d'une cinquantaine de kilomètres), ils peuvent être lents car ils s'arrêtent dès qu'un passager leur fait signe. De manière grossière, compter 1 Mtn et 1 min de transport pour chaque kilomètre à parcourir. Plus le trajet est long, plus la moyenne horaire kilométrique augmente, et cette équation se vérifie malheureusement aussi dans le sens contraire  : plus le déplacement du chapa est court et plus il s'arrête et se charge (jusqu'à 25 personnes, sans compter les enfants - qui ne paient pas). Par exemple, si vous prenez le chapa en fin de journée entre Macia et Bilène, comptez une bonne heure pour 30 km... Par contre, sur de plus longues distances, le chapa peut être plus rapide que le bus car il ne s'arrête qu'au terminus, mis à part les stops de ravitaillement au bord de la route. Dans ces cas-là, ils sont légèrement plus chers. Toutefois, les chapas ne sont pas forcément recommandés sur de longues distances (plus de trois ou quatre heures) car ils sont très inconfortables. Les gros pick-up du Nord tiennent le record en matière d'inconfort, puisque, à l'arrière, tout est entassé pêle-mêle  : hommes, femmes, enfants, chèvres, poules, sacs de riz, barils de pétrole... Six heures à ce régime seront un souvenir inoubliable, mais pas forcément agréable  ! Les minibus pourraient être relativement agréables s'ils n'étaient pas destinés à maximiser le maigre profit de leur conducteur, qui cherche à amasser le plus possible de passagers sur un même trajet  : vous serez donc jusqu'à une vingtaine de passagers pour une dizaine de sièges assis et quatre strapontins.

Quelques conseils pour optimiser votre trajet en bus ou en chapa

Montez de préférence au terminus pour minimiser les risques de se retrouver, au mieux, sur les sièges les moins confortables, au pire, debout.

Tentez d'être assis devant, à côté du chauffeur, de préférence côté vitre  : c'est très nettement la meilleure place. Si vous êtes une femme, et de plus étrangère, il est relativement facile d'obtenir ce siège. Ceci étant, si l'ensemble des places à l'avant paraissent plus spacieuses pour allonger ses jambes, sachez qu'une fois le bus (ou le chapa) en route, elles se révèlent encombrées de mères avec enfants et provisions et de voyageurs debout, coudes et hanches saillants.

Essayez de vous asseoir près d'une fenêtre pour surveiller vos affaires lors des stops. Si vous le pouvez, essayez de deviner de quel côté du véhicule le soleil va taper lorsqu'il se sera levé... Mais très honnêtement, il n'y a quasi jamais de problème (sauf si vous êtes installé dans la cabine d'un camion et que vos affaires sont sur le toit en compagnie d'autres voyageurs).

Un strapontin au fond de l'allée centrale vaut parfois mieux qu'une place assise. Les places assises sont très souvent sur-occupées (jusqu'à quatre personnes pour une banquette de deux places), alors que les strapontins sont rarement surchargés. Et puis, il sera beaucoup plus facile de sortir à chaque arrêt. Enfin, les strapontins possèdent en général une hauteur sous siège plus importante, ce qui permet d'y glisser son bagage et de le conserver ainsi avec soi.

Les chapas partent toujours tôt le matin. Ils s'arrêteront en route pour permettre à tout le monde d'acheter de la nourriture  : fruits, gâteaux maison, biscuits secs... Profitez du premier stop pour votre petit déjeuner, ce sera toujours le mieux achalandé puisque tout le monde se ravitaille là  ; le second stop et les suivants seront moins bien.

Si vous ne pouvez pas prendre tous vos objets de valeur sur vous, vous pouvez donner 10 ou 20 Mtn au jeune homme qui aide le chauffeur afin qu'il surveille votre sac à dos. Lorsque les bagages sont attachés sur le toit, vous ne risquez pas grand-chose  ; en revanche, lorsqu'ils sont entassés dans une remorque, attention  ! Il y a peu à craindre des passagers, mais les arrêts sur les marchés peuvent être l'occasion pour un malhonnête de profiter de l'animation générale pour subtiliser vos affaires - puisqu'un sac à dos de touriste est riche de promesses. Bon voyage  !

