MOLDAVIE - guide touristique du Petit Futé

Bine aţi venit în Moldova !

Bienvenue en Moldavie ! La Moldavie ? Le pays de Tintin, non ? Ça existe vraiment ? Petit territoire enclavé entre la Roumanie et l'Ukraine, oui, la Moldavie est pourtant bien réelle ! Son parcours qui l'a rendue tantôt roumaine, tantôt russe a provoqué un véritable casse-tête identitaire, social et économique. Pourtant, c'est là même l'essence de ce pays... La danse simultanée des deux cultures, latine et slave, et une histoire compliquée font de la Moldavie un lieu unique et singulier. Dès les premiers instants, on est surpris par un environnement insolite et contradictoire, animés par le désir de comprendre cette drôle de réalité et son fonctionnement. C'est comme ça que la Moldavie nous accroche, car elle déroute et nous éloigne des sentiers battus. Chişinău, " la ville blanche ", enchante, surtout au printemps ; capitale arborée, elle offre déjà beaucoup d'informations sur la culture, l'histoire, l'architecture (sans oublier les divertissements)... C'est une première étape, puis si on a envie de percer un peu le mystère on prendra la route vers les provinces moldaves.

Plus qu'une destination touristique c'est bien d'un voyage qu'il s'agit, on s'aperçoit vite que ce pays regorge de richesses aussi bien culturelles que naturelles, que la Moldavie est un pays de légendes où de somptueux monastères émergent de toute part au milieu d'une nature envoûtante, souvent mystérieuse, que les vins y sont " divins " et que les Moldaves sont d'une gentillesse déconcertante. Il faut avouer qu'il faudra pousser un peu les portes, car la timidité de cette Moldavie, toujours étonnée qu'on s'intéresse à elle, n'a d'égal que son avidité à se faire connaître et à communiquer sur son identité. C'est en s'immergeant dans une culture restée " pittoresque ", à la découverte des nombreux petits villages et de leurs musées, en séjournant dans les pensions rurales, en se promenant dans cette nature de conte de fée, que l'on trouvera tout le sens de l'âme moldave et sa poésie. C'est sûr, ce pays ne laisse pas indifférent, alors embarquez-vous pour cette destination hors du commun !

Mila PRELI

REMERCIEMENTS. Multsumesc Mult ! À Petru et toute sa famille infiniment, à Carine Rouvier, Victoria et Robin de l'agence Pourquoi Pas et Alexei de Hai la Ţara.

Idées de séjour MOLDAVIE

L'essentiel de la Moldavie en une semaineHaut de page

Bien sûr, on pourrait faire bien d'autres choses encore, mais voici un parcours qui aborde tous les thèmes chers à la Moldavie : les vins, la nature, les musées, les monastères, sans oublier les moments de détente et de loisirs. Faites attention à bien prévoir votre temps de parcours si vous comptez vous déplacer en bus, comme ils sont très lents l'itinéraire qui suit ne pourra pas être assuré en sept jours, comptez quasiment le double... Vous pouvez vous déplacer en taxi de ville en ville, de site en site, c'est plus cher, mais tellement plus rapide (4 lei pour 1 km sont les tarifs officiels). Si vous louez une voiture, restez vigilant car les routes sont très mauvaises, et même avec une carte routière prévoyez de vous perdre régulièrement, car les panneaux indiquant les directions sont rarement au rendez-vous...

Jour 1. Arrivée à Chişinău. Promenade à la découverte de la ville, en commençant par arpenter de long en large (comme tous les Moldaves) le boulevard Stefan cel Mare, l'axe principal de la ville. Un parcours culturel simple s'offre à vous. Vous pouvez commencer par la visite du centre d'art Brancuşi et faire connaissance avec les artistes peintres et sculpteurs moldaves contemporains. En sortant, traversez le boulevard (attention, en prenant les passages souterrains) et continuez vers le centre commercial Unic, continuez votre chemin, ou faites un tour dans ce centre commercial dépaysant tant il rappelle les temps soviétiques révolus. Continuez sur le boulevard, des petites terrasses en retrait jalonnent le parcours, tout autant de bonnes excuses pour prendre un verre, un café, un thé à l'ombre des arbres. En arrivant au niveau du McDonald's, continuez tout droit jusqu'au parc et découvrez un autre axe perpendiculaire, celui de la cathédrale de Chişinău, avec son arc de triomphe et son magnifique clocher, un ensemble architectural néoclassique au centre d'un jardin à la française. En face, remarquez le monument de Stefan cel Mare, héros national, qui définit l'entrée du parc du même nom. Ici, l'allée des Classiques, une succession de bustes, présente les plus grandes figures littéraires du pays. En sortant de ce parc très boisé, prenez la rue du 31 August 1989 parallèle au boulevard Stefan cel Mare et pour un moment de détente choisissez l'un des nombreux restaurants avec terrasse en retrait du boulevard. Revenez sur l'axe principal et longez la mairie de Chişinău pour découvrir l'architecture civile du concepteur d'origine italienne qui aura le plus marqué la ville, Bernardazzi. Des bâtiments de style éclectique, avec des éléments néobyzantins et baroques, caractérisent cette portion. Toujours sur le boulevard, n'hésitez pas à entrer dans la Sala cu Orgă et le théâtre national, deux somptueux bâtiments, et peut-être vous renseigner sur le programme. Entre ces deux édifices prend place chaque jour, sauf le lundi, le marché artisanal de traditions locales, " le Montmartre moldave ". Profitez-en pour découvrir le savoir-faire du pays, travail du bois, broderies, peintures, et quelques stands de " brocante " qui vendent d'antiques objets de l'époque soviétique. Enfin, continuez à descendre le boulevard jusqu'au croisement avec le boulevard Ismail, pour découvrir sur votre droite la cathédrale Ciuflea, de style classique russe, aux toitures à bulbes dorés. Pour une première journée, vous aurez déjà bien marché, sachant qu'entre temps vous vous serez peut-être désaltéré ou aurez mangé une glace type Miko achetée sur un des multiples stands de la rue, que vous aurez peut être goûté les bons fruits de saison offerts par les jolies babouchkas, ou que vous vous serez amusés à vous peser en pleine rue pour 1 lei. Tant de petites distractions qui ponctuent le parcours d'une manière animée et qui vous familiariseront assurément avec le paysage social urbain moldave.

Jour 2. Cette journée va vous faire découvrir les axes parallèles au boulevard Stefan cel Mare, avec leur dose d'animations et d'explorations culturelles. Nous vous rappelons que Chişinău est une ville ou on marche beaucoup, même si elle est très quadrillée par les transports publics. Commencer tôt avec le marché de Piata Centrala, derrière le centre commercial Unic, est une bonne occasion de se réveiller, " en fanfare ". Ce marché coloré, bousculé, bruyant et vivant à souhait vous transporte dans le quotidien populaire moldave. Profitez-en pour acheter quelques fruits rafraîchissants ou déguster un bon jus de fruits frais. Revenez vers Stefan cel Mare et allez jusqu'à la rue du 31 August 1989, jusqu'au Musée national d'archéologie et d'histoire, un imposant bâtiment néoclassique, qui présente une succession de salles grandioses illustrant le passé historique de la Moldavie et de son territoire. Cette visite est incontournable, comme celle du musée d'Ethnographie et d'Histoire naturelle, dans un bâtiment de style oriental, très atypique pour la ville de Chişinău (rue Kogalniceanu). Ce dernier est certainement le plus bel établissement culturel de la capitale, il regorge des trésors qui marquent et caractérisent le folklore et la culture du pays, tout simplement magnifique.
En sortant, remontez la rue Sfatul Tarii jusqu'à la Strada Alexei Mateevici et entrez dans un des grands parcs de la capitale, le parc Valea Morilor. Balades boisées et petit tour de barque sur le lac seront certainement bien appréciables après la concentration et la multitude d'informations des précédents musées... Si vous n'êtes pas trop fatigué, en sortant du parc, rendez-vous au musée de la ville, situé dans un ancien château d'eau et montez au dernier étage, vous aurez un panorama sur l'ensemble de la ville et ses environs.
Deux jours sont insuffisants pour bien connaître la capitale moldave certes, mais vous aurez un aperçu de la culture, ce qui constituera une belle introduction pour la compréhension et la découverte du reste du pays.

