Guide de DUBAÏ CITY : Histoire

Chronologie

5000 av. J.-C.> Premières traces humaines sur l'île de Dalma (poteries, dattes).

4000 av. J.-C. > Hili révèle aux archéologues français la domestication des caprinés et la présence du sorgho.

3000 av. J.-C.> Naissance des palmeraies agricoles (al-Aïn). Nécropole de Jebel Hafit.

2500-1300 av. J.-C.> Périodes Umm an-Nar et Wadi Suq. Tombeaux collectifs circulaires en pierre. Extraction de cuivre des monts Hajjar, exploitation des ressources marines, artisanat élaboré.

1300 av. J.-C.-0 > Invention du falaj (système d'irrigation). Domestication du chameau.

0-250 > Période ed -Dur. Dans son Histoire naturelle, Pline le Jeune signale de nombreux villages dans la région des Émirats et évoque un peuple nomade vivant tantôt de la pêche sur le littoral, tantôt des ressources du désert.

226-640 > La dynastie des Sassanides contrôle le trafic maritime.

550-780 > Les chrétiens de l'Église assyrienne animent la communauté monastique de Sir Bani Yas. Ils organisent le commerce de la perle et prélèvent des impôts.

570 ou 571 > Naissance du prophète Mahomet.

1448-1657 > Les Portugais fondent des comptoirs sur la côte des Émirats.

XVIe siècle > Les bédouins Bani Yas occupent l'oasis de Liwa.

Milieu du XVIIe siècle > Les Anglais et les Hollandais chassent les Portugais.

1790 > Pose des premières pierres du fort al-Fahidi.

1833 > Les Al-bu Falah, autre branche des Bani Yas, fondent Dubaï.

1853 > Traité de paix qui met fin aux affrontements. Naissance des États de la Trêve.

1892 > Les Anglais placent Dubaï sous leur protection exclusive. Le cheikh d'Abu Dhabi autorise quand même la marine française à faire relâche.

1902 > Cheikh Maktoum supprime les taxes, ce qui attire les premiers Iraniens.

1920 > Les marchands originaires de Bastak s'installent dans le quartier qui porte encore le nom de Bastakiya et y apportent l'art de construire les tours à vent.

1930 > Effondrement de l'industrie perlière ; les Japonais savent cultiver la nacre.

1952 > Création d'une Assemblée consultative des émirs, sous l'égide des Anglais.

1959 > Réalisation d'une piste d'atterrissage en terre saline.

1966 > Découverte du pétrole et ouverture de l'hôtel Carlton, le premier.

1971 > Retrait définitif de la Grande-Bretagne de la région du golfe Persique. Le 22 décembre, proclamation des Émirats arabes unis, rassemblant Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Quwaïn et Fujaïrah. Cheikh Zayed est élu président de ce nouveau pays.

1973 > L'organisation des pays producteurs de pétrole quadruple le prix du brut.

1980-1988 > Guerre Iran-Irak.

1981 > Création du Conseil de coopération du Golfe comprenant les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar.

1985 > Lancement de Emirates, l'ambassadeur volant du comptoir sablonneux.

1990-1991 > Guerre du Golfe contre l'Irak.

1995 > Accord de défense signé entre les Émirats et la France.

2004 > Mort du père fondateur des Émirats à l'âge de 86 ans. Son fils Khalifa devient président des Émirats arabes unis.

2006 > Mort de Cheikh Maktoum, émir de Dubaï. Son frère Mohammed lui succède à la primature et à la vice-présidence du pays.

2008 > Signature d'un accord de défense avec la France, qui disposera d'une base militaire.

2009 > La dette globale de Dubaï est estimée à 80 milliards de dollars, soit 100 % du PIB. Abu Dhabi prête 10 milliards pour éviter la faillite.

2010 > Ouverture du Burj Khalifa, la plus haute tour du monde. Les Émirats deviennent membres observateurs de l'Organisation de la francophonie.

2011 > Les Émirats participent pour la première fois au G20, sur invitation de la France.

2012 > Visite officielle de François Hollande à Dubaï et Abu Dhabi.

2013 > La ville de Dubaï est choisie pour accueillir l'Exposition universelle de 2020.

2014 > Les Émirats interviennent en Libye puis en Syrie en menant des frappes aériennes contre les militants islamistes.

2015 > Les Émirats rappellent leur ambassadeur attaché au Qatar après des tensions au sein du CCEAG, tout comme Bahreïn et l'Arabie saoudite. Lors du conflit au Yémen, les Émirats s'engagent au sein d'une coalition aux côtés de l'Arabie saoudite et de 8 autres pays arabes contre les rebelles houthistes accusés d'être soutenus par l'Iran. Le pays a perdu plus de 100 soldats depuis le début du conflit.