Train

"  Le vieux se souvient, les yeux pleins d'images. Il se souvient des convois qui soufflaient, poussifs, à travers la savane, en transportant les bons souvenirs de lointains pays, il se souvient des mineurs qui débarquaient chargés de mille trésors à vendre. Sa mémoire s'inonde de vapeurs et de fumées, celles qui embrumaient les gares ensommeillées. Depuis maintenant combien de lustres ces convois n'avaient-ils pas cessé de projeter leurs fumées magiques  ?   " - "  Le soupir des trains  " dans Terre somnambule de Mia Couto. Aujourd'hui les voies ferrées sont réduites à leur strict minimum. Les chemins de fer du Mozambique (CFM) sont tombés en désuétude pendant la guerre. Seules les lignes entre Maputo et Johannesburg, Beira et le Zimbabwe, Nampula et Cuamba dans le Nord ont été réhabilitées et servent essentiellement pour le transport de marchandises. Hormis le corridor de Beira, les trains qui font la liaison réservent néanmoins quotidiennement quelques wagons aux passagers. Le voyage ferroviaire le plus agréable est certainement la liaison quotidienne entre Nampula et Cuamba, pour l'ambiance et pour la beauté des paysages. C'est une expérience fabuleuse  ! Entre ces deux villes, c'est le moyen de transport emprunté par tous. Il y a même un wagon de première classe avec air conditionné. (Cependant, la climatisation ne marche que rarement et les fenêtres ne peuvent pas s'ouvrir, alors mieux vaut se rabattre sur la seconde classe, très correcte.) Le train part à 6h tapantes et arrive vers 14h le même jour... ou cinq heures plus tard si la locomotive tombe en panne.

Voiture

Réseau routier. Dans un état catastrophique à la sortie de la guerre, le réseau routier ne cesse de s'améliorer au Mozambique. La plupart des liaisons entre les grandes villes sont correctes, ou bien en voie d'amélioration. N'oubliez pas tout de même que vous êtes au Mozambique ou encore au Swaziland : sur certaines parties de routes vous trouverez de gros trous sur la voie (spécialement sur tout le tronçon de la Nationale qui traverse la région Centre) et parfois même des parpaings, les bordures de chaussées sont parfois inexistantes, les routes étroites, il est donc préférable de conduire de jour ! En revanche, de très nombreux endroits restent encore accessibles uniquement en 4x4  : c'est le cas de nombreuses plages et de la plupart des endroits un peu reculés du nord du pays, à la traîne. Par conséquent, si vous décidez de louer une voiture, on ne saurait trop vous recommander d'y mettre le prix et d'opter pour un 4x4.

Conduite. Le réseau routier est donc encore très peu développé et reste très simple à l'usage. Une route côtière va de Maputo à Beira et se poursuit ensuite vers Quelimane, Nampula et Pemba. Des axes transversaux (Beira-Chimoïo-Manica-Tete, dit "  le corridor de Beira  " qui va vers le Zimbabwe, ou l'axe Nampula-Nacala) et quelques routes secondaires en terre ou en sable sont en plus ou moins bon état. Globalement, l'état des routes est variable et souffre souvent de la saison des pluies. Les axes principaux sont goudronnés. Au Mozambique, on roule à gauche. Le pays s'est aligné sur le système anglo-saxon appliqué dans tous les pays voisins. Un permis de conduire européen suffit. Le port de la ceinture est obligatoire même si, en pratique, peu de conducteurs respectent la règle. A Maputo et Beira, la circulation est dense mais très raisonnable. Le corridor de Beira ainsi que celui de Tete sont assez fréquentés. Ailleurs, vous pourrez conduire des kilomètres et ne croiser que quelques chapas ou bus. L'état des voitures qui circulent et celui des routes ne permettent que rarement des excès de vitesse. Soyez toutefois vigilant. Gare aux nids-de-poule qui ne préviennent pas. N'oubliez pas non plus qu'un animal ou une personne peut apparaître subitement au détour d'un buisson  ; d'ailleurs, assurez-vous toujours que votre voiture dispose d'un Klaxon - instrument absolument indispensable pour conduire. Même en plein bush, les routes sont très fréquentées par les... piétons et vélos des paysans circulant entre leurs champs et chez eux. Souvent surchargés, ils ont tendance à zigzaguer et n'entendent pas toujours les voitures qui les talonnent. Un bon coup de Klaxon les prévient de votre arrivée  : ils se rangeront sur le bas-côté et n'en seront pas offensés. Attention également à l'usage du clignotant  : à certains endroits, si la voiture devant vous se sert de son clignotant, cela signifie que vous pouvez la dépasser. Dans d'autres cas, elle veut vous dire qu'une voiture arrive sur l'autre voie... La nuit, si la voiture en face de vous actionne son clignotant droit, cela ne signifie pas qu'elle va vous rentrer dedans mais c'est un réflexe de prudence dans un pays où de nombreux véhicules sont en mauvais état, ne disposant que d'un phare par exemple  : actionner son clignotant permet au conducteur d'en face d'être assuré qu'il s'agit d'une large voiture et non d'un vélo. Un dernier conseil  : évitez de conduire la nuit. La majorité des accidents dont on a pu avoir écho se sont produits la nuit (véhicules mal éclairés). Les routes sont très fréquentées par les piétons et porteurs en tout genre, le jeu favori des enfants est de se pousser sur la route donc soyez vigilant. Pour les piétons, soyez prudent lorsque vous traversez les routes  : la priorité aux piétons semble un mystère inconnu. Si vous souhaitez vous arrêter à la nuit tombée dans la première bourgade venue, il est préférable de demander à se garer dans l'enceinte des locaux de la police et de glisser une petite contribution en contrepartie.

