Guide de PORTO : Comment partir ? 2

Partir en voyage organisé
Voyagistes
Sites comparateurs et enchères

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Agences de voyage
Partir seul
En avion

Le prix d'un vol Paris-Porto dépendra beaucoup de la compagnie choisie, car les vols low cost sont nombreux vers Porto et les prix sont bien au-dessous des compagnies régulières (TAP). A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, aussi, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre en avance.

Avec Ryanair, on peut voyager à partir d'environ 30 € l'aller-retour avec les taxes. A partir de 80 € depuis Orly avec Vueling. Avec la TAP, il est possible d'obtenir l'aller-retour à 140 € (Orly), en réservant à l'avance. Plus près du départ et lors des périodes de vacances, les prix montent.

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En train
En bus
En bateau
En voiture

Avec votre propre véhicule (sans les pauses !), il faut compter une quinzaine d'heures de trajet pour parcourir les 1 600 km qui séparent Paris de Porto, en passant par le nord-ouest de l'Espagne. Suivant le type de véhicule, comptez à partir de 70 € de péage et 120 € de carburant. Pour calculer précisément votre itinéraire, vous pouvez consulter les sites www.viamichelin.fr ou www.mappy.f.

Dans la région de Porto cohabitent deux réseaux d'infrastructures routières. D'un côté des routes locales (IP, IC et EN), souvent bucoliques et parfois dangereuses, qui sont presque toujours embouteillées. De l'autre, un réseau autoroutier moderne et efficace, mais... payant. Les autoroutes sont en conséquence le plus souvent désertes, sauf aux heures de pointe d'entrée (le matin) et de sortie (le soir) de Porto, ainsi que pour les départs/retours en/de week-end. Cela étant, cette option, pour peu touristique qu'elle soit, met les principales villes de la région (Braga, Guimaraes, Porto, Vila Real) à moins d'une heure les unes des autres.

Location de voitures
Séjourner
Se loger

Les possibilités de logement sont innombrables au Portugal et à Porto. Pour la réussite d'un séjour, le choix de l'hébergement est primordial. Faites-le en fonction du lieu, de votre budget et des moyens de transport dont vous disposez. A noter que les prix varient fortement entre basse, moyenne et haute saison. A cela, il faut rajouter que selon les régions, les prix sont majorés pour des périodes bien spécifiques (Noël, carnaval, Pâques, foires, fêtes et festivals locaux...).
A titre indicatif, on notera qu'en schématisant, la basse saison (época baixa) s'étend approximativement du 1er novembre au 31 mars, que la moyenne (época media) va du 1er avril au 30 juin et du 1er septembre au 31 octobre, et que la haute saison (época alta) couvre la période comprise entre le 1er juillet et le 30 août.

Hôtels

Le Portugal possède un réseau hôtelier moderne et confortable : hôtels (de 1 à 5 étoiles), motels et albergarias (auberges). Les taxes, le service et généralement le petit déjeuner sont compris dans les tarifs. Les établissements hôteliers consentent des réductions à certaines périodes de l'année (basse saison). La différence de catégorie, et donc de prix, n'est pas toujours justifiée par les différences de qualité. Dans certains hôtels, beaucoup de commodités sont adaptées à une clientèle européenne (télévision par satellite, petit déjeuner continental, mini-bar, air conditionné, chauffage, téléphone...). Le panel est là aussi très large : du petit hôtel de caractère en ville à l'hôtel de charme de campagne en passant par le relais de montagne ou l'énorme complexe haut de gamme en bordure de mer. Plusieurs établissements font des offres intéressantes via des agences de voyages, et certains hôtels de luxe offrent des tarifs préférentiels en semaine ou les week-ends en basse saison. Globalement, les prix pour une chambre double au Portugal s'échelonnent entre 50 et 300 €. Comptez un peu plus de la moitié pour une chambre simple. Certains hôtels haut de gamme louent la chambre double à prix minoré lorsqu'une seule personne l'occupe.