Juin 2017 > Les Émirats, l'Arabie saoudite, le Bahreïn et l'Égypte ont coupé depuis le 5 juin 2017 tous leurs liens avec le Qatar, l'accusant non seulement de soutenir des mouvements terroristes, mais aussi de s'être rapproché de l'Iran et de menacer ainsi la stabilité de la région.

Les origines

Ce n'est que vers 1950 que l'archéologie s'est intéressée à la région des Emirats. Les plus anciennes traces de présence humaine qui y ont été découvertes se trouvent sur les îles de Marawah et de Dalma, remontant à la fin de l'âge de pierre (5500 av. J.-C.). Selon les archéologues, une société se serait implantée, au cours du IIIe millénaire av. J.-C., sur l'île d'Umm an-Nar, aujourd'hui à proximité du circuit de Formule 1, ainsi que dans la région d'Al-Aïn. On pense qu'à cette époque, après la dernière période de glaciation, les conditions climatiques n'étaient pas si extrêmes qu'aujourd'hui et que la région était moins désertique. La présence de cours d'eau et de prairies rendait possible l'existence du gibier (oryx, gazelles) ainsi que l'ébauche d'une agriculture assurant la survie des premiers habitants dans de relativement bonnes conditions. La découverte d'outils de pierre dans l'intérieur des terres et de monceaux de coquillages sur les zones côtières permet de penser que ces habitants vivaient plutôt de la pêche sur le littoral en été et qu'ils gagnaient l'intérieur des terres en hiver pour y pratiquer la culture et l'élevage. D'autre part, la mise au jour de poteries datées de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie (actuelle Irak) favorise l'hypothèse d'échanges précoces entre les émirats et les pays du Golfe situés plus au nord. L'Arabie du Sud-Est semble avoir été parcourue de plusieurs mouvements migratoires internes depuis le nord et l'ouest de la péninsule, ce qui expliquerait que la population de toute cette région soit de souche arabe, mais se subdivise en tribus distinctes.

Périodes Umm al-Nar (2500-2000 av. J.-C.) et Wadi Suq (2000-1300 av. J.-C.)

La période Umm al-Nar emprunte son nom aux tombes circulaires communes, dont la meilleure reconstitution se trouve à Hili, au nord d'Al-Aïn. Ces tombes, faites d'un assemblage de pierres taillées, étaient collectives. Atteignant jusqu'à 14 mètres de diamètre, elles comprenaient différentes chambres et pouvaient abriter plusieurs centaines de corps. Elles recelaient également, enserrés dans des boîtes de pierre tendre, des objets (peignes, bracelets) de différente facture, ce qui confirme l'hypothèse de nombreux contacts avec la Mésopotamie, mais aussi avec l'Iran, la vallée de l'Indus (Pakistan) et la Bactriane (Afghanistan). La période Umm al-Nar se caractérise surtout par le développement de villes-oasis fortifiées, dont la prospérité était garantie par le dattier. Cet arbre providentiel fournissait non seulement des fruits pour la subsistance et des feuilles pour le tressage, mais présentait aussi l'avantage considérable d'apporter de l'ombre aux autres cultures (céréales, légumes), dès lors en extension. C'est aussi la période où, pour la fabrication des outils, prévaut l'usage du cuivre des monts Hajjar ainsi que celui du bronze. Un peu plus tardive, la période Wadi Suq est également prospère, puisqu'elle correspond à un progrès significatif dans l'exploitation des ressources marines. Cette période se caractérise également par la construction de tombes allongées plus étroites, par la fabrication de bijoux en or, ainsi que par l'usage d'armes plus sophistiquées et de vaisselle aux motifs décoratifs plus élaborés.

L’âge de fer (1300-300 av. J.-C.) et la période Mleiha (300 av. J.-C. – 0)

Paradoxalement, l'importance du fer dans la région se voit reléguée au second plan par l'arrivée de trois facteurs prééminents dans l'organisation du mode de vie des habitants. Tout d'abord, la découverte d'un nouveau principe d'irrigation, le falaj, permettant l'adduction d'eau par canaux artificiels, souterrains ou non, depuis la montagne jusqu'aux cultures, provoque une croissance inespérée des ressources et donc un bond démographique de la population locale. Parallèlement, la domestication du chameau apporte un nouveau moyen de transport et favorise les contacts marchands. Enfin, des inscriptions découvertes en Assyrie laissent penser que la société de la région, libérée des soucis de subsistance, s'organise désormais hiérarchiquement en un pouvoir central politique et économique possédant ses propres sceaux. Portant le nom d'une ville prospère de l'arrière-pays de Sharjah, la période Mleiha consacre l'apogée d'une région qui, ayant repoussé toute domination étrangère, se trouve désormais libérée du joug perse, imposé par Darius le Grand à la fin du Ve siècle av. J.-C., et victorieuse des tentatives de domination gréco-romaines menées par Alexandre le Grand et ses successeurs. On a découvert de nombreux vestiges de cette époque attestant d'échanges commerciaux variés, notamment des poteries et des amphores de Rhodes ainsi que des objets provenant du sud de l'Arabie (stèles, pièces de monnaie...). Les habitants logent alors dans des maisons en feuilles de palme (arish), vivent de dattes et de cultures (blé), et commencent à utiliser le fer.

