Grenade, ville ensorcelante, pourrait être qualifiée de huitième merveille du monde. Classée au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, la capitale de la province de Grenade a connu le dernier règne d’Al-Andalus. Sa beauté et son patrimoine arabe font d’elle l’une des villes les plus importantes d’Andalousie. Malgré leur tentative d’en faire une ville chrétienne, les rois catholiques n’ont rien ôté de atmosphère d’Orient, essence même de Grenade. En 2013, la ville andalouse a fêté les 1 000 ans du royaume de Grenade, initié en 1013 par les Zirides. Des richesses culturelles et historiques orientales qui font de Grenade la ville d'Espagne la plus marquée par la civilisation arabe.

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L'Alhambra

Impossible de passer par Grenade sans venir admirer la beauté de l’Alhambra. Ce bijou culturel construit au IXe siècle était à l’origine une simple forteresse. Lorsque la dynastie nasride s’installe à Grenade en 1238, Muhammad al-Ahmar décide de quitter l’Albaicín (Grande mosquée de l’époque) pour résider à l’intérieur de l’Alhambra, jugée plus sûre. Son nom, riche en couleurs d’Orient vient de l’arabe al-hamra (la rouge). La cause : la couleur de l’argile utilisée pour bâtir ses murs. Joyau des capacités militaires et artistiques de l’Islam, l’Alhambra se compose de 4 parties : l’Alcazaba, les palais nasrides, les jardins du Generalife et le palais de Charles Quint. Un voyage à travers le temps où se mêlent architecture islamique, christianisme et Renaissance espagnole. L’Alhambra est aujourd’hui l’un des monuments les plus visités d’Europe et classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

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L'Albaicín

Perché sur sa colline, en face de l’Alhambra, c’est le quartier le plus ancien de Grenade. Il a su conserver son aspect de médina, identité de la culture arabe. Habité depuis le XIe siècle, c’est sous la dynastie nasride qu’il se transforme en foyer urbain, siège des grandes décisions. Aujourd’hui encore, l’Albaicín est reconnaissable par la couleur blanche qui habille ses murs. Ces maisons authentiques, les « carmenes » ont été construites pendant la domination arabe. Toutes possèdent le même charme : leurs façades cachent de splendides patios, parfois riches en végétation. Se balader dans les quelque 3 000 ruelles du quartier, c’est aussi découvrir des monuments historiques. A voir : Les églises de Salvador et de Saint Cristóbal. Depuis 1984, l’Albaicín est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Mirador de San Nicolas

C'est l’une des places centrales du quartier de l’Albaicín. Tout en haut de la vieille ville, le Mirador de San Nicolas offre une vue panoramique sur Grenade, l’Alhambra, la Vega de Grenade (prairie de Grenade) et même les pics enneigés de la Sierra Nevada. Ses atouts en font donc l’un des points d’observation les plus populaires d’Espagne. Tous les visiteurs de Grenade y passent forcément une fois. Outre la vue, il faut profiter de l’ambiance animée de la place. Elle accueille très souvent des musiciens et artistes de rue. Ses ruelles adjacentes regorgent de stands d’artisans qui proposent objets artisanaux et souvenirs de la région. L’arrière de la place cache d’autres trésors historiques comme l’église Saint-Nicolas et le sanctuaire de San Cecilio.

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La Chapelle Royale de Grenade

Située à l’intérieure de la Cathédrale de Grenade, cette construction baroque (XVe-XVIIe siècles) a été ordonnée par les Rois Catholiques en 1505. Ces derniers souhaitaient y être enterrés mais à leur mort, la construction n’était pas terminée. Déposés au Couvent Saint-François de l’Alhambra, Charles Quint transporte, en 1521, les corps à la Chapelle Royale. Il y enterra aussi un grand nombre de ses proches comme son épouse, ses enfants et ses parents, Jeanne la Folle et Philippe le Beau. Aujourd’hui il ne reste plus que les Rois Catholiques et le couple. Près des tombeaux, vous pourrez admirer la couronne, le sceptre, le missel d’Isabelle et l’épée de Ferdinand. A ne pas louper : le Retable Mayor. Il représente 36 scènes de la vie du Christ et du martyre de saint Jean-Baptiste.

 

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Parque de las Ciencias

Etendu sur 70 000 m², le parc des sciences est un véritable musée interactif. Construit pour permettre de comprendre le monde qui nous entoure, ce complexe, très connu en Europe, est l’un des plus visités de l’Andalousie. Inauguré en 1995 par Carlos Ferrater, prix National d’Architecture en 2009,  il consacre 5 000 m² aux expositions temporaires. Mais pas seulement. Il faut aussi compter : 7 pavillons d’expositions permanentes, une bibliothèque, une galerie culturelle, des cinémas, un auditorium… A cela s’ajoute 27 000 m² d’espaces verts avec le jardin tropical des papillons, l’observatoire astronomique et même le chapiteau de la gymnastique mentale. Petits et grands, amateurs de sciences ou non, chacun y trouve son compte.

