Guide du Congo Brazzaville : Population et langues

Ethnies

La majorité des Congolais sont des Bantous, qui se répartissent en 74 ethnies, dont les groupes les plus importants sont les Bakongo ou Kongos, les Tékés, les Mbochis et les Sanghas.
Le terme " Bantou " désigne une communauté de groupes composée d'environ 450 langues apparentées. A cela, s'ajoute une diversité culturelle, on ne retrouve pas de trace d'une organisation sociale ou d'un système de pensée unique. Les Aka (Pygmées/autochtones), représentent moins de 3 % de la population.

Note : le pluriel du nom des ethnies bantoues se signale souvent par le suffixe " ba ", ainsi " bakongo " signifie " les Kongos ". La langues des Aka est aussi apparentée à une langue bantou, puisqu'au pluriel ils se nomment Baaka.

Les Bakongo. Ils représentent à eux seuls plus de la moitié de la famille bantoue. Ils sont pour la plupart implantés dans le sud du pays, de Brazzaville jusqu'à Pointe-Noire sur la côte Atlantique. Au-delà du Congo-Brazzaville, l'aire de peuplement des Bakongo s'étend jusqu'à Luanda en Angola et jusque dans la province du Badundu au Congo-Kinshasa. La population kongo était estimée à la fin du XXe siècle à environ 10 millions de personnes. On trouve parmi eux les Laris (ou Balari) vivant à l'origine autour de Brazzaville, dans la région du Pool ; les Vilis ou Bavili sur la côte Atlantique (Pointe-Noire dans la région du Kouilou ; les Yombés (Bayombé) dans le massif du Mayombé dans le Niari, ainsi que les Basoundi, les Babembé, les Bakemba, et bien entendu les Bakongo. La majorité parle le kikongo ou ses dialectes. Malgré la diversité, la notion de clan, au sens large du terme, est importante chez les Bakongo, tous les membres descendant, à l'origine, des mêmes parents.

Les Batéké. La famille téké constitue environ 20 % du peuple congolais. Installés sur les plateaux Batéké au nord de Brazzaville, ils comportent une dizaine d'ethnies différentes, parmi lesquelles les Tios, les Baboma, les Tégués, les Bangangoulou, les Batéké-Lalis. Agriculteurs et négociants, ils descendent des rois tékés, rivaux du royaume Kongo, appelés makokos, avec qui Savorgnan de Brazza signa, à Mbé, en 1880 le premier traité de protectorat où le roi Iloo cédait à la France " ses droits héréditaires de suprématie ". Les Batéké se trouvent aussi dans le sud-est du Gabon (le président Omar Bongo et son fils Ali Bongo, du Gabon, sont Batéké) et à l'ouest de la République Démocratique du Congo.

Les Mbochis. Implantés pour leur part au nord des plateaux Batéké, les Mbochis sont répartis dans les deux départements de la Cuvette (Owando, Oyo, Etoumbi...) et le long des grandes rivières poissonneuses que sont la Sangha et la Likouala. Représentant le troisième groupe ethnique du Congo, les Mbochis se répartissent en plusieurs ethnies : bonga, boubangui, kouyou, likouaka, likouba, mboko, makoua, mbochi, moye et ngaré.

Sanghas, Makouas et Oubanguiens. Les trois derniers grands groupes ethniques, parmi lesquels on retrouve en tête les Sanghas, regroupant eux-mêmes une dizaine d'ethnies différentes (Bomitabas, Bonguilis, Pomos, Bangalas...), vivent tout au nord du pays dans la forêt équatoriale.

Ils sont éleveurs et pêcheurs, et l'exploitation du bois est également devenue l'une de leurs principales activités.

Les Aka. Considérés historiquement et peut-être à tort comme les premiers habitants du Congo, avant les migrations bantoues venant du nord de l'Afrique un millénaire av. J.-C., ils sont estimés à une trentaine de milliers d'individus au Congo-Brazzaville, même si aucun recensement n'a été fait.