Tous les trésors d'Arabie

Quatre partenaires principaux interviennent dans le lent processus d'intégration de la péninsule d'Oman au sein de l'économie moyen-orientale : la Mésopotamie dès la fin du VIe millénaire, l'Iran du Sud-Est et le sud-ouest du Pakistan aux IVe et IIIe millénaires, la civilisation de l'Indus pendant la seconde moitié du IIIe millénaire, celle de Dilmoun à la fin du IIIe millénaire et au début du second. L'intensification des échanges avec la Mésopotamie au cours du IIIe millénaire est un facteur décisif dans l'émergence de sociétés hiérarchisées en Arabie orientale. La péninsule d'Oman devient alors le principal pourvoyeur en cuivre de la Mésopotamie, exporté par voie maritime sous forme de lingots et d'objets manufacturés. D'autres marchandises sont destinées au marché mésopotamien : diorite pour la statuaire et l'ornementation architecturale, vaisselle en pierre tendre, produits agricoles comme le bois de palme et les dattes, produits de la mer comme les conches, les anneaux et les boîtes à fard en coquille. La Mésopotamie diffuse en retour une gamme variée de produits : céréales, textiles, laine et huile d'après les textes ; poteries et bitume d'après les découvertes archéologiques.

D'autres biens étrangers parviennent à la même époque dans la péninsule d'Oman, que l'on retrouve en quantité dans la région de Hili. Ainsi nombre d'objets manufacturés sont originaires du sous-continent indien. Il s'agit pour l'essentiel de poteries, notamment des jarres destinées au transport de denrées périssables, mais aussi de petits vases décorés dont la vocation était funéraire. La céramique n'est cependant pas l'unique produit en provenance du sous-continent asiatique. Poids cubiques en silex, perles en cornaline, peignes en ivoire - de nombreux biens de prestige sont associés à des contextes archéologiques datés de la fin du IIIe millénaire dans la péninsule d'Oman.

Ministère des Affaires étrangères et européennes

La période Ed-Dur (0-250)

Tandis que Mleiha continue à prospérer et qu'Oman devient le port le plus important de la région du golfe Persique, la localité d'ed-Dur (émirat d'Umm al-Quwaïn) se développe considérablement, ajoutant aux maisons arish des édifices en pierre, tels que forteresse, temples ou tombes. Ed-Dur est alors déjà un grand centre de pêche perlière. À partir du Ier siècle apr. J.-C., les renseignements sur la période ed-Dur sont plus précis, grâce à quelques écrits qui apparaissent et qui concernent la région. Ainsi, Pline le Jeune évoque, dans son Histoire naturelle (livre XXXII), la présence de nombreux villages dans la zone correspondant aujourd'hui aux Émirats. Il est intéressant de lire ce qu'il écrit à propos des populations de la péninsule : " Les Arabes portent la mitre, ou les cheveux longs ; ils se rasent la barbe excepté à la lèvre supérieure ; d'autres ne se la coupent pas du tout. Chose singulière, parmi les peuples innombrables de cette contrée, une moitié vit dans le commerce et l'autre dans le brigandage ! En somme, ce sont les nations les plus riches du monde, car les trésors des Romains et des Parthes y affluent. Les Arabes vendent les productions de leurs mers ou de leurs forêts [oasis] et n'achètent rien. " Il relate également le rapport du Romain Gallus dont l'expédition en Arabie fut limitée : " [... ] Les nomades se nourrissent de lait et de la chair des bêtes sauvages, les autres expriment un vin des palmiers et une huile de sésame [... ]. " Ainsi Pline le Jeune souligne déjà l'ambivalence d'un peuple bédouin qui vit des ressources du désert et qui pratique par ailleurs la pêche et le commerce. Il est à noter que, pendant longtemps, le mode de vie des populations de la région se caractérise par cette double activité, ce qui permet de penser que leurs richesses n'étaient sans doute pas suffisantes pour que les individus se spécialisent dans l'une ou l'autre de ces activités, c'est-à-dire pour qu'ils se sédentarisent.