Pour une chambre de 2 personnes (avec lits séparés ou un grand lit double, la cama de casal), prévoyez un coût moyen de 60 € dans un 2 étoiles, 70 € dans un 3 étoiles, 100 € dans un 4 étoiles, 250 € dans un 5 étoiles.

Chambres d'hôtes

La plupart de ces adresses sont souvent tenues par des familles, des couples de retraités, de vieilles dames ou une petite équipe assez jeune, voire quelques couples étrangers.
Normalement, les adresses les moins chères sont celles qui ont une simple enseigne AL (Alojamento Local). D'une manière générale, la dénomination AL recoupe celle des anciennes casa de hóspedes (ou hospederia, " maison d'hôtes "), des très répandus hosteis (anciennement pensão) qui comportent parfois un restaurant et des anciens Residencial ; ces deux dernières catégories ne sont pas si éloignées l'une de l'autre et dans les deux cas, le rapport qualité-prix reste bon, au-delà des variations de la qualité des adresses.
Petit à petit, le petit déjeuner tend à être servi dans tous ces types d'établissements.
Les tarifs indicatifs de ce guide s'entendent pour une chambre double (avec ou sans salle de bains) en période de haute saison, taxe (IVA) comprise. Dans cette catégorie d'hébergement, vous débourserez entre 20 et 65 €, souvent autour de 35 à 40 € en moyenne. La chambre simple est légèrement moins chère. La sélection d'adresses visitées et mentionnées dans ce guide comprend dans sa grande majorité des établissements de bonne qualité.

Auberges de jeunesse

Il y a un bon nombre d'auberges de jeunesse (pousadas de juventude) à Porto, dont la plupart dépendent du réseau Movijovem. Elles accueillent en dortoir, en chambre multiple ou en chambre double, et certaines disposent même d'appartements à louer. L'ensemble est plutôt bien entretenu.
Attention : certaines d'entre elles très prisées offrent des durées maximales de séjour. Il est préférable d'acheter sa carte de membre en France et, pour un séjour estival, de réserver sa place à l'avance (la réservation est cependant facturée 1,50 €).
Les tarifs Movijovem sont globalement les suivants, selon la saison (haute saison du 16 juin au 15 septembre) : en dortoir, à partir de 8 € en basse saison, jusqu'à 20 € en été.
La carte de membre des auberges de jeunesse, qui est valable dans 62 pays et donne accès à 6 000 auberges du réseau International Youth Hostel Federation, est vendue en France à 11 € pour les + de 26 ans.

Campings

Le camping sauvage est toléré dans certaines zones, mais il est nécessaire de se renseigner auparavant pour ne pas risquer d'amende inutile. Quant aux terrains de camping officiels (parques de campismo e caravanismo) ruraux, municipaux, privés ou de la chaîne nationale Orbitur, ils sont nombreux, généralement bien situés, et proposent des tarifs globalement moins chers qu'en France. L'équipement est variable selon que l'établissement possède 1, 2, 3 ou 4 étoiles. Question situation et capacité d'accueil, le choix est vaste, du long camping de surfeurs du Guincho au petit emplacement pour randonneurs près d'une ferme de la Serra da Estrela en passant par le gros camping familial d'été de Nazaré. Sachez que les animaux ne sont pas toujours acceptés dans les campings portugais.
La chaîne nationale Orbitur propose une carte qui accorde certaines réductions en basse saison et la carte de camping internationale (carta de campista), disponible dans les fédérations nationales de camping ou aux accueils des campings ; elle peut être demandée dans certains établissements. Hormis ceux mentionnés dans le guide, une liste complémentaire (peu détaillée) des terrains de camping est disponible à l'office du tourisme portugais et à la Federação Portuguesa de Campismo. Il existe aussi le Roteiro Campista (www.roteiro-campista. pt), un guide indispensable vendu en librairie et dans les campings (environ 7,90 €) avec une très bonne carte détaillée (1/600 000) du Portugal. Question budget, selon la saison : compter de 4 à 7 € pour un adulte, de 2 à 5 € pour un enfant (de 5 à 10 ans), de 5 à 7 € pour une tente familiale ou une caravane et, enfin, de 4 à 8 € pour une voiture. En France, avant le départ, on prendra aussi des renseignements auprès des fédérations de camping, Automobile Clubs et Touring Clubs...