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Le monastère de San Jerónimo

Situé dans le centre de la ville, le monastère de San Jeronimo est un ensemble architectural de la Renaissance. Il est aujourd’hui considéré comme un BIC (Bien d’Intérêt Culturel) et protégé par la juridiction espagnole. Créé à Santa Fe (Mexique) en 1492 grâce au parrainage des Rois Catholiques, il est ensuite transféré à Grenade. Sa construction, dirigée par l’artiste Siloé, dure jusqu’en 1547. La beauté du monastère se retrouve dans la façade de l’église et dans ses jardins. Laissez-vous transporter par les senteurs des orangers et citronniers qui subliment le cloître ombragé. La chapelle principale contient aussi des trésors cachés. Les 5 étages sont décorés de statues et bas-reliefs sur des scènes de la vie de Jésus-Christ. Le tout recouvert d’or. A repérer : la représentation d’El Gran Capitan, général espagnol des guerres de Grenade.

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Hammam Al-Andalus

Pour se détendre, quoi de mieux qu’un bon bain dans un cadre apaisant où se mélangent décoration d’Orient et musique envoûtante ? Pour cela, direction le grand Hamman d’Al Andalus de la ville. Niché dans une maison des XIIe et XIIIe siècles, ce hammam s’inspire des bains traditionnels arabes. Les mosaïqués, les arcs, socles et colonnes méticuleusement travaillés emmènent le visiteur de l’autre côté de la Méditerranée. Pour un voyage parfait, il faut profiter de la promenade offerte par ces bains, structure originale du hammam Andalusi. Au programme : 3 salles d’eau à températures différentes.  Une tempérée à 36 °C, une chaude à 40 °C et une froide à 15 °C. Le parcours continue dans une salle de vapeur et une salle de repos. Au menu pour être bien détendu : une dégustation offerte de thé à la menthe. Le groupe Andalus s’est agrandi et ses bains arabes se retrouvent aussi à Cordoue, Madrid et Málaga.

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Carrerra Del Darro

C’est l’une des rues les plus anciennes de Grenade et aussi l’une des plus jolies. Elle longe le Darro « rivière d’or » et sert de ligne de séparation entre les collines de l’Alhambra et de l’Albaicín. Construite au XVIIe siècle, la Carrera Del Darro a su conserver son atmosphère pittoresque. Elle se caractérise par ses vieux ponts, ses bars et cafés en tout genre. Se promener dans cette rue, c’est quitter l’effervescence de la ville pour se plonger dans l’ambiance d’un village.  Les nombreux ateliers et boutiques d’objets typiquement célèbres rendent cette rue très célèbre.

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La Sierra Nevada

Grand parc national, cet énorme massif montagneux comprend les deux sommets les plus élevés de la péninsule : Le Mulhacén (3 481m) et le Veleta (3 398m). Au sommet, la neige y est éternelle. Littéralement « chaîne de montagnes enneigée », la Sierra Nevada possède les pistes de ski les plus modernes d’Espagne. Spot incontournable pour les mordus de sport d’hiver, la Sierra Nevada abrite 105 km de parcours répartis sur 116 pistes de ski. Et pour le plus grand bonheur des sportifs et vacanciers : la splendide vue sur Grenade et la mer Méditerranée. Mais la Sierra Nevada réserve d’autres richesses : une faune et une flore incroyables. Sur 86 mille hectares, elle recense plus de 2 100 espèces végétales dont 116 en voie d’extinction.  Depuis 1986, ce massif montagneux  est déclaré Réserve de la Biosphère par l’Unesco.

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La Costa Tropical

A 2 heures de route de la Sierra Nevada, la Costa Tropical, communément appelée Costa Granadina, compte plus de 73 km de côtes. Ce parcours offre un climat tropical bien plus adapté aux Caraïbes qu’à la Méditerranée. Chose unique en Europe. Les cultures sont donc exotiques : kiwi, cannes à sucre, avocats, papayes, mangues… La Côte Tropicale possède d’autres pouvoirs pour envoûter les voyageurs : 320 jours de soleil par an, des dizaines de plages et des criques aux eaux turquoise. La Costa Tropical doit son nom à sa météo exceptionnelle : il y fait environ 20 °C toute l’année.

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