La période islamique

Tandis qu'au cours des premiers siècles s'affirme l'influence perse et que coexistent plusieurs courants religieux (paganisme arabe, christianisme nestorien...), l'arrivée dans la région des disciples du prophète Mahomet, mort en 632, sonne la conversion des habitants des Émirats à l'islam. De nombreuses tribus nomades tentent de résister, mais les al-Julanda, aidés par le successeur de Mahomet, le premier calife Abu Bakr, remportent une victoire décisive à Dibba (10 000 morts) et s'implantent dans la région pour longtemps. Julfar (actuel Ras al-Khaïmah) devient pour les musulmans un poste stratégique dans leur conquête de l'Iran, en 637, puis un point de débarquement pour les envahisseurs abbassides à la conquête d'Oman. Julfar est cité dans de nombreux écrits, du Xe au XIIIe siècle, comme un grand port et un centre perlier de première importance d'où partent d'immenses vaisseaux en route pour le Sri Lanka, le Viêt Nam ou la Chine. Originaire de Julfar, le navigateur expérimenté Ibn Majid aidera les Portugais à atteindre l'Inde.

La domination portugaise

En 1448, les Portugais, après avoir pris le contrôle de plusieurs îles situées sur la route des épices, s'emparent du territoire jusqu'alors sous la tutelle d'Ormuz, afin d'étendre leur puissance commerciale jusqu'en Inde et s'attribuer le monopole des échanges entre l'Europe et l'océan Indien. Les villes côtières comme Julfar ou Dibba vont souffrir de cette occupation, les Portugais freinant considérablement le commerce des marchands arabes, dont ils ne souhaitaient pas subir la concurrence. Au milieu du XVIIe siècle, les Portugais sont chassés de toutes leurs positions par les Anglais et les Hollandais, sans laisser d'empreinte religieuse ou culturelle. Ils laissent en revanche le souvenir d'une domination parfois cruelle à l'égard de la population. Leur présence, qui a duré près d'un siècle et demi, aura eu pour conséquence de resserrer le tissu de certaines tribus locales.

La côte des Pirates et les Etats de la Trêve

Alors que les grandes puissances européennes (Pays-Bas, France et surtout Grande-Bretagne) convoitent logiquement la région après le départ des Portugais, de nombreux affrontements opposent les équipages des navires affrétés par les cheikhs locaux à ceux des vaisseaux anglais, ce qui vaudra désormais à la côte le surnom de côte des Pirates. Une tribu originaire de Ras al-Khaïmah, les Qawassim, s'emploie à affirmer sa puissance navale et devient une menace sérieuse pour la flotte britannique. Les luttes entre Qawassim et Britanniques semblent prendre fin en 1820, lorsqu'un accord de paix est signé entre la Grande-Bretagne et les sept cheikhs de la côte d'Oman, dont les Britanniques reconnaissent désormais l'indépendance et qu'on appelle les " États de la Trêve ". Malheureusement, en 1835, des pirates relancent les hostilités contre la flotte britannique, et de nouveaux accords de trêve doivent alors être trouvés. Une trêve temporaire est décidée cette fois durant la saison des perles et reconduite chaque année, puis pour une période de dix ans. Il faudra attendre 1853 pour que la signature d'un traité de paix permanent permette enfin aux émirats de retrouver un contexte apaisé, favorable au redémarrage de leur commerce maritime et de leur économie. L'industrie perlière est en plein essor au XIXe siècle et au début du XXe, mais le pays manque d'autres ressources et tarde à se développer.

La montée en puissance des Bani Yas

Originaire d'Arabie saoudite, la grande tribu bédouine des Bani Yas s'implante d'abord dans l'oasis de Liwa, où elle fonde une entité villageoise qui englobe une quarantaine de hameaux et qui constitue un pôle social et économique important pour la région depuis le XVIe siècle. De type confédéral, la tribu des Bani Yas compte une vingtaine de clans. Des différences dans le mode de vie apparaissent entre eux selon qu'ils pratiquent la pêche ou la culture, mais ils se côtoient, s'entraident et se mélangent constamment, assurant à la tribu une parfaite cohésion. En 1761, le clan des al-Nahyan fonde Abu Dhabi, dont l'importance, à partir de 1791, devient telle que le chef politique de tous les groupes Bani Yas (Cheikh Shakbut) quitte Liwa pour s'y installer. En 1833, les membres du clan Al-bu Falah, dont descend directement la famille Maktoum actuellement au pouvoir, s'établissent dans la crique de Dubaï.

L’essor de Dubaï

La future ville n'est encore qu'un modeste village de pêcheurs, sous la coupe d'Abu Dhabi et sous protection britannique, mais Dubaï profite déjà d'une situation privilégiée au bord d'un long bras de mer favorable aux échanges commerciaux. Son développement commence par le quartier de Shindagha, où accostent les navires et où les habitants sont essentiellement de souche arabe.