Jour 3. Départ pour Orhei. Au nord de Chişinău, embarquez-vous pour une des zones les plus intéressantes du pays, à seulement 40 km du centre de la capitale. Commencez par vous rendre à Curchi pour découvrir le plus beau monastère du pays, majestueux. Le site est composé de plusieurs bâtiments récemment restaurés, vous serez impressionné par la richesse de l'architecture intérieure et extérieure du XVIIIe siècle, aux allures baroquisantes. Choisissez ensuite de revenir vers Orhei, petite ville provinciale, qui possède une des fabriques de vins les plus prestigieuses, avec des infrastructures luxueuses et récentes, le Château Vartely. Il serait dommage de ne pas combiner la visite avec un déjeuner dans l'immense salle de restaurant dont les baies vitrées embrassent la vallée verte et vallonnée qu'on appelle " la Suisse moldave ". Vous combinerez ici l'excellente cuisine locale et les meilleurs crus moldaves.
Même si c'est l'heure, vous ne serez pas déçu d'avoir résisté à la sieste pour partir juste après votre bon déjeuner sur le site splendide d'Orhei Vechi, un complexe archéologique en plein air, qui prend place dans un cirque naturel défini par les courbes sinueuses du fleuve Răut, un affluent du Dniestr.

Sites géto-daces, romains, forteresses turques et monastères rupestres font de cette visite une des plus marquantes certainement. Le soir, vous pouvez choisir de revenir vers Chişinău, mais mieux vaut rester pour la nuit dans une des nombreuses pensions agrotouristiques des villages très pittoresques de Butuceni ou Trebujeni, juste en périphérie du site archéologique. Vous entrerez chez les Moldaves qui se mettront en quatre pour vous laisser un souvenir inoubliable de votre passage. Maisons très joliment décorées, cuisine locale de qualité avec les produits frais du jardin, et vin, local également. Une bonne soirée en perspective, et certainement une bonne nuit de repos à la campagne bien méritée.

Jour 4. Départ pour Soroca. Au nord de la Moldavie, à 125 km d'Orhei, comptez tout de même 3 heures de route, mais ce serait dommage de manquer cette ville étonnante qui réserve plus d'une surprise. Dès votre arrivée, prévoyez de passer la nuit à Soroca, dans l'un des deux établissements d'hébergement de la ville, choisissez l'hôtel Central. Déposez vos affaires, et en route pour la découverte de la forteresse médiévale de Soroca. Datant du XVe siècle, elle faisait partie d'une chaîne de ceinture défensive avec quatre autres forteresses. A part celle de Tighina en Transnistrie, c'est la seule qui soit restée quasi intacte. Sur les bords du Dniestr, sur les coursives hautes de la belle et imposante forteresse, vous dominez toute la ville et la vallée du fleuve. Ensuite, un petit parcours original vous attend, avec la découverte de la colline des Tziganes et ses maisons délirantes, et le Promontoire de la bougie de la reconnaissance qui domine toute la région. De Soroca, partez pour le village des tailleurs de pierre à Cosăuti, et visitez son joli monastère sur les bords d'un lac. N'hésitez pas à faire de petites haltes dans les multiples ateliers de taille de pierre sur le bord de la route pour découvrir ainsi le savoir-faire ancestral de cette région, grâce à cette belle pierre blanche ici prédominante. C'est pour cette raison que Chişinău se nomme la " ville blanche ", car les pierres qui ont servi à la construction de la majorité des édifices proviennent de la région. De retour à l'hôtel, il est peut-être temps de profiter d'un bon moment de détente dans le très beau sauna et se remettre d'une journée bien remplie. Pour vous aider dans votre parcours à Soroca, vous pouvez vous adresser au gérant de l'hôtel Central Sergiu (il parle anglais), il saura tout organiser.

Jour 5. Départ pour la région de Bălţi, " la capitale du nord ". Prenez la route de Soroca, jusqu'à Cobani à la limite de la frontière roumaine. Sur la route, réservez un hôtel à Bălţi pour le soir, ou autre option, une pension agrotouristique à Glodeni. Pour une immersion dans la nature, voici un parcours intéressant dans l'une des plus belles réserves naturelles du pays, qui vous emmènera sur la route des 100 Collines, dans une réserve ornithologique et même un élevage de bisons... Vous êtes à Padurea Dumneasca (immense !), prenez garde aux trajets, car on y accède par différents villages, cela prend un peu de temps. Vous pouvez aussi prévoir un petit pique-nique, ce site fabuleux le permet. Deux options s'offrent à vous : soit vous profitez d'une journée complète de nature, pour finir dans une des pensions agrotouristiques à Glodeni et vous faire dorloter par vos hôtes moldaves, soit vous réduisez votre passage dans la réserve, et vous avez le temps de revenir dans l'après-midi à Bălţi, pour visiter le musée ethnographique et/ou l'usine de fabrication de cognac la plus réputée du pays. Dans ce cas, prévoyez de dormir dans l'un des hôtels de Bălţi, cette ville assez vivante possède quelques monuments d'architecture civile remarquables et des édifices religieux tels que la cathédrale Constantin şi Elena et l'église Saint-Nicolae entre autres. De nombreux bars et restaurants se situent en centre-ville. D'ici, si vous disposez de plus de temps, n'oubliez pas que vous êtes à seulement 1 heure 30 min de route de Iaşi, en Roumanie...

Jour 6. Départ de Bălţi, en direction de la région de Călăraşi, pour ses fabuleux monastères, Hirjăuca et Hîrbovăt, ou le sanatorium Codru aux eaux bienfaitrices. Pour un parcours moins " monastique ", choisissez les deux musées tels que Casa Parinteasca (Maison des parents à Palanca) et/ou Casa Mieri (Maison du miel) à Răciula. Ces lieux vous plongent au coeur des traditions moldaves, de leurs univers et des fabrications artisanales diverses. En reprenant vers la capitale, la route des vins présente ici ses remarquables fabriques, vous aurez le choix, selon le temps dont vous disposez, car elles sont de taille différente. Château Cojuşna, Cricova, Romaneşti, ou encore la sublime Mileştii Mici, incontournable !
En fin de journée, poussez votre route jusqu'à Vadul lui Voda, à 20 km à l'est de Chişinău et restez pour la nuit dans l'un des nombreux hôtels ou " camps " de vacances immergés dans la nature. Les dizaines d'établissements proposent des gammes de produits allant du très simple camp rustique soviétique aux infrastructures de luxe.

Jour 7. Passez votre dernière journée à vous détendre à Vadul lui Voda, la seule station balnéaire du pays. Là encore deux options s'offrent à vous, soit la possibilité de rester tranquille au bord d'une belle piscine dans un complexe de luxe en pleine nature, soit une immersion dans cette station populaire en partageant les grillades, les bières, le vin local et l'ambiance estivale avec les Moldaves, en s'enivrant de musique techno jusqu'au bout de la nuit.

