A égale distance de Toamasina et de la baie d'Antongil, Sainte Marie (160 km2 pour quelque 22 000 hab.) est une oasis tropicale qui envoûte. Grâce à ses belles plages et son atmosphère indolente qui évoquent le paradis terrestre, la plupart des voyageurs sont séduits et en reviennent enchantés. Nous aussi, d'ailleurs, avons grandement apprécié la gentillesse des habitants, leur douceur de vivre, et la beauté sauvage de ses côtes (nord et est surtout, ou sur l'île aux Nattes). Cependant, si l'île compte un bon nombre d'hôtels et de prestataires, le tourisme reste ici très mesuré.

Nosy Bohara est appelée poétiquement " l'île des femmes ". Lorsque le regard découvre la succession d'îlots recouverts d'une végétation très dense (champs de vanille, de girofle, de cannelle, de palétuviers ou d'orchidées mauves), on tombe aussitôt sous le charme de cette destination de rêve.

Si les plages de Sainte-Marie sont très belles, soyez prévenus : il n'est pas évident de nager dans le lagon (l'eau n'est pas très profonde), les quelques endroits vraiment recommandés pour se baigner se trouvant au nord ou sur l'île aux Nattes, sur la côte ouest.

Mais le plus gros souci des opérateurs de Sainte Marie, c'est la pluie, récurrente en haute saison (juillet-août), quand les voyageurs affluent pour contempler le ballet des baleines à bosse, le principal attrait touristique de l'île. Les conditions climatiques sont plus stables de septembre à décembre, mais les baleines se font plus rares, pour finir par ne plus être visibles du tout. C'est pourtant la meilleure saison pour profiter de cette nature exubérante et de ces petites criques délicieuses, où il fait bon songer aux frasques des pirates d'antan. Pour être plus précis, selon les régionaux de l'étape, les deux meilleurs mois sont février et mars... justement quand il n'y a pas un seul touriste (car on leur rabâche les oreilles avec les cyclones qui ne sont pourtant pas si nombreux). De décembre à février, la destination est idéale pour la plongée : la mer est calme et l'atmosphère chaude.

L'aventure commence dans l'aéroport fraîchement restauré et agrandi, situé du sud de l'île. Vous y serez accueillis par les hôteliers (ou leur personnel de plus en plus souvent) venus chercher leurs clients en break, minibus ou 4x4. Le trajet jusqu'à l'hôtel amorce la découverte de l'île, qui s'étend sur 60 km de long et sur 6 km de large. Ambodifotatra, son petit chef-lieu, se trouve à 12 km au nord de l'aéroport.

Vers un développement plus durable. La Commission Océan Indien (COI) a fait de Sainte-Marie un site pilote de gestion intégrée des zones côtières (GIZC) pour lutter contre le désastre écologique qu'entraîne la surpêche dans la région. En effet, outre la mono-activité exercée par les locaux, les Chinois ont investi la région et dépassent les limites imposées par l'Etat : à Majunga, le crabe a pratiquement été éradiqué, de même pour la langouste dans le sud et ce sont des centaines de pêcheurs qui pillent quotidiennement la barrière de corail à Sainte-Marie. La création du centre communautaire de formation et santé Anjaranay (www.anjaranay.org) à côté du Boraha Village, s'insrit dans cette optique de diversification. Il a pour mission de proposer une alternative économique à la pêche en développant l'aqualculture, l'agriculture et l'artisanat sur la côte est. Deux autres sites entament des projets similaires dans l'Océan Indien à Moeli et Rodrigues.

À voir / À faire à SAINTE-MARIE

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