Le négoce se développant logiquement sur la même rive, le fort al-Fahidi et la Grande Mosquée deviennent le centre de la cité, où une importante communauté indienne est recensée. La partie de Deira, sur la rive opposée, ne devient la plus peuplée qu'au début du XXe siècle, avec l'arrivée de Persans et d'Indiens baloutches. À cette époque, Dubaï présente déjà une communauté multinationale, tournée vers l'industrie perlière et le commerce. On estime que, parmi les ports de la côte de la Trêve, Dubaï possédait le plus grand nombre d'hommes travaillant sur des embarcations perlières et que, au lieu de retourner dans le désert à la fin de la saison, les équipages ont commencé à résider sur la côte toute l'année, ce qui constituait un début de sédentarisation.
En 1902, alors que Cheikh Maktoum bin Hasher, libéral et visionnaire, dirige la ville, un événement marquant vient précipiter l'essor croissant de la cité : des taxes très élevées sur le transit de marchandises viennent frapper les ports de la côte persane, ce qui a pour conséquence directe le report de tous les échanges, entre l'Inde et la côte de la Trêve, sur le port de Dubaï. En 1920, alors que les taxes se durcissent dans les ports persans, Cheikh Saïd bin Maktoum propose aux marchands durement ponctionnés de venir s'installer définitivement à Dubaï, non loin du fort. Originaires pour la plupart de Bastak, ces marchands s'établissent avec leurs familles dans la zone qui correspond à l'actuel quartier de Bastakiya. Ils apportent avec eux leur savoir-faire en matière d'architecture et introduisent la tour à vent dans le paysage de la ville, désormais ouverte à de nouvelles influences socioculturelles. Dubaï connaît alors une période glorieuse de croissance économique.

Le déclin de l’industrie perlière

La prospérité des émirats reposant essentiellement sur le commerce des perles, à la fin des années 1930, les États de la Trêve sont frappés de plein fouet par la guerre, qui met un coup d'arrêt brutal aux échanges commerciaux. À quoi s'ajoutent également la concurrence du marché perlier japonais et le contexte de crise économique qui secoue le monde depuis 1929. Malgré le développement d'un commerce parallèle à celui des perles, les émirats voient inéluctablement leurs échanges se raréfier et la population souffre de la faim. Le riz, le sucre et le thé manquent, et la Grande-Bretagne se trouve dans l'obligation de fournir des rations aux pays des États de la Trêve. Les plongeurs pêcheurs de perles tentent de se reconvertir en manoeuvres pour le déchargement des bateaux et nombre d'esclaves domestiques demandent leur émancipation, ne pouvant plus être entretenus par les familles locales.

De la nature à la culture

Ou comment le commerce de Dubaï s'est effondré...

Le naturaliste suédois Karl von Linné semble avoir percé dès le XVIIIe siècle le mystère de la formation de la perle et réussi à obtenir, malgré la mauvaise antisepsie de l'époque, quelques perles de culture, conservées au British Museum.

Les travaux de Linné ont servi de base à diverses expérimentations en Angleterre par Hunter à la fin du XVIIe siècle, puis en Allemagne et à la fin du XIXe siècle au Belize. Les travaux ont continué en Polynésie avec Bouchon-Brandely et surtout en Australie grâce à William Saville-Kent, créateur de la première ferme perlière. La mort le surpris en 1909 alors que le succès paraissait acquis.

Au XIXe siècle, les Japonais utilisaient cette même technique pour faire produire aux mollusques des demi-perles, sécrétées sur une demi-boule de nacre fixée à la coquille sous le manteau de l'huître perlière. Ces demi-perles de culture étaient ensuite collées sur de la nacre et vendues en Europe sous le nom fallacieux de perles japonaises. Elles étaient maintenues sur les bijoux à l'aide d'une lame de métal qui les encerclait.

C'est à l'automne 1901 que Saville-Kent reçut la visite officielle de Tokishi Nishitawa, officier des pêcheries venu inspecter les 2 000 pêcheurs de nacre japonais de la mer d'Arufa. Au printemps 1902, Tatsuhei Mise, gendre de l'inspecteur, entreprit des expériences de culture perlière et annonça leur succès en 1904. Cela incita Nishikawa à débuter ses propres expériences en 1905 avec ses élèves, les frères Fujita : le succès fut annoncé en 1907.

Nishikawa épousa la deuxième fille de Kokichi Mikimoto, un homme d'affaires spécialisé dans le commerce des demi-perles de culture. Mikimoto fut sacré plus tard roi de la perle dans un article du New York Herald du 9 octobre 1954. Mikimoto mit au point la technique de l'élevage dans des paniers suspendus à des cordes. Il utilisa une méthode d'introduction du greffon de manteau destinée à sécréter des couches perlières autour du noyau de nacre. Cette technique fut inspirée des travaux de son gendre décédé. La mise en oeuvre était assurée par le dentiste Otikichi Kuwabara, un ami de Mikimoto.

Mikimoto commercialisa ses premières perles de culture aux Etats-Unis. Il organisa avec génie ses fermes perlières et persévéra malgré la forte mortalité des huîtres opérées ainsi que de multiples incidents qui faillirent emporter tous les mollusques. A la fin de sa vie, Mikimoto régnait sur un empire de perles de culture qu'il avait maintenu pendant la Seconde Guerre mondiale malgré les pressions gouvernementales.