Arrivée à Chişinău. Promenade à la découverte de la ville, en commençant par arpenter de long en large (comme tous les Moldaves) le boulevard Ştefan cel Mare, l'axe principal de la ville. Un parcours culturel simple s'offre à vous. Commencez par la visite du centre d'art Brâncuşi et faites connaissance avec les artistes peintres et sculpteurs moldaves contemporains. En sortant, traversez le boulevard en empruntant les passages souterrains commerçants et continuez vers le centre commercial Unic, faites-y un tour pour un dépaysement qui rappelle les temps soviétiques. Continuez sur le boulevard, des petites terrasses en retrait jalonnent le parcours, tout autant de bonnes excuses pour prendre un verre, un café, un thé à l'ombre des arbres. En arrivant au niveau du McDonald's, continuez tout droit jusqu'au parc et découvrez un autre axe perpendiculaire, celui de la cathédrale de Chişinău, avec son arc de triomphe et son magnifique clocher, un ensemble architectural néoclassique au centre d'un jardin à la française. Traversez le parc jusqu'à la rue piétonne inaugurée en 2013, strada Eugen Doga (la seule de Chişinău et grande nouveauté pour la ville !). Revenez sur vos pas jusqu'au monument de Ştefan cel Mare de l'autre côté du boulevard du même nom. Le héros national indique l'entrée de cet autre parc. Ici, l'allée des Classiques, une succession de bustes, présente les plus grandes figures littéraires du pays. Puis prenez la rue 31 August 1989 parallèle au boulevard Ştefan cel Mare en retrait du Parlement (immanquable imposant édifice d'architecture soviétique) et pour un moment de détente choisissez l'un des nombreux restaurants avec terrasse. Revenez sur l'axe principal et longez la mairie de Chişinău pour découvrir l'architecture civile du concepteur d'origine italienne qui aura le plus marqué la ville, Bernardazzi. Des bâtiments de style éclectique, avec des éléments néobyzantins et baroques, caractérisent cette portion. Toujours sur le boulevard, n'hésitez pas à entrer dans la Sala cu Orgă et le théâtre national, deux somptueux bâtiments, et peut-être vous renseigner sur le programme. Entre ces deux édifices prend place chaque jour, sauf le lundi, le marché artisanal de traditions locales, " le Montmartre moldave ". Profitez-en pour découvrir le savoir-faire du pays, travail du bois, broderies, peintures, et quelques stands de " brocante " qui vendent d'antiques objets de l'époque soviétique. Enfin, continuez à descendre le boulevard jusqu'au croisement avec le boulevard Ismail pour découvrir sur votre droite la cathédrale Ciuflea, de style classique russe, aux toitures à bulbes dorés. Pour une première journée, vous aurez déjà bien marché, sachant qu'entre-temps vous vous serez peut-être désaltéré ou aurez mangé une glace type Miko achetée sur un des multiples stands de la rue, que vous aurez peut-être goûté les bons fruits de saison offerts par les jolies babouchkas, ou que vous vous serez amusé à vous peser en pleine rue pour 1 leu. Tant de petites distractions qui ponctuent le parcours d'une manière animée et qui vous familiariseront assurément avec le paysage social urbain moldave.

Partez explorer les axes parallèles du boulevard Ştefan cel Mare, leurs animations haut en couleur et autres explorations culturelles. Nous vous rappelons que Chişinău est une ville où on marche beaucoup, même si elle est très quadrillée par les transports publics. Commencer tôt avec le marché de Piaţa Centrală, derrière le centre commercial Unic, est une bonne occasion de se réveiller " en fanfare ". Ce marché animé, bousculé, bruyant et vivant à souhait vous transporte dans le quotidien populaire moldave. Profitez-en pour acheter quelques fruits de saison ou déguster un bon jus de fruits frais. Sortez de Piaţa Centrală par la rue Armenească et vous tomberez sur l'immeuble Casa de reparaţii. Là, entrez visiter cet établissement aux multiples stands désuets à souhait, pour la plupart, qui réparent absolument tout ! Si vous lisez ces lignes avant de partir, emportez avec vous d'eventuelles choses que vous souhaitez réparer (sacs, chaussures, ceintures, montres, bijoux...), vous ne serez pas décus par le travail, la rapidité et le tarif pratiqué.
Revenez vers Ştefan cel Mare puis jusqu'à la rue 31 August 1989 pour une visite au musée national d'Archéologie et d'Histoire. L'édifice est un imposant bâtiment néoclassique qui présente une succession de salles grandioses illustrant le passé historique de la Moldavie et de son territoire. Cette visite est incontournable, comme celle du musée d'Ethnographie et d'Histoire naturelle, dans un bâtiment de style oriental, très atypique pour la ville de Chişinău (rue Kogălniceanu). Ce dernier est certainement le plus bel établissement culturel de la capitale, il regorge de trésors qui marquent et caractérisent le folklore et la culture du pays, tout simplement magnifique. En sortant, remontez la rue Sfatul Ţării jusqu'à la Strada Alexei Mateevici et entrez dans un des grands parcs de la capitale, le parc Valea Morilor. Balades boisées et petit tour de barque sur le lac seront certainement bien appréciables après la concentration et la multitude d'informations des précédents musées. Si vous n'êtes pas trop fatigué, en sortant du parc, rendez-vous au musée de la ville, situé dans un ancien château d'eau, et montez au dernier étage, vous aurez un panorama sur l'ensemble de la ville et ses environs. Deux jours sont insuffisants pour bien connaître la capitale moldave, certes, mais vous aurez un aperçu de la culture moldave, ce qui constituera une belle introduction pour la compréhension et la découverte du reste du pays.

Maisons remarquables

Ce quartier de la ville regorge de maisons traditionnelles remarquables de XIXeme et XXeme siècle, elles sont notifiées par un petit panneau carré couleur or/jaune sur les façades. Partie intégrante du patrimoine de l'architecture de la capitale, amusez vous à les repérer (Strada Eminescu, Banulescu Bodoni, Sfatul Tarii, Bernardazzi...)

Départ pour Orhei. Au nord de Chişinău, commencez par vous rendre à Curchi pour découvrir le plus beau monastère du pays, majestueux. Le site est composé de plusieurs bâtiments récemment restaurés, vous serez impressionné par la richesse de l'architecture intérieure et extérieure du XVIIIe siècle, aux allures baroquisantes. Choisissez ensuite de revenir vers Orhei pour une des fabriques de vin les plus prestigieuses, Château Vartely. Il serait dommage de ne pas combiner la visite avec un déjeuner au restaurant dont les baies vitrées embrassent la vallée verte et vallonnée qu'on appelle la " Suisse moldave ". Vous combinerez ici l'excellente cuisine locale et les meilleurs crus. Même si c'est l'heure, vous ne serez pas déçu d'avoir résisté à la sieste pour partir juste après votre bon déjeuner sur le site splendide d'Orhei Vechi, un complexe archéologique en plein air qui prend place dans un cirque naturel défini par les courbes sinueuses du fleuve Răut, un affluent du Dniestr. Sites géto-daces, romains, forteresses turques et monastères rupestres font de cette visite certainement une des plus marquantes. Le soir, vous pouvez choisir de revenir vers Chişinău, mais mieux vaut rester pour la nuit dans une des nombreuses pensions agrotouristiques des villages très pittoresques de Butuceni ou Trebujeni, juste en périphérie du site archéologique. Vous entrerez chez les Moldaves qui se mettront en quatre pour vous laisser un souvenir inoubliable de votre passage. Maisons très joliment décorées, cuisine locale de qualité avec les produits frais du jardin et vin, local également. Une bonne soirée en perspective, et certainement une bonne nuit de repos à la campagne bien méritée.

Départ pour Soroca. Au nord de la Moldavie, à 125 kilomètres d'Orhei, comptez tout de même 3 heures de route, mais il faut voir cette ville étonnante. Dès votre arrivée, prévoyez de passer la nuit à Soroca et choisissez l'hôtel Central. Déposez vos affaires et en route pour la découverte de la forteresse médiévale de Soroca. Datant du XVe siècle, elle faisait partie d'une chaîne de ceinture défensive avec quatre autres forteresses. À part celle de Tighina en Transnistrie, c'est la seule qui soit restée quasiment intacte, d'autant plus que l'intérieur et la toiture ont fini d'être récemment restaurés en 2015. Sur les bords du Dniestr, sur les coursives hautes de la belle et imposante forteresse, vous dominez toute la ville et la vallée du fleuve. Ensuite, un petit parcours original vous attend, avec la découverte de la colline des Tsiganes, de ses maisons délirantes, et le promontoire de la Bougie de la Reconnaissance qui domine toute la région. De Soroca, partez pour le village des tailleurs de pierre à Cosăuţi et visitez son joli monastère sur les bords d'un lac. N'hésitez pas à faire de petites haltes dans les multiples ateliers de taille de pierre sur le bord de la route pour découvrir ainsi le savoir-faire ancestral de cette région, grâce à cette belle pierre blanche ici prédominante. C'est pour cette raison que Chişinău se nomme la " ville blanche ", car les pierres qui ont servi à la construction de la majorité des édifices proviennent de la région. De retour à l'hôtel, il est peut-être temps de profiter d'un bon moment de détente dans le très beau sauna et se remettre d'une journée bien remplie. Pour vous aider dans votre parcours à Soroca, vous pouvez vous adresser au gérant de l'hôtel Central, Sergiu (il parle anglais), il saura tout organiser.

