Guide de SINGAPOUR CITY : Histoire

L'histoire de Singapour, c'est l'histoire d'une île qui n'avait finalement pour seule richesse que son emplacement stratégique, dont le potentiel a été développé par les Anglais et dont le destin a ensuite été pris en main par un homme, Lee Kwan Yew. Le père fondateur de Singapour, à la tête du pays pendant 31 ans, est mort en mars 2015, laissant Singapour en pleurs.

Chronologie

IIIe siècle : Des récits chinois mentionnent l'île à l'extrémité de la péninsule.

XIIIe siècle : L'île appartient à l'empire de Srivijayan, et connue sous le nom de Temasek (la ville de l'eau). Elle est habitée par des Chinois et des Malais.

XIVe siècle : Selon la légende, le prince de Sumatra, à la chasse sur Temasek, voit un lion et baptise l'île Singapura, la ville du Lion.

29 janvier 1819 : Sir Thomas Stanford Raffles débarque à Singapour.

6 février 1819 : Signature d'un traité entre le sultan de Johore et Sir Stamford Raffles autorisant ce dernier à faire de Singapour un comptoir au nom de la Compagnie britannique des Indes orientales.

1826 : Singapour est rattachée à Penang et Malacca pour former le Strait Settlements (Administration des Detroits).

1831 : Ouverture du premier hôtel à Singapour.

1864 : Introduction des premières lampes à pétrole dans les rues de Singapour.

1867 : Singapour est déclarée colonie de la Couronne britannique.

1869 : Ouverture du canal de Suez, qui consacre Singapour dans sa vocation portuaire.

1877 : Onze jeunes plants d'hévéa sont importés du Brésil au jardin botanique de Singapour. Son directeur Henry Nicholas Ridley mit au point une méthode de croissance rapide afin d'assurer la reproduction des arbres à grande échelle.

1899 : Ouverture de l'hôtel Raffle's.

1903 : Singapour est le 7e port commercial du monde.

1923 : Naissance de Harry Lee Kuan Yew.

15 février 1942 : Chute de Singapour devant les Japonais. Occupation de l'île renommée " Syonan-to ", qui signifie " l'île de la lumière du Sud ". L'acte de reddition est signé dans les anciennes usines Ford.

12 septembre 1945 : La capitulation des troupes japonaises du Sud-Est asiatique est conclue en présence de Lord Mountbatten, commandant en chef du Sud-Est asiatique.

Novembre 1954 : formation du Parti d'Action Populaire (PAP) par Lee Kuan Yew.

30 mai 1959 : Victoire du PAP aux élections législatives.

3 juin 1959 : Singapour obtient son autonomie.

5 juin 1959 : Elections locales sans nomination de ministres britanniques. Lee Kuan Yew à la tête du PAP (People's Action Party) devient le 1er Premier ministre de l'Etat de Singapour, qui se dote alors d'un drapeau et d'un hymne national.

Septembre 1962 : Organisation d'un référendum portant sur la fusion avec la Malaisie. 71 % des votants sont favorables.

31 août 1963 : Création de la Fédération de Malaisie (Malaysia en anglais) par l'adhésion de Singapour et des Etats du Nord de Bornéo (Sabah et Sarawak).

21 juillet 1964 : Manifestations ethniques entre Malais et Chinois.

9 août 1965 : Singapour est expulsée de la Fédération de Malaisie. Proclamation de l'indépendance.

1967 : Création de l'ASEAN (Association of South East Asian Nations).

1971 : Retrait des troupes britanniques.

1984 : Election de deux députés de l'opposition au Parlement.

1990 : Après 31 ans de pouvoir, Lee Kuan Yew démissionne du poste de Premier ministre mais ne se retire pas de la vie politique pour autant. Goh Chok Tong le remplace.

1994 : Michael Fay, un adolescent américain, emprisonné et condamné à des coups de bâton pour avoir vandalisé plusieurs voitures. Les Etats-Unis avaient appelé en vain à la clémence.

1998 : Singapour entre en récession suite à la crise asiatique.

1999 : SR Nathan devient président de la République sans passer par une élection.

Avril 2001 : Manifestation anti-gouvernementale sans précédent. Des centaines de manifestants apportent leur soutien au leader de l'opposition J.B. Jeyaretnam, menacé d'expulsion du Parlement.