Source : Gemperles.com

Du « Majilis » aux prémices d’une union des « États de la Trêve »

En revanche, le déclenchement de la guerre favorise le vent de réformes apparu dans les années 1930. En effet, avec le déclin du commerce des perles et l'irruption de nouvelles idées égalitaires venues de l'étranger, le mécontentement de certains marchands monte et vient s'ajouter aux querelles dynastiques sommeillantes. Un Majili avec pouvoir de veto voit le jour et intervient dans les décisions de l'émir ainsi que dans la détermination de ses revenus. Par ailleurs, les contacts avec l'étranger font que le mode de vie des pays industrialisés se répand et qu'il pousse les pays de la côte de la Trêve à développer leur système éducatif, notamment leur système d'enseignement de l'anglais. En 1937, la Couronne britannique propose aux sept pays de la côte de la Trêve, ainsi qu'à Bahreïn et au Qatar, de s'unir afin d'harmoniser leurs structures étatiques et judiciaires, d'établir une libre circulation entre leurs pays et d'envisager l'adoption d'une nationalité commune. Cette proposition constitue les prémices d'une union confédérale entre les différents États, mais les cheikhs de chacun de ces pays sont encore réticents, soupçonnant dans cette initiative une volonté britannique d'unifier son contrôle sur la région.

La quête de l’or noir

Alors que des études sur les ressources pétrolières du pays sont déjà en cours depuis quelques années, en 1935, Cheikh Saïd bin Maktoum de Dubaï est le premier à passer un accord avec la compagnie Petroleum Development, bientôt suivi par l'émir d'Abu Dhabi, Cheikh Shakbut. Les deux émirs se disputent la zone de Jebel Ali pendant plusieurs années, y revendiquant la propriété des concessions pétrolières. Cette querelle ne prendra fin qu'en 1948, avec l'intervention des autorités britanniques qui, profitant du contexte de paix, fixent le tracé des frontières entre Abu Dhabi et Dubaï. Cheikh Saïd bin Maktoum et son fils Rashid lancent Dubaï dans un vaste programme de réaménagement de la Creek. Grâce à l'émission de bons vendus aux marchands et à un prêt concédé par le Kuwait, des travaux de désensablement de la Creek sont financés dès 1958 et des navires de gros tonnage parviennent aisément à circuler et trouver refuge à l'intérieur du bras de mer dès 1963, faisant passer le volume du commerce de 2 000 tonnes en 1951 à 20 000 tonnes en 1963. Dubaï prend ainsi l'avantage sur Sharjah, le port concurrent. La même année, Cheikh Saïd meurt et se trouve officiellement remplacé par son fils. Le développement rapide de la ville nécessite l'ouverture d'un bureau d'architecture pour la planification de l'urbanisme. John Harris, un Britannique, va devenir un des conseillers les plus proches de Cheikh Raschid et va présenter deux plans urbanistiques magistraux pour le développement de Dubaï en 1960 puis en 1971 Il devient urgent d'élargir les rues, d'organiser l'approvisionnement en eau et de poursuivre les travaux d'aménagement des rives de la Creek pour le chargement des marchandises. En 1959, une piste d'atterrissage en pierre saline est construite pour accueillir les appareils de plus en plus nombreux des compagnies étrangères impliquées dans le pétrole et le développement de la ville. Une administration foncière est créée pour faire face aux nombreux litiges nés du partage des terres constructibles, désormais très convoitées. Un marché immobilier dynamique apparaît, l'essentiel des terres restant propriété de l'émir. En 1963, un premier pont baptisé al-Maktoum Bridge est construit au-dessus de la Creek et est ouvert aux automobilistes, qui évitent ainsi un long détour entre Bur Dubaï et Deira. Ce n'est qu'en 1966 que le pétrole est découvert dans le petit émirat et lorsque l'exportation du pétrole devient imminente, la création d'un nouveau port en eau profonde devient nécessaire, d'autant que la Creek est déjà saturée par le va-et-vient des navires de commerce. Port Rashid est inauguré officiellement en 1970. Les changements économiques intervenus après la guerre d'octobre 1973 et l'accroissement des ressources pétrolières aboutissent à la prise de conscience que Dubaï ne doit pas reposer uniquement sur le commerce et les services, mais doit s'engager dans l'industrialisation. L'émirat diversifie son économie à partir de Jebel Ali, zone franche située à une trentaine de kilomètres du centre, sur le littoral. Des centaines d'entreprises industrielles et commerciales y sont implantées, entraînant la croissance de tous les autres secteurs économiques. En 1975, une année avant l'ouverture du premier hôtel de luxe de Dubaï (Intercontinental), Harris propose la construction du premier gratte-ciel de Dubaï pour abriter le premier centre des congrès de la ville. Le World Trade Center sera inauguré par la reine Elizabeth et Cheikh Raschid en 1979 et figure fièrement sur tous les billets de 100 AED.