Départ pour la région de Bălţi, la " capitale du nord ". Prenez la route de Soroca jusqu'à Cobani à la limite de la frontière roumaine. Pour une immersion dans la nature, voici un parcours intéressant dans l'une des plus belles réserves naturelles du pays, qui vous emmènera sur la route des Cent Collines, dans une réserve ornithologique et même un élevage de bisons. Vous êtes à Pădurea Domnească (immense !), prenez garde aux trajets, car on y accède par différents villages, cela prend un peu de temps. Vous pouvez aussi prévoir un petit pique-nique, ce site fabuleux le permet. Deux options s'offrent à vous : soit vous profitez d'une journée complète de nature, pour finir dans une des pensions agrotouristiques à Glodeni et vous faire dorloter par vos hôtes moldaves, soit vous réduisez votre passage dans la réserve, et vous avez le temps de revenir dans l'après-midi à Bălţi pour visiter le musée ethnographique. Dans ce cas, prévoyez de dormir dans l'un des hôtels de Bălţi, cette ville assez vivante possède quelques monuments d'architecture civile remarquables et des édifices religieux tels que la cathédrale Constantin şi Elena et l'église Sfântul Nicolae, entre autres. De nombreux bars et restaurants se situent en centre-ville. D'ici, si vous disposez de plus de temps, n'oubliez pas que vous êtes à seulement 1 heure 30 de route de Iaşi, en Roumanie. Pensez toujours à réserver dans les hôtels, mais surtout dans les pensions à l'avance, c'est plus prudent pour assurer la nuit que vous aurez choisie.

Départ de Bălţi en direction de la région de Călăraşi pour ses fabuleux monastères, Hârjăuca et Hârbovăţ, ou le sanatorium Codru aux eaux bienfaisantes. Pour un parcours moins " monastique ", choisissez les deux musées tels que Casa Parintească (Maison des parents à Palanca) et/ou Casa Mieri (Maison du miel) à Răciula. Ces lieux vous plongent au coeur des traditions moldaves, de leur univers, et des fabrications artisanales diverses. En reprenant vers la capitale, la route des vins présente ici ses remarquables fabriques : vous aurez le choix, selon le temps dont vous disposez, car elles sont de taille différente. Parmi les plus prestigieuses, la sublime Cricova ou l'immense Mileştii Mici. Attention, là encore il faudra avoir réservé à l'avance, les visites sont très scandées chaque heure de la journée (comptez 45 minutes de visite). Enfin, poussez votre route jusqu'à Vadul lui Vodă, à 20 kilomètres à l'est de Chişinău, et restez pour la nuit dans l'un des nombreux hôtels ou " camps " de vacance immergés dans la nature. Les dizaines d'établissements proposent des gammes de produits allant du très simple camp rustique soviétique aux infrastructures de luxe.

Passez votre dernière journée à vous détendre à Vadul lui Vodă, la seule station balnéaire du pays. Là encore deux options s'offrent à vous : vous avez la possibilité de rester tranquille au bord d'une belle piscine dans un complexe de luxe en pleine nature, ou, si vous êtes plus fêtard, embarquez-vous pour soirée d'immersion dans cette station populaire en partageant les grillades, les bières, le vin local et l'ambiance estivale avec les Moldaves. La nuit sera longue et enivrante de bruits et de musique techno.

Séjour longHaut de page

Si vous avez l'intention de passer plus de temps en Moldavie, cela veut dire que vous avez décidé de connaître le pays dans ses profondeurs, dans ses sources et ressources, que vous irez chercher les moindres recoins de culture, de beauté de la nature et que vous serez ainsi un peu plus livré à vous-même. La Moldavie est un pays très petit, et un séjour long vous fera obligatoirement sortir des sentiers balisés des circuits touristiques. Néanmoins, compte tenu des difficultés de déplacement, trois semaines semblent un minimum pour parcourir le pays du nord au sud, de l'est à l'ouest (en voiture, pas en bus...)

Au départ, vous pouvez suivre le même itinéraire pour le séjour court décrit précédemment, en passant plus de temps à Chişinău, c'est-à-dire trois ou quatre jours, puis partir pour la région d'Orhei, y rester deux jours pour voir l'ensemble de la région, séjourner dans les pensions agrotouristiques, pratiquer des activités sportives telles que balades en vélo ou à cheval, descendre le Dniestr en kayak ou hamac sur flotteurs et visiter les fabriques de vins à Brăneşti ou au Château Vartely.

A Soroca, prévoyez quelques jours au nord, pour découvrir les environs avec le monastère de Rudi par exemple, le monastère Japca et ses parties rupestres surplombant le Dniestr. Continuez au nord du pays le long de la frontière ukrainienne, vous y admirerez les fabuleux paysages vers Naslavcea, avant de redescendre vers Edineţ. Une journée suffira pour visiter la ville et le musée ethnographique.

Choisissez ensuite de descendre tranquillement vers Bălţi par les routes des récifs coralliens, de découvrir les merveilleux villages de Plop et Ţaul et de s'arrêter pour les églises en bois encore debout. A Bălţi et ses environs, goûtez aux plaisirs urbains et/ou plus traditionnels en prenant le temps de rester dans les pensions agrotouristiques de Glodeni vers la réserve naturelle Padurea Dumneasca.

Repassez vers le centre du pays, par Hîncesti pour le surprenant manoir de Manuc Bey, puis empruntez la route des vins en remontant vers le nord, avec Romaneşti, Cricova, Mileştii Mici, et Château Cojuşna. Dans les environs, pas besoin de revenir dormir à Chişinău, des complexes touristiques vous accueillent très confortablement dans une belle nature.

Vous êtes à mi-parcours, descendez alors vers le sud pour découvrir Cahul et les réserves naturelles (Prutul de Jos, lac Beleu, Costeşti) et la route des vins (Cahul, Vulcaneşti).

Descendez le long de la frontière roumaine, en suivant les rives du Prut, jusqu'à Giurgiuleşti, le seul accès à la mer Noire pour les Moldaves, puis remontez par la route des vins gagaouzes (Taraclia, Ciumai, Kazayak, Comrat). Séjournez à Comrat, pour une ambiance soviétique garantie, et surtout ne manquez pas le merveilleux et immense musée de la Culture gagaouze dans le centre-ville. A Ceadîr Lunga, faites un tour à l'hippodrome pour admirez les pur-sang d'Orlov.

Revenez vers Chişinău, mais bien avant, bifurquez vers la région de Căuşeni pour la plus vieille église moldave du XVe siècle, le musée à Zaim d'Alexei Mateevici, célèbre poète et auteur de Limba Nostra, l'hymne moldave, et, surtout, la fabrique de vins prestigieuse de Purcari à Stefan Voda ! Si vous avez du temps, remontez vers Chişinău, rendez-vous à l'incroyable château et complexe vinicole de Castel Mimi. Enfin, vous pourrez prévoir un petit aller-retour avec une agence de voyage locale pour la Transnistrie, (dans la journée c'est possible) Tiraspol sa capitale et sa forteresse médiévale à Tighina (Bender).

Avec un tel parcours, vous aurez un aperçu très complet de la Moldavie, vous aurez pu voir une dizaine de monastères, quelque deux ou trois réserves naturelles, entre six et sept fabriques de vins parmi les plus prestigieuses, quelques musées ethnographiques si chers aux Moldaves, et une multitude d'autres surprises qui baliseront votre chemin de rencontres et de " détournements " appréciés.