Tourisme rural – Agritourisme
Turismo rural

Il faut absolument profiter de cette option pour vous loger au moins une fois au cours de son séjour au Portugal - à condition, bien sûr, d'être motorisé. Les organismes et établissements affiliés au " tourisme rural " proposent une large gamme de logements à la campagne, très souvent dans des anciennes fermes très pittoresques. On disposera d'une chambre tout confort dans un cadre magnifique et on pourra même, si on en a envie, participer activement à la vie de l'exploitation (vendanges...). De plus, ce mode de logement présente un excellent rapport qualité/prix.

Budget à prévoir. Compter environ 50 € pour les chambres les plus modestes. Quoi qu'il en soit, le prix des doubles ne dépasse que très rarement les 80 €.

Turismo de habitacão

Il s'agit d'une version historique et luxurieuse du turismo rural. Le principe : situés dans des édifices historiques datant souvent des XVIIe et XVIIIe siècles, ces établissements proposent des chambres très bien équipées, avec TV, grande salle de bains, literie d'époque et climatisation. Plus personnels que les pousadas, certains des estalagem proposés par les tourismes locaux sont alors de véritables chefs-d'oeuvre architecturaux qui mélangent l'ancien et le nouveau.

Budget à prévoir. Comptez entre 70 et 150 € la chambre double, selon le confort et le standing de l'édifice.

Se déplacer
Avion

La Tap (ayant absorbé PGA Portugália) assure les liaisons aériennes entre Lisbonne, Faro (Algarve), Porto (le trajet dure moins de 1 heure entre ces trois villes), Madère, Porto Santo et les Açores. Il y a aussi des vols charters. La Tap assure également des vols à destination de Bordeaux, Paris Orly, Paris-Charles-de-Gaulle, Marseille, Toulouse, Nice, Lyon, Genève, Luxembourg et Bruxelles. La compagnie aérienne des Açores est SATA Air Açores (Sociedade Açoriana de Transportes Aereos - www.sata.pt) : elle relie les îles entre elles et avec le continent. Sur le sol portugais, il existe aussi quelques petits aérodromes. En saison, les vols intérieurs sont plus nombreux, mais les tarifs ne sont pas donnés (compter, même après réduction ou promo, un minimum de 100 à 150 € par trajet). Pratique, le site Internet des aéroports du Portugal (www.ana-aeroportos.pt), réactualisé 24h/24, est très opérationnel.

Bateau

Des moyens de transport sont disponibles dans tous les ports côtiers et le long des fleuves principaux ; tous les ports locaux disposent de renseignements. Hélas, il n'existe pas actuellement de liaison maritime régulière entre la France et le Portugal. Seules les croisières occasionnelles permettront de faire ce type de liaison, avec une courte escale, par voie maritime (consulter une agence spécialisée). Le Portugal occupe une position privilégiée sur les routes des bateaux de plaisance entre le nord de l'Europe et la Méditerranée ; il possède de bons ports d'abri et des marinas plutôt grandes et bien équipées. Il n'y a pas de marina à Porto même, mais un peu en aval à Vila Nova de Gaia (Douro Marina) ; par ailleurs, malgré ses infrastructures industrielles, le port de Leixões, à une dizaine de kilomètres au nord de Porto, pas très loin de l'aéroport international, propose la marina de Leça da Palmeira (Marina Porto Atlântico). Dans les deux cas, l'accès est interdit par mauvais temps d'ouest, à cause des barres extrêmement dangereuses qui peuvent s'y former. Pour faire entrer un yacht dans l'espace maritime portugais, il est nécessaire d'avoir à bord les documents maritimes internationaux, mais les bateaux de l'UE y ont libre circulation, comme dans toutes les eaux européennes. Ne pas oublier le pavillon de courtoisie, sous la barre de flèche tribord ! Certaines rares entreprises louent des bateaux de plaisance ou de pêche.