Vivant de chasse, de pêche et de cueillette, les Aka autrefois semi-nomades sont de nos jours en voie de sédentarisation. Certains groupes pratiquent une agriculture de subsistance, d'autres sont employés par les industries forestière ou les Bantous. Au-delà des effets de l'économie de marché, la discrimination à laquelle ils font face entraîne leur marginalisation sanitaire et affecte leur patrimoine culturel et leurs savoirs traditionnels.

Population étrangère. Les Congolais étant de piètres commerçants, la plupart des affaires sont tenues par des étrangers : les Maliens et les Béninois tiennent les petits commerces, puis par ordre décroissant de la taille des business : Français, Libanais, Chinois. Les ressortissants de la République démocratique du Congo, très nombreux à Brazzaville, sont appelés sous diverses dénominations : " zaïrois ", " kinois ", " congolais d'en face ", " congolais démocrates " ou même " rdécéens ". Ils sont souvent accusés d'importer tous les vices de Kinshasa, vol et prostitution en tête. Régulièrement, le gouvernement congolais expulse les réfugiés du nord, les sans-papiers ou les fauteurs de troubles : ce qui n'est pas sans créer de vives tensions entre les deux rives.

Langues officielles

La langue officielle est le français. Les deux langues véhiculaires principales sont par ordre d'importance le kituba (ou munukutuba) parlé dans le sud du pays (la langue du chemin de fer) et le lingala (la langue du fleuve) parlé le long du fleuve Congo. Elles sont inscrites dans la Constitution. Le lari, langue construite à partir du soundi et du téké, apparaît comme la troisième langue locale du pays, parlée dans le Pool et dans les quartiers sud de Brazzaville.

Le kituba ou munukutuba. C'est une langue du groupe bantoue parlée par 50,3 % de la population au niveau national. On peut dire du kituba qu'il est la langue du sud du Congo, il est également parlé dans le nord-ouest du Congo-Kinshasa et en Angola. L'alphabet latin est utilisé pour le transcrire. L'origine du kituba est un pidgin apparu grâce aux échanges commerciaux sur les bords de l'embouchure du fleuve Congo, avant l'exploration de l'intérieur africain par les Européens. La langue a pris de l'importance grâce à l'augmentation du commerce. Lorsque les missionnaires et les colons européens sont arrivés plus à l'intérieur, ils ont favorisé l'utilisation du kituba au détriment des différents dialectes kikongos. D'une part car celui-ci était déjà une langue véhiculaire comprise pas une majorité de tribus kongos, d'autre part parce que sa grammaire était plus facile.

Le lingala. Langue issue du bobangi, langue du pays Ngala, région entre le fleuve Congo et l'Oubangi ; le nombre de locuteurs est estimé à 30 millions répartis entre le Congo-Kinshasa et Brazzaville, l'Angola et jusqu'en Centrafrique.

Le lingala fait partie des quatre langues véhiculaires du Congo-Kinshasa au côté du kikongo, du kiswahili et du tchiluba, la langue officielle de ce dernier étant également le français.

De ce côté du fleuve, le lingala a supplanté le kikongo à Kinshasa. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XXe siècle que Mobutu, natif de région lingalaphone, a beaucoup oeuvré à son expansion.

Quoi qu'il en soit, cette langue est actuellement largement parlée dans les deux Congo, au nord du Congo-Brazaville tout spécialement, dans les médias, l'armée, les discours officiels et la chanson populaire, qui reste son meilleur médium.

Lexique de gestuelle congolaise

Hausser les paupières : exprime l'acquiescement, le bonjour.

Frapper la paume d'une main deux fois contre le poing, mimant le geste de tasser : à propos d'un endroit plein, bondé, d'une chose en abondance.

Passer le pouce sur le front puis secouer la main comme pour se débarrasser de la sueur : exprime la fatigue ou la souffrance.

Toucher avec son front le front de son congénère d'un côté, de l'autre, puis au centre : pour saluer un ami que l'on n'a pas vu depuis longtemps.

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