Novembre 2001 : Victoire du PAP aux élections.

2003 : Singapour est touchée par l'épidémie de SRAS.

2003 : Singapour est le premier pays asiatique à signer un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

12 août 2004 : Lee Hsien Loong, le fils de Lee Kwan Yew devient Premier ministre.

Avril 2005 : Adoption du très controversé Gambling Act qui autorise les casinos sur l'île.

Septembre 2005 : Le président SR Nathan est élu pour un deuxième mandat.

Mai 2006 : Lee Hsien Looong remporte les élections générales. Premier test de sa popularité.

Octobre 2007 : Premier vol commercial de l'A380 de Singapore Airlines entre Singapour et Sydney.

Le Parlement vote contre une proposition de dépénalisation des rapports homosexuels.

Avril 2009 : Singapour est touchée par la crise économique. Contraction de l'économie de 19,7 % observée au premier semestre 2009. Dès juillet, les signes de la reprise se font sentir.

Février 2010 : Ouverture du premier casino sur l'île de Sentosa.

Juin 2010 : Ouverture du casino à Marina Bay Sands.

Août 2010 : Olivier Flicker est condamné à trois coups de bâton et sept mois de prison après avoir pénétré un dépôt des transports publics et réalisé des graffitis sur des rames de métro avec un complice britannique.

2010 : L'aéroport de Singapour est élu meilleur aéroport du monde. Selon un rapport de la Banque mondiale, Singapour reste le meilleur pays pour faire des affaires.

En octobre 2010, décès de Kwa Geok Choo, la femme de Lee Kuan Yew.

2011 : Elections législatives. Le PAP au pouvoir depuis un demi-siècle remporte sans surprises les élections législatives, mais l'opposition progresse en triplant le nombre de ses sièges. Lee Kuan Yew annonce qu'il se retire totalement du gouvernement.

2013 : Emeutes à Little India opposant des travailleurs du sous-continent indien aux forces de police après la mort d'un Indien écrasé par un bus. Singapour n'avait pas connu de telles violences depuis 40 ans.

2014 : Inauguration du Sports Hub, projet titanesque de plus de 700 millions d'euros réalisé par Dragage Singapour (filiale de Bouygues Construction).

Mars 2015 : Mort de Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour.

Août 2015 : Singapour fête les 50 ans de son Indépendance.

2016 : Le Premier ministre singapourien Lee Hsein Loong a fait la première visite historique du pays en Israël.

2017 : Le 13 septembre, Halimah Yacob devient la première présidente de Singapour.

2018 : Singapour accueille le sommet le plus attendu de l'année, entre Donald Trump, président des États-Unis, et Kim Jong-un, dirigeant suprême de la Corée du Nord.

De Temasek à Singapura

Contrairement aux idées reçues, l'histoire de Singapour ne commence pas en 1819 lors de l'arrivée de Sir Stamford Raffles. Selon les historiens, on trouve une première trace de Singapour dès le IIe siècle, due au géographe grec Claude Ptolémée. Au siècle suivant, un émissaire chinois mentionne aussi dans son rapport une île qu'il nomme Pu Luo Chong, déformation du nom malais Pulau Ujong, " île à l'extrémité de la péninsule ". Au fil des siècles, d'autres mentions apparaissent, alors que l'île est désignée par le nom de Temasek, la ville sur l'eau. Dès lors et pour un bon millénaire, il semble bien que Singapour ait fait partie de ces ports de la région, qu'on appelait Emporium, fréquentés par les commerçants locaux et étrangers. Pendant un peu plus d'un siècle, soit de la fin du XIIIe jusqu'au début du XVe, l'île a été le siège d'un royaume malais. Selon la légende, le prince Seri Teria Buana aurait aperçu une créature ressemblant étrangement à un lion et baptisa aussitôt l'île du nom sanskrit de singa (lion) et pura (ville). Cette légende, en plus de donner son nom actuel à l'île, lui a également inspiré quelques siècles plus tard un symbole : le Merlion, créature fabuleuse à tête de lion et corps de poisson, qui trône à l'embouchure du fleuve Singapour. Vers 1400, la flotte siamoise arrive à Singapour, chasse le prince et anéantit les activités commerciales de l'île. Par la suite, celle-ci entretient sa survie en devenant un haut lieu de la piraterie et en conservant des relations étroites avec le sultanat de Malacca mais finit par tomber définitivement dans l'oubli jusqu'à l'arrivée d'un certain Sir Stamford Raffles le 28 janvier 1819.