Route des vins et grands monastèresHaut de page

En route pour les grands domaines vinicoles et les plus beaux monastères orthodoxes du pays, situés à moins de 70 kilomètres au maximum de la capitale. Des plus anciennes fabriques aux plus modernes, vous aurez un aperçu complet des sites vinicoles du pays, tous très différents, et les visites n'en seront que plus appréciables. À cette liste, il manquera les domaines de Purcari et de Castel Mimi, mais si vous avez une journée, voire deux de plus, n'hésitez surtout pas et le tour sera complet !
Votre route vous conduira aussi aux portes d'auberges ou de pensions agrotouristiques pour y séjourner ou simplement déjeuner, ce qui vous permettra de partager la cuisine et le vin local cette fois-ci, ainsi que les traditions moldaves.

Jour 1. Domaine vinicole moderne et le plus beau des monastèresHaut de page

A la sortie de Chişinău, prenez la direction d'Orhei pour la visite de Château Vartely où les vins produits sont issus de vignes présentes dans le centre et dans le sud du pays. Le terme de " château " fait référence aux domaines de production de nos vins français et exprime le processus de la culture du raisin jusqu'à la mise en bouteille en un même lieu, et c'est bien ce qui se fait au domaine de Château Vartely. Cette entreprise s'est dotée d'une infrastructure rutilante de modernité, le complexe est luxueux et le site est grandiose car il surplombe les belles collines de ce qu'on nomme la " Suisse moldave ". (Vous y trouverez les cépages européens : cabernet-sauvignon, sauvignon, merlot, pinot noir, pinot gris, chardonnay, traminer, et les cépages moldaves comme le fetească.) Prenez votre temps, la visite et la dégustation dureront 45 minutes environ, mais le domaine est grand et vaut la peine qu'on s'y attarde avant de passer à l'excellente table du restaurant Vartely que vous aurez réservé à l'avance.

À 20 minutes de voiture, vous arriverez au sublime monastère de Curchi qui passe pour être le plus beau couvent orthodoxe du pays. Totalement rénové, il est comme flambant neuf malgré ses siècles d'histoire. Le domaine est vaste et là encore, il faut prendre son temps, c'est une très belle promenade entre les différents corps de bâtiment et les différentes chapelles baroques richement décorées.

En fin d'après-midi, prenez la route vers le village d'Ivancea pour vous arrêter chez Katerine et sa guest-house (que vous aurez réservée à l'avance également). Immersion totale dans la culture moldave, avec les touches ukrainiennes des origines de Katerine et de la plupart des habitants de ce village, d'ailleurs.

Jour 2. Domaine vinicole de Brăneşti, les deux plus beaux villages de Moldavie et site archéologiqueHaut de page

Après un bon petit déjeuner, c'est le moment de repartir car à 10 minutes de là vous attend la fabrique de Brăneşti. Très différente de Vartely, ici vous entrez dans d'immenses caves souterraines pour comprendre et suivre les principes de fabrication et de conservation du vin. Malgré un aspect moins moderne, ne vous y trompez pas : Brăneşti est une des plus importantes fabriques de vin du pays, avec ses 180 dénominations de vins blancs et rouges, 7 collections originales qui incluent les vins comme le cabernet, le pinot franc, le merlot, le sauvignon, le fetească, le chardonnay... Profitez-en pour goûter l'eau naturelle prélevée à plus de 75 mètres de profondeur, la Poiana Brăneşti.

Pour le déjeuner, choisissez une des auberges du beau village de Trebujeni, la Vila Roz par exemple, Liuba la propriétaire propose des plats traditionnels moldaves : soupes, mamăligă, plăcintă et clătită.

Après ce bon repas, une belle promenade s'impose sur le site archéologique d'Orhei Vechi. Ce complexe en plein air prend place dans un cirque naturel défini par les courbes sinueuses du fleuve Răut, un affluent du Dniestr. Sites géto-daces, romains, forteresses turques et monastères rupestres font de cette visite certainement une des plus marquantes.

En soirée, choisissez d'élire domicile à l'Agro Pensiunea Butuceni : cette pension agrotouristique, située dans le très beau village pittoresque de Butuceni vous accueille dans le pur style et tradition moldaves. L'ensemble est un véritable complexe. Conçu avec goût, il est constitué de plusieurs maisons. C'est au coin de l'âtre de la cheminée de la belle et grande salle de restaurant, que vous verrez dorer sous vos yeux la fameuse placintă... Cette chaleureuse pension, assure un hébergement local de grande qualité, possède deux belles piscines, intérieures et extérieure, ainsi qu'un spa. Malgré toutes ces nouveautés, vous vous sentirez comme chez vous, hâlte récupératrice par excellence.

Jour 3. La prestigieuse Cricova, le sublime monastère de Căpriana, un repas traditionnel dans un lieu d'exception et l'antique château Cojuşna en optionHaut de page

Vous êtes bien reposé, alors embarquez-vous pour Cricova, à 50 minutes de voiture. Prestige de la République de Moldavie, les vins présentés ici sont logés en enfilade dans des galeries souterraines de calcaire sur plus de 60 kilomètres de longueur. Cricova est pour ainsi dire une ville sous terre, et vous en apprécierez l'étendue en parcourant les avenues aux noms prestigieux de Cabernet, Fetească, Pinot, Aligoté... Dans le silence des caves, les bouteilles vieillissent à une température idéale entre 12 et 14 degrés (prévoyez de vous couvrir, il fait froid même en été). Cricova est la seule société qui produit un vin pétillant, dans la pure tradition champenoise française, le champagne Cricova, brut ou demi-brut (très bon). Vous dégusterez dans de grandes salles somptueuses tous les crus issus de cette fabrique, souvent accompagnés d'un petit encas. (Vous resterez environ 1 heure sur le site.)

Pour le déjeuner, n'hésitez pas à reprendre la route pour 45 minutes car un immense restaurant musée est incontournable, La Badis.

Peut-être que vous aurez envie d'une petite sieste, mais vous ignorez encore ce que vous réserve le monastère de Căpriana, dont vous êtes à seulement 15 minutes de route. Dans la forêt pittoresque du Codru peuplée d'arbres séculaires se dresse l'autre fabuleux monastère de Moldavie dont les origines remontent au XVe siècle. Sous le règne de Stefan cel Mare, à l'origine en bois, l'église de l'Assomption de la Vierge est reconstruite en pierre au XVIe siècle. Plus tard, le site se dote de deux autres belles églises avec celle de Saint-Georghe en 1840 et Saint-Nicolae en 1903. A l'époque, le monastère renfermait la plus grande bibliothèque d'ouvrages religieux du territoire. Fermé et dévasté pendant la période soviétique, il a rouvert en 1989 en devenant le symbole de la survie du peuple et de la nation moldave.

Si vous êtes encore d'attaque, sur le retour vers Chişinău, faites une petite halte au château Cojuşna, autre domaine vinicole. Ici, chaque vin a son histoire et la cave elle-même est un lieu de mémoire. Goûtez aussi son cognac.

Choisissez de revenir pour la nuit à Chişinău.

Jour 4. Domaines Mileştii Mici et AsconiHaut de page

Vous serez forcément tentés par la visite à Mileştii Mici, la plus grande cave du monde (si, si !). Les galeries calcaires se situent à une profondeur comprise entre 45 et 80 m, sur une distance de 200 km environ. Spectaculaire ! Les vins conservés ici proviennent des sites de productions moldaves sur une période comprise entre 1968 et 1991. L'esprit des années est omniprésent dans cette immense cité souterraine, qui abrite la Golden Collection et ses 2 millions de bouteilles. Une collection prestigieuse qui se découvre en voiture. Les vins de marques moldaves tels que Pinot, Traminer, Muscat, Riesling, Feteasca, Codru, Negru de Purcari et Trandafirul Moldovei y sont représentés. Plusieurs fois récompensé pour sa collection, Mileştii Mici est un trésor incontournable.

Ménagez-vous pendant la dégustation car une autre fabrique vous attend dans l'après-midi.

Arrivez jusqu'au village de Puhoi (40 minutes) et avant la visite, déjeunez au domaine vinicole d'Asconi. Petite cave traditionnelle mais moderne avec son architecture pittoresque. Ce sont 500 hectares de vignes de différents cépages, dont de nouvelles variétés à découvrir avec le raisin malbec, saperavi, rosier muscat et glera. Ces raisins sont utilisés pour créer des petites collections ou destinés à être mélangés à d'autres, enrichissant ainsi la gamme des vins proposés.