Bus

Le Portugal possède un bon réseau d'autocars affrétés par d'innombrables compagnies. Les trajets en bus demeurent très courants pour les Portugais. Sensiblement plus cher que le train pour de petites distances, mais beaucoup plus économique pour des longues distances, le bus est parfois le seul moyen efficace pour découvrir le pays parfois jusque dans ses recoins les plus secrets. Les lignes sont nombreuses et couvrent l'essentiel des districts. Pour les longues distances, les autocars (autocarros) sont climatisés (voire beaucoup trop parfois), relativement confortables et proposent souvent le wi-fi à bord. Les autocars sont rangés en trois catégories : les expressos suivent les grands axes en desservant les villes importantes et pratiquent des tarifs beaucoup plus élevés que les bus des compagnies locales, les rápidos opèrent régionalement et les carreiras, plus locaux, sont de vrais escargots car ils desservent un maximum d'arrêts. Lisbonne, Porto et la plupart des capitales de districts sont des noeuds de réseaux.

Train

Les chemins de fer portugais (Caminhos de Ferro Portugueses : CP) couvrent une partie du pays. Le gros du trafic est concentré sur l'axe Lisbonne-Porto tant au niveau de la fréquence des trains que du volume des passagers transportés. Sur cet axe, les trains (comboios) sont assez rapides surtout avec le train à grande vitesse Alfa Pendular qui relie Lisbonne à Porto (via Coimbra et Aveiro). Il est en général ponctuel et une douzaine de trains partent dans les deux sens chaque jour ; le trajet dure environ 2 heures 45 et se fait sur réservation. En première classe, à l'intérieur, c'est le grand luxe ou presque : on met à votre disposition des journaux, des films sont projetés, on peut écouter de la musique et, dans certains compartiments, les ordinateurs portables peuvent être connectés. Une modernité qui jure un peu parfois avec un réseau qui comporte des gares anciennes (souvent avec de très belles façades en azulejos) au milieu de nulle part et vraiment excentrées de certaines villes.
Quant au reste du réseau, il nous faut constater que le train n'est certainement pas le moyen de transport le plus approprié pour découvrir le Portugal vu qu'il ne dessert pas parfaitement toutes les régions et que les fréquences sont souvent très faibles (plusieurs lignes ne voient passer que deux à trois trains quotidiens dans chaque sens). Il existe un service de train-auto entre les principales villes portugaises : les liaisons Auto express sont journalières et assurées toute l'année entre Lisbonne, Porto, Castelo Branco et Guarda. Les tarifs d'ensemble (sauf pour l'Alfa Pendular) sont raisonnables (bien en dessous de ceux pratiqués par la SNCF) et sensiblement moins chers que ceux des bus portugais (hormis pour les longues distances), ces derniers couvrant cependant plus efficacement le pays. A noter qu'il est quasiment impossible de frauder dans les trains portugais, les contrôles étant systématiques : après chaque nouvelle gare, le contrôleur physionomiste poinçonne les billets des nouveaux arrivants. Les enfants entre 4 et 12 ans ainsi que les personnes âgées de plus de 65 ans ont droit à une réduction de 50 % sur le prix du billet. Il y a 10 % de réduction pour des allers-retours (ida e volta) dès que la destination dépasse 91 km. Des billets touristiques sont disponibles pour circuler à travers tout le pays à prix réduits : valables 7, 14 ou 21 jours, ils s'achètent uniquement dans les gares sur place. Les horaires sont affichés dans les gares et via une faible quantité de brochures ou bien un guide payant (Guia Horário Oficial) ainsi que sur Internet. On peut réserver et acheter un billet dans les gares, les agences de voyages ou sur Internet : https://www.cp.pt/passageiros/pt/comprar-bilhetes.