Raffles et l'essor de Singapour comme comptoir colonial

Le Britannique Thomas Stamford Raffles, employé de la East India Company (Compagnie des Indes orientales) avait-il entendu parler de l'ancienne gloire de Singa Pura, lorsque le 28 janvier 1819, il fit jeter l'ancre à sa flotte de huit navires près de l'embouchure de la rivière Singapour. Rien ne peut le confirmer, mais le potentiel lié à l'emplacement stratégique de l'île n'a pas échappé au Britannique. L'île est alors sous le contrôle du sultan de l'Etat du Johor, situé à la pointe de la péninsule malaise. Après une semaine de négociations menées entre Raffles et un ministre du Sultan, un traité est signé. Il donne à la Compagnie des Indes orientales le droit d'aménager un établissement commercial dans l'île et lui confère le monopole du commerce. Le sultan malais et son ministre obtiennent en compensation une rente annuelle substantielle. L'aménagement du comptoir peut alors commencer. Raffles ne passe finalement pas plus de 8 mois à Singapour mais il laisse au colonel Farquar les plans de la ville à bâtir et de consignes de tout ordre comme celle d'accorder le statut de port franc à l'île. Le développement des activités commerciales et portuaires attire les migrants en grand nombre. Le succès du port est immédiat. Tous les bateaux y jettent l'ancre, le commerce fleurit, toutes les marchandises se négocient librement : thé, soie et ivoire de Chine, poivre et rotin d'Indonésie, vêtements et bière d'Inde et d'Angleterre. En 1860, la population atteint déjà 80 792 personnes, dont 62 % de Chinois et 8,5 % d'Européens. Mais à côté de cet essor économique, on y mourait encore en masse, de la malaria entre autres, l'odeur fétide des marécages flottait dans l'air, et les pirates étaient omniprésents. En 1867, Singapour, ainsi que les établissements du détroit (Straits Settlements) Penang et Malacca, qui étaient placés sous le contrôle de la Compagnie des Indes orientales, deviennent colonie britannique. Avec l'ouverture du canal de Suez en 1869, Singapour devint plus que jamais l'escale incontournable entre l'Europe, la Chine et le Japon. Presque toutes les lignes du commerce maritime se retrouvent à Singapour, venant confirmer l'esprit visionnaire de Sir Raffles. Singapour devient simultanément l'avant-poste de la colonisation de la péninsule malaise (1874-1909) et de véritables empires se créent grâce à l'extraction et à l'exploitation de matières premières comme l'étain et l'hévéa. Singapour, grand port d'entrepôt sert de débouchés au monde malais, voit croître ses activités à une vitesse fulgurante. La main d'oeuvre afflue de toute la région, et en particulier de Chine avec l'arrivée massive d'Hokkiens, de Teochews, de Cantonais et de Hakkas. En 1911, il y a 312 000 habitants pour 48 ethnies. C'est déjà une cité cosmopolite.

Singapour ne fut guère touchée par la Première Guerre mondiale. Sa prospérité, en revanche, fut affectée par la grave crise de 1929 qui secoua l'Europe et le monde. L'île ne retrouvera sa santé qu'avec la décision britannique de militariser l'île face à la menace japonaise soulignée par l'invasion de la Mandchourie puis de la Chine en 1937. Les Britanniques implantent alors à Singapour leur plus puissante base navale en Extrême-Orient.
L'entre-deux-guerres est également marquée par une forte sinisation de Singapour, avec l'arrivée de 250 000 coolies pour la seule année 1930. Singapour est devenue une véritable cité chinoise dans un empire malais. En janvier 2019, Singapour fêtera le bicentenaire du traité.

