Sa beauté sauvage séduit de plus en plus de visiteurs chaque année. Comment s'en étonner ? Cette île à couper le souffle mérite amplement le détour, notamment pour les amoureux de nature. Tout contribue à donner une atmosphère unique à Folegandros : ses crêtes abruptes qui tombent à pic dans une mer à l'horizon infini, sa chora exceptionnelle en équilibre précaire au bord du vide mais qui frémit doucement dans la chaleur et la convivialité de petites places tranquilles, ses traditions tournées vers l'agriculture et la terre, sa vie dure mais pastorale et ses plages vides auxquelles on accède après un peu d'effort, mais pour quelle récompense !

Folegandros a une âme à part dans l'ensemble cycladique : rude mais tendre, forte mais douce. Elle se distingue de ses plus proches voisines par sa géographique abrupte : vue du large, elle surgit de la mer comme l'épine dorsale d'un dragon endormi. La végétation y est pauvre et les paysages sont très arides, mais partout les paysans ont lutté pour cultiver cette terre rocailleuse : la partie nord de Folegandros garde les traces des terrassements que les hommes ont arraché à la roche au fil des siècles. C'est dans la zone peu visitée d'Ano Meria qu'est conservée la vie authentique de Folegandros. Loin des touristes, vous y verrez les paysages les plus émouvants de l'île et des plages intouchées. Si en été seul le thym survit sur les pentes qui dévalent vers la mer, le printemps est étonnamment verdoyant et fleuri.

On l'aura compris, Folegandros n'est pas faite pour ceux qui recherchent la fête à tout prix, ni des kilomètres de sable fin où lézarder des heures durant, mais elle reste l'une des plus authentiques des Cyclades. Certains visiteurs le savent bien, qui reviennent d'année en année et restent sur place pour des séjours longs afin de se ressourcer véritablement et de prendre le temps de la découvrir à pied.

Histoire. Habitée dès la préhistoire, peu de traces ont été conservées sur les origines de Folegandros. Selon une version de l'histoire, les Crétois s'y installent et l'occupent sous le commandement de Folegandros, fils du roi Minos de Crète. L'île prendrait son nom de ce conquérant. Une autre version attribue le nom de l'île aux Phéniciens qui, venus faire du commerce sur cette île aride, lui aurait donné le titre de " phelekgundari ", la " terre de pierre ". L'île est connue très tôt pour la rudesse de ses paysages, ce qui lui a porté préjudice au cours de son histoire ; elle est choisie comme terre d'exil et de bannissement dès la période romaine (Ier siècle av. J.-C.). Les siècles qui suivent sont une succession d'invasions et occupations diverses, dont celle des Vénitiens qui débarquent ici en 1204 et construisent le kastro. Il n'existe quasiment aucune information sur la période byzantine durant laquelle l'île passe successivement aux mains des Ottomans, des Espagnols, des Russes puis à nouveau des Ottomans jusqu'à l'indépendance de la Grèce, le tout entrecoupé de raids pirates. Au cours du XXe siècle, elle est utilisée comme prison naturelle pour les opposants politiques aux régimes autoritaires successifs, notamment sous la dictature des colonels (1967-1974). Face à la rudesse de la vie sur place, une grande partie de la population émigre dans les années 1970.

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