Voiture

Internationaux (Avis, Europcar ou Hertz) ou locaux (Auto Jardim, Solcar), les loueurs de voitures sont innombrables. On trouvera des agences dans les aéroports et près des gares, aussi bien que dans le centre de Porto et les centres touristiques. Cette concurrence garantit des prix peu élevés qui s'étalent à partir de 18 € par jour avec un tarif dégressif pour plusieurs jours de location. Dans la plupart des agences possédant plusieurs points de location, on peut rendre le véhicule dans un autre lieu sans parfois payer un surcoût. Attention : si certaines agences affichent un prix défiant toute concurrence, on ne se laisse pas aveugler et on compare vraiment l'offre dans le détail. A noter que la location de voitures depuis la France, quelquefois plus commode, peut revenir moins chère lors d'un forfait compris par exemple avec son billet d'avion. On peut également opter pour une agence locale : la location sera sans doute meilleur marché. Dans ce cas, il est préférable de contacter les agences avant de partir.

Conduite. L'enfer ou le paradis, c'est selon ! Le réseau routier portugais a finalement perdu sa mauvaise réputation : la plupart des routes sont globalement opérationnelles même si quelques-unes demeurent encore épiques (trous, rafistolage du bitume, largeur minimale, absence de protection des bas-côtés en altitude), avec assez peu d'indications kilométriques de distances. Quant à la conduite des Portugais... elle est, pour le moins que l'on puisse dire, particulière  ! Les Portugais semblent moins " latins " que les Français ou les Italiens, mais tiennent à leurs petits débordements tout de même, hésitant souvent entre une prudence très crispante et une hardiesse suicidaire.

Pour faire simple, plus la voiture est grosse, plus le conducteur se permet d'appuyer sur la champignon... ce qui ne veut pas dire nécessairement qu'il est plus dangereux. En effet, un Mata Velhos (littéralement " Tueur de vieux "), sorte de triporteur fumant et pétaradant dont la conduite ne nécessite pas de permis de conduire, quasi à l'arrêt dans un virage constitue une sorte de chicane mobile que l'on découvre au dernier moment. Mieux vaut avoir de bons freins !

Le réseau routier permet d'atteindre toutes les villes et tous les villages mais sur les petites routes serpentant à travers le pays, pensez à klaxonner avant chaque lacet et prévoyez aussi de rencontrer attelages et animaux divers sur les routes de campagne. Malgré de nombreux feux rouges synchronisés sur 50 km/h dans les villages, la vitesse (50 km/h en ville, 90 km/h sur route et 120 km/h sur autoroute) est beaucoup moins contrôlée qu'en France ou en Suisse ; attention cependant aux rares radars sur les autoroutes et sur certaines routes de grande circulation.

Le taux d'alcool autorisé dans le sang est de 0,5 g/l. Si on est pris en flagrant délit, c'est l'amende (payable immédiatement), le retrait du permis de conduire ou l'emprisonnement. A cause du triste taux record d'accidents en Europe que détient le pays, l'Etat souhaiterait faire repasser le taux d'alcoolémie à 0,2 g/l, comme cela a été le cas en juin 2001 avant que la pression des lobbies des vins et spiritueux portugais ne devienne trop forte, poussant le gouvernement à annuler la mesure en décembre 2001, moins de six mois plus tard. Comme en France, la ceinture est obligatoire à l'arrière aussi. On attache bien sa ceinture, avant tout pour sa sécurité et parce que les représentants de la loi portugaise peuvent être parfois assez pointilleux à ce sujet - comme en ce qui concerne la sécurité routière en général. L'interdiction d'utiliser un téléphone portable au volant est assez sévèrement appliquée.

Formalités. L'assurance au tiers est obligatoire et il faut se procurer une carte verte. Selon les contraintes imposées par le code de la route portugais, les personnes souhaitant conduire une automobile doivent posséder un permis de conduire national/international valide ainsi que divers documents officiels avec photographie, carnet de bord ou contrat de location et une assurance auto appropriée. En cas de non-présentation d'une des pièces susmentionnées sur simple demande des autorités, une amende sera délivrée sur-le-champ. Les triangles de présignalisation et les gilets fluorescents accessibles de l'intérieur du véhicule sont obligatoires. Les voitures peuvent être importées pour une durée maximale de six mois. Un carnet de passage est nécessaire pour une camionnette ; pour les caravanes ou remorques, mention sur la carte verte et bref inventaire du contenu.