La Seconde Guerre mondiale et la bataille de Singapour

La chute de Singapour est considérée comme l'un des plus cinglants échecs de toute l'histoire de l'armée britannique. Singapour, la forteresse imprenable d'Asie pacifique est tombée aux mains des Japonais en moins d'un mois.
Après l'attaque du 7 décembre 1941 sur Pearl Harbor, beaucoup pensaient que Singapour serait la prochaine cible des Japonais. Malgré cela, le commandement britannique basé sur place considéra que toute attaque nippone serait facilement stoppée. L'attaque de la Malaisie par les forces japonaises prit les Britanniques au dépourvu ; leurs troupes étaient complètement dépassées par la vitesse de l'avance japonaise. Le 11 janvier, Kuala Lumpur tombait aux mains des Japonais et en un peu plus d'un mois, ils s'emparèrent de Singapour. Cette cuisante défaite britannique s'explique en partie par la stratégie de défense mise en place. Pensant que seule une attaque viendrait de la plage, tous les canons britanniques pointaient vers le large. Alors que les Japonais avançaient vers la Malaisie, donc vers le nord, les troupes britanniques étaient dispersées sur toute l'île. Le 8 février 1942, l'armée impériale du général Yamashita, débarqua sur la plage de Sarimbum à la pointe nord-ouest de l'île, écrasant les deux brigades australiennes qui défendaient le secteur. L'attaque fut rapide, violente. Parmi les épisodes douloureux de l'invasion japonaise figure le massacre de l'hôpital Alexandra où des dizaines de patients et de médecins furent tués à la baïonnette. Après une semaine de combat, les Anglais capitulent le 15 février à 9h du matin. S'en suit alors une occupation de plus de 3 ans. Singapour s'appelle désormais " Syon-To " (la " lumière de l'île du Sud " en japonais). 25 000 et 50 000 civils, respectivement en Malaisie et à Singapour, ont été victimes des atrocités commises par la police japonaise. Cette période, la plus sombre de Singapour, prit fin avec la capitulation des troupes japonaises du Sud-Est asiatique, le 12 septembre 1945, conclue en présence de Lord Mountbatten, commandant en chef du Sud-Est asiatique, et du général japonais Itagaki. Les Anglais sont de retour à Singapour mais leur échec face aux Japonais a entaché leur légitimité.

Une indépendance au goût amer

Lorsque les Anglais reprennent Singapour, la colonie est affaiblie, ses infrastructures portuaires sont en mauvais état. Les communistes qui n'ont pas accepté de collaborer avec les Japonais ont pris de l'importance dans le paysage social de Singapour. Dans le monde du travail, la situation est explosive. Dans ce contexte, les pressions sont fortes pour que le statut de la colonie évolue. En 1955, des élections sont organisées et à la grande surprise des Britanniques, elles sont remportées par un des deux partis de gauche, le Labour Front, dont le leader David Marshall est autorisé à former un gouvernement minoritaire. Ne disposant ni du soutien des autorités coloniales ni des autres partis, le Labour Front exerce le pouvoir avec difficulté. En mai 1955, les manifestations de Hock Lee Bus, qui firent 4 morts, jettent un discrédit sur le gouvernement mené par Marshall. En avril 1956, Marshall se rend à Londres pour négocier une totale autonomie de l'île mais les négociations tournent court à cause de l'inquiétude des Britanniques face à l'instabilité sociale et à la montée des communistes. Le gouvernement Marshall tiendra pendant quatre ans, alors que de nouvelles élections sont tenues en 1959. Il s'agit alors d'élire une équipe capable de préparer l'indépendance de Singapour. Cette fois, c'est l'autre parti de gauche qui remporte le pouvoir, haut la main. Le People's Action Party, connu sous l'abréviation de PAP, dirigé par Lee Kuan Yew. Celui-ci doit désormais composer avec une situation toujours tendue sur le plan interne, à cause de la pression constante exercée par les communistes, et externe, à cause des relations avec la Malaisie, les deux niveaux étant par ailleurs reliés. La question de l'indépendance devient de plus en plus pressante. La Malaisie a obtenu la sienne en 1957 et Singapour attend son tour. En septembre 1963, les anciennes colonies et possessions britanniques de Malaisie, Sarawak, Sabah et Singapour forment la nouvelle fédération de Malaysia. En septembre, le PAP remporte de nouvelles élections à Singapour.
Très rapidement, l'intégration de Singapour dans la grande fédération apparaît fragile, notamment en raison des relations parfois difficiles entre les Malais, majoritaires dans la péninsule, et les Chinois, majoritaires dans l'île. En 1964, des tensions raciales entre Malais et Chinois agitent Singapour. En 1965, le Premier ministre de la Malaisie Tunku Abdul Rahman décide que Singapour doit se séparer de la Fédération de Malaisie. Ce projet de Fédération porté par Lee Kuan Yew est enterré. " Le 9 août 1965, contre le gré de ses dirigeants, ce qui est plutôt unique dans l'histoire, naît la république de Singapour ", explique Rodolphe de Konninck. " Nous avions dit que Singapour indépendante n'était pas viable. Maintenant c'est notre tâche (qu'il ne faut pas nous envier) de la faire fonctionner, " explique Lee Kwan Yew dans le premier tome de ses mémoires The Singapore Story. " Nous étions une île chinoise dans une ère malaise. Comment pouvions-nous survivre dans cet environnement hostile, " s'inquiète l'homme qui a créé le miracle économique de Singapour.