Retour à Chişinău en fin de journée, les joues certainement un peu rouges de tous ces breuvages goûtés tout au long de votre périple.

Les monastères en Moldavie

Riche en monastères, la Bessarabie du XIXe siècle a été nommée la "Thébaïde du sud". L'originalité des différentes compositions architecturales de ces édifices et complexes religieux est d'avoir su utiliser le relief des paysages, les ressources verdoyantes et la présence de l'eau, sous forme de lacs, de cascades, de sources ou de fontaines. Ces ensembles architecturaux s'accordent ainsi parfaitement avec le paysage, ici les monastères font partie de la nature environnante tant leur insertion dans le site est réussie.

Ces complexes peuvent être divisés typologiquement en trois groupes distincts :

La région du centre (zone la plus fournie) comprend quatorze monastères, dont les plus remarquables sont Curchi, Capriana, Hîncu, Hîrbovăt, Hîrjăuca.

Au nord se trouvent six grands monastères, avec le groupe situé le long du Dniestr et du Răut, à savoir la chaîne des monastères rupestres creusés dans la roche dominant la vallée du Dniestr (Saharna, Ţipova, Orhei Vechi...). Grâce au fleuve qui a dessiné des courbes compliquées, les lignes sinueuses et pentues du paysage sont sublimes.

La région du sud est beaucoup plus pauvre en établissements monastiques, elle contient malgré tout le plus grand monastère par sa taille, celui de Noul Neamnt. Malgré sa position sur la rive ouest du Dniestr, il est tout de même sous la gestion de la Transnistrie et de l'Eglise orthodoxe russe.

D'ermitages en complexes monastiques

D'une manière générale, les témoignages attestent que la grande majorité des monastères était présente à l'origine sous forme d'ermitages, avec des petites églises en bois ou creusées dans la roche formant des grottes. Au fil du temps, ces bâtiments de bois ou ermitages rupestres ont été remplacés par des édifices en pierre ou en brique. La plupart des monastères possèdent des églises d'hiver, des annexes et des bâtiments pour les cellules des moines. Certains possèdent des terres agricoles, des vignobles en terrasses, des jardins et des vergers.

L'histoire des monastères en Moldavie est malheureusement dramatique, car au-delà des multiples invasions et agressions turques et tatares, les foyers de la spiritualité chrétienne ont souffert encore pendant quelques décennies avec les autorités soviétiques qui prônaient " l'athéisme scientifique ". Pour la plupart tous fermés, ils ont été transformés en institutions de stockage, hôpitaux psychiatriques, écoles, maisons de correction, voire lupanars...

Les ensembles les plus notables

Le plus célèbre monastère de la Bessarabie est Capriana dans le centre, avec Curchi, Hîrbovăt et Hîrjăuca. Le célèbre Hîrbovăt est connu grâce à l'icône miraculeuse de Notre-Dame d'Hîrbovăt. Le monastère d'Hîrjăuca fondé au XVIIIe siècle est restauré au XIXe siècle, dans un style proche de la tradition du néoclassicisme russe. Comme à Saharna, Hîrjăuca est traversé par un bosquet avec des chutes d'eau et des fontaines, alors qu'au monastère Curchi, fondé au XVIIIe, la cour et les bâtiments monastiques sont situés sur deux terrasses entourées de murs de pierre avec des tours aux angles.

Dans le centre est, dans les gorges pittoresques de Saharna, se trouve le complexe monastique de la Trinité. Le coeur du monastère est un ermitage dans une caverne qui a fonctionné entre le XVe et le XVIIe siècle. Les murs du monastère furent fondés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, créant trois terrasses qui se succèdent. Les bâtiments monastiques ont été entourés ici par des vergers s'inscrivant dans un site boisé avec plus de vingt-deux belles cascades.

Au nord, Rudi est l'un des plus importants ensembles avec, au nord-est sur le Dniestr, le monastère de Japca. Il fut créé comme ermitage au milieu du XVIe siècle par des moines, et la première église fut creusée dans la roche. Au fil du temps le monastère s'est développé, il occupe aujourd'hui une terrasse sur le fleuve, dominée par une église de style éclectique néo-byzantin.

La route des monastères

Comme celle des vins, c'est un excellent moyen de repère pour embrasser l'ensemble du pays, l'idéal étant de combiner les deux route, ce qui est tout à fait possible. Ces complexes n'ont absolument rien à voir avec l'hermétisme de nos monastères, ils accueillent le public, les moines ou les soeurs sont accessibles et ouverts au dialogue. Le seul protocole à respecter est de se couvrir la tête et les jambes pour les femmes. Même si vous êtes en pantalon, on vous prêtera immédiatement un tissu afin de cacher la forme de vos jambes. Aussi, même si les religieux restent conciliants, les photos ou films intérieurs ne sont pas les bienvenus. Mis à part ces quelques règles, il s'agit d'un parcours très instructif et placé sous le signe de la nature. Le monastère est toujours logé dans des sites sublimes, et sa visite est l'occasion d'une merveilleuse balade dans les environs, avec forêts, cascades, vues imprenables, etc.

ICE WINE

Dans les grands domaines vinicoles du pays, vous trouverez souvent une catégorie nommée le " Ice wine ". Son nom est dû à sa particularité, celle d'être réalisé à partir de raisins vendangés encore gelés, qui lui confère le goût très sucré des vendanges tardives. Après la chute des feuilles, on laisse le raisin attendre l'arrivée du gel, ils sont alors protégés par des filets pour récolter les éventuels grains qui tomberaient et ainsi éviter les pertes. Pour que la récolte est lieu, Il faudra une température extérieure inférieure à -7 °C, et dès l'arrivée au chai, le raisin sera immédiatement pressé, le moût mis à fermenter (comme pour tout vin liquoreux). Le taux de sucre pourra alors atteindre des valeurs très élevées ainsi que la concentration en acidité. Comme le jus sucré du raisin ne gèle qu'à basse température, des cristaux de glace formés seront retenus avec la pulpe dans le pressoir, et cette perte d'eau glacée augmentera encore la concentration de sucres. Une maturation lente s'opère, donnant un vin sucré et très riche en arômes dont la concentration en alcool est comprise entre 35 et 39 °. La nécessité d'un climat froid et la difficulté de sa récolte (en quelques heures seulement sinon les raisins se mettent à décongeler) et la durée lente de maturation font du Ice wine un vin très recherché et cher, c'est un cadeau prestigieux en Moldavie pour faire plaisir à une famille, lors de grandes occasions...

Agrotourisme, monastères rupestres et forteresse médiévaleHaut de page

Ce circuit vous engage en partie sur les routes du nord de la Moldavie et constitue un voyage hors des sentiers battus. Alors si vous avez une âme de voyageur intrépide, vous accepterez de vous perdre agréablement sur votre parcours et ce sera la part de votre beau voyage. Le cas échéant, faites-vous aider dès le départ par une agence de voyages, la meilleure dans le genre pour une aventure nature et sportive étant Hai la Ţara, aguerrie et spécialisée.

Jours 1 et 2 : Les deux plus beaux villages de MoldavieHaut de page

De Chişinău, rendez-vous directement à Trebujeni et/ou Butuceni pour de belles " dérives " sur le Dniestr en perspective. Les deux villages sont à peine à 10 minutes l'un de l'autre et ils sont les plus beaux de Moldavie. Ne manquez pas le site d'Orhei Vechi, au même endroit également, et le monastère rupestre toujours en activité dans la falaise : la vue est à couper le souffle.

Deux jours sont un minimum pour s'imprégner des lieux, dormir dans une ou deux pensions agrotouristiques, et vous aurez l'embarras du choix, vraiment. De la plus simple à la plus luxueuse, il y en a pour tous les goûts et les conforts. Mais pour toutes le maître mot reste " authenticité ". Partout où vous irez, vous serez accueillis comme des princes, on vous servira la meilleure cuisine et le meilleur vin, dans un environnement typique et en rien surfait. C'est du bonheur à l'état pur.

