Deuxième île de l'archipel des Açores de par sa superficie, Pico est pourtant très peu peuplée. A l'exception de ses trois gros bourgs (Madalena, Lajes do Pico et São Roque), l'île est suffisamment déserte pour que l'on puisse l'arpenter pendant des heures sans croiser grand monde. On aurait bien tort, cependant, de se fier à ce calme. L'île, qui doit son nom au volcan qui en constitue une large partie (2 531 m, le plus haut sommet des Açores et du Portugal), abrite quelques-uns des habitants les plus " singuliers " de l'archipel, mais les plus accueillants aussi. Madalena est le plus gros bourg de Pico et joue les capitales informelles de l'île, abritant les principales agences bancaires, un gros bureau de poste, des hôtels récents et quelques commerces. Rien pourtant qui puisse faire penser à une capitale au sens classique. Il s'agit plutôt d'un chef-lieu de canton - au rôle contesté par les deux autres petites villes -, d'une capitale du seul fait de son conselho (la division administrative de base au Portugal), l'un des trois qui existent à Pico.

Il est difficile à Pico de parler de Madalena comme de la ville principale sans soulever la colère ou la méfiance des habitants des autres bourgs, tous étant persuadés de vivre dans leur capitale personnelle. Pour l'anecdote, lors de la division de l'île en trois concelhos, il fut question d'attribuer le sommet de Pico à l'une des trois municipalités ; une décision qui risquait de provoquer une guerre civile. C'est finalement un jugement de Salomon qui prévalut : l'île fut divisée en trois triangles approximatifs dont chacun possède une pointe aboutissant exactement au sommet du Pico.

Conséquence consternante de cette rivalité : l'absence d'hôpital sur l'île, aucun accord n'ayant pu être trouvé quant à son emplacement. Les habitants de Pico en sont donc réduits, lorsque leur état dépasse les compétences des dispensaires destinés aux premiers soins, à prendre la vedette pour Faial. Si vous prenez le bateau, vous verrez d'ailleurs une salle médicalisée avec deux lits, sur le côté.

Par ailleurs, essayez, si vous aimez le risque, de dire à un ancien baleinier de São Roque que ses collègues de Lajes se débrouillaient mieux, et vous comprendrez que les histoires de harpons, qui visaient parfois l'embarcation voisine plutôt que le cachalot, ne sont pas toutes des légendes...

Histoire. C'est vers 1460 que l'on date le début du peuplement de Pico, peuplement qui prit d'abord racine dans les environs de Lajes do Pico. L'île et son volcan ont été un véritable défi lancé aux premiers colons, qui durent s'atteler à déboiser une forêt présente à peu près partout sur l'île, et surtout à apprivoiser une terre volcanique afin de pouvoir faire naître différentes activités agricoles.

Le blé constitua la base économique de l'île pendant plus d'un siècle mais, très vite, une fois les terrains de lave défrichés, c'est la vigne qui prit une place centrale dans l'économie de Pico. Le fameux verdelho verra alors le jour et sera acheminé par bateau vers l'Europe et les Amériques.

Au XVIIIe siècle se développe la chasse du cachalot dans les environs de Pico. Elle devient essentielle dès le siècle suivant, et face à des vignes ravagées par l'oïdium et le phylloxéra, les baleinières deviendront même la principale source de revenus de l'île.

Aujourd'hui, le vin qui reprend peu à peu de l'importance, l'élevage, la pêche, la production de fromage mais aussi le tourisme - notamment grâce aux ports, à l'aéroport et l'attraction du mont Pico - sont les fers de lance de l'économie de l'île.

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