Plus d'un aventurier a rêvé d'aller à Mogok pour y trouver, lui aussi, l'un de ces rubis qui lui assure richesse et prospérité pour le restant de ses jours. Mogok est en effet située dans la célèbre " vallée des rubis ", évoquée par Kessel dans son ouvrage du même nom.

L'accès à la région est tantôt interdit, tantôt autorisé pour diverses raisons : la guérilla entretenue par les minorités ethniques, campées de part et d'autre des frontières de Chine, du Laos et de Thaïlande, et plus récemment une épidémie de paludisme... Il était possible de s'y rendre lors de notre enquête. Cependant, il est toujours interdit de dépasser un périmètre restreint autour de la ville. Les réglementations sont en constante évolution, aussi est-il plus prudent de vous renseigner auprès de MTT avant de vous rendre sur place, pour éviter de vous y faire refouler.

Conseil futé : Prendre impérativement un guide pour se rendre à Mogok, sachant qu'il faut entre 15 et 21 jours pour obtenir un permis, permis obligatoire pour y accéder. Nous conseillons donc de se rapprocher d'une agence basée au Myanmar pour les modalités.

Les pierres précieuses

Mogok vit au rythme imposé par l'extraction des pierres. Une foule d'individus s'affaire en effet jour et nuit dans les carrières, nourrissant l'espoir de découvrir le rubis " sang de pigeon ", ou autre spécimen à la valeur inestimable. Chacun obtient une concession d'une durée limitée dans le temps (environ deux ans), période pendant laquelle il se doit d'exploiter chaque veine sans relâche. Les baux s'achètent lors de ventes aux enchères et le prix auquel ils s'échangent peuvent atteindre des sommets pour la population locale. Mais le jeu en vaut la chandelle, et le moindre bail est pris d'assaut. Le travail est simple mais ardu : il consiste à laver la terre (rouge, à Mogok) jusqu'à ce que scintille au fond du panier l'une de ces merveilles tant convoitées. L'eau est recueillie soit au fond de profonds puits creusés pour l'occasion, soit tout simplement dans la rivière. Le montant tiré de la pierre est en général partagé entre les exploitants de la mine, et l'ensemble des mineurs se contente d'un quart du total. Malgré cela, pas une minute ne se passe à Mogok sans que la terre ne soit passée au peigne fin. Le commerce des pierres est ensuite largement pris en charge par la contrebande, d'origine thaïlandaise. Selon certaines sources, plus de 90 % des pierres ne suivraient pas la voie officielle.

Mogok a de tout temps attisé les convoitises d'individus venus du monde entier. Ses habitants sont ainsi devenus très cosmopolites. S'y côtoient Birmans (en grande majorité, malgré tout), Was, Lisu, Indiens, Népalais, tous atteints d'une même fièvre. Les pierres de la région ont en effet acquis une réputation dépassant largement les frontières birmanes. Les trésors des plus grands monarques comprennent des pierres découvertes dans les mines de Mogok.

Achat

Les pierres de Mogok sont variées : en plus des rubis (de couleur rouge, pour les néophytes), on trouve des saphirs (bleus), des pierres de lune, des spinelles, des lapis-lazuli, des grenats et des péridots. De nombreux petits marchés se tiennent dans divers points de la ville, ouvrant pour quelques heures seulement, le temps d'exposer à la vue des acheteurs les dernières trouvailles. Une seule certitude, ici, l'authenticité des pierres ne fait pas de doute tant elles sont nombreuses. En revanche, mieux vaut se méfier des prix pratiqués. Des pierres exceptionnelles ne sont pas découvertes tous les jours, et les arnaques sont nombreuses. Mieux vaut vous faire conseiller par un habitué si vous souhaitez réaliser de véritables affaires.

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