Observez la belle architecture traditionnelle de ces villages musées, les maisons bleues (le bleu d'Orhei), la majesté des portails. C'est souvent à la façade que les Moldaves accordent le plus d'importance., l'un des éléments étant la coursive, couverte grâce à de beaux piliers sculptés. Le faîtage de la maison est ornementé d'animaux fantastiques empruntés au folklore ou de représentations sacrées de serpents, de lions, de tourterelles...

Passé ces considérations, organisez-vous dans la journée des randonnées pédestres, à vélo ou encore sur l'affluent sinueux du Raut, en kayak ou hamac flottant. Régal assuré, surtout au printemps ou en été bien sûr : d'avril à septembre, c'est idéal. C'est certain, vous aurez envie de rester plus longtemps, mais continuons...

Jour 3 : Pension rurale de Lalova et monastère rupestre de ŢipovaHaut de page

En pleine forme et requinqué par le bon petit déjeuner que vous venez d'engloutir, 1h20 seront nécessaires pour rejoindre le village de Lalova où vous poserez vos bagages à la pension Hanul lui Hanganu. Cette pension sur les rives du Dniestr est un havre de paix et un enchantement pour les amateurs d'agrotourisme et des plaisirs culinaires, vins locaux et vodka maison ! L'été, une terrasse surplombant le Dniestr est très agréable, d'ailleurs en mezzanine, une échelle en bois mène à un plancher couvert de paille formant couchage. Mais vous pouvez également dormir dans une des jolies chambres de la maison, chauffées au feu de bois.

De là, vous êtes prêt pour une expérience mystique, le monastère rupestre de Ţipova. Ţipova est un petit village situé sur les hauteurs de la rive droite du Dniestr qui prend place dans un paysage sublime, en haut de falaises. Le petit cours d'eau qui se jette dans le Dniestr a créé avec le temps des gorges, dont certaines ont plus de 150 mètres de profondeur. Ce site exceptionnel a généré l'implantation d'un monastère rupestre, le plus grand de tout le pays. Pour y accéder, on emprunte un sentier étroit. Au sommet de la colline prospèrent champs de vigne et cultures. Ce lieu pittoresque est en parfaite harmonie avec une nature envoûtante, d'où naissent forcément des légendes. Ştefan cel Mare se serait marié avec Maria Voichita dans la première église, mais Orphée, héros et poète de la mythologie grecque, y aurait également péri et serait enterré près d'une des cascades.

Prévoyez assez de temps pour une randonnée pédestre aux alentours du monastère et le long des gorges au sud du village, la plus imposante cascade se jette à 15 mètres de hauteur. Cette promenade est inévitable pour saisir la magie et l'esprit du lieu ; laissez-vous envoûter.

Jour 4 : Monastère de Saharna et randonnée pédestreHaut de page

Et la poésie continue avec le monastère de Saharna, à 1 heure de route environ. Une très belle promenade le long de la rivière et ses vingt-deux cascades dans les gorges boisées constituera la suite logique de la visite de ce joyau de monastère qu'est Saharna. Pour la petite histoire, tout commence ainsi : la Vierge Marie, apparue sur une des falaises, y a laissé une empreinte. Des moines découvrent l'endroit et concluent que c'est le signe de la grande pureté du site. Un ermitage est donc créé, avec une église et quelques cellules. Aujourd'hui, le monastère est bâti sur trois terrasses en escalier. Sur la pente opposée du monastère, un roc s'élève comme un château et porte le nom de Grimidon. Le matin, les moines regardent par la fenêtre dans sa direction et répètent une parole ancestrale : " Le Grimidon est comme il faut, cela signifie que toutes les choses sont à leur place. " Cette roche représente le point d'observation le plus haut de Saharna, il faut y aller. Ce monastère est le plus important lieu de pèlerinage du pays, alors comme les Moldaves, déposez vos voeux sur des petits bouts de papier et coincez-les dans les interstices de la roche.

Le complexe monastique est aussi une réserve naturelle, un site protégé propice à la randonnée pédestre. Deux petites rivières le constituent, Saharna (10 kilomètres de longueur) et Stohnia (6 kilomètres). Ces cours d'eau ont formé les vingt-deux cascades, des petits lacs, mais aussi des canyons profonds. La plus grande cascade chute de 4 mètres de hauteur et se trouve au dernier virage de la rivière vers l'est, devant la maison du garde forestier et du monastère rupestre.

Préparez-vous à passer une nuit très calme et sereine au monastère, les moines peuvent héberger quelques personnes, mettez-vous en contact avec eux au préalable. C'est une très belle expérience, car les moines sont très communicatifs et accueillants.

Jour 5 : Soroca, forteresse et colline des TsiganesHaut de page

En partance pour Soroca, préparez-vous à 1 heure 30 de trajet et un peu plus d'urbanité, mais tout cela reste relatif. Rendez-vous à l'hôtel Central, c'est un des meilleurs points de chute pour y passer une nuit - enfin deux, vu le reste du circuit que nous vous proposons. À Soroca, deux visites s'imposent, la forteresse médiévale et la colline des Tsiganes.

Commencez par la forteresse, qui frappe par son imposante présence. Monument historique, architectural et touristique, c'est l'unique construction médiévale aussi bien conservée de Moldavie, elle a gardé son aspect d'origine depuis son édification au XVIe siècle.

Dès le XVe siècle, Soroca fait partie d'un réseau défensif le long du Dniestr, véritable ceinture de défense à l'est avec trois autres forteresses, Hotin, Bender et Orhei, et deux autres sur le Danube au sud.

La forteresse de Soroca est parfaitement ronde, la tour principale et les quatre tours secondaires sont réparties de façon équidistante sur le mur d'enceinte circulaire. La tour principale rectangulaire possède trois niveaux : la cour d'entrée, une chapelle et une une plateforme d'observation. Depuis la chapelle, on a une vue imprenable sur le Dniestr d'un côté et sur la colline des Tsiganes de l'autre.

Soroca est la " capitale des Roms ". C'est la plus importante concentration de Tsiganes de Moldavie, exceptionnellement sédentarisés, dès le début du XVe siècle.

La colline est construite avec de grosses maisons colorées et scintillantes, véritables palais triomphants et ostentatoires, qui se distinguent moins par leur architecture que par leurs dimensions, leurs toitures de dentelle et leurs décorums extravagants.
Palais victoriens, pagodes chinoises, réplique de la Maison-Blanche, palais gréco-romains... Le paradoxe et finalement le charme et la vie incroyable de cette colline, c'est l'anarchie de son urbanisme au milieu de ce luxe, les routes de terre et les chemins qui desservent les palais, et les cours où d'anciennes voitures de luxe s'enfoncent dans la terre à force de ne plus rouler, où les cordes à linge sèchent éternellement de belles jupes colorées.
Le plus imposant des palais est celui du " baron ", Artur Cerari, chef des Tsiganes de Moldavie. Il a des airs de sage indien, de patriarche ; c'est un personnage, bref, c'est un chef ! Intelligent, respecté, très instruit, il parle plusieurs langues. Il se livre facilement, mais moyennant 1 000 lei l'interview !

Jour 6 : Monastère de Rudi et réserve naturelle de Stânca JelobocHaut de page

Après cette première nuit à l'hôtel Central, retrouvez vos chaussures de marche pour vous diriger vers le monastère de Rudi et sa réserve naturelle (45 minutes en voiture). Vous arriverez dans la vallée des Loups. Le site est formé de pentes abruptes formant des vallées profondes, propices aux meutes (dans les temps anciens, bien sûr).

Le monastère est entouré de cette réserve naturelle constituée de rochers aux formes étranges et qui, les jours de grand vent, émettent des sons mélodieux ; on appelle cet endroit la " harpe éolienne ". Ce lieu au caractère énigmatique a attiré les hommes depuis la préhistoire, des archéologues y ont également découvert des fortifications datant du Xe siècle. Mais le joyau de Rudi, c'est son complexe monastique, un des plus anciens de Moldavie, aux abords de la rivière Bulboaca et non loin de la grande cascade (10 mètres). Descendez au monastère à pied par un chemin dans la forêt balisé de petits panneaux en bois qui vous proposeront des détours, ce sera l'occasion d'une belle randonnée d'environ 2 heures 30. Voilà déjà la matinée bien entamée, prévoyez un pique-nique, il n'y a pas grand-chose dans les environs.