La naissance d'un Etat confédéral

En 1952, alors qu'Elizabeth II monte sur le trône, le Royaume-Uni met un terme à la colonisation de l'Inde et insuffle un nouvel élan aux Etats de la Trêve, en créant une assemblée consultative composée par les cheikhs des sept émirats et dirigée par le représentant de l'autorité britannique. Ce conseil, réuni deux fois l'an, joue en quelque sorte un rôle parlementaire et permet aux cheikhs de donner leur avis sur l'utilisation des fonds qui leur sont alloués par les Britanniques et d'exprimer leurs doléances. Six ans plus tard, trois nouveaux comités locaux voient le jour dans les domaines sanitaire, éducatif et agricole. En 1965, les émirats élisent leur premier représentant du Conseil et créent un bureau du développement, d'abord financé par la Grande-Bretagne, puis par les revenus du pétrole que redistribue Abu Dhabi. Quoique toujours sous tutelle britannique, les émirats commencent à pouvoir envisager de manière collégiale la prise en main de leur propre devenir. En 1968, alors que la Grande-Bretagne déclare son intention de se retirer prochainement de la région du Golfe, les émirs d'Abu Dhabi et de Dubaï mettent un terme à leur querelle frontalière et convoquent les cinq autres cheikhs des Emirats, ainsi que ceux de Bahreïn et du Qatar, afin de leur soumettre un projet de confédération des neuf Etats. Il s'agit de réfléchir aux modalités pratiques d'une union confédérale et à la définition d'une éventuelle constitution. Un accord assez flou est signé portant, entre autres, sur le pouvoir législatif détenu par le Conseil suprême composé des neuf émirs, sur l'organe exécutif représenté par le conseil fédéral, sur la coopération collective pour la défense de chaque émirat et sur le droit de chacun à gérer ses propres affaires.
Cette première réunion est suivie de plusieurs autres, mais aucune constitution écrite n'est ratifiée pendant les trois années qui suivent, même si tous les émirs tombent d'accord sur le principe d'une recherche de force dans l'union et sur le principe d'unanimité dans l'adoption des décisions. En l'absence de constitution officielle et l'échéance du retrait britannique approchant, Bahreïn et le Qatar font cavalier seul, le premier renforçant ses structures administratives et se souciant de normaliser ses relations avec l'Iran, le second adoptant sa propre Constitution provisoire. Il est un moment question du ralliement d'Oman à la Confédération, mais le Premier ministre omanais, Tariq bin Taimur, déclare finalement, en 1970, vouloir laisser son pays indépendant, sans pour autant écarter la possibilité d'une alliance future. Le 1er mars 1971, la Grande-Bretagne annonce son retrait définitif de la région. Toutefois, elle est toujours supposée assurer la sécurité des Etats de la Trêve. En juillet, les sept émirs se réunissent à Dubai en tant que membres du Conseil des Etats de la Trêve, afin de déterminer les nouvelles responsabilités laissées vacantes par le retrait britannique. Un communiqué est publié le 18 juillet, annonçant la naissance de l'Etat des Emirats arabes unis, comprenant six des Etats de la Trêve, l'émirat de Ras Al Khaimah refusant dans un premier temps de s'unir à cette coalition. Ce dernier, en effet, s'estimant déconsidéré par les autres membres et pensant à tort posséder des réserves de pétrole assez importantes pour fonctionner seul, reste à l'écart, d'autant qu'il est occupé à défendre la propriété des deux îles Tomb revendiquées par l'Iran. Le document qui est cosigné en juillet par les six émirats s'intitule : " Constitution provisoire des Emirats arabes unis ". Prévue initialement pour n'être valide que cinq ans, le temps d'être remplacée par une Constitution définitive, cette Constitution provisoire, composée de 152 articles, est encore en vigueur en 1994. Cette longévité est sans aucun doute le résultat des délibérations longues, mais fructueuses, qui précèdent la création de la Fédération des neuf, durant les trois années où le Qatar et Bahreïn apportent leurs avis éclairés aux sept autres candidats à l'union confédérale.
Le 2 décembre 1971, les émirs d'Abu Dhabi, de Dubai, de Sharjah, d'Ajman, d'Umm Al Qwain et de Fujaïrah proclament à Dubaï la création d'un nouvel Etat : les Emirats arabes unis. Cheikh Zayed bin Sultan est élu président par les émirs membres du Conseil suprême, Cheikh Rashid bin Saïd est désigné vice-président et son fils Cheikh Maktoum nommé Premier ministre. Quelques jours plus tard, un cabinet de dix-huit ministères prend forme et chaque émirat se voit attribuer un nombre de portefeuilles conforme à son poids dans la Fédération. Abu Dhabi obtient six ministères ; Dubaï, quatre ; Sharjah, trois ; chacun des trois autres, un seul. Le 6 décembre 1971, les EAU rejoignent la Ligue arabe et, le 9 décembre, ils deviennent membres à part entière des Nations unies. Les traités de protection entre la Grande-Bretagne et les sept Etats de la Trêve sont abrogés et Cheikh Zayed scelle un traité d'amitié avec le représentant britannique du Golfe, Sir Geoffrey Arthur. La reine Elizabeth est l'une des premières à féliciter le nouveau président et à saluer la création de son nouvel Etat. Le 11 février 1972, Ras Al Khaimah ratifie finalement la Constitution provisoire et rejoint les Emirats arabes unis, désormais au nombre de sept.