La mise en place d'une success story

Lorsque Singapour accède à l'indépendance en 1965, les experts ne donnent alors pas cher de cette petite île ruinée par l'occupation japonaise, dépourvue de ressources naturelles et dépendant entièrement de ses voisins pour son approvisionnement. Pourtant, le gouvernement saura faire en moins de 30 ans une cité économique prospère ancrée au coeur des échanges internationaux. Misant sur les activités porturaires, sur le développement de l'industrie, des services financiers et créant des conditions fiscales attractives pour les entreprises étrangères, Lee Kuan Yew, tout en tenant sa population d'une main de fer, s'est imposé comme l'artisan du miracle singapourien. Pendant 31 ans, de 1959 à 1990, il occupa sans interruption la fonction de Premier ministre. Son parti, le PAP, règne sans partage depuis l'indépendance. En 1990, Lee Kuan Yew passe la main à Goh Chok Tong, qui tente d'atténuer le style paternaliste et autoritaire de son prédécesseur. Depuis 2004, c'est le fils aîné de Lee Kuan Yew, Lee Hsien Loong qui est Premier ministre. Mais Lee Kuan Yew, même s'il s'était retiré de la vie politique en 2011, continuait toujours d'inspirer les grandes décisions. Le père de la nation est mort en mars 2015, entraînant trois jours de deuil national et des hommages de tous les citoyens.

Un nouveau modèle à inventer ?

Après avoir été toute entière tournée vers les performances économiques, Singapour semble avoir atteint les limites de son modèle. Un premier avertissement avait été donné lors des élections en 2011 à l'issu desquelles le PAP, le parti au pouvoir avait enregistré un score légèrement plus bas que d'habitude. Une semaine après, Lee Kuan Yew annonçait qu'il quittait le gouvernement. Parmi les sujets de mécontentement : la hausse du coût de la vie, les inégalités et l'immigration. Une immigration justifiée par le gouvernement par le faible taux de fécondité mais qui est devenue en quelques années un des sujets les plus sensibles à Singapour. En mars 2013, suite à la publication d'un livre blanc sur la population prévoyant une immigration massive d'ici 15 ans, plus de 3 000 Singapouriens ont manifesté leur ras-le-bol. Pour montrer qu'il ne reste pas sourd aux doléances des Singapouriens le gouvernement a alors adopté une série de restrictions à l'embauche des travailleurs étrangers. Mais en même temps, il ne peut se permettre non plus de perdre de son attractivité auprès des jeunes talents dont Singapour a besoin. Un subtil jeu d'équilibriste.

Au-delà de cette question d'immigration, Singapour l'un des pays les plus inégalitaires au monde doit aussi revoir sa copie sur les affaires sociales. Le premier ministre Lee Hsien Loong a donc annoncé un "changement stratégique" de politique en septembre 2013 afin de mieux satisfaire les besoins sociaux de sa population.

A ces élections, le PAP a fait le plus mauvais score de son histoire en 2015, tout en gardant 80 des 87 sièges du Parlement. Même si le père fondateur de Singapour a disparu, son parti le PAP a encore quelques années devant lui avant qu'une véritable opposition politique ne se forme.

Le 23 septembre 2017, l'élection présidentielle singapourienne n'a pas eu lieu faute de candidats : Halimah Yacob, seule candidate en lice, devient de facto la première présidente de la cité-Etat. Le président de la République de Singapour n'a que peu de marche de manoeuvre, c'est le Premier ministre qui détient le pouvoir exécutif. Le président est élu pour une période de 6 ans.

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