Sur le retour vers Soroca, vous êtes prêts pour une seconde promenade ? Si oui, la réserve Stânca Jeloboc se trouve sur votre chemin, à 40 minutes. Entre les villages de Cosăuţi et de Iorjniţa, c'est le vestige d'une immense forêt qu'on nommait " la forêt de Soroca ". Elle s'étend aujourd'hui sur 530 hectares et abrite toujours une faune et une flore très diversifiées. La forêt abonde en sources d'eau et en rochers gigantesques émergeant à la surface. Le bassin fluvial abrite une grande diversité d'animaux : sangliers, biches, renards...

Voilà, le voyage touche à sa fin !, Après cette bonne journée de plein air, quelque 20 minutes suffiront pour vous ramener à votre hôtel et le lendemain, pour revenir vers la capitale, il vous faudra 2 hures 30 par l'autoroute.

Vins du sud, Transnistrie et cabane dans les arbresHaut de page

Voici un tour un peu plus " luxe " que les autres, car il vous propose de découvrir et de séjourner dans les prestigieux complexes vinicoles du sud du pays. Mais n'ayez crainte, vous ne vous ruinerez pas non plus, c'est juste une petite précision.

Jour 1 : Castel MimiHaut de page

Belle invitation au voyage que de commencer ce tour par le fabuleux complexe vinicole Castel Mimi. Absolument grandiose, un impressionnant château français domine le site. Nouvellement restauré dans les règles de l'art, c'est une toute nouvelle destination touristique depuis 2015, qui deviendra assurément un incontournable sur la route des vins. Les vins qui sont réalisés sur le domaine sont issus de procédés de fabrication à la pointe et enchanteront votre palais, dans ce lieu qui est un vrai bijou. Cabernet-sauvignon rosé et rouge, rouge Bulboaca, merlot et Ice Wine Rkatsiteli sont à goûter absolument parmi tant d'autres.

Prévoyez de rester sur le domaine dans une des chambres des ailes du château, et donc de dîner sur place. Enfin, pour finir la journée, peut-être qu'un petit tour au spa de l'hôtel sera la cerise sur le gâteau !

Jour 2 : PurcariHaut de page

Entre Castel Mimi et Purcari, vous en prendrez certainement plein les yeux ! Encore un immense domaine, réputé mondialement cette fois-ci, que celui de Purcari. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que les Européens ont découvert pour la première fois un sublime breuvage au goût intense et à la robe presque noire, le Negru de Purcari. En 1878, lors de la participation à un concours à Paris, il a été récompensé par la médaille d'or, ce qui a fait la fierté des établissements Purcari qui en ces temps avaient supplanté les meilleurs crus français. Le site est remarquable, doté d'infrastructures grandioses à la hauteur des vins élaborés (complexe hôtelier, de loisirs et restauration). Les amoureux de la pêche pourront s'adonner à leur passe-temps favori et déguster en grillade les poissons fraîchement pêchés. D'autres pourront faire une partie de tennis, de billard ou une petite randonnée dans les environs. Plus qu'une simple dégustation, c'est une journée bien remplie et en plein air qui vous est proposée, où les plaisirs du vin s'associent à un vrai moment de détente. Réservez une chambre au domaine.

Jour 3 : TransnistrieHaut de page

Il serait trop dommage de ne pas profiter de la proximité de Bender (Tighina) et de Tiraspol pour ne pas se rendre en Transnistrie et vivre un retour dans le passé aux temps révolus de l'URSS. Mais n'y allez pas seul, préférez les services d'une agence de voyages que vous aurez prévus à l'avance.

La forteresse de Bender est construite au Moyen Âge dans une des villes les plus développées à cette époque. Sous le règne d'Étienne le Grand, c'est une construction en bois à l'origine qui a été consolidée en pierre et a pris la forme que nous lui connaissons aujourd'hui sous le règne de Petru Rareş. Cette citadelle représente un des plus puissants éléments du grandiose système défensif de la Moldavie médiévale. Elle s'inscrivait sur la ceinture d'autres forteresses à l'est, avec celles de Soroca, Hotin et Cetatea Albă.

Pour le déjeuner, restez dans le passé avec le petit restaurant de Klubnika (ou Yagotka, la petite fraise), figé aux temps des soviets. Pour un prix dérisoire, goûtez les légendaires spécialités russes, ukrainiennes, salades de chou, mititei, borş... C'est très bon.

Dans l'après-midi, et pour une promenade digestive, arpentez l'avenue principale de Tiraspol, ponctuée par tout ce que la ville recèle de culture et d'histoire - en un mot, c'est assez rapide. Mais vous resterez pantois face à cette sensation d'immobilisme ambiant sous le regard autoritaire du grand Lénine.

Dans la soirée, prenez la route pour le village de Cioburciu, chez Pavel, 1h15 de trajet, mais le jeu en vaut la chandelle. Il existe ici un petit trésor, un bungalow dans les arbres au dessus du Dniestr. Pour une parenthèse inattendue, installez-vous pour la nuit, vous resterez " suspendus " de bonheur. (Comme toujours réservez à l'avance !). Pavel saura vous préparer un bon repas moldave ; sa femme adorable parle l'italien. Au moment de dormir, le ruissellement du fleuve, le vent dans les arbres vous bercera dans ces lits douillets. Confort impeccable pour ce refuge atypique.

Jour 4 : Domaine vinicole Et CeteraHaut de page

Dans le village de Crocmaz, au coeur de paysages magnifiques, le domaine de cette entreprise familiale produit plus de 10 000 bouteilles par an sur 49 hectares de vignes. Vous apprécierez les dégustations de vin organisées en petits comités, accompagnées de délices locaux et des pâtisseries confectionnées avec amour par la mère. Les cépages représentés sont le cabernet-sauvignon, le merlot, le traminer et le chardonnay, sans oublier les cépages indigènes, les fetesacă neagră, fetească albă, fetească regală et rară neagră. La visite de cette cave pourra se prolonger dans la journée par des activités champêtres ou plus sportives, avec cueillette de cerises, parties de volley ou une belle balade à vélo dans les vignes.

En fin d'après-midi, reprenez la route pour Cauşeni où vous trouverez deux petits établissements hôteliers, Litas ou Milisoc, au confort simple mais accueillant, pour passer la soirée et la nuit.

Jour 5 : La plus vieille église moldave et le musée Alexei MateeviciHaut de page

Avant de repartir vers la capitale, vous ne devez manquer sous aucun prétexte la plus ancienne église de Moldavie située dans le village de Cauşeni, l'église Adormirea Maicii Domnului. Construite au XVe siècle, elle conserve la seule fresque médiévale du pays. Exécutée par des peintres valaques en style byzantin-romain tardif, l'intérieur présente des scènes religieuses et des iconographies aux couleurs vives : rouge, doré et bleu. Malheureusement vous ne pourrez qu'en faire le tour, car elle est fermée pour restauration, mais le coup d'oeil en vaut la peine.

À 10 minutes de là, continuez vers le village de Zaim pour le beau musée local Alexei Mateevici. Il retrace la vie et l'oeuvre de ce fameux poète qui a laissé un impressionnant héritage littéraire constitué d'une série de traductions d'oeuvres romanesques sur l'histoire et le développement du christianisme en Moldavie, ainsi qu'un recueil de poèmes. Alexei Mateevici doit sa renommée au dernier poème qu'il laissera avant sa mort sur la beauté de la langue roumaine, Limba noastră (Notre langue). Ce beau texte est aujourd'hui l'hymne de la République de Moldavie depuis 1994.

Vous pourrez alors retourner à Chişinău ou continuer votre route si cet aperçu du Sud vous a donné l'envie de pousser plus loin votre voyage.

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