Les trente dernières années

L'émirat de Dubaï se lance dans des projets gigantesques à l'initiative de Cheikh Rashid, convaincu très tôt qu'une grande part des revenus pétroliers doit être consacrée à la préparation de l'après-pétrole et que son territoire a les moyens de concurrencer Hongkong ou Singapour. Le développement des villes et les aides de l'État donnent lieu à des réussites financières spectaculaires. De nombreuses foires et salons s'organisent pour promouvoir les affaires du pays au World Trade Center. Après les événements survenus en Iran en 1978-1979, la conscience politique s'accroît dans le pays et, le 19 février 1979, le CNF se réunit pour décider du regroupement des forces armées, de l'abolition des frontières intérieures, de la planification globale de l'immigration dans le pays, ainsi que de la répartition des richesses par le contrôle fédéral. En 1980, la création de la Banque centrale des Émirats arabes unis ainsi que l'ossature financière solide du pays en font un partenaire fiable au niveau international. En 1981, la Constitution provisoire des Émirats est prorogée de cinq ans et Cheikh Zayed est réélu président de la Fédération, ainsi que Cheikh Rashid au poste de vice-président et de Premier ministre. La démocratisation n'est pas encore à l'ordre du jour, mais le besoin de centralisation du pouvoir ainsi que l'amélioration du professionnalisme dans les institutions se font sentir de plus en plus. Néanmoins, le mauvais état de santé de Cheikh Rashid, jusqu'à sa mort en 1990, ainsi que les tensions extérieures ralentissent les réalisations pendant quelques années. Il faut attendre le début des années 1990 et l'arrivée de Cheikh Maktoum pour constater un renouveau politique et l'émergence de nouveaux projets.

Dubaï aujourd’hui

L'histoire récente du pays est marquée par le décès du " père " de la Fédération, Cheikh Zayed, en décembre 2004, ainsi que par celui du Premier ministre, Cheikh Maktoum, en janvier 2006. Leurs successeurs respectifs, Cheikh Khalifa et Cheikh Mohammed, poursuivent les grands projets de développement des émirats qui ont été entrepris par leur père et frère.
Déjà, des projets architecturaux gigantesques ont vu le jour, qui font parler d'eux dans le monde entier : Burj al-Arab, Mall of the Emirates, Burj Khalifa, The Palm... Mais la crise économique de 2008 et le sauvetage financier de Dubaï par les fonds d'Abu Dhabi avait obligé la ville-émirat à repousser ses ambitions. Depuis, les projets ont repris : site de l'Exposition universelle, construction du plus grand aéroport du monde, réaménagement du vieux Dubai et de certaines plages, ouverture de nouveaux quartiers... Dubai fonce. Afin d'assurer avenir et stabilité au développement de la ville, le gouvernement local a misé principalement sur l'industrie du tourisme et des services, et sur le système des zones franches qui incitent de nombreuses sociétés nouvelles à s'implanter dans l'émirat grâce à l'absence de restriction sur l'import-export. Ainsi, Dubaï apparaît aujourd'hui comme un pôle financier et commercial incontournable dans toute la péninsule et le Moyen-Orient. C'est le deuxième plus riche émirat de la Fédération après Abu Dhabi, qui reste le centre politique et la réserve pétrolière du pays.
D'une manière générale, les révoltes arabes de 2011 touchant les pays voisins ont mis en évidence l'exceptionnelle stabilité du " modèle émirien ", ce qui a permis aux cheikhs de valoriser leur double engagement, humanitaire et médiatique au bénéfice des populations, militaire et stratégique avec la coalition internationale en Libye, en Syrie et au Yémen, notamment.
Depuis la visite officielle d'Emmanuel Macron à Abu Dhabi et à Dubaï en novembre 2017, suivie de celle du Premier Ministre, de nombreux contrats ont été signés, renforçant les liens forts des deux pays. Mais c'est probablement l'ouverture du Louvre Abu Dhabi qui a donné un coup de projecteur sur le pays permettant un rayonnement nouveau et devenant une nouvelle vitrine diplomatique et culturelle pour la France.

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