Essence. Dans les grands pôles urbains, vous n'aurez aucun problème à en trouver, jour et nuit. En revanche, à certaines périodes de l'année (entre le 24 décembre ­et le 1er janvier, par exemple) et dans des endroits très convoités par les Sud-Africains qui se déplacent en 4x4 et en masse (à Inhambane), il arrive de ne plus trouver d'essence pendant 2 ou 3 jours le temps que le réapprovisionnement soit fait. Soyez donc prévoyant.

Location de voitures. Plusieurs agences de location offrent leurs services à Maputo, Beira, Tete et Nampula. Avis, Hertz, Europcar, au choix, ainsi que d'autres agences locales. Si le Swaziland fait partie de votre parcours, vous pouvez choisir d'y louer votre voiture, les tarifs sont beaucoup plus attractifs. Seul inconvénient, il vous faudra la retourner au Swaziland à Manzini ou à Mbabane la capitale, à trois ou quatre heures de Mpauto. Les compagnies internationales telles que Avis ou Europcar ne vous permettent pas de louer dans un pays et de le rendre dans un autre, ils casseraient leur prix et cela ne rentre pas dans leur politique, vous l'aurez compris. Aucun autre moyen de locomotion ne vous donnera autant de liberté, compte tenu des distances quelquefois astronomiques, mais la voiture n'est pas le seul moyen de transport envisageable. Idéal pour la région proche de Maputo, pour un safari plage entre Maputo et Pomene-Morrungulo (certaines plages sont isolées et accessibles uniquement en 4x4), pour les alentours de Beira (notamment le Parc national du Gorongosa), ce serait en revanche de la folie, du temps et de l'argent perdus inutilement de louer une voiture pour de plus longs trajets. Entre Maputo et Beira, les compagnies de bus fonctionnent et en toute sécurité. L'avion est aussi une meilleure solution si vous voulez passer du Sud au Nord et/ou inversement et que vous ne disposez que de peu de temps. Dans la région du Nord, les routes ne sont pas toutes goudronnées et il n'est pas toujours utile de louer une voiture, surtout si vous n'avez pas l'intention de partir à l'aventure hors des sentiers battus. Des bus très modernes effectuent le trajet entre Nampula et Pemba. Si vous allez sur l'île du Mozambique, à 150 km seulement de Nampula, vous ne pourrez pas y accéder avec votre véhicule (le pont est étroit)   : il vaut donc mieux utiliser les chapas ou, si vous avez les moyens et voulez vous épargner l'inconfort de ce mode de transport, vous adresser à votre pension qui pourra venir vous y chercher moyennant finances. Les agences internationales proposent des voitures, certes plus chères mais dans un état quasiment neuf, ce qui n'est pas un luxe dans un pays où les garagistes dignes de ce nom ne courent pas les rues, ni les villages.

Taxi
Deux-roues

Vélo. Moyen de transport très prisé par les Mozambicains (bon marché, il ne nécessite pas d'autre carburant que l'énergie du cycliste), il pourrait être un moyen très agréable d'explorer ce plat pays. Mais les services de location sont rarissimes, pour ne pas dire inexistants.

Auto-stop

Le stop n'est pas monnaie courante, mais fonctionne très bien. C'est parfois difficile de partir en stop au départ des villes et partout ailleurs, car ce sont les chapas qui recueillent à petits prix les piétons. Faire du stop revient alors à arrêter un chapa qui passe (et comme vous le prendrez en route, il y a des chances pour que la personne debout, penchée sur les passagers de l'avant avec les fesses qui dépassent de la fenêtre pour gagner un peu d'espace, ce soit vous). Pour des points moins fréquentés ou sur des petites distances, s'il n'y a pas de chapas, le stop apparaît comme une solution incontournable. Vous aurez certainement des chances d'être pris par des Sud-Africains de passage ou par des voyageurs tout simplement compatissants. Mais la circulation n'est pas suffisamment dense pour en attendre plus.

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