Résultats Archéologie à KYRENIA - GIRNE

MUSÉE DE L'ÉPAVE

L'avis du Petit Futé sur MUSÉE DE L'ÉPAVE

Plaque millesim 2022

Le musée de l’Épave (Batık Gemi Müzesi) abrite l’épave et la cargaison d’un navire marchand grec échoué au large de Kyrenia aux alentours de 300 avant J.-C. et retrouvée en 1965. Souvent présentée localement comme le « plus vieux navire au monde » (voir encadré), cette embarcation possède en tout cas une valeur inestimable. Elle a permis aux chercheurs de développer de nouvelles techniques d’archéologie sous-marine, mais aussi d’en savoir davantage sur les routes maritimes, la menuiserie et la navigation durant l’Antiquité en Méditerranée. Objet de fierté pour les habitants du pays, le navire est représenté sur les pièces de 10, 20 et 50 centimes d’euro émises par la République de Chypre.

Rez-de-chaussée - salle n° 1.

Carte et vue d’artiste. Une carte représente le trajet supposé du navire entre différentes îles grecques de la mer Égée et Chypre. En fait, il est seulement certain que l’équipage a embarqué 319 amphores de vin à Rhodes. Pour le reste, il est probable qu’il soit parti de Kos ou Nisyros, puis qu’il a fait escale à Samos et/ou sur la côte d’Anatolie.

Photographies. Un mur de photos revient très succinctement sur la découverte et le sauvetage de l’épave. On y voit le portrait d’Andreas Kariolou, plongeur professionnel de Kyrenia ayant repéré le navire le 20 novembre 1965 à 33 m de profondeur alors qu’il cherchait des éponges. Ayant perdu la position exacte, il replongea 200 fois avant de retrouver l’épave en août 1967. C’est ensuite une équipe américaine du musée d’Archéologie et d’Anthropologie de l’université de Pennsylvanie qui mena la campagne de fouilles et de préservation du navire. Celui-ci fut assemblé avec le concours de l’Unesco jusqu’à l’invasion de 1974. Mais le travail se poursuivit hors de tout cadre légal jusqu’en 1976. On note ici le portrait du chef de la mission, Michael Katzev (1939-2001), qui devint grâce à l’épave de Kyrenia l’un des pionniers de l’archéologie sous-marine.

Rez-de-chaussée - salle n° 2.

Marchandises. Au fond de la salle, la coupe transversale d’une reconstitution du navire présente une partie de la cargaison marchande. Celle-ci était composée de : 375 amphores de vin et d’huile, dont 56 provenant probablement de Samos ; 29 meules à grain, portant la marque de maçons de Kos ou Nisyros et utilisées comme lest au niveau de la quille ; quelque 9 000 amandes, peut-être chypriotes, chargées dans des sacs et des pots en terre. Au total, le navire devait transporter aux alentours de 20 tonnes de marchandises.

Effets personnels. La découverte de l’épave a permis de faire un bond de géant sur la connaissance de la vie à bord des navires marchands de l’Antiquité en Méditerranée. L’équipage, ici sans doute composé de 4 hommes, vivait frugalement. Si de nombreux ustensiles de cuisine et un « barbecue » sophistiqué sont ici exposés, presque aucune trace de vivres n’a été retrouvée.

Voilure. Aucun mât n’a pas été mis au jour. Mais est ici exposé un nœud attaché à une pièce de bois. Étonnamment préservé, ce bout de corde a été noué par un homme il y plus de 2 300 ans. Il a permis aux chercheurs de déterminer que le navire était propulsé par une seule voile carrée. Dans une Méditerranée aux vents changeants, ce type de voilure, alors très répandu, condamnait le navire une navigation lente et hasardeuse.

Causes du naufrage. La présence, ici, d’outils utilisés en cas d'avarie et d’osselets divinatoires évoquent la dangerosité d’un tel voyage. D’autant que le navire était âgé d’environ 80-100 ans lorsqu’il sombra. La vétusté est-elle la cause du naufrage ? Peut-être. Mais les archéologues penchent pour une autre explication : un acte de piraterie. Le navire aurait été pris d’assaut et ses biens les plus précieux et les plus faciles à transporter, volés.

Premier étage, salle de l'épave

Coque. C’est, bien entendu, l’élément phare du musée. Elle est présentée derrière des parois en verre qui permettent de conserver le bois dans un environnement contrôlé, sans variation de température ni intrusion de micro-organismes xylophages. Préservée à 70 %, la coque a notamment perdu son étrave tribord. Mais il a été facile d’évaluer sa taille d’origine : 14,7 m de long et 4,4 m de large.

Menuiserie. Le bois utilisé (coupé vers 390 avant J.-C.) est essentiellement du pin d’Alep, espèce alors courante en Grèce continentale et en Palestine, mais à l’origine absente de la mer Égée. Ce qui évoque un lieu de provenance du bateau plus lointain que Rhodes. La coque laisse aussi apparaître plusieurs zones réparées par l’ajout de lattes et mortaises en bois d’origine diverses.

Conservation. Après avoir dégagé la cargaison en 1970, il fallut deux étés aux archéologues pour remonter les 5 tonnes de la coque, alors constituée de pièces de bois gorgées d’eau salée et à la consistance d’une éponge visqueuse. Dans la cour du château de Kyrenia, un long et délicat travail de lyophilisation (séchage) commença en 1972. Il allait durer quatre ans.

Collaboration gréco-turque. En pleine phase cruciale du sauvetage de l’épave, débuta l’invasion de Chypre. Un embargo international fut décrété. Des systèmes produisant de l’air conditionné, indispensables au processus de lyophilisation, furent bloqués à Athènes. On assista alors à un acte incroyable : la Grèce accepta de livrer les machines. En plein été 1974, alors que les combats faisaient rage, l’armée turque accepta qu’un navire grec pénètre dans Kyrenia occupée pour décharger sa précieuse cargaison. C’est cette collaboration gréco-turque inattendue qui permit à l’épave d’être sauvée.

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4/5 (3 avis)
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Informations et horaires sur MUSÉE DE L'ÉPAVE

Entrée inclue dans le billet du château de Kyrenia (mêmes horaires).

Avis des membres sur MUSÉE DE L'ÉPAVE

3 avis
4/5
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
cedvoyages
3/5
Visité en mai 2019
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Epave
Petit Musée sympathique mais très limité.

Il fait parti de la visite du fort de Kyrenia.
maxi l' italien
4/5
Visité en novembre 2018
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Small but interesting museum dedicated to The discovery of a ship of the Alexander the Great time wrecked on cyprus coast. You can see pictures of the recovery from the Sea, remains of the ship especially the almonds perfectly conserve in the anfore and the ship itself
fc25
5/5
Visité en décembre 2017
Rapport Qualité/Prix
Service
Originalité
Inclus dans la visite du chateau, ce musée présente des vestiges remonté d'une épave retrouvée à la fin des années 60 au large de Chypre. Le clou en est la structure originale de l'épave
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