Carburant. Le niveau des prix du carburant est analogue à celui en France. Faites-vous bien préciser quel est le carburant de votre voiture de location. Les stations-service ouvrent généralement de 7h à 20h, bien que certaines soient ouvertes 24h/24. On se méfiera, certaines stations sont fermées le dimanche. On fera le plein avant de s'aventurer dans la montagne ou dans les coins isolés. On peut

régler pratiquement partout avec sa carte bancaire. Les prix étant libres, on trouvera différents tarifs selon les stations-service et leurs zones de localisation ; sauf exception, les stations d'autoroute et de centre-ville sont les plus chères.

Autoroutes. Les autoroutes sont payantes en fonction de la distance parcourue et du type de véhicule. Elles sont chères mais impeccables. La vitesse sur autoroute est limitée à 120 km/h. Attention à la conduite spécifique qui s'y pratique souvent sans usage de clignotants. Les appels de phares justifient tous les excès, dont le zigzag à 180 km/h.

Quant aux itinéraires principaux (IP), ils sont de qualité égale et non payants. La Via Verde est un système de paiement automatique de péage, valable sur toutes les autoroutes portugaises. On peut trouver le boîtier - que l'on colle à l'intérieur, sur le pare-brise -, à la BRISA, aux aires dédiées à l'accueil des véhicules étrangers près de la frontière ou, plus simplement, à n'importe quel péage.

Renseignements complémentaires : www.estradasdeportugal.pt (routes) et www.brisa.pt (autoroutes).

Taxi

Il y a environ 850 taxis à Porto. Peints en beige (bien que certains soient toujours en vert pistache et noir), ils sont relativement bon marché. On en déniche sans difficulté jusque dans les petits villages. Pratique, les chauffeurs de taxis adorent donner des leçons de prononciation du portugais ! Les tarifs sont normalement affichés au compteur, mais n'hésitez pas à demander le prix approximatif de la course désirée avant de monter dans le véhicule. Les courses sont facturées au kilomètre. En ville, ils font payer un tarif de base et facturent un supplément pour les bagages. Dans les centres urbains, supplément allant jusqu'à 30 % pour le transport des bagages excédant 30 kg et augmentation de 20 % pour une course entre 22h et 6h. A l'extérieur des villes, ils facturent normalement aussi au kilomètre et ils ont le droit de demander un tarif aller-retour.

Quelques tarifs à titre indicatif : prise en charge de 3,25 € à 3,90 € (nuit et week-end) ; bagages : 1,60 € ; réservation de 0,80 à 2 €, coût moyen d'une course en centre-ville de Porto : 7 €.

Uber a du mal à s'installer au Portugal et ne fonctionne quasiment pas à Porto.

Deux-roues

On peut louer vélos, Segway, motos et scooters à Porto. Explorer les chemins de traverse à moto est une charmante aventure qui plonge au coeur de la population. Cependant, ce n'est pas toujours très rentable car les prix sont souvent identiques à ceux des voitures les moins chères. La police n'est guère tolérante envers ceux qui roulent à deux en scooter sans casque (ou avec un casque pour deux), qu'ils soient touristes ou non.

Auto-stop

L'auto-stop, qui se dit ici uma boleia, n'a jamais vraiment été au goût du jour au Portugal : vous risquez de rester des heures planté comme un épouvantail en bordure de route. Ici, le pouce levé, c'est plus un signe pour remercier ou dire que c'est excellent ! Dans certains coins, il est possible de voir des habitants pratiquer le stop, mais il s'agit en général de trajets très courts entre gens qui se connaissent. Dans un pays où l'entraide est portée à la puissance 10, le stop est l'exception qui confirme la règle. Les " stoppeurs " portugais (jeunes et moins jeunes) ne sont pas les plus favorisés. Cependant, partir en stop de France pour aller au Portugal, c'est possible avec... BlaBlaCar. Le principe : plutôt que de prendre le risque de piétiner désespérément sur le bitume au bord de la route, vous accompagnez un voyageur dans sa voiture et vous partagez les frais de route. Chaque voyage entraîne une cotisation de base (environ 10 € pour un voyage de plus de 500 km) et une participation